LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

25 août, 2016

SE HAÎR

Classé dans : Haine — inconnaissance @ 15:14

(Citations de Ayn RAND)

Je prends dans la philosophie de Ayn RAND comme dans toute pensée ou philosophie, ce qui me plaît ou m’intéresse(comme on n’achète, sur n’importe quel marché, que ce qui nous semble utile.)

Il semble que nous avions un choix à faire et que nous avons tous fait le même depuis longtemps : se haïr..

Quand on se demande si quelque chose est bien, on entend souvent par là : bien pour les autres, bien en général, et non bien pour soi. On commence par faire abstraction de soi. Mais on ne s’en tient pas là. On en vient, comme nous allons le voir, à considérer que le bien, c’est ce qui est mauvais pour soi. Un sacrifice. S‘il est bien admis, entré dans les esprits, que son propre bien c’est le mal, que vivre pour soiest définitivement et absolument condamnable, (on ne sait pourquoi) a contrario, ne risque-t-on pas de conclure que ce qui nous lèse ou nous nuit, c’est le bien ?Et si le bien, c’est cela, on peut même faire abstraction des autres.

Qu’en est-il du rapport qu’entretiennent chez nous le plaisir et la culpabilité ? Quand y-a-t’il culpabilité ?

« si tout ce qui vous est bénéfique est mal, entendez ce qui est praticable et concret pour exister, atteindre un objectif, vous nourrir et vous réjouir, il en résulte que tout ce qui est moral (selon la doctrine collectiviste altruiste ndr) est bien – entendez ce qui est impraticable qui échoue, détruit, frustre, tout ce qui vous blesse et vous apporte pertes et douleurs » Les raisons de nos échecs, de notre destin funeste, de notre tristesse, de notre pessimisme, de notre résignation sont d’une profondeur fantastique. La question , non pas du bonheur, mais de la légitimité du bonheur est très rarement abordée.

Il ne peut pas en être ainsi …pensez-vous. Quand même pas. D’ailleurs, nous sommes tous des égoïstes, c’est bien connu. Nous recherchons notre plaisir et nous défendons nos intérêts. N’est-ce pas. Vous pensez que vous vivez au moins en partie pour vous, que vous servez parfois ou souvent vos propres intérêts.

1 Peut-on nous dire un jour qu’on est responsable de soi, de sa vie – et nous juger en tant que tels – et le lendemain nous dire qu’on doit s’oublier, renoncer à soi ? A tel moment, ou le lundi, le mercredi et le dimanche, on est responsable de soi. A tel autre moment ou le mardi, le jeudi, le vendredi et le samedi, on s’oublie, et si on s’oublie, on ne peut pas dire qu’on est responsable de soi. Ou bien on essaie de faire les deux en même temps, c’est drôlement difficile. Ou alors, on s’oublie quand on est obligé de s’oublier, et on est responsable de soi quand on est obligé de rendre des comptes. Où est l’égoïsme ? Ou peut-être que s’oublier, c’est se rendre coupable de ne pas être responsable de soi, et être responsable de soi, c’est se rendre coupable de ne pas s’oublier.

2 Peut-on nous dire un jour que l’on est responsable de sa vie et nous dire le lendemain qu’on est responsable des autres, comme si les autres n’étaient pas responsables d’eux-mêmes ? A tel moment ou tel jour, on dit à l’autre qu’il faut qu’il se prenne en charge, qu’il ne doit pas compter sur les autres, à tel autre moment ou tel autre jour, on pense que l’on doit prendre l’autre en charge, résoudre ses problèmes. Les raisons pour lesquelles les autres, de responsables, deviennent des assistés légitimes, devraient être les mêmes que celles pour lesquelles on passe de responsable de soi à assisté légitime. Ah non, il n’est pas sûr du tout que nous, nous puissions nous prévaloir de faire partie de la catégorie des assistés légitimes. Peut-être que ce n’est pas bien de notre part de compter sur les autres, mais que c’est bien, de la part des autres, de compter sur nous. Où est l’égoïsme ? On n’en a pas assez fait ou on a trop demandé.

