LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

21 avril, 2018

LIBERTE, QUE DE CRIMES…

Classé dans : Liberte — inconnaissance @ 19:32

Quand le libre-arbitre est censé régner, quand on prétend l’exercer, on agit conformément à une raison qui semble bonne. C’est cela qu’on appelle choisir : c’est suivre un sentiment ou un jugement positif qui s’impose à nous. Le sentiment de bien choisir. est .le sentiment que c’est ce qu’on veut

On ne veut pas ignorer la cause de nos actions. Même l’inconscient peut être invoqué comme cause familière.

On tient à trouver une bonne raison, une justification à nos actions. On en trouvera, quitte à en inventer. Tant que les valeurs respectives de différentes options ne sont pas démêlées, on ne choisit pas.

On trouve de bonnes raisons pour répondre à une demande d’explication ou à une remise en cause ou pour se donner quitus à soi-même, se justifier à ses propres yeux ; Cette propension à invoquer de bonnes ou justes raisons à une conduite est la chose du monde la mieux partagée. Cette propension à se justifier est un processus mental très répandu.

C’est la preuve que nous sommes possédés par l’idée d’être – plus que d’avoir – un libre-arbitre. Ce serait notre véritable nature. Libre-arbitre = volonté propre. ? Quand il fait défaut, on n’est pas à l’aise.

Or il est clair que jamais on ne choisit délibérément le mal ou ce qui apparaît comme tel. Le libre-arbitre choisit le bien, représente le bien. Ou ce qui apparaît comme tel. Mais qu’est-ce que le bien ? Si une raison est bonne parce que lui obéir est agréable et lui désobéir désagréable, c’est notre plaisir qui la rend bonne. Si une raison est bonne parce que « bonne » est un jugement d’autorité qu’il faut admettre sans examen, on ne sait pas ce que c’est que ce bon ou ce bien.

Pour éviter d’être troublé par ce genre de questions, la meilleure solution est d’évacuer l’idée de liberté individuelle et de considérer qu’il y a un système ou un ordre auquel tout le monde doit se plier ; Se plier = bien. Ne pas se plier = mal.

«O liberté, que de crimes on commet en ton nom. » (Manon ROLAND) Ce n’est pas de cette liberté individuelle là que je parle. Cette liberté-là, source de crimes, est celle d’un libre-arbitre qui veut obéir à un bien qui n’est pas encore au pouvoir ou dont le pouvoir serait menacé. C’est celle d’un libre-arbitre qui s’autorise de soi-disant bonnes raisons pour imposer sa vérité à tous au prix de quelques massacres. C’est celle d’un libre-arbitre qui considère que ceux qui agissent en fonction d’autres critères que lui sont des ennemis de la liberté, de sa liberté. Cette liberté-là n’est pas la liberté individuelle, c’est la liberté d’une idée. L’idée a des défenseurs, des porte-paroles qui oeuvrent pour qu’elle puisse se déployer et s’imposer. Quand quelque chose s’oppose au progrès d’une idée que l’on dit bonne, c’est une atteinte à la liberté. Raisonnement : l’idée est bonne, donc tout le monde y souscrit ou va y souscrire, donc c’est à la volonté de tous que l’on s’oppose donc c’est une atteinte à la liberté. Exemple : la démocratie est bonne donc tout le monde ne peut qu’y souscrire donc ceux qui sont contre la démocratie sont des tyrans)

Non seulement une idée générale présumée bonne, juste, est, à elle-même, sa propre cause, son propre but, mais en plus, son ambition est sans limites. ; .

L’aura dont s’enveloppent ces idées du bien, la réputation dont elles jouissent nous empêchent d’être sensibles à la haine dont elle sont immanquablement accompagnées.dirigée contre ceux qui ne sont pas d’accord.

La liberté individuelle dont je parle est plus raisonnable et plus saine. Elle est celle qui pourrait nous faire dire en maintes occasions : comment pouvez-vous, comment osez-vous, de quel droit ? Prétendez-vous diriger ma vie ? Vous savez, un professeur, un psychologue, un spirituel, un médecin, un penseur, un moraliste, un politique, un journaliste etc qui en vient à nous dire quelque chose comme : il faut, vous devriez, voilà la raison. Il fait peu de cas de notre désir., de notre liberté de désirer, d’éprouver et de décider librement.

La liberté individuelle vise à se préserver en s’appuyant sur une conscience, l’autre liberté se sert d’idées générales du bien. Leurs porte-paroles exploitent la dimension généralisatrice et pompeuse de ces idées. (Europe, Europe, Europe…) .

Comment osez-vous, de quel droit = vous êtes sûr de faire le bien, sûr que vos raisons sont bonnes et en fonction de cela, vous voudriez que je fasse ceci, que j’ai telle opinion. Mais comment pouvez-vous vous substituer à ma liberté de désirer, d’éprouver et de décider ? Qui vous a donné, à vous, ce droit indépendamment des raisons dont vous vous autorisez ? Ainsi, vous n’êtes qu’une fonction, qu’un concept, qu’une idée, qu’une abstraction. En tant que tel, vous n’existez pas. Personne ne prononce les discours politiques que l’on entend.

