LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

26 juillet, 2017

TUER LA MERE

Classé dans : Mere — inconnaissance @ 20:33

Il est plus souvent question de « tuer le Père » (le Père fantasmatique) que de tuer la Mère. Comme si la Mère fantasmatique était sacrée. Or c’est le sens profond de tout espoir ou désir de communion, d’union, de fusion mentale, sentimentale, spirituelle. (mère patrie, sainte-Mère l’Eglise etc)d’enfantement (mère des batailles) C’est la première étape, la condition nécessaire pour retrouver une fusion charnelle, un anéantissement du sujet individuel dans une matrice et la jouissance totale qu’elle implique. Il s’agit de combler le manque, d’annuler la séparation .

On commence, mentalement, à se fondre dans quelque chose qui nous enveloppe, nous imprègne, nous caresse, nous fait fondre, en rêvant à plus, toujours plus. Entre les deux, des effusions, des étreintes, des émotions partagées. C’est la raison pour laquelle l’attrait de tout ce qui passe pour une communauté est si grand. (COLLARO se moquait autrefois en parlant de secte.) Communauté d’esprit d’abord. Le plaisir individuel est mal considéré. Le plaisir individuel est peut-être le meilleur antidote contre cette tendance. Il suppose d’abord un individu et l’individu reste la mesure de ce plaisir. Et surtout, tout prouve que c’est la réalité de ce que nous sommes.

N’est-il pas clair que l’on se perd de vue , que l’on s’égare, quand on perd de vue son propre plaisir, quand on veut l’écarter, le nier, le supprimer, l’oublier. en cédant à l’invitation constante de la généralisation, du savoir., de l’union. Car son propre plaisir, c’est la satisfaction de sa propre nature. C’est le moi qui est séparé, c’est le moi qui aspire à la fusion contrairement à ce qu’on pourrait croire. Le moi c’est : j’ai raison – les autres le reconnaissent -, je sais – je connais les autres et le monde – , je suis bien -les autres m’estiment, Les autres, les autres que l’on rejoint par ces biais. Avoir raison, savoir, bien commun.Le plaisir du moi semble toujours devoir l’emporter sur le plaisir individuel, la volonté collective sur la volonté individuelle, même si après, on le regrette. Quelque fois amèrement. (« je me suis fait avoir ») Pour notre défense, il faut dire que tout nous invite, tout le temps, à choisir soit j’ai raison, soit je sais, soit je suis bien. Ce sont les appâts auxquels le poisson-moi mord infailliblement. Les autres nous y invitent en se situant eux-mêmes sur le plan du moi, nos pensées nous y invitent en nous proposant sans cesse des idées qui, dans la société ont raison, seraient du savoir, seraient bien. Surtout pas « je m’en fous et je m’en fous de m’en foutre » comme disait le « troufion » de Fernand REYNAUD.

Le plaisir individuel ne sépare pas le corps et l’esprit. Le plaisir du moi est surtout mental. Mais comme le mental semble pouvoir se dilater sans limites, et comme au plaisir mental il manquera toujours quelque chose, du corporel , et que ce corporel doit être du même genre, doit être aussi vaste, on devine les délires (et les dérives) qui peuvent s’ensuivre.

Peut-on lâcher le signifiant ? C’est ce qui arrive tout le temps. Que désigne-t-il ? Quelque chose à l’extérieur que nos sens perçoivent ? Le signifiant n’est pas présent quand l’intention est au repos.De plus, quelque fois, le signifiant n’a plus lieu d’être. Même un objet matériel, même un arbre, un rocher n’est pas éternel. D’où le désappointement :

« Il voulut tout revoir, l’étang près de la source

la masure où l’aumône avait vidé leur bourse

le vieux frêne plié…..