3 Peut-on nous dire un jour qu’on est responsable de soi, et nous juger en tant que tels, et le lendemain nous demander d’appliquer un système auquel il faut faire confiance et dont on n’est pas responsable ? Rien n’a changé depuis que des éducateurs essayaient d’éduquer notre adolescence. Ces éducateurs voulaient, à la fois, que nous assumions nos actes et que nous agissions conformément à leurs idées et principes. Ils nous voulaient pourvus d’un libre-arbitre, à condition que ce dernier nous fasse prendre la décision qu’ils avaient prévus. Bref, on était coupable de ne pas avoir pris cette décision, ou coupable d’avoir pris cette décision car ses conséquences fâcheuses n’étaient pas assumées par les éducateurs. Où est l’égoïsme ?

4 Peut-on partir de l’idée que l’homme est mauvais (péché originel par exemple), qu’il est naturellement porté à faire le mal, qu’on ne peut pas lui faire confiance et nous dire en même temps qu’on doit être bon, que ne pas l’être est inacceptable ? Sinon, peut-on alors nous dire que nous sommes parfois bons, parfois mauvais, tiraillés entre les deux, et nous dire que l’on doit partir du principe que l’autre est bon et mérite notre amour ou notre considération ? Bien sûr que oui, parce que le regard que les autres portent sur nous ne doit pas être le regard que l’on porte sur les autres. On doit accepter les critiques des autres – ne pas le faire, c’est mal – mais on ne doit pas être critique avec les autres – l’être c’est mal. (sauf quand on est dans la position sociale ad hoc) Où est l’égoïsme ?

5 Pourquoi doit-on condamner l’égoïsme, la recherche de son propre bien, de son propre bonheur avant tout, et louer et embrasser des principes et des causes qui sont l’égoïsme à l’état pur, dont le bien et le triomphe sont l’objectif suprême et qui traitent les hommes en fonction du profit qu’ils en tirent ? , (Dieu, une cause, une valeur etc) La cause ou le bien suprême a besoin d’utiliser les hommes, d’en faire des objets, tandis que l’individualiste n’a pas besoin de le faire. Ce qui est condamnable, c’est un système qui n’exploite pas les individus, car l’individu est fait pour être utilisé. Est-ce égoîste d’accepter d’être utilisé, de vouloir l’être ou d’utiliser les autres en servant une noble cause ?

6 N’est-ce pas faire abstraction des autres que d’agir avec de parfaits inconnus conformément à une idéologie ? Les autres ne sont alors qu’un concept propre à cette idéologie et servant à cette idéologie. Peu importe qui ils sont. Comment qualifiera-t-on une attitude qui consiste à agir à son détriment en portant secours à des gens qu’on ne connait ni d’Eve ni d’Adam, uniquement par obéissance à une idéologie ? Car sans cette idéologie, on ne le ferait pas. Où est l’égoïsme ?

On supporte tout cela. Comme si ce n’était pas anormal. Parce que c’est bien.

Qu’est-ce qui peut bien expliquer l’existence permanente de ces contradictions ? Pourquoi n’ont-elles pas explosé en plein vol ? Il est vain de se plaindre tant qu’on n’en sort pas, et ne pas en sortir c’est forcément dommageable pour nous. . Ne dirait-on pas qu’on les aime. C’est le propre d’une contradiction dont on tient à conserver les deux termes et qui nous parait faire un tout, on contrevient forcément à l’un d’eux. C‘est idiot d’opposer deux choses symétriques, c’est idiot de croire qu’en choisissant l’une, l’autre va disparaître. L’une n’existe pas sans l’autre. Les deux existent. Quant à démontrer que ce qui existe est totalement mauvais, bon courage !

Il y a contradiction si on ne prend pas en compte le but recherché : se haïr, se faire du mal. Se faire du mal pour être bien, c’est le tout en question. Et la contradiction n’est là que pour nous mettre en contradiction avec nous-mêmes. Les deux solutions sont négatives pôur nous et l’existence de cette contradiction est négative aussi. Mais ce n’est qu’un jeu de sens. (pardon monsieur, je cherche le trottoir d’en face, quand j’étais de l’autre côté, on m’a dit que c’était ici) . Tout les cas qui précèdent s’expliquent parfaitement si on part du principe que le but est de se nuire, de se haïr, de se sacrifier, parce que c’est bien. C’est exactement le résultat obtenu.

