LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

29 juin, 2016

LE COLLECTIVISME ALTRUISTE TOTALITAIRE SELON AYN RAND

Classé dans : RAND, Ayn — inconnaissance @ 14:26

Il mène à la ruine, une ruine dans tous les domaines, de toutes les catégories. On peut prendre l’exemple d’une prodigieuse réalisation architecturale et sculpturale qui ne nous laisserait voir que des vestiges dans un état lamentable ;

Ayn RAND s’appuie sur deux prémisses avec lesquelles on peut ne pas être d’accord mais qu’il faut comprendre parce que tout le reste en découle.

1) Le pouvoir, le vrai, celui qui a la possibilité de faire la loi et de dicter un code moral et social, en tant que maître des lois et maitre de ces codes, est au-dessus d’eux en ce sens qu’il n’a pas de justification à fournir de ses décisions, qu’il n’a de compte à rendre à personne, et qu’il est le seul à pouvoir prendre ces décisions. Il s’ensuit, évidemment, que celui qui obéit scrupuleusement à ce pouvoir n’a pas de compte à rendre ; Il est forcément dans le bon chemin. (d’où l’intérêt des lois et d’un pouvoir qui ne serait pas au-dessus des lois)

2) Ce pouvoir, au-dessus des lois et des codes, s’autorise d’un intérêt général, d’un bien commun, d’un bien souverain qu’il n’a pas à démontrer et expliciter et qu’il peut imposer par la force aux individus puisqu’il s’agit d’un bien supérieur.

Tous les éléments sont là : l’idée de collectivité, l’idée de faire le bien, l’idée de l’imposer par tous les moyens.

On notera en passant combien les pouvoirs politiques ont de mal à mettre en place des structures qui empêchent ce genre de dérive et combien le pouvoir ci-dessus a de tours dans son sac pour maquiller sa nature.

Dans le système altruiste collectiviste  » La société était placée hors la loi morale , comme son incarnation sa source ou son interprète exclusif…puisque la société n’existe pas comme entité, et n’est qu’un certain nombre d’hommes individuels, cela signifiait en pratique que les dirigeants de la société étaient exempts de la loi morale. ..ils détenaient le pouvoir total et exigeaient une obédience aveugle en s’appuyant sur le principe implicite selon lequel : le bien est ce qui est bien pour la société et les édits des dirigeants en sont l’expression ici-bas  »

Premières graves conséquences de ce système. Si le but est la satisfaction d’un bien commun que le pouvoir est le seul à pouvoir définir et décliner, personne n’a le droit de donner à ce qu’il fait un sens, un but, une valeur personnels. Si c’est le bien de la collectivité qui est le critère pertinent pour juger de l’intérêt ou de la valeur de quelque chose, et si ce bien est décidé par le pouvoir, ce n’est pas le bien d’individus particuliers mais le bien d’une idée générale arbitraire.

Si les individus ne peuvent plus donner aux choses la valeur qu’ils veulent, la valeur qu’ils leur trouvent (comme dans une société marchande) il devient inutile de fabriquer ces choses dans le seul but de satisfaire une idée générale arbitraire. La rétribution aussi sera arbitraire., aléatoire. Si les individus pensent que le bien défini par le pouvoir est un danger, une catastrophe, il ne leur reste plus qu’une solution : le désengagement. (voir l’Union Soviétique mais tout système collectiviste altruiste totalitaire aurait produit le même résultat. ) Etant donné la défection de ceux qui ne veulent pas être asservis, exploités, ceux qui font fonctionner la société sont ceux qui adhèrent servilement aux idées du pouvoir.

Et quand la demande, au nom de ce bien commun, ne cesse de croître, quand le nombre de courtisans et de profiteurs non créateurs de richesses ne cesse d’augmenter, et quand le nombre de producteurs de richesses ne cesse de diminuer, il faut taxer toujours plus ces derniers. C’est le pillage en règle.

Voici un certain nombre d’extraits ou de citations d’Ayn RAND

L’argent n’a pas bonne presse, surtout dans nos sociétés chrétiennes, catholiques, socialistes, altruistes. Il est condamné en tant que tel.

