LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

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15 novembre, 2017

LE MONDE EST VOTRE ENNEMI

Classé dans : Je — inconnaissance @ 10:40

Aucun sens ne serait plus attribué au supposé détenteur d’un libre-arbitre, il n’y aurait plus personne. S’il semble avoir une existence, c’est parce que l’on se raconte son histoire, on lui attribue une histoire. Des pensées continueraient d’apparaître, mais il n’y aurait plus personne pour les représenter ou les assumer. Les pensées et leur sens, le monde lui-même, ne pourraient plus désigner quelqu’un avec succès. .Sens pour soi, oui, sens de soi, non. En même temps – c’est la même chose – la quête d’une approbation, d’un jugement identique cesseraient. Je peux avoir besoin de quelqu’un pour m’expliquer comment on fait ceci, où se trouve un renseignement, mais personne ne peut me dire qui je suis ou qui je devrais être . Une personne qui voudrait le faire brosserait un portrait social, moral, psychologique etc c’est à dire que je serais défini en fonction de ces systèmes de pensée , je ne serais que l’objet de pensée de ces systèmes. Est-ce que j’ai une tête d’objet de pensée ? Et si personne ne peut me dire qui je suis ou qui je devrais être, je ne peux pas non plus le savoir en utilisant les connaissances ou la culture que l’on m’a transmises. C’est pareil.  

Mais les pensées sont des jugements, elles sont dotées d’une certaine valeur et affirment des valeurs (qu’on appelle aussi lien social) . Le libre-arbitre juge.

A tout moment, on est tenté par un jugement. A tout moment, un jugement pointe son nez. C’est l’attrait que peut avoir quelque chose qu’on a l’impression de s’approprier. (X est un génie. Monté sur mon piédestal, je fais de X mon objet de pensée) C’est l’habitude prise de fonctionner en tant que moi par rapport aux autres moi. (et toi tu dis que X n’est pas un génie?) .S’il n’est pas concevable de n’être personne (plus de moi dont je me raconte l’histoire) et de voir dans autrui une personne (quelqu’un d’autre qui se raconterait son histoire) , il est clair que moins on voit dans autrui une personne et moins on a tendance à se prendre pour une personne. Les rapports humains fonctionnent ainsi, c’est une affaire de correspondance.

Il a pu y avoir erreur, j’ai pu mal agir, il y a lieu de la corriger, mais je ne suis peut-être pas le sale type que la pensée d’avoir mal agi pourrait prétendre que je suis. Il n’y a peut-être personne pour endosser cette identité culturelle. Ce sens, «  mal agi » me parle, c’est clair, je ne suis pas mort, mais me définit-il , m’attribue-t-il une identité ? Il ne définirait qu’un libre-arbitre dépendant de l’alternative qui se présentait à moi, des pensées que cette alternative suscitait en moi,ou il ne désignerait que l’apparition momentané d’un je momentané. .

Les pensées qui surgissent ne peuvent donner naissance à une personne, au centre-je, qu’à partir du moment où il y a jugement. C’est le jugement qui donne naissance à la personne, parce que le jugement c’est le choix du bien ou du mal, du bien atteint ou du bien raté, du très bien ou du moins bien, et que je suis un libre-arbitre. (Et d’ailleurs vous le constatez tous les jours : les explications déterministes que l’on donne du comportement de quelqu’un excluent la présence du libre-arbitre . Mais si on le juge, là oui, on le réintroduit) Mais pourquoi ce libre-arbitre ou cette personne devraient-ils être pourvus d’une existence permanente ? . (elle est ben aimable, cette personne. Sous-entendu : on peut compter sur elle pour être toujours aimable)

Les valeurs sont pourtant insupportables et le jugement de valeur est pourtant lui-même un choix intenable

Négatif, il est tellement destructeur que ceux dont la profession est de représenter le bien ne peuvent que s’abstraire et se faire l’instrument d’une institution désincarnée. (la justice, la loi, la nation) En effet comment peut-on dormir tranquille quand on a condamné une partie de l’humanité (pas seulement une personne, mais tous ceux qui entrent dans la catégorie définie par les raisons de la condamnation) quand on a porté un jugement sur des bases impossibles à prouver  quand on a endossé le rôle de l’irréprochable ? Exercer son libre-arbitre, c’est se mettre immédiatement dans son tort. Il vaut mieux n’être qu’un simple exécutant. Positif, c’est aussi imprudent.