On a accepté parce qu’on n’a pas du tout été soucieux de soi, soucieux de favoriser la vie en soi, soucieux de tenir compte de ce qui était bon pour soi. Être responsable de soi, s’oublier, être responsable des autres, faire confiance à un système, partir d’un préjugé défavorable à son égard, favorable à l’égard des autres, embrasser des causes égoïstes etc qui le ferait s’il partait d’abord de l’idée que cela ne devait en aucun cas lui nuire ? Qui le ferait s’il considérait qu’il ne doit pas en pâtir ?

Voyons.

Savez-vous d’où viennent tous ces objets de croyance et de culte, savez-vous qui a inventé, décidé ces devoirs : être responsable, s’oublier, secourir, s’assumer, appliquer un système, être critiqué, ne pas critiquer, être contre l’égoîsme, être pour l’égoïsme..? Non.

Avez-vous conscience de l’effet ou de l’impact et des conséquences sur vous de ces objets de croyance ? Non

Avez-vous conscience que ces modèles vous inspirent une idée négative de vous-même ? non

Êtes-vous libre par rapport à ces modèles au point de pouvoir être le contraire ? Non

Savez-vous à quoi vous vous engagez en adoptant ces objets de croyance ? Non

Finissez-vous par constater les dégâts opérés par ces modèles ou cet objets de croyance en matière de conscience de soi  ? Oui et non.

Oui pour les dégâts, non pour les relier à leur cause.

Ce n’est pas parce que sur l’étiquette d’un breuvage, il est marqué délicieux que le breuvage n’est pas toxique.

Pas de raison de se soucier de ce qui n’a pas de valeur ! Soi n’a pas de valeur. Soi n’a pas de valeurs.

« un homme qui n’a pas le droit de vivre pour lui-même, n’a pas le droit d’avoir des valeurs et ne les conservera pas « Des valeurs propres, car vivre pour soi-même, c’est se fier à ce qui a en soi, pour soi ou en fonction de soi de la valeur.Pourquoi des valeurs personnelles seraient-elles nécessaires, si on ne vit pas pour soi. Il ne reste plus que les valeurs des autres. Être responsable de soi et s’oublier, être un bon Samaritain par devoir , corriger sa nature etc était-ce bien ce qu’on voulait ? Est-ce que ce sont nos propres valeurs, des valeurs qui nous seraient utiles, favorables, profitables et que l’on aurait adoptées pour ces raisons ?

Dans ce cas, pourquoi se soucier de soi, pourquoi sa propre vie entrerait-elle en ligne de compte si on ne vit pas du tout pour soi. Et si on ne doit pas vivre pour soi, ne doit-on pas également jeter ou condamner ses propres valeurs. N’est-ce pas cela, le bien qui consiste à se faire du mal ? Ses propres valeurs : ce qui favorise notre épanouissement, notre bonheur, notre réussite doit être rejeté, condamné, éliminé. Se sacrifier, c’est tout sacrifier, c’est à dire, tout ce qu’on aimait et qui était à notre avantage.