Que peu de temps suffit pour changer toutes choses «  (Victor HUGO . Tristesse d’Olympio)

Quelque chose à l’intérieur auquel nous pensons, que nous imaginons ? Si c’est abstrait, si c’est sans référent, quelque part, à l’extérieur, ce n’est pas plus permanent que la pensée puisque cela n’existe que dans notre esprit.. Si le mot disparaissait, du coup, cela disparaîtrait aussi complètement sans que nous cessions d’exister..

Le signifiant, c’est l’identité. L’identité définitive en théorie. .Mon identité, c’est mon nom. Supposons : Henri X. Si je perds la mémoire de mon nom, les qualificatifs, traits, caractéristiques à mon sujet perdent leur raison d’être. L‘adoration du père, l’opposition avec la mère, l’éducation étouffante dans l’exemple suivant Madame de STAËL   »adorait son père. Elle était toujours en opposition avec sa mère, à qui elle a rendu justice, mais qu’elle n’aimait pas beaucoup car elle avait un peu trop étouffée sa fille par son système d’éducation forcé » (France culture) Plus d’identité possible.Les métamorphoses sont à la mode aujourd’hui.

Le « Je » me représente, représente ma conscience du moment quand je fais retour à moi-même. Est-ce que je est permanent ? Le je , ce retour à moi-même n’est utile que lorsqu’il y a un problème à résoudre, une division, un conflit, ce qui n’est pas toujours le cas.. Il fait de la casuistique sur le vif. Le je est là pour choisir, départager.. En absence de problème, en absence de pensées pour résoudre le problème, le je n’est pas là. C’est le genre de signifiant qui désigne quelque chose à l’intérieur. Et derrière ou en amont de la conscience de soi du moment, ou de l’idée de soi, y-a-t-il quelqu’un  ? Qui ? Mais qui ?

Un je naît avec chaque pensée, et meurt avec chaque pensée. Mon nom ne désigne donc rien de permanent. Je suis sans nom à la naissance puis par intermittence, et je suis sans nom quand je meurs. Qu’est-ce que le je ? Un personnage social. Déjà cité : « Tout ce qu’on dit de nous est faux, mais pas plus faux que ce que nous en pensons «  (Paul VALERY)

On ne risque pas d’être autre chose qu’un personnage social si on se contente du sens que la culture a donné aux choses concrètes ou abstraites, on ne risque pas de s’affranchir du nom qu’on nous a donné ou du je qui parle et pense au nom du nom et autour duquel tout un tas d’idées se sont agglutinées si on se contente de l’identité que la culture nous a donnée. Si le sens que DESCARTES donne aux mots pense et suis est tout à fait celui que l’on trouvait dans la culture, dans le dictionnaire, je est un personnage social.

On est alors simplement l’enfant du désir paternel et du désir maternel, de la pensée paternelle et de la pensée maternelle, de son milieu, de sa culture. .

 Pour aborder la question autrement, NAN-SHAN (bouddhisme Chan « Au Sud des nuages » ) parle de « supprimer l’idée d’objet dans l’objet, supprimer l’idée de sujet dans le sujet « qu’est-ce que c’est que cette idée dans la chose ? «  renoncez à chercher à entendre le bruit du bruit, le silence du silence «

Les sens fonctionnent tout seuls, sans notre autorisation ou notre volonté. Dieu merci. Chercher à entendre le silence du silence, c’est vouloir retrouver l’idée que l’on se fait, que l’on s’est fait (le), du silence, dans le silence selon les sens. C’est l’idée ou le jugement a priori dont nous parlions. 