Le choix est la séparation et l’identité. .

Séparation d’avec soi-même donc symétriquement, séparation d’avec les autres. Depuis quand n’êtes-vous pas la totalité  c’est à dire depuis quand avez-vous une conscience qui n’aurait pas le droit d’exister et une conscience qui aurait le droit d’exister ?

Depuis quand ce qui est devrait-il disparaître au nom de ce qui n’est pas ? (ou du moins pas encore)

Depuis quand n’êtes-vous pas la totalité de votre conscience ? Tout ce qu’il y a dedans, c’est vous. L’amour et la haine, la peur et le courage, la générosité et l’égoïsme.etc

Etant la totalité, je ne suis pas un libre-arbitre qui choisit car la totalité, par définition, ne choisit pas.

Du point de vue de la totalité, une chose qui entre dans la composition du tout n’est pas plus vraie qu’une autre au point que l’on pourrait dire  oui ceci, c’est plus moi que cela, ou ceci c’est moi et pas cela.

Etant la totalité, tout et rien en particulier, je ne suis pas ceci ou cela en particulier.

En revanche, celui qui s’identifie à un jugement (ou celui qu’un jugement identifie) , est séparé de ceux qui s’identifient à d’autres jugements.

Rien n’est séparé dans la totalité.

La totalité ne peut être un concept abstrait, vague, un de ces innombrables sujets de dissertation ou de réflexion, une occasion de citer tel auteur et tel autre ; Ce ne peut être que le règne sans partage de sa propre conscience.

Et puis il y a la culture, la civilisation.

De tout temps on a désiré être avec, faire partie du monde, du groupe, de la famille, jouer le jeu, on a cherché à plaire, et cet amour initial nous a joué un très mauvais tour. Car nous ne savions pas que le monde, le groupe, les autres se manifestaient d’une façon telle qu’en embrassant leur désir, qu’en cherchant à leur plaire nous devions trouver le malheur. L’amour nous a plongés dans le malheur. Et ça les amis, c’est dur à digérer !

De quoi s’agissait-il toujours ? Le monde – la société, le groupe, les autres - avait un but, un objectif tels qu’il fallait être son instrument, son outil pour lui permettre d’atteindre ce but.

Ce but n’était pas un but concret, la réalisation d’un objet quelconque, c’était un objectif moral, métaphysique, spirituel . Et notre contribution ou notre utilité consistait à adopter la nature morale, métaphysique , spirituelle adéquate. Les choses ont évolué de telle façon que nous avons embrassé l’idée qu’il y avait ce genre de but et qu’il fallait le servir. La vie, c’était ça. Et la vie consistait à faire de soi ce genre d’outil, d’instrument moral, métaphysique, spirituel au service d’un but, d’un projet collectif. C’est l’altruisme..

Le libre-arbitre est obsédé par le bon choix, obsédé par le service de ce genre d‘objectif. Il s’agit d‘être l’objet qu’il faut, il s’agit d‘être un objet, l’objet d’une pensée car le but moral, spirituel, métaphysique, psychologique, ce ne sont que des idées.

D’où la lutte permanente pour faire du tri sélectif dans la conscience, pour évacuer tout ce qui ne colle pas avec l’objet désiré Fonctionnement organique et pensées indésirables datant du passé sont combattus pêle-mêle. C’est la raison pour laquelle la conscience est notre ennemie et l’objet de pensée notre prison. (C’est bizarre cette violence dans le monde…vous avez dit bizarre ? Bizarre!)