« L’argent est un moyen d’échange, il n’a de raison d’être que s’il y a production de biens et des hommes capables de les produire  »

« Quand vous recevez de l’argent en paiement d’un travail, vous l’acceptez parce que vous savez que cet argent vous permettra d’acquérir le fruit du travail d’autres personnes. Ce ne sont pas les quémandeurs et les pillards qui donnent de la valeur à l’argent. « 

 » Le cerveau humain est à l’origine de tous les biens, de toute la richesse qui ont jamais existé sur cette terre….La valeur de l’argent repose sur le principe que chaque homme est propriétaire de son cerveau et de son travail. La valeur de votre argent n’est pas définie par l’argent mais par la libre volonté de celui qui est prêt à vous donner son travail en échange  »

 » si vous diabolisez les moyens permettant à chacun de survivre, vous ne pouvez pas attendre des hommes qu’ils demreurent vertueux  »

 » votre jugement sur votre source de revenus est le même que celui que vous portez sur votre vie. Si cette source est corrompue, c’est votre existence que vous condamnez  »

 » L’argent est le baromètre de la morale d’une société. Quand la contrainte et non le consentement mutuel préside aux échanges commerciaux, quand il vous faut la permission de ceux qui ne produisent rien pour produire, quand l’argent revient à ceux qui échangent des faveurs et non des biens, quand des hommes gagnent davantage avec des pots-de-vin et des intrigues qu’avec leur travail et que vos lois ne vous protègent plus contre eux mais les protègent contre vous, quand la corruption est récompensée et que l’honnêteté devient de l’abnégation, alors vous pouvez dire que les jours de votre société sont comptés  »

 » Quand l’argent cesse d’être l’instrument du commerce entre les hommes, ils s’instrumentalisent les uns les autres  »

Le monde s’écroulera, n’est-ce pas, quand l’argent n’aura plus de valeur parce qu’il correspondra à des transactions douteuses et aléatoires (bourse ou trafics) ou à des distributions sur des bases arbitraires et idéologiques. Un peu comme ça :

« Que vous soyez obligé de travailler sans espoir de vous élever, et que la moindre faillite, famine ou épidémie, n’importe où sur la terre, menace votre subsistance, votre habillement, votre foyer, vos loisirs. Que vous soyez obligé de travailler sans espoir d’améliorer votre sort jusqu’à ce que les Cambodgiens (ou autres ndr) mangent à leur faim et que tous les petits Patagoniens aillent à l’université. Que votre travail soit un chèque en blanc donné à tout nouveau-né sur cette terre, ou encore à des gens que vous ne verrez jamais, dont vous ne connaîtrez jamais les vrais besoins, dont vous ignorez tout de leur compétence ou de leur paresse, de leur négligence ou de leur duplicité, et sans avoir le droit de poser la moindre question. Travailler, travailler , travailler et laisser les (représentants du bien commun ndr) décider qui pourra s’approprier le fruit de vos efforts, de vos rêves, et vous voler votre vie « 

Impôt citoyen. Payer ses impôts (toutes les sortes d’impôts, taxes) est un acte citoyen parait-il. Mais est-ce que l’imposition est un acte citoyen; C’est un fait, nous ne savons ni pourquoi on nous prélève telle somme, ni comment cet argent sera utilisé. Nous n’avons pas le droit de protester. Même la majorité des contribuables n’a pas la possibilité de refuser l’impôt. L’imposition est décidée par le pouvoir qui est censé représenter l’intérêt général. Il n’a aucune justification et explication à nous fournir.

Le taux de prélèvement est proportionnel à la mainmise de l’appareil d’Etat sur la société.Et cette mainmise peut être de nature collectiviste altruiste. Ce qui implique que les droits de l’individu soient bafoués. Ce ne sont pas seulement les petits copains, c’est la structure bureaucratique.

 » Le truc fut le transfert du concept de droit du domaine politique au domaine économique  » C’est alors que tout ce que l’on n’est pas en mesure d’obtenir faute de moyens financiers, doit être octroyé grâce à la participation de ceux qui possèdent ces moyens. (solidarité ou fraternité ou humanisme ou socialisme etc) Solution de facilité pour un Etat paresseux et avide de contrôle. Au lieu de fournir toutes les libertés possibles aux individus porteurs d’initiatives ou décidés à travailler, de leur laisser leurs gains et de favoriser l’économie, il préfère taxer. 