Le temps. L’idée de temps dans le temps. «  Dès que la pensée cesse, le temps cesse « Fin de l’idée de temps dans le temps. Penser le plaisir, c’est se priver de plaisir, penser la liberté, c’est se priver de liberté, penser le désir, c’est se priver de désir, penser la musique, c’est se priver de musique, d’une part parce que ce que nous aurons pensé ne correspondra pas au plaisir, à la liberté, au désir, à la musique etc quand ils viendront et d’autre part, si c’est notre plaisir, notre liberté, notre désir, notre musique etc (l’individuel dont nous parlions) les pensées en question, elles, ne nous appartiennent pas. Ce sont des idées reçues. Ce sont des sucreries pour le penseur, pour le sachant, pour le moi. «  S’oubliant lui-même, il cesse d’ériger un connaisseur devant un connu «  «  Décider par avance, décider par artifice de ce que l’on doit désirer, de ce que l’on doit cesser de désirer, de ce que l’on doit être, c’est là, par arrogance suprême du moi, tomber dans les domaines de Mara (dieu des enfers ndr) « On peut prévoir certaines choses autour de nous parce qu’on est sûr que certaines causes vont produire certains effets, mais en ce qui concerne ce que l’on va éprouver, ce dont on aura besoin, ce qu’on va penser, ce qu’on va désirer, comment on va réagir, on ne peut pas prévoir. Cela ne peut pas entrer dans une pensée nous impliquant.On ne peut pas juger quelque chose que l’on ne connaît pas.

Pensée, miroir du moi. « D‘instant en instant, de pensée en pensée, c’est l’illusion d’un moi qui transmigre «  Une illusion ? Pourquoi une illusion ? «  Conditionnés par les sens, les images des objets n’ont pas de consistance réelle. Conditionnés par la pensée, par l’identité, le nom, les objets n’ont pas de soi réel «  Ce n’est pas vraiment soi que l’on voit dans ce qu’on pense ou regarde et qu’on nomme, c’est le moi.

Que fait une note de musique  ? Est-ce un morceau du puzzle ? (de l’ensemble que l’on a en mémoire. Une idée). Est-ce un son inventé par le compositeur ? (cela nous est étranger. Une idée) Est-ce la forme énigmatique de ce que le compositeur veut exprimer ? (ZYGEL a dit ce qu’il fallait comprendre. Connaisseur-connu. Une idée) Est-ce un stimulus, réveille-t-il en nous des sentiments, un état d’âme ? (alors chaque instant doit être différent de l’instant précédent et doit éveiller un sentiment différent) Alerte-t-elle nos sens et les met-elle à contribution de façon plus ou moins ample  ? En quoi nous exprime-t-elle  avant que la pensée s’en empare ? Quels sons émettriez-vous si vous deviez exprimer votre tristesse ? . La musique met-elle de l’ordre en nous ?

Ecouter quelques secondes : https://youtu.be/BIOXn_2BjNo?t=911

    Est-ce que cela répond à quelque chose comme  : parle-moi de nous, murmure-moi à l’oreille des choses tendres.

murmu

« Lorsque la pensée d’objets ne constitue plus le fantôme d’un moi, chaque image, chaque son, chaque sensation est reconnue comme visage originel. Sans identité, chaque objet est le corps du bouddha « Cherche-t-on à entendre la note de la note, c’est à dire quelque chose que l’on avait déjà à l’esprit  ? Pas tant qu’on n’a pas mis un mot sur ce qu’on éprouve ou pas tant que l’on a une idée préconçue de ce qu’on devait éprouver.Pas d’idée de musique dans la musique, pas d’idée de l’oeuvre dans une oeuvre, pas d’idée de la bonne interprétation dans l’interprétation, pas d’idée ce que l’on devrait ressentir à l’écoute, pas d’idée de ce que devrait être le moment suivant, pas de mot sur ce qu’on éprouve. (envoyez balader les musicologues et leurs cogitations savantes) .

 »lorsque le phénomène est reconnu comme de la même substance que l’esprit….on comprend que rien ne peut jamais être atteint « L‘idée de sujet dans le sujet ou d’objet dans l’objet est de même substance que l’esprit. On ne va pas rendre un culte à son propre esprit.