Ce schéma mental est si bien incrusté que peu importe maintenant l’objectif moral, métaphysique, spirituel, psychologique à atteindre, du moment qu’il y en a un. Le fait de ne pas pouvoir faire autrement que de s’identifier à un objet de pensée, à un instrument au service d’un but, nous conduit automatiquement à embrasser le premier but qui passe à notre portée. Et puis s’il nous échappe, à le remplacer par un autre. Il nous faut une croyance, il nous faut une illusion. (d’où le dialogue intérieur incessant, les images de soi incessantes)

Les gens, surtout certains, sont vus comme des passeurs de but en puissance, et l’amour consiste à devenir leur instrument.

La seule chose à faire pour sortir de ce cercle infernal consisterait à cesser de vouloir être un objet, un instrument. Il consisterait à cesser cet auto-façonnage. Il deviendrait inutile de continuer ce tri, ce combat intérieur. On redeviendrait la totalité en question. .

Il y a beaucoup de gens, et de très intelligents, qui passent leur temps à critiquer les buts en cours (les valeurs d’une société, les prétentions de quelque notable, les croyances des uns et des autres etc) mais ils n’ont qu’une chose à faire : se détourner de ces buts, ne plus les servir. La critique deviendra inutile.

Le monde ne vous aime pas, il vous hait. Et cela va bien au-delà des malfaisants qui convoitent le pouvoir et la richesse. Tout le mal que vous pouvez faire, c’est le monde qui vous en a donné l’idée. Il vous a fait miroiter le mal.

Pourquoi se faire des reproches pour les fautes et les erreurs qu’on a pu commettre dans le passé ? L’objet de pensée-libre-arbitre ne faisait qu’être fidèle à lui-même, à un système de valeurs même si ce n’était celui de la majorité.  Il n’était que leur jouet. Il croyait bien faire. On peut maintenant, éventuellement, rectifier le tir, c’est tout. Allez en paix.

Laissant de côté les bonimenteurs, tous ceux qui proposent des buts métaphysiques, moraux, spirituels, psychologiques à atteindre – buts-solutions de la société – et qui voudraient nous utiliser (voire nous soutirer quelque argent) , il faut bien aussi constater que beaucoup de ceux qui nous enseignent, d’une façon ou d’une autre, comment se présente ou comment pourrait se passer cette réconciliation avec sa propre conscience, cet abandon de l’auto-façonnage sans pour autant le condamner – lui aussi fait partie de ce qui est- alimentent le schéma mortifère et nous tirent une balle dans le pied, quoi qu’ils en pensent. Car ils ne peuvent éviter de recourir à des valeurs générales (voir les mots, les concepts qu’ils emploient, un vocabulaire parfois semblable à celui des bonimenteurs) , à des jugements convenus et convenables, qui s’adressent au quêteur de savoir en chacun de nous et sollicite le libre-arbitre avide de s’emparer d’un bon choix à faire (ah il a parlé d’offrande, j’aime bien! ça rejoint etc ) , un bon choix approuvé par les autres ou par un sage. C’est encourager encore le modelage, le façonnage de soi-même en vue de satisfaire ces valeurs générales ou idées-solutions. Tous les accrocs à la quête spirituelle n’attendent que cela : pouvoir retenir quelques idées précieuses à méditer et à appliquer. C’est comme si ces enseignants n’étaient pas tout à fait sortis du schéma et continuaient, eux aussi, à se prendre pour un objet de pensée en rapport avec un objectif.

Car vous savez comment cela se passe : quand on a des convictions, des idéals, des objectifs, on part d‘eux ou on fait l’hypothèse qu’ils seraient atteints ou on considère les choses en fonction d‘eux. Bref, c’est commencer par la conclusion. (dame ! Il faut bien que le libre-arbitre parle à partir d’une identité préalablement constituée) C’est la preuve que l’on est scotché à quelques grandes idées. Si, comme disait Jiddu KRISHNAMURTI «  La vérité est un pays sans chemin » il ne faut pas entretenir les chemins, les remplacer ou en ajouter d’autres, il faut tous les détruire. .