 » Si certains hommes sont habilités en vertu d’un droit, aux produits du travail d’autres hommes, cela signifie que ceux-ci sont dépourvus de droits et condamnés aux travaux forcés  »

 » L’homme qui produit alors que d’autres disposent du fruit de son effort est un esclave  »

 » Le droit à la propriété signifie qu’un homme a le droit d’engager les actions économiques nécessaires pour acquérir des biens, pour les utiliser et en disposer à sa guise ; cela ne signifie pas que les autres doivent les lui procurer « 

 » Faire le bien n’est pas une fin en soi. Cela ne me donne aucun droit, pas plus que cela ne vous autorise à confisquer les biens d’un homme ou à le ruiner;…S’il était vrai que les hommes trouvent leut bien-être en sacrifiant leurs semblables et si l’on me demandait de m’immoler pour que d’autres survivent au prix de mon sang, si l’on me demandait de servir les intérêts de la société au risque d’oublier les miens, ou de les laisser de côté, ou encore de les renier, je refuserais. Je rejetterais cette idée comme une émanation du diable en personne  »

« L’altruisme est incompatible avec la liberté. On ne peut concilier la poursuite du bonheur et le statut moral d’un animal sacrificiel  »

 » Si, d’après les caricatures collectivistes, les riches avides s’adonnent au luxe et à ses extravagances, sous le prétexte que le prix n’a pas d’importance, alors le progrès social apporté par les mentalités collectivistes d’aujourd’hui consiste à s’adonner à la planification politique altruiste, selon le principe que les êtres humains n’ont pas d’importance «  

« Devrions-nous considérer les yeux de chacun comme étant propriété publique et procéder ainsi à une méthode de redistribution équitable ? Prôneriez-vous de détruire l’oeil d’un homme toujours en vie pour aider un aveugle de manière à les rendre égaux ? « 

Même en étant sensible aux valeurs de fraternité ou de solidarité ou d’humanisme, il n’en reste pas moins qu’on nous impose ce système et que l’affaire est secrète.

 » Si un homme spécule sur ce que la société devrait faire pour les pauvres, il accepte de ce fait la prémisse collectiviste que la vie des hommes appartient à la société et que lui, comme membre de la société a le droit de disposer d’eux pour déterminer leurs buts et planifier la distribution de leurs efforts «   

La philosophie collectiviste altruiste.

En bas : l’auto-sacrifice

« L’idée, c’était que chacun dans l’usine travaillerait selon ses possibilités mais serait payé selon ses besoins  » … »C’est quoi les capacités de chacun ? ,Quel besoin est prioritaire et pour qui ? …bref il avait été décidé que personne n’aurait le droit de juger de ses propres besoins ou capacités. Que ce serait décidé par un vote, deux fois par an, en assemblée…Une seule a suffi pour qu’on comprenne qu’on était devenu des quémandeurs, des pleurnichards, des geignards, tous, vu qu’aucun ouvrier ne pouvait plus considérer sa paie comme légitimement gagnée. Il n’avait plus aucun droit. Le fruit de son travail ne lui appartenait pas. Il appartenait à la famille et elle ne lui devait rien en retour. …Celui qui voulait jouer le jeu devait se priver de tout. Il s’en voulait de fumer pour cinq cents de tabac ou de mâcher une tablette de chewig-gum, inquiet que quelqu’un puisse avoir plus besoin que lui de ces cinq cents  »  » Et qu’est-ce qui nous poussait à travailler comme ça ? A votre avis ? L’amour de nos frères humains ? Quels frères ? Les bons à rien, les tire-au-flanc, les profiteurs ?…On nous apprenait à les haïr nos frères. A les haîr pour chaque repas qu’ils faisaient, chaque plaisir qu’ils s’offraient  »

En haut, la culpabilisation, comme toujours. 

Toutes les bonnes raisons, soi-disant d’intérêt public, peuvent y passer : l’écologie, la santé, la sécurité, l’égalité, le bien-être, l’humanité etc L’accent est mis sur la faute qui consistrait à ne pas y souscrire. C’est l’argument : bon citoyen aujourd’hui, bon chrétien hier. . Ce que l’on gagne grâce à notre talent, nos efforts, notre travail nous est retiré pour construire le type de société prévu par le pouvoir collectiviste altruiste La connivence est à l’oeuvre. Le but est toujours le même : le profit de gens inutiles, de parasites,  et la consolidation ou la réparation du système collectiviste altruiste.

