LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

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24 octobre, 2011

TURLUTUTU CHAPEAU POINTU, 1

Classé dans : Homme — inconnaissance @ 11:16

Le mot « homme » (et ce qu’il comprend : sa vie, sa nature) est donc comme le Cheval de Troie de la conscience. On comprend bien maintenant que nous cherchons, sans cesse à donner un sens à ce mot qui, à l’évidence, doit exprimer notre identité, notre nature, notre vie : un sens au monde (de l’homme), à la vie (de l’homme) c’est à dire un sens au monde, à la vie, à la nature de tous les hommes. Un sens commun ou unique. Puis nous faisons tout pour imposer notre sens de l’homme et de sa vie aux autres hommes. Et si nous sommes en position, nous essayons d’obliger les autres hommes à appliquer notre sens de l’homme et de sa vie. C’est, alors, un combat, une lutte, des efforts pour obtenir, exercer, étendre, conserver le pouvoir.

Tout cela simplement parce que l’on pense l’Homme (un mot) et que l’homme, c’est tous les hommes.

(Cet Homme, cette essence, cette humanité commune, on ne l’a jamais trouvé, mais cela ne fait rien)

Ainsi, nous ne nous pensons pas, nous, personnellement, nous ne pensons pas notre singularité, nous pensons l’homme (général) en nous. Nous ne pensons pas l’autre, nous pensons l’homme en l’autre. Ou plus exactement, nous pensons les hommes en fonction de notre conception de l’Homme. Le mot Homme et mon acception du mot est un visa pour penser tout le monde.

«Par la conscience, l’homme ne prend pas conscience de son soi irréductible, mais de la partie de lui-même la plus commune, car le langage est lui-même fait de noms communs, il ne s’est développé qu’en fonction de l’utilité commune. Les expressions usuelles ne permettent donc pas de saisir ce qu’il y a d’absolument singulier en nous; elles ne permettent d’identifier que ce qu’il y a de commun et de général: la conscience n’est pas le lieu le plus haut de la subjectivité mais plutôt le reflet, en chacun, de son existence collective» (NIETZSCHE)

sinon, sans cette arrière-pensée de l’Homme, quoi ? !

Pour aller dans le sens d’U.G. nous faisons de l’homme (et de sa vie), un problème, une question à résoudre (se saisir de la question mentalement), et les ennuis commencent. Mais bien sûr, c’est un conditionnement très ancien que nous subissons et perpétuons.

Donc tout le monde s’occupe de se situer et de situer les autres par rapport à sa conception de l’Homme. Chacun sa conception. Et cela fait une belle pagaille.

Un chat n’essaie pas de devenir un vrai chat parce qu‘il ne prétend pas savoir ce que c’est qu’un chat. Un petit enfant n’essaie pas de devenir un vrai enfant tant qu‘il ne prétend pas savoir ce qu’est un enfant. Mais peu à peu, on se met à vouloir devenir un vrai homme au fur et à mesure que l’on (vous savez qui) nous bourre le crâne d’idées sur l’Homme. ? ? ? .

 Ou inversement, si on veut, nous avons choisi les critères de la catégorie chat, ou de la catégorie fleur. (voir les définitions) Mais nous n’avons pas fixé de critères idéaux pour un chat idéal. Alors pourquoi avons-nous des critères pour l’Homme idéal ?

Cet Homme (que l’on veut être) est une création idéologico-culturelle.

Nous ne changerons pas de nature, quoi que nous fassions. Nous n’acquerrons pas une autre nature, quoi que nous fassions. Le grand enjeu, c’est cette construction idéologico-culturelle qui dépend du lieu, de l’époque, du système de pensée, mais qui passe pour notre vérité.

Sinon, pas besoin de se préoccuper de savoir si on réagit en homme. «  Votre nature est, une fois pour toutes, humaine, vous êtes des natures humaines, c’est à dire des hommes, et c’est justement parce que vous en êtes que vous n’avez plus besoin d’en devenir « «  je suis possesseur de l’humanité. Je suis l’humanité. Et je ne fais rien pour le bien d’une autre humanité.  Tu es fou, toi, qui étant une humanité unique, te guindes afin de vivre pour une autre que celle que tu es toi-même » (Max STIRNER)