S’il y a une révolution randienne, elle peut être exprimée très simplement, et tout le reste en découle. Autrefois, on considérait tous que le fondement de toute valeur, l’alpha et l’omega de l’existence, c’était Dieu. Aujourd’hui, on a tendance à penser que le fondement de toute valeur, l’alpha et l’oméga de l’existence, c’est l’homme, l’humain, l’humanité. (D’où les droits de l’homme, le progrès humain etc) Mais ne demandez surtout pas aux gens de se mettre d’accord sur ce qu’est l’homme. Pour RAND, le fondement de toute valeur, l’alpha et l’oméga de l’existence, c’est la vie humaine. Contrairement à l’Homme qui est un concept ou une notion commode, dont on devrait être conscient qu’il ne désigne rien de particulier (pas plus que le chien, l’oiseau) mais qui entre dans toutes sortes de systèmes de pensée ou d »idéologies discutables, la vie humaine est une chose dont nous ne pouvons nier ni l’existence ni la richesse. Elle se concrétise, elle se manifeste dans chaque individu. Et chaque individu peut ainsi se consacrer à sa protection, à son développement. En tant qu’héritier de ce trésor, c’est à lui qu’appartient cette tâche. (il ne faut pas retrancher mais ajouter) Mais il ne peut pas le faire à la place des autres, pour les autres, c’est sa part à lui qu’il doit faire fructifier. On n’a aucune raison de nuire à la vie qui est chez les autres. On n’a aucune raison de prendre le contrôle et la responsabilité de la vie qui est chez les autres. On n’a aucune raison d’accepter que l’on nuise à la vie (et tous ses attributs) qu’on a en nous. Tout ce qui irait dans ce sens est à rejeter.

Tout est cul par-dessus tête. Au sacrifice de soi ou au renoncement à soi par principe, (individu pouaah Homme ouais ! ) RAND substitue l’estime de soi, le bien de soi dans la mesure où c’est l’estime de la vie, ou le bien de la vie qui est en soi. Et tout est dit. Ce qui suit se comprend facilement, et si on n’est pas possédé par la mentalité collectiviste altruiste, si on tient sincèrement à la vie dans chaque être, à commencer par celle que l’on a reçue, on peut souscrire à tout ce qu’elle écrit; .

 » C’est seulement pour une entité vivante que les choses peuvent être bonnes ou mauvaises  »

 » l’éthique objectiviste considère la vie de l’homme comme le fondement de toute valeur, et sa propre vie comme le but éthique de chaque individu  »

 » c’est le droit de vivre pour son propre bien, pour son propre intérêt  »

« Chaque être humain vivant est une fin en soi, non le moyen pour les fins ou le bien-être des autres  »

Si votre mentalité altruiste, auto-sacrificielle se rebelle, considérez bien ceci :

 » Un code moral qui vous met au défi de trouver le bonheur en renonçant à votre bonheur et qui accorde une valeur à l’échec de vos valeurs est une insulte à la morale !  » Sauf si on considère que c’est bien de faire son propre malheur .

 » Un homme qui s’estime sera révolté à l’idée de jouer le rôle d’animal sacrificiel. Il sera dégoûté à l’idée d’immoler cette valeur irremplaçable qu’est sa conscience  » il l’acceptera s’il considère qu’il ne mérite pas mieux que cette immolation.

 » Et c’est précisément là le but de votre code moral, le devoir qu’il vous impose. Que vous vous donniez à ce que vous n’aimez pas, que vous vous mettiez au service de ce que vous n’admirez pas, que vous vous soumettiez à ce que vous considérez comme mauvais, que vous abandonniez le monde aux valeurs d’autrui, que vous renonciez à être vous-même  » Pour ne pas retirer quelque plaisir à travers autrui. Il ne faut pas que le service ou l’amour d’autrui soit l’occasion d’exprimer ou d’affirmer ses propres valeurs. .

« tout amour, respect ou admiration qu’un homme peut ressentir pour autrui n’est pas et ne peut pas être une source de jouissance, mais une menace à son existence » «  l’aide à un étranger ou à un ennemi est considérée comme plus vertueuse , moins égoïste que l’aide à ceux qu’on aime  

 » Si le bien être est une valeur, pourquoi serait-il moral que d’autres l’éprouvent mais immoral que vous l’éprouviez  » parce que le but, le bien , c’est de ne pas l’éprouver .

« Le cannibalisme moral de toutes les doctrines hédonistes et altruistes tient dans la prémisse que le bonheur d’un homme nécessite le malheur d’un autre  » Le plaisir ou le bonheur, c’est du plaisir ou du bonheur volé.

«  Un amour altruiste et désintéressé est une contradiction dans les termes, cela signifie qu’on est indifférent à ce qu’on valorise « 

«  cette éthique considère l’homme comme un animal sacrificiel …les services qu’il peut rendre aux autres sont la seule justification de son existence… le sacrifice de soi est son plus haut devoir moral «  C’est mal de ne pas s’être assez sacrifié.