Les pensées sont poussées par un mystérieux vent dans le ciel de notre conscience. Elles passent. Mais qu’est-ce que c’est que ce ciel, qu’est-ce que c’est que ces pensées Où se trouvent-elles, d’où viennent-elles, où vont-elles ? On ne sait pas mais ce n’est pas cela qui compte pour nous. Ce qui compte c’est le sens. C’est cela qui nous parle, nous intéresse. C’est en lui que nous nous reconnaissons. Si les pensées ont de l’importance, si elles ont de l’effet, c’est bien parce que nous nous reconnaissons dans certaines d’entre elles. Si les paroles des autres restent lettre morte, c’est bien parce que nous ne nous reconnaissons pas dans le sens qu’elles proposent. Pour je ne sais quelles raisons, l’esprit est une usine à pensées. Certaines d’entre elles sont comme des fumées toxiques. Certaines d’entre elles sont étranges, certaines très familières ; . La société est une usine à pensées. Certaines d’entre elles sont comme des fumées toxiques. Certaines d’entre elles sont étranges, certaines familières. . Dans les deux cas, on aime se reconnaître dans le sens des pensées.

Le moi est un magasin d’idées, situé quelque part. Un magasin d’idées chères. Un magasin d’idées convenues. Un magasin d’idées tournant autour de l’homme, de la vie, du bien. J’ai raison. Je sais, je suis bien parce que je c’est tout le monde. . Un magasin d’idées pour donner une identité, une valeur, un contenu à moi, au je, à mon nom. Il y a jeu de miroir : le moi aime se retrouver, se reconnaître dans les pensées qui passent et le sens fourni par la société. Mais pour se reconnaître, il faut des points de repères, des éléments stables. Se reconnaître, se retrouver, c’est aimer. Quel amour ?

« La fonction ou l’utilité essentielle du signifiant, c’ est la reconnaissance collective. c‘est bien la seule chose que l’on partage : la langue. parce que pour le sens que l’on donne aux choses, il ne peut y avoir d’accord. à chaque milieu ses codes. (L’ordre – tout bien rangé – c’est la facilité de nommer les choses. Tandis que si c’est le bazar, «  on ne s’y reconnaît plus ») On adore les signifiants aujourd’hui (on nous rebat les oreilles « grave » avec certains) comme les Hébreux adoraient le veau d’or hier ou les Egyptiens une statuette dans le temple. Il y a une forme, c’est à dire des sons émis ou pensés. Il y a une foule et une ferveur. De quoi se fondre, communier. (Raymond DEVOS savait surprendre voire piéger les sentiments collectifs en jouant avec les signifiants, du genre : parler à Jéhovah sans témoins)

N’est-ce pas comme cela que ça se passe ? Quelle est l’influence du groupe, des autres, de la société dans nos amours ?

Est-ce que nous aimerions notre fils, notre fille, notre conjoint, notre frère, le pauvre dans la rue si le groupe, les autres, la société n’avaient pas donné de la valeur aux mots frère, sœur, fils, fille, pauvre et si notre amour ne nous rapportait aucune considération, affection de la part du groupe ? (d’où le succès des amours impossibles au cinéma ou dans les livres)

Aimerions-nous notre mère si l’idée de mère n’était pas une valeur fondamentale de la société ?. Nous pouvons aimer toutes ces personnes si notre amour est uniquement fondé sur le type de rapport que nous entretenons avec elles et sur le plaisir que nous en tirons. A contrario, le jaloux est extrêmement sensible à l’opinion des autres, il lui accorde une énorme importance. De même qu’un enfant est jaloux parce que son frère ou sa sœur a reçu quelque chose de ses parents et pas lui (or l’amour des parents est capital, c’est l’enjeu, l’amour n’existe pas comme se plaisent à dire certaines personnes, il n’y a que des preuves d’amour) , le jaloux adulte est jaloux parce que son voisin ou son collègue a quelque chose que la société valorise et pas lui. (il y a fort à parier que dans sa vie, la mère a une énorme importance)