Voyons donc tous ces fléaux de l’humanité Jésus et autres qui prétendent posséder La Vérité sur l’Homme (sur tous les hommes) vouloir l’imposer à tous les hommes, et vouloir que tout le monde s’y soumettent. (d’où les conflits entre toutes les Vérités sur l’Homme)

Ce mot, avec le sens qu’il doit avoir, on va le trouver partout en filigrane, en puissance, en référence. Il va être le thème, la question, la solution de tout. Pourtant, on ne dit jamais rien sur l’Homme lui-même, on commente, reprend ce qui a été dit sur l’Homme précédemment (idées sur idées) en y trouvant des avantages et des désavantages.
Le genre de personne dont nous parlons dans ce blog a tendance à suggérer, à faire croire qu’il nous désigne réellement quand il parles des hommes. Qui désigne-t-il ?

Illustrons en décomposant :

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur etc » qui est ce tu dans la phrase ?

«Si tu coopères, tu en seras gagnant ! En effet si tu agis dans ton coin, que tu veux toujours  » tirer la ficelle  » à toi, tu n’arriveras pas à obtenir ce que tu veux. Dans la vie, il faut faire des concessions pour pouvoir s’entendre, vivre avec les autres. Coopérer, ça enrichit la vie ! » (L’heure de la morale en Alsace-Lorraine : par Jeanne-Claude MORI institutrice) qui est ce tu dans la phrase ?

« Dès l’aurore, dis-toi par avance : je rencontrerai un indiscret, un ingrat, un insolent, un fourbe, un envieux, un insociable. Tous ces défauts sont arrivés à ces hommes par leur ignorance des biens et des maux » (MARC-AURELE Pensées pour moi-même) Qui est ce je (pour l’autre) dans la phrase ?

«On n’appartient qu’à soi-même et c’est à soi-même qu’on doit la fidélité la plus importante» R. BLONDIN Qui est ce on dans la phrase ?

Quand un chef dit « je vous ai donné un ordre » qui est ce vous dans la phrase ?

Comment l’auditeur ou le lecteur se situe-t-il par rapport au tu, je (pour l’autre), vous ou on, qu’il entend ou lit ?

Quand l’auteur dit tu, ou je (pour l’autre) ou vous ou on, à qui pense-t-il en fait ? A qui a-t-il conscience de s’adresser ?

Que veut-il faire de ce tu, de ce je, de ce vous ? Qu’espère-t-il en utilisant ce mot ? Quelle mission lui confie-t-il ? Qu’est-ce qu’il lui prend de proposer sa marchandise aux autres ? Au moment où il avance, prononce ce mot, quelle est son intention, à l’égard du destinataire ? Que fait-il de son mot ?

Le tu ou le vous n’est pas indispensable pour désigner, interpeller. Le tu peut être suggéré, sous-entendu. Tous les mots qui concernent l’Homme nous désignent. Répondre à la question : « qu’est-ce qui me vise «  dans les propos de l’autre ? Par quels mots je me sens concerné ?

« Nous pourrions dire qu’un .amour aura d’autant plus d’impact, s’il s’accompagne d’un partage qui prenne en compte non pas uniquement les désirs de l’un ou de l’autre, mais aussi les besoins relationnels. «  impact de l’amour ne nous vise-t-il pas ? . SALOME semble dire : toi qui aime, qui veux aimer.

« L’absence de limite est toujours une source d’angoisse. Un enfant qui ne se voit pas définir des limites claires se trouve fort démuni. Il a besoin de savoir ce qu’il a le droit de faire et ce qu’il ne peut pas faire. Poser des interdits lui donne des balises qui le rassurent . L’enfant a besoin d’un cadre qui va l’aider à grandir. » (Geneviève CAVAYE Psychologue scolaire). « enfant a besoin » nous interpelle. CAVAYE semble dire : toi qui veux être un bon parent (qui prend en compte les besoins de l’enfant).

«il est impossible de ne pas se rendre compte en quelle large mesure l’édifice de la civilisation repose sur le principe du renoncement aux pulsions instinctives, et à quel point elle postule précisément la non-satisfaction (répression, refoulement ou quelque autre mécanisme) de puissants instincts. » « la civilisation repose » cela doit nous mobiliser. FREUD semble dire : toi qui veux défendre la civilisation

« L’homme est pleinement homme dans le citoyen «  Pleinement homme. GAUCHET semble dire : toi qui veux être un vrai homme. Un vrai de vrai.