Quel était le choix dont nous parlions ?

Soit «  ne jamais vivre pour les autres ni demander aux autres de vivre pour moi «  soit utiliser les autres et être utilisé par eux, soit directement, soit par l’intermédiaire d’un organisme ou d’un gouvernement.

Se servant de cet altruisme collectif chronique et compulsif, du discrédit attaché à toute forme d’intérêt personnel, l’Etat peut décider de son propre chef, d’aider et de financer qui il veut, à la hauteur qu’il veut, aussi longtemps qu’il veut, pour les raisons qu’il veut, en s’emparant d’une partie de l’argent difficilement gagné de ceux qu’il veut, à la hauteur qu’il veut, sans rendre de compte. Il a l’absolution.C’est même évangélique.

On peut répondre à la question posée plus haut concernant les rapports entre le plaisir et la culpabilité. Le plaisir légitime, celui qui ne nous inspire pas de culpabilité, c’est celui que les autres conseillent ou valident.

Où je me sépare de Ayn RAND.

S’il y a bien une question que l’on ne se poserait pas, une préoccupation que l’on n’aurait pas si on n’avait pas à se comparer à un autre soi que soi, c’est bien celle de notre nature. Car notre nature c’est en quelque sorte la forme que prend la vie à travers nous. Mais c’est hors contrôle. Ce n’est pas nous qui décidons, nous ne la façonnons pas. . Cela nous surplombe.

L’adversité est inhérente à l’existence. On ne peut pas l’éliminer. On doit l’affronter. Mais il y a une chose que nous n’avons aucune raison de faire : c’est de prêter main-forte à notre ennemi, de prendre en charge des sentiments ou des intentions hostiles, à notre égard. C’est ce que l’on fait quand on accepte sans examen, et que l’on adopte imprudemment des idées malfaisantes qui nous détruisent, en nous donnant une piètre idée de notre nature. Si notre nature, c’est une façon dont la vie, en nous, se manifeste, s’exprime, nuire à sa propre nature, c’est nuire à la vie.

Tantôt on nous dépeint sous un jour très défavorable (les hommes soumis aux passions etc) et tantôt on nous dit que l’on manque de confiance en soi, de solidité, et on nous suggère des séminaires de développent de la personne. Dans les deux cas, l’idée est hostile et vise à nous faire croire que notre nature est vraiment insatisfaisante, soit parce qu’elle est mauvaise, soit pas qu’elle n’est pas arrivée à maturité. Toutes ces idées, toutes ces notions : être responsable de soi, s’oublier, être responsable des autres, l’amour du prochain, l’altruisme comme devoir etc etc sont une atteinte à notre nature, à la vie. Il y a tellement de pensées qui nous gâchent la vie, mais si elles sont là, c’est parce qu’on les a épousées. Pourquoi se plaindre, il faudrait savoir ce qu’on veut. .On considère qu’être frappé ou insulté est une agression inacceptable, pourquoi considère-t-on qu‘au niveau moral, on peut tout nous faire ? Pourquoi les autorités morales sont-elles plus nombreuses que les sauterelles  et continuent-elles à proliférer? Parce que la valeur suprême, c’est se haïr.

La preuve ? On nous dit parfois qu’il faut s’aimer, avoir de l’estime pour soi, mais on nous le dit de telle façon que c’est une démarche duelle ; Qui doit aimer qui. ? On aurait un truc à faire, une mentalité à construire, pour s’aimer. (dans le même genre : devenir soi. Cette phrase est absurde si on n’admet pas la dualité) Mais quid de s’aimer comme disposition initiale, quid d’un amour de soi qui serait sa nature propre ? Si c’était le cas, on ne pourrait coopérer à cette haine de soi.

Entre l’irresponsabilité totale, le déterminisme total, et l’illusion que l’on peut être maître de son existence, l’Occident erre sans trouver de solution. Un jour, on est totalement responsable, le lendemain, on ne l’est pas du tout ;. Confusion.

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