Le phénomène intéressant est donc le rapport de la conscience à celui dont on se raconte l’histoire. Comment fait-on pour se retrouver prisonnier ? .

Plus les pensées sont chargées affectivement, et plus elles ont de pouvoir. Or, ce n’est pas la même chose d’aborder une pensée en tant que pensée et d’aborder une pensée en tant que phénomène psychique. Dans le premier cas, on examine le sens en fonction de ses connaissances ou croyances, dans le second, on examine le phénomène en fonction de son effet sur soi. Quand une pensée est très chargée affectivement, on est plutôt sensible au fait , dans le premier cas, qu’elle donne du prix au sens , et au fait, dans le second cas, qu’elle donne de l’émotion. L’émotion, ça se résorbe. . .

Quand on a compris que l’objet de pensée-soi à façonner est un libre-arbitre en quête du bon choix, on ne peut pas s’étonner que ce soit l’émergence d’un jugement dans la pensée qui réactive et lance cet objet. C’est pain béni pour le libre-arbitre. Fumer tue.

Quand on a compris que le but (moral, métaphysique etc) est un rêve, une utopie (ce qui devrait être, les magnifiques valeurs, les innombrables idéals) , on ne peut pas s’étonner que le produit de ce rêve soit aussi un rêve, une utopie. Contrairement à la conscience qui est un donné qui se passe de notre participation, l’objet de pensée a besoin d’être créé mentalement.

Quand on a compris que le but donne à l’objet un visage opposé, il faut s’attendre à avoir d’autant plus de problèmes qu’on a d’objectifs de ce genre.

Quand on a compris qu’avoir épousé des buts métaphysiques, moraux, c’est à dire mystérieux et inatteignables permet de les avoir en permanence à l’esprit, devant soi, toute sa vie, et que le libre-arbitre s’exerce en fonction d’eux, on comprend qu’il ne risque pas de disparaître.

Quand on a compris que ces buts abstraits mystérieux en fonction desquels s’exerce le libre-arbitre ne permettent pas d’être sûr qu’on leur a bien été fidèle, on comprend que le libre-arbitre est toujours dans l’angoisse.

Quand on a compris qu’après avoir fait du libre-arbitre quelque chose de mystérieux et de permanent, d’abstrait et de très important, on ne peut plus le voir comme une simple apparition momentanée d’une fonction cérébrale ordinaire devant un dilemme, on ne peut plus qu’en faire un truc spécial, à part, indépendant du fonctionnement du cerveau.

Quand on a compris que le libre-arbitre ne peut jamais être tranquille parce qu’il dépend des alternatives qui se sont présentées et qu’elles sont limitées, imparfaites, conditionnées, parce que le déterminisme sur lequel il compte pour que son choix produise les effets escomptés n’existe pas, parce que les autres que sa décision implique ne sont jamais ce qu’il croit qu’ils sont, parce qu’‘il voit le monde à son image c’est à dire que c’est un rêve, parce que ce qui lui semble vrai à un instant ne l’est plus l’instant suivant, parce que ce fonctionnement du libre-arbitre nous est incompréhensible, on comprend qu’il n’y a rien de moins sûr, de plus irréaliste, que le libre-arbitre et que s’agripper à ça, c’est s’agripper à du vent.

Donc l’objet de pensée libre-arbitre a un énorme besoin d’affection, d’approbation, de soutien, d’amour, pour se consoler de tous ses malheurs, de toutes ses angoisses et de tous ses problèmes. La charge affective que le sens d’une pensée peut avoir est là pour ça.