Car ne vous y trompez pas, si vous n’aviez que des bons sentiments à offrir à ceux qui vous culpabilisent pour une raison ou une autre, il y a longtemps qu’ils vous auraient fichu la paix.  

 » Il n’y a qu’un seul moyen de désarmer un homme, expliqua Ferris, c’est de lui démontrer qu’il est coupable. Le persuader qu’il l’est. Appliquez la punition réservée aux braqueurs de banque à celui qui a volé dix cents, même une fois dans sa vie, et il l’acceptera. Et quand il n’y a pas suffisamment de culpabilité, il faut en créer. »….  » Le seul pouvoir d’un Etat, c’est de mettre les contrevenants hors d’état de nuire. Et quand il n’y a pas assez de contrevenants, on en fabrique. Il suffit de déclarer tellement de choses hors la loi qu’il devient impossible de vivre sans l’enfreindre. Qui voudrait d’une nation de citoyens respectueux des lois ? Que pourrait-on en tirer ? Mais si vous promulguez des lois qui ne peuvent être ni respectées ni appliquées ni objectivement interprétées, vous fabriquez un nation de fraudeurs. Et là il ne reste plus qu’à en récolter les fruits  »

L’individu est toujours coupable. Soit qu’il méprise complètement les lois et la morale, il est alors poursuivi et, condamné par la société ; soit qu’il respecte les lois et la morale, on lui reproche alors, sur la base de la morale qu’il respecte, de ne pas en avoir fait assez, de ne pas avoir été parfait, d’avoir oublié des lois.  Redisons que cela fonctionne parce que l’on identifie le pouvoir au bien,. Même les échecs du pouvoir ne remettent pas en cause cette croyance.

Totalitaire ou la culpabilisation de la vie et des talents personnels ou du moindre non-désintéressement :

Le tort.  » Votre plus grande faute est d’endosser une faute que vous n’avez pas commise…Vous avez cédé à un chantage, non à cause de vos défauts, mais au contraire de vos qualités. Vous avez accepté de porter le fardeau d’un châtiment que vous ne méritiez pas, et ce fardeau s’est alourdi à mesure que vos qualités se sont affirmées ».

Révolte !  » Je gagne ma vie comme tout honnête homme doit le faire. Je refuse de considérer comme une faute le fait d’y parvenir et même d’y réussir. Je refuse de considérer comme une faute le fait que je réussis mieux que beaucoup, le fait que mon travail a plus de valeur que celui de mon voisin et qu’un grand nombre d’individus sont prêts à me payer pour cela. Je refuse de m’excuser de ma compétence, je refuse de m’excuser de ma réussite, je refuse de m’excuser d’avoir de l’argent »

 » si on part du principe que l’on peut sacrifier l’individu aux prétendus intérêts de tous, qu’on peut s’emparer de mes biens simplement parce qu’on en a besoin, alors un cambrioleur ne fait pas autre chose. Ou plutôt si, un cambrioleur ne me demanderait pas de justifier ses actes  » .

« vous découvrirez bientôt que vous avez besoin de la coopération de vos victimes » La coopération et l’approbation des gens honnêtes est indispensable à ceux qui ne le sont pas. C’est leur certificat d’honorabilité (comme le vote en politique) D’autre part, il faut pouvoir incriminer les lampistes s’il y a une catastrophe . Un ordre est donné à un cheminot qui pourrait mettre gravement en danger les voyageurs. Le cheminot refuse :

 » – vous refusez d’obéir à un ordre

- Oui

- Mais vous n’avez pas le droit. De toute façn, je ne vais pas perdre mon temps à discuter. Je l’ai décidé, c’est de ma responsabilité, je ne vous demande pas votre avis. Votre boulot, c’est de recevoir mes ordres.

- Êtes-vous prêt à me donner cet ordre par écrit ? …

 Brent savait que demain, ce serait sa parole contre celle de Mitchum. Celui-ci nierait avoir donné l’ordre.

