LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

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28 janvier, 2012

PHENOMENES NATURELS

Classé dans : Bien — inconnaissance @ 21:46

On se pense parce que les autres nous pensent, parce que nous accordons, nous avons accordé de la valeur à ce fait. (L’autre ayant été valorisé par principe)

C’est parce que nous croyons justifié et utile que les autres nous pensent que nous nous pensons ; c’est parce que nous nous croyons, nous-mêmes, justifiés, grandis, par le fait que les autres nous pensent, que nous tenons à nous penser.

Ainsi, c’est en tant qu’objets de pensée – la pensée des autres ou notre propre pensée qui est la mémoire de ce qu’on nous a dit – que nous croyons être légitimes et reconnus. C’est en tant qu’objets de pensée que nous croyons exister.

Il nous faut toujours – tel Antée qui retrouvait son énergie dans le contact avec la terre – tirer notre existence de raisons, de références, de concepts à notre usage. Sans eux, on n’est rien, c’est le vide, l’angoisse. Sans eux, que vont dire les autres….

Notre existence en dépend absolument. 

Le principal intérêt de ces pensées est de nous procurer, de nous attribuer, de la valeur. (Je suis bien, je suis bien….)

Quoi de plus inimaginable, dans notre société, que de mépriser, d’ignorer toute valeur,  d’ignorer les jugements de valeur au sujet des hommes, des exploits, des oeuvres, des choses, de récuser la valeur qui s’attache aux mots et concepts. (exemple, récuser la valeur qui s’attache aux mots amour, patrie, foi, créativité etc)

C’est toujours après coup, l’instant d’après, que la pensée intervient pour attribuer une valeur à quelque chose, c’est à dire pour introduire la pensée d’une valeur. Les sens ne jugent pas, ne portent pas de jugements moraux. .

Notre vie, sera ce que nous aurons voulu ou choisi (ou plutôt ce qu’on nous aura fait vouloir) qu’elle soit en fonction de nos critères de caractérisation, de qualification, de jugement ; nous n’avons pas d’autre moyen de lui donner un nom que ces critères-là. Ce qui est bien pour l’un, ne l’est pas pour l’autre. Question de conditionnement socioculturel.

Connaissance = séparation du connaisseur d’avec le connu. Oui, mais connaissance = une certaine forme de caractérisation du connu en fonction du mot ou du concept retenu. Plus les critères sont utopiques, tristes ou pathogènes et plus la vie sera pénible.

Petit, médiocre, face au monde, discrédité face à l’Homme, au modèle, le soi souffre d’une blessure narcissique ineffaçable. (Qui peut penser à lui-même sans être déçu. Plus on pense à soi, et plus on est déçu) Soi-même est toujours décevant par rapport à tous les idéaux, les modèles qu’on lui sert ; il cherche la considération, le compliment, la reconnaissance, l’élection.

Séparé du monde, séparé des autres, par la pensée et dans la pensée (différences, idées sur soi et l’autre) le soi cherche l’amour, l’union, la communion, l’étreinte.

Ainsi on verra toujours le chercheur, le penseur, chercher des valeurs et promouvoir ses valeurs quand il en a trouvées dans l’espoir qu’elles convaincront les autres. On verra toujours le chercheur, le penseur se panser, se faire du bien en s’appropriant ou se réclamant des sentiments qu’on lui porterait personnellement.

Tout ceci se fait en pensant et en tirant de ses pensées les bénéfices cités. Tout ceci se fait dans l’espoir, vain, de parvenir à quelque chose de sûr, de définitif.  Une valeur permanente. (Je suis bien, je suis bien…)

Globalement, confusément, on peut rassembler tout cela sous le concept « bien ». Quelle pensée, quelle parole n’a pas comme raison d’être : le bien, quel que soit le domaine où il s’applique (morale, art, culture, société, psychologie etc) Peut-on penser sans penser que l’on pense le bien ? Un plaisir.

Recherche du bien qui manque, du bien dont on a besoin. Je suis bien, je connais le bien, je vous conseille ce bien, vous êtes bien, (ou le contraire). Qu’est-ce que je suis bien de penser au bien, de promouvoir le bien. Je ne pourrais pas parler si je n’étais pas convaincu de penser au bien, de servir, de promouvoir le bien. C’est pour ton bien, c’est pour mon bien.

C’est un phénomène naturel suite au conditionnement toujours très idéologique. Ce n’est ni bien ni mal.

Quoi de plus décourageant, démobilisant, car en même temps vrai, que de dire d’emblée au moraliste, au psychologue, au religieux, au philosophe : quoi que vous trouviez, à quelque conclusion que vous arriviez, ce sera bancal, éphémère, inefficace, non approprié à moi et cela sert surtout votre intérêt. 

Le bien ? Le mien ? Mais il faut que je réfléchisse, que je m’examine, pour essayer de voir quel est mon besoin. Et encore ce besoin risque-t-il fort d’être différent dans quelque temps.

Votre bien ? Mais je ne vais pas décider pour vous. Encore moins vais-je décider du bien de tout le monde !. Et encore, encore moins vais-je décider du bien de tout le monde tout le temps, statuer, décréter que mon idée du bien est le bien de tout le monde tout le temps ! ! 

« Prisonniers de vos émotions ? Et si vous vous trompiez…Les sensations, les pensées, les émotions découlent directement de la pathologie du corps. Vous êtes pris dans une arnaque, celle du monde de la dualité; et vous pensez que c’est la réalité, que c’est puissant ! Être heureux ou malheureux est simplement le fonctionnement du mécanisme. Dé-rêver c’est voir le mécanisme, tapissé de vos croyances; c’est voir vos croyances, c’est les surprendre en action. Voyons ensemble comment fonctionne l’être humain dans ce rêve illusoire ! « (BETTY)

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