La conscience n’a de compte à rendre à personne, elle n’a pas de référent externe puisque tout en fait partie. La conscience ignore la valeur de toute chose. On veut me forcer ou on me pousse à savoir la valeur des choses, mais en vérité, je ne sais pas par moi-même. Je n’aime pas souffrir, je n’aime pas blesser les gens, mais je suis incapable de connaître la valeur de la souffrance et de la blessure que j’ai pu infliger sans avoir recours à des connaissances reçues, une culture. La conscience n’est pas un objet de pensée, elle ne m’appartient pas. Et je ne sais pas ce que c’est. Ce que l’on nomme les objets de conscience, pensées incluses, sentiment de soi inclus, ne peuvent être à moi, au sens où j’en aurais la maîtrise, où j’en disposerais, pas plus que je ne peux prétendre avoir en ma possession la vue, l’ouïe etc Ils ne sont pas personnels en tant que fonctions.;.

Alors qu’est-ce que c’est que l’absence de modelage de soi chez ceux dont je parlais au-dessus et chez d’autres dont je ne parlais pas  ? La reconnaissance effective, spontanée, soudaine que le libre-arbitre ou le centre-je n’est qu’une croyance , une simple superstition, un délire. La façon de s’y prendre pour se libérer d’une croyance est semblable à la façon de s’y prendre pour atteindre cette reconnaissance. Si l’une est absurde erronée ou vaine, l’autre aussi. Comment faites-vous pour vous débarrasser d’une croyance ? Comment faites-vous pour vous débarrasser du croyant ?

Unmani Lisa HYDE

 » Rien ne provoque la reconnaissance. La reconnaissance est la fin de la croyance en l’histoire « Quand il est clair que l’histoire de moi, de mon libre-arbitre, que je me raconte n’est pas mon histoire, que ce n’est que celle d’un objet de pensée imaginé.

 » Le chercheur essaie de trouver sa vraie nature, pensant qu’il est possible d’obtenir une réponse dans le jeu lui-même  » Ma vraie nature dans cet objet de pensée culturel ? Vous avez fumé de la moquette ! .

 » Je peux essayer d’être plus authentique, ou plus méditatif, mais tout cela fait partie du jeu. » Ce sont les utopies culturelles que le libre-arbitre ou le moi aime tant. .

«Il n’y a jamais aucun choix. Le choix est un concept reposant sur l’idée qu’il existe un individu séparé qui peut choisir « L’objet de pensée-soi n’est pas séparé de la totalité qui ne choisit rien ou est intégré dans le fonctionnement du cerveau. Séparé  ? ? .

«La Vie joue à être un personnage. Le personnage est joué. Il n’y a aucune illusion de contrôle. Il n’y a que la vision de ce qui arrive  » Qui va contrôler le personnage alors que le contrôle, la volonté, le choix, sont censés être justement le personnage. ? .

Jeff FOSTER

«  Il a été vu que ce n’était pas du tout ma vie, et que quoi qu’il se passe, il y avait là une liberté qui ne pouvait disparaître, car ce n’était pas quelque chose que je possédais. C’était quelque chose qui était simplement là et qui n’avait rien à voir avec moi »  comme la fonction vue n’a rien à voir avec le sentiment de soi ou le libre-arbitre .

« Vous ne vous libérerez jamais de la recherche, vous êtes la recherche » Le libre-arbitre ne peut pas, en faisant un choix, se libérer du libre-arbitre.

«  Lorsque le point de référence du « je » tombe, vous ne pouvez plus rien dire sur vous-même » Lorsque la croyance dans l’existence d’un libre-arbitre tombe, que reste-t-il à dire sur soi ?

Richard SYLVESTER

«  La Libération n’est pas personnelle et n’a rien à voir avec une expérience psychologique, émotionnelle ou spirituelle, aussi subtile soit-elle »

« Mais le paradoxe est, alors que nous nous mettons en route sur ce chemin spirituel pour devenir plus adéquats, qu’il n’y a jamais eu, là, personne qui ait besoin d’être amélioré. Et l’idée de faire des choix devient ridicule et s’évanouit lorsqu’il est vu qu’il n’y a personne» c’est la personne, c’est le libre-arbitre qui fait des choix. S’il n’y a plus de libre-arbitre, plus de choix, plus de meilleurs choix à faire.