Brent dit :  » il est vrai qu’étant à vos ordres, je ne peux refuser de vous obéir, dit-il. En revanche, je le peux si je donne ma démission. Je vous donne donc ma démission  »

 » L’homme qui est prêt à servir de moyen aux fins d’autrui, considérera nécessairement les autres comme le moyen pour ses fins  »

La sagesse et l’utilité publique.

On a peut-être tendance à considérer que c’est la sagesse qui caractérise nos élites. (dirigeants, penseurs et intellectuels, artistes) Elles seules sont en mesure de penser le monde et de lui donner un sens, elles seulent sont en mesure de savoir les mesures à prendre en fonction de l’objectif à atteindre, elles seules ont la moralité ou l’éthique nécessaires pour s’élever au-dessus des passions et des travers du peuple, elles seulent peuvent guider le pauvre peuple. Leurs honoraires, rétributions, subventions seraient donc justifiées.

En-bas, le commun des mortels ne possède que sa force de travail, que son énergie physique ou son courage pour justifier son salaire. Il est bête et moralement dangereux.

Pourtant, qu’est-ce que l’utilité publique ? Un produit d’utilité publique n’est-il pas un produit qui satisfait les demandes ou les besoins de la population, et qu’elle est tout à fait d’accord d’acheter. Qu’est-ce que l’utilité publique si la grande majorité des gens ne voit pas les choses ainsi ?

Avec l’argent dépensé depuis des années et des années, pour des rapports, des commissions, des comités, des oeuvres dont tout le monde se fiche, ou qui se sont révélés catastrophiques, il y aurait de quoi réduire grandement notre dette publique.

 » J’avais accepté le principe même par lequel ils détruisent un homme d’emblée, le principe du tueur selon lequel il y a une scission entre le corps et l’esprit…Je me suis rebellé contre cette idéologie qui fait de l’homme un pauvre petit être impuissant, et je me suis enorgueilli de penser, agir et tavailler à la satisfaction de mes désirs. Mais j’ignorais que c’était une vertu, une valeur morale, la plus haute que j’aurais dû défendre plus encore que ma propre vie car c’est grâce à elle que la vie est possible  »

« Pourtant, je perdais systématiquement chaque bataille. Je n’avais pas compris que cette force qui se déchaînait contre moi n’était autre que la mienne. Alors que je m’employais à conquérir la matière, je leur abandonnais le royaume de l’esprit, de la pensée, des principes, de la loi, des valeurs, de la moralité. J’avais accepté, involontairement et par défaut, le principe selon lequel les idées n’ont pas de conséquence sur la vie d’un être, sur son travail, sur la réalité en général, sur cette planète…C’était la concession qu’ils attendaient de ma part. Cela suffisait. J’avais abdiqué la raison que leur baratin vise à corrompre et à détruire. Oui, ils étaient incapables de traiter la matière, de produire en abondance, de dompter les forces de la nature. Ils n’en avaient pas besoin. Puisqu’ils avaient réussi à me dompter, moi  » « Je me suis rebellé le jour où les pillards ont voulu décider de la valeur de mon acier, mais je les ai laissés décider des valeurs morales de ma vie « 

 » Le créateur aspire à conquérir la nature. Le parasite aspire à conquérir l’homme. Toutes les destructions, tous les carnages sont nés de tentatives de transformer l’homme en robot. Un être sans droits, sans ambition personnelle, sans volonté, sans espoir, sans dignité. C’est un conflit vieux comme le monde, il porte un autre nom : l’individu contre la collectivité. Le monde se meurt d’une orgie d’abnégation  » (plaidoirie dans le film  » le rebelle » sur la livre de RAND : Fountainhead)

 » Si je n’avais pas conscience que ma vie dépend de mon intelligence et de mon travail, se disait Rearden, comme s’il parlait au long cortège des hommes venus du fond des siècles, si je n’avais pas eu pour principe d’utiliser mes capacités physiques et intellectuelles pour vivre et élargir mes horizons, vous n’auriez rien trouvé à piller, rien qui puisse vous faire vivre. Ce n’est pas ce qu’il y a de mauvais en moi que vous utilisez contre moi, mais ce que j’ai de bon, au contraire. Ce que vous reconnaissez comme bon, puisque votre vie en dépend, puisque vous en avez besoin, puisque votre but n’est pas de détruire ce que j’ai accompli, mais de vous l’approprier.  »