« grâce au travail des Français, à leur courage, à leur capacité d’adaptation, à la force de notre économie, aux avantages de notre modèle social, la récession fut moins sévère et d’une durée plus courte que ce que connurent nombre de nos partenaires. « discours de voeux du président qui semble dire : vous avez eu du talent et du mérite…

« La résilience, c’est l’art de naviguer dans les torrents » CYRULNIK semble dire : toi qui veux être capable de surmonter les épreuves.

A l’évidence, ce tu, ce je, ce on, formulés ou implicites, de l’auteur ne sont que l’idée qu’il se fait de son destinataire conformément à l’arrière-plan de pensées qui est le sien. Cette idée apparaît suite à sa pensée, à son savoir. Ce tu, ce je, ce on, ces mots correspondent au rôle prévu dans le cadre de cet arrière-plan. Il découle de cet arrière-plan. Résilience ou naviguer dans les torrents –> c’est l’art (une gageure) Amour du Seigneur –> tu + futur  La coopération –> si tu

Le destinataire est un modèle humain placé dans un  cadre donné, plus ou moins vaste.  (Attributs de l’Homme)  C’est le modèle de celui qui parle.

En effet, selon l’auteur, comment se présente son destinataire ? Comme un désir, une aspiration, une adhésion à ses pensées, à son modèle. Voir à quoi ce destinataire doit se référer. L’idée que l’auteur se fait du destinataire du tu, du je, du on, c’est l’idée d’un aspirant, d’un chercheur, qui veut atteindre l’objectif humain qu’il lui assigne.

Quel rapport entre cette idée du destinataire chez l’auteur et la vraie personne, la personne vivante ? Aucun. Elle ne tient pas compte du destinataire : qui il est, comment il est. Elle fait seulement partie de l’univers mental de l’auteur. L’idée du destinataire n’appartient qu’à l’auteur.

Le grand tort est donc de se sentir personnellement concerné. Car, que nous veulent-ils, personnellement, ces auteurs ? Rien. Ils ne nous connaissent pas. Ce n’est pas à nous personnellement qu’ils parlent. Ils n’en ont pas besoin. Qu’est-ce que cet auteur peut concevoir ? Il va pouvoir comparer son idée du concept d’homme avec le résultat obtenu par le destinataire dans la mesure où le destinataire essaie d’incarner ce concept d’Homme défini par l’auteur.

Attention ! Un, deux…

Turlututu, chapeau pointu
Tralalala, chapeau tout droit
Tralalalère, chapeau de travers
Tradériré, chapeau sur l’nez

Cela signifie que c’est en tant que cela que l’on se sent désigné par le tu. Nous sommes celui que l’auteur désigne avec tu ou de façon implicite à une condition : c’est que nous adhérions au modèle d’homme proposé, que nous en fassions notre désir, notre objectif. Nous ne le sommes pas si cette idée de l’homme tel qu’il est présenté, n’existe pas pour nous ou n’a aucun sens pour nous.

Concrètement : l’Homme (l’humanité) aimant Dieu, ça ne veut rien dire. L’Homme (l’humanité) qui coopère : ça ne veut rien dire. L’Homme (l’humanité) qui veut aimer : ça ne veut rien dire. Un Français (tous les Français) qui : ça ne veut rien dire. L’Homme qui serait comme ceci, cela ….etc Cet Homme n’existe pas. Pourquoi ?

Ce mot ne veut rien dire parce que l’Homme, c’est à dire :« tous les hommes » ? Cela ne veut rien dire. Tous les hommes ? Connais pas ! La dimension générale ne correspond à rien. Alors le mot avec son sens de l’Homme ne veut rien dire.

Ce mot, avec son sens, d’où vient-il ? C’est simplement le fruit d’une éducation, d’un conditionnement, ce n’est pas ce qui correspond à une réalité.

Où veut-il en venir, l’auteur, avec son affaire ? D’où vient cette idée que nous devrions partager ses idées ? Ces auteurs sont les instruments, les jouets inconscients du savoir qu’ils ont dans la tête. Ce savoir les mène Et ce savoir pense les hommes. Aussi, c’est avec allant, sentiment, enthousiasme, coeur, foi, entrain, séduction, émotion, assurance etc (en fonction de leur conviction, de leur ambition etc) qu’ils s’adressent aux autres et créent leur idée des autres. Mais on n’a pas gardé les cochons ensemble ! Alors on se calme !

 

 

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