« L’idée qu’une personne illusoire puisse, elle-même, réussir à voir qu’elle n’est pas réelle, est complètement absurde»

« La sensation que le choix existe sera présente tant qu’il y aura une personne» C’est la même chose.

« La Libération est ce qui est pendant que vous cherchez la Libération »

Miguel RUIZ

«  Chaque fois que nous essayons d’être ce que nous ne sommes pas, nous échouons « 

«  Tu comprends que ce que tu crois (à ton sujet, l’histoire de toi que tu te racontes ndr) n’est pas la vérité. C’est une histoire. Tu comprends très bien cela, mais tu ne le crois pas «

UG

«  Si vous cessez d’agir sous l’emprise de l’espoir et du désir de continuité tout ce qui accompagne vos actes n’existera plus « ..

«  Il n’y a rien à changer ou à transformer « 

«  Vous n’aurez de paix qu’en abandonnant toutes vos idées sur la conscience et que vous vous mettrez à fonctionner comme un ordinateur…sans jamais mettre en question vos actions avant, pendant et après l’exécution » Je veux croire qu’il parle de la vie en société, des relations avec des fonctions sociales, quand tout est une question d’usages. Parce que je ne me vois pas me comporter ainsi avec des proches.

La libération ne peut pas considérer que le chercheur ou le libre-arbitre en quête du bon choix n’est pas ce qui est et doit être supprimé. Mais le chercheur ou le libre-arbitre en quête du bon choix ne peut plus commander à ce qui est, il n’y a plus personne pour commander.. Ce n’est plus qu’une coquille vide.

 Comment fait-on pour se laisser engloutir ou pour se perdre dans la coquille ?

Chaque fois que l’on a recours à des valeurs en vigueur, à des idées générales (sociales, morales, psychologiques, il y en a des tonnes etc) , c’est pour se raconter sa propre histoire -l’histoire d’un concept comme père, mère, chrétien etc -, pour faire partie de la croyance collective, pour faire plaisir à la croyance collective.  L’engloutissement est le moment où l’on se met à faire usage de ce genre de choses. Quand il s’agit de soi, l’unique, il ne pourra jamais s’agir d’idées générales.

L’objet de pensée ou libre-arbitre, produit d’une histoire, prend toujours à témoin, rend toujours des comptes, intérieurement ou extérieurement. Se laisser aller à le faire, s’y livrer, c’est se laisser engloutir.

La volonté ne vient jamais de la totalité, elle vient du personnage. Il y a engloutissement au fur et à mesure que la volonté perd le caractère impersonnel de pensées culturelles générales..

Pas de fin de la croyance dans l’existence de la personne tant qu’on n’a pas perdu toute sa foi dans les idées générales, les valeurs en vigueur, les vérités collectives On n’invente pas sa propre histoire, elle est déjà incluse dans ces choses-là. La valeur semble être le résultat d’un choix, mais si on n’est pas l’auteur de la valeur, on n’est pas celui qui a fait le choix non plus

Quand la pensée intervient dans la prise en considération de son propre rapport à celui dont on se raconte l’histoire, on est déjà en voie d’engloutissement. Pour perdre la croyance en la réalité de cet objet de pensée, il faut avoir un contact direct avec ce qui se passe, il faut percuter le fait qu’on n’est pas le penseur de la pensée qu’on est le penseur d’une pensée.

Le libre-arbitre ne peut pas être celui d’une personne réelle, de ma personne, c’est une invention de la culture, un objet de foi proposé par la culture, et on n’y est pour rien. .Je ne suis pas plus Dieu que la Justice ou le libre-arbitre.

prier1

 Océanique :   https://youtu.be/ZwZQcGzJs8M?t=1050

 

 

 

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