C‘est pourquoi, on peut disserter à l’infini sur des notions telles que le temps, la liberté, l’espérance, le mal, la responsabilité, la foi, la mère, l’homme etc etc etc en prenant des idées ici et là dans la culture, en les tournant et les associant adroitement pour en arriver à de jolies formulations (qui auraient pu être différentes, ce n’est pas grave) , Sur France Culture on lit : «  Ce que montre la figure de Socrate, c’est que la philosophie n’est pas une réflexion conceptuelle mais une autre façon de vivre. Faire de la philosophie consiste à ne pas orienter sa vie selon des concepts comme la justice et la vérité « Non, c’est pas vrai. C’était «  Ce que montre la figure de Socrate, c’est que la philosophie est à la fois une réflexion conceptuelle et une manière de vivre. Faire de la philosophie consiste ainsi à orienter sa vie selon la justice et la vérité. « Pourquoi les intellectuels ne sont-ils jamais d’accord ? Parce que ne pouvant faire référence à des choses extérieures ou collectivement observables, c’est un dialogue de sourds. Chacun fait référence à quelque chose de différent.

 Mais nul ne peut répondre aux questions : qu’est-ce que c’est que l’idée de temps, de liberté, d’espérance, de mal etc Et pour cause. L‘idée de temps, l’idée de liberté, l’idée de mal, l’idée de responsabilité ne correspondent à rien. Il faut qu’elles se suffisent à elles-mêmes comme le signifiant se suffit à lui-même. « Les choses de l’amour sont l’amour «  au sens où Dieu, ce sont ses attributs, l’amour, ce sont ses attributs, la liberté, ce sont ses attributs. (et pourquoi ne change-t-on pas les attributs de Dieu, comme Fritz ZORN ou Vittorio GASSMAN ?)

Mais, mais remarquez que chaque attribut de Dieu, de la liberté, de la responsabilité, du mal, ce sont ses attributs et ainsi de suite. Comme dans le dictionnaire où chaque mot est défini par des mots qui sont définis par des mots qui sont définis par des mots..etc c’est tout. Que dira-t-on de quelqu’un qui méprise ou inverse les valeurs en cours dans une société, c’est à dire les sentiments que certains mots suscitent chez tout le monde ? (exemple : « le mauvais sujet repenti » de BRASSENS)

Autrement dit, il y a l‘idée de communion, l’idée d’union, l’idée d’amour, l’idée de fusion, l’idée de mère – que la culture a investies – et qui sont de la même substance que l’esprit Pourquoi devrait-on régler nos sentiments sur les sentiments de la culture ?. (tout ce qui est culturel est fantasmatique. L’objet culturel est une création du mental) La mère fantasmatique, au niveau social, c’est un sentiment devenu valeur en tant que tel parce qu’il est collectif. « Écrire c’est lutter, c’était gagner ma vie comme les croyants gagnent leur paradis » déclare Violette LEDUC sur France-culture. Supposons : pas de valeur collective à embrasser en ce qui concerne « lutter » ou « gagner sa vie » synonyme de la sauver. Pas de valeur collective à embrasser pour l’idée de mère. Alors ? Contradiction totale. Idée de mère = collectif / Rejet du collectif .

Il y a une femme, A dit que c’est sa soeur, B dit que c’est sa grand-mère, C dit que c’est son épouse, D dit que c’est sa mère. C’est pourtant la même femme. Qui a raison ? 

Ni altruisme collectiviste, ni sentiment religieux (au sens de religare = relier) .Tout ça, c’est de la pensée.

 Ce que nous voulons surtout , c’est nous exprimer, pas nous identifier ou nous définir, pas nous enfermer nous-même dans une prison ; c’estaimer et être aimé, pas correspondre à une image de l’amour.

p.s. : pour la tristesse, c’est quelque chose comme ça qui vous venait ?  https://youtu.be/WM6pP1-D4F8 

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