 » Et si les valeurs morales ne se définissent qu’en opposition à notre existence physique, alors il est normal de recevoir ce qu’on n’a pas mérité ; normal que le fait de ne rien faire soit considéré comme une vertu ; normal aussi qu’il n’existe pas de lien entre la réussite et le profit, que les animaux inférieurs, capables de produire, se mettent au service de ces êtres supérieurs  »

(le thème du roman « la grève » – Atlas shrugged – c’est la désertion et la disparition de ceux qui créent les richesses en vue de laisser les profiteurs, les parasites, les pillards se débrouiller entre eux et mener le monde à sa perte )

 » La censure est un terme qui se rapporte seulement à une action gouvernementale. Aucun individu ou agence privés ne peut imposer silence à un individu ou supprimer une publication. Seul le gouvernement peut le faire. La liberté d’expression des individus privés inclut le droit de ne pas être d’accord avec ses adversaires, de ne pas les écouter ni les financer…la fonction politique du droit de libre expression est de protéger les dissidents et les minorités impopulaires contre la censure, non de leur garantir le secours, les avantages et les récompenses de la popularité qu’ils n’ont pas acquise « 

L’Etat, c’est le bien.  

Le système collectiviste altruiste qui a étendu la notion de droit individuel au domaine économique (le domaine économique permettant d’étendre la mainmise sur la vie des hommes et de décliner à l’infini, au fur et à mesure que la société se complexifie et que les problèmes apparaissent, lois et réglements) repose sur la négation de l’idée suivante que pourtant, beaucoup de gens admettront, énoncée ainsi par Ayn RAND :  » Puisque la nature ne garantit ni la sécurité, ni le succès, ni la survie de manière automatique à qui que ce soit, c’est seulement la prétention dictatoriale et le cannibalisme moral du code altruiste collectiviste qui permettent à un homme de supposer ( ou négligemment d’imaginer) qu’il peut d’une façon ou d’une autre garantir une telle sécurité à certains aux frais d’autrui  »

Exploitant la peur, encourageant l’assistanat, sollicitant le profond désir de faire le bien ou d’être altruiste, on justifie toutes les mesures et toutes les culpabilisations utiles à la négation de cette vérité. Un tel Etat peut décider à sa guise de ce qui pourra ressembler à une entaille au droit économique de l’individu. La satisfaction des besoins fondamentaux, d’ailleurs même pas tous satisfaits (nourriture, logemennt,, sécurité, justice, instruction) est très largement dépassée.

« un homme a le droit de prendre les actions qu’il estime nécessaires pour réaliser son bonheur ; cela ne signifie pas que les autres doivent le rendre heureux « 

 » Le droit à la vie signifie qu’un homme a le droit de gagner sa vie par son propre travail, cela ne signifie pas que les autres (chaque individu par ses impôts ndr ) doivent lui procurer le nécessaire de la vie  »

 » Un homme qui donne à la vie humaine une valeur fondamentale et est pris dans un naufrage devrait essayer de sauver ses compagnons de voyage (sans toutefois que ce soit au péril de sa propre vie). Mais cela ne veut pas dire qu’après qu’ils ont tous atteint le rivage, il doive consacrer ses efforts à les sortir de la pauvreté ou de l’ignorance, ou soigner leurs névroses ou d’autres troubles qu’ils peuvent avoir. Cela ne signifie pas non plus qu’il doive passer sa vie à parcourir les sept mers à la recherche de victimes de naufrage qu’il pourrait sauver  »

 » la théorie des droits économiques inclut le droit de tout soi-disant dramaturge, poète beatnik, compositeur de bruit ou artiste fantaisiste abstrait qui ont une influence politique au soutien financier que vous ne leur donnez pas en n’assistant pas à leurs spectacles «   

Mais pour faire admettre telle ou telle mesure économique visant à satisfaire tel ou tel besoin, il faut rendre ce besoin évident ::

« Et voilà le but ultime de cette logorrhée intellectuelle que les hommes d’affaires ont voulu ignorer pendant des années, le but de ces définitions approximatives, de ces généralités dépourvues de rigueur, de ces abstractions sirupeuses affirmant toutes que l’obéissance à la réalité objective était une obéissance à l’Etat : qu’il n’y avait pas de différence entre une loi de la nature et un décret gouvernemental  »

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