LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

16 avril, 2021

CE QUE VEULENT LES AUTRES, 3

Classé dans : Volonte — inconnaissance @ 20:32

Il serait lassant et assez inefficace de passer en revue tous les éléments sociaux ou culturels qui permettent aux autres ou à la collectivité ou à certaines personnes de nous communiquer leurs volontés. Ce serait encore augmenter un savoir pour l’objet de pensée-soi, et après, quoi ? Un idéal, on sait que cela fait pression , un modèle, pareil, une vertu, pareil, un objectif pareil etc Qui est derrière : quelqu’un , une autorité, l’opinion courante ? On sait tout ça. Et on sait qu’on n’y peut pas grand chose.

Plus utile certainement est la prise de conscience d’une volonté en action. Comme on l’a vu dans le premier article, étant dans le monde, ayant affaire avec d’innombrables acteurs de la société, nous ne pouvons qu’être très souvent aux prises avec leurs volontés.Exaucer, obéir, satisfaire etc supposent une action de notre part. C’est en étant conscient du fait qu’une action de notre part est attendue que nous vient à l’esprit que c’est monnaie courante.

N’est-ce pas être esclave de devoir toujours agir, parler, être en prenant autrui à la fois comme référent et comme juge ? Faut-il être esclave toute sa vie d’une idée que l’on veut donner de soi aux autres. Mais une idée de quelle nature ? Morale ? Intellectuelle ? Sociale ? Religieuse peut-être, pourquoi pas ? En tout cas ce serait être complètement soumis à une volonté d‘avoir l‘air d’être comme ceci ou comme cela.

Il y a les cas où on peut être conscient qu’une volonté s’exerce sur nous et où on s’en affranchit parce que la personne qui exerce cette pression ne compte pas beaucoup, et il y a tous les cas où cette volonté s’exerce mais où on n’est pas capable d’en prendre conscience parce qu’on a affaire à quelqu’un d’important dans un contexte qui nous en impose.

Premier cas, c’est une configuration qui peut nous permettre de mieux saisir ce qu’il se passe. Exemple : autrui voudrait se faire une très bonne conscience en étant aux petits soins pour nous au point qu’il exagère, il en devient étouffant. .On le rembarre très sèchement. C’est la morale qui nous dicte la courtoisie et la reconnaissances pour ces bonnes intentions. Mais on la transgresse. Eh bien oui ! Tant pis pour elle. Nul remord par la suite. Et nulle gène à l’égard d’autrui de ce fait .

Remarquons que nous avons été mis en condition de nous interroger sur ce qu’on veut, sur ce qu’on peut, étant ennuyé par la démarche. Interrogation qui met en avant le je et qui mobilise des raisons de répondre comme ceci ou cela. Gageons que ce sera en prenant en compte les convenances. Croyez-vous que lon puisse demander au conditionnement social l’autorisation de transgresser ses propres productions ? C’est pourtant ce qu’on essaie de faire en cherchant des façons de répondre acceptables 

Non, alors laisser tomber et être spontané.

Reste la possibilité, pour ceux que cela amuse, de jouer un rôle à notre tour, c’est à dire de ne pas s’impliquer du tout dans la réponse. Mais cela ne va pas décourager autrui. Voilà, les bases de la tragédie sont posées. On a sans arrêt affaire à des gens qui se cachent derrière des convenances ou exploitent les pouvoirs du conditionnement en nous

Second cas : Autrui commande, ou au moins décide conformément à la fonction qu’il occupe dans un cadre où notre façon de penser n’a plus lieu d’exister. A suivre.

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