LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

25 septembre, 2022

DEVENIR

Classé dans : Non classé — inconnaissance @ 11:54

Quand on veut exprimer un ressenti – par exemple la fatigue – (exemple pris à dessein, parce que c’est assez insaisissable ou vague) on peut s’y prendre de différentes façons. Dans l’une d’elles, au moins, on sait qu’on n’utilise pas les deux autres, on sait que l’on fait quelque chose d’assez rare, c’est quand on veut seulement partir d’elle, ne tenir compte que d’elle. Mais alors, il faut être seul en soi, pas de contrôle ou d’influence extérieurs..

Parce que les autres solutions consisteraient à se dédoubler et à parler de la fatigue du double de nous-même placé en situation, dans le quotidien ordinaire. (je n’ai même pas pu faire ceci..) ou d’en parler en partant des autres, et donc généralement de leurs désirs (ça m’embête mais je ne t’ai pas ;..) Dans les deux derniers cas, on a l’impression d’exprimer ce qu’on ressent alors que ce n’est pas de soi qu’il est question. Et s’il n’est pas question de soi, il y a de fortes chances que notre situation passe inaperçue.

Le plus fréquemment, ce que nous ressentons essaie seulement de se faire une petite place dans la marche du monde et la continuité de notre vie

Notre existence nous a été imposée, la personne qui nait et est ensuite le produit de son milieu est le fruit du hasard. Ce personnage-là aussi nous est imposé. Mais on se sent toujours obligé de justifier sa propre existence par la vie que l’on mène, de nse rendre utile. Cherchez l’erreur ;

Notre conscience devient peu à peu la conscience surtout du monde des hommes – ce qu’ils ont construit, ce qu’ils ont pensé, ce qu’ils veulent, l’état du monde des hommes. D’ailleurs, ce monde des hommes est notre but, notre référent, notre modèle. Or le monde des hommes a beau nous chanter de belles chansons endormantes ou merveilleuses, c’est un immense problème, il grouille de problèmes, il n’existe qu’en se plaignant, Il est un problème. Et notre conscience devient, ipso facto, une parcelle de ce problème. Un morceau de pizza, c’est de la pizza. Notre conscience est-elle-même, le problème, elle ne changera rien. Le monde l’emploie pour continuer. .

Si notre parcours ne nous a pas rendu insensible au sort des hommes, à la condition humaine, aux drames qui se déroulent continuellement, nous nepouvons qu‘être atteint par tout cela. Mais ce ressenti sera englouti.

L’effort, qu’est-ce ?

Ah c’est sympathique et agréable de faire plaisir à quelqu’un d’autre, de faire preuve, spontanément, d’attention. Mais quand il faut, par principe, partir de l’autre, quand il devient le but constant, quand l’autre est soudain investi au point qu’il s’impose tout naturellement, ce n’est plus la même chose. Il devient un devoir. Il faut faire beaucoup d’effort pour être conforme ou satisfaisant.

S’il y a dans l’esprit des volontés au-dessus de nous, qui durent, qui bougent et s’adressent à nous, c’est un immense effort pour les satisfaire, atisfaire toutes les conditions. On est parti des autres, on en a fait le but, et voilà le résultat.

On ne sait pas si on a compris l’autre, on ne sait pas si on a bien répondu, on ne sait pas ce qu’il va advenir de nous

Ala place de fatigue, prenons : douter de soi combien de directives, d’impératifs, de conseils, d’injonctions, de contre-moles, intérieurs ou extérieurs vont nous tomber dessus, combien d’efforts demandés pour être différent. Il ne faut pas que le doute que l’on montre contrarie les désirs des autres, il a intérêt à se parer des habits nécessaires pour jouer dans la pièce.

On ne pourra pas jouir de douter de soi, se fonder dessus, .On ne pourra pas jouir de ne faire aucun effort.

Qu’est-ce qui, dans notre esprit n’est pas destiné à plaire au monde d’une façon ou d’une autre On n’a pas pu éviter de partir du monde par principe, de le prendre comme but, référence, modèle, et voilà le résultat.

Mon doute, lm fatigue, ma colère, mon angoisse, ma peine ne s’autorisent que d’eux-mêmesIls n’ont pas pour vocation de plaire au monde. .

On part d’autrui, de modèles, d’idées, de n’importe quoi placé en dehors de soi, par les autres ou par soi, pour en faire des valeurs qui représenteront de nouveaux espoirs, de nouveaux buts, et solliciteront de notre part de nouveaux efforts. C‘est que pour exister dans le monde, il ne faut pas exister à part de lui, il faut exister en lui, être une part ou un produit de lui.

Dès le moment où on n’est pas détendu, où on est obligé d’aller contre sa nature et son ressenti pour correspondre à l’un des innombrables modèles que le monde produit comme une mitrailleuse, on fait un effort . Un effort sur soi . Cela n’en finit jamais. Efforts à court terme, efforts à moyen terme, efforts à long terme. Effort du matin au soir tous les jours. Pourquoi ?

Si « vous » il y a, savez-vous pourquoi on vous a fait venir ?

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