Religions instituées et sociétés organisées ont toujours été indissociables. Chacune a besoin de l’autre. Quelle emprise, quelle influence la religion pourrait-elle avoir sur les hommes en dehors de leur comportement en société ? C’est ce comportement qu’elle veut contrôler, réglementer. Sinon, que deviendrait-elle ? Quelle emprise, quelle influence un appareil d’Etat et son régime pourrait-il avoir sur des individus qui ne croient en rien et qui ne croient personne ? Il faut qu’ils adoptent la religion de la société : catholicisme, communisme, socialisme, droitdel’hommisme, libéralisme, multiculturalisme, féminisme etc. (foi, futur, beau ) On devrait pourtant se rappeler – l’histoire en témoigne – que ce que ces religions proposent n’est jamais pour soi – ou alors dans un futur improbable – mais toujours pour les autres.

Il vaut mieux que la confiance dans la société soit synonyme de confiance dans une religion quelconque. (d’où les remords maladroits de nos présidents au sujet des religions)

Utiliser la généralisation inhérente des mots et dessiner un certain type de société, c’est pareil. Des mots comme homme, liberté, société, vie, bonté désignent et impliquent tout le monde, mais ils n’ont pas le même sens et la même importance dans des cultures différentes. Ce n’est pas seulement une question de points de vue personnels, c’est aussi le fait qu’ils ont socialement des rôles différents. Ces rôles caractérisent une société. (quid de l’idée de liberté en terre d’islam?) Porter des jugements de valeur et militer, s’engager pour un type de société, c’est pareil « Refonder l’Europe avec Cynthia FLEURY » (France Culte)

popeye

Si un mot n’existait pas, vous ne pourriez pas vous penser et penser les autres avec. Vous ne pourriez pas penser qu’il est un repère commun, une façon collective de se penser . Vous ne pourriez pas en faire une valeur cardinale et collective. Vous ne pourriez pas travailler ou contribuer à son respect et son application par tout le monde et procéder à des jugements et des condamnations. L’enjeu est donc le sens qu’on lui donne après l’avoir créé. (UE = monstruosité ou UE = trésor)

De la même façon que la charité, l’humilité, le pardon, le désintéressement, l’endurance, la sainteté, caractérisent le type chrétien, les concepts de valeur propres à une société caractérisent le bon citoyen. Faire de la publicité pour la prévention en matière de santé c’est agir en faveur d’une mobilisation collective pour la prévention ce qui modèle une société. (Faire en sorte que tout le monde pense et agisse de la même façon en prenant soin de soi)

Chacun est invité à être un bon spécimen de cette culture. Et comme ce n’est jamais parfaitement réussi, on passe sa vie à essayer de s’amender. Ces idées vous possèdent et non le contraire.

Cette façon de penser vient du dictionnaire. Quand on veut traiter un problème, on a tendance à vouloir traiter celui dont parle le dictionnaire, comme le Belge qui cherche ses clés sous le lampadaire parce qu’on y voit mieux. « Tout est prédit par le dictionnaire «  (Paul VALERY )

Mais sommes-nous sur terre pourservir et promouvoir les définitions que le dictionnaire donne aux mots et concepts importants d’une cultureÊtre un chrétien, un socialiste, un homme, un névrosé, un citoyen, un patient, qu’est-ce que cela veut dire ? Être soi, qu’est-ce que cela veut dire ? Quel rapport ? La société et tous les penseurs à sa solde peuvent s’en donner à cœur joie pour encadrer, définir, réglementer, ce que doit être un chrétien, un socialiste, un homme, un névrosé, un citoyen, un patient. .. Là-bas, dans des bureaux, il y a des gens qui font des plans et qui mettent en place des politiques qui vous concernent sans rien vous demander. Quel rapport entre soi et ce qui se dit, s’écrit, ici ou là , à propos d’un mot ? Quel rapport entre soi et l’usage social de ce mot ? Quel rapport entre soi et ce qui se répète, se colporte  au sujet des mots ? Quel rapport entre soi et lidée particulière que quelqu’un a d’un mot qu’il vous colle  ? Quoi, c’est cette idée particulière ou ce qui se colporte ou un usage général qui sera vrai pour vous ? Ce que vous êtes et ce qui se dit de l’égoïsme ou de l’altruisme, est-ce la même chose ? Vous pouvez si vous êtes cultivé et adroit, disserter à perte de vue sur ce rapport. Et vous pouvez cesser de vous encombrer avec ce qui se dit à votre sujet.

Se défendre contre ce pouvoir des mots ? Si on est un libre-arbitre et qu’on se conçoit, se pense avec des généralités , (la charité, l’humilité, le pardon, le désintéressement, l’endurance, ou autre chose) on ne peut pas puisque sa façon de se penser ou de se concevoir va avec les concepts en vigueur censés être partagés. . On ne peut rien objecter aux droits de l’homme si on se pense « homme », . on ne peut rien objecter à la bonté si on se veut bon. Quand le libre-arbitre s’exerce, il choisit ce qui colle déjà avec sa nature. Car comment choisit-on, comment décide-t-on si ce n’est à partir d’un savoir déjà constitué, conditionné ? Le libre-arbitre aura l’impression de choisir ces solutions parce qu’elles sont meilleures à déguster, parce qu’elles s’imposeront d’elles-mêmes et il prendra ces impressions pour un choix libre. On sait aujourd’hui que le libre-arbitre n’est pas un instant zéro, une origine, mais le résultat d’un processus.

Quand le libre-arbitre choisit ce qui est bien, se range à une raison qui semble bonne, et que ce bien ou ce bon correspond à ce qu’il est devenu, il est la marionnette de son conditionnement. Le choix était couru d’avance. Le bien ou la bonne raison ont pour but de le renforcer. Il y a juste des variations selon le milieu d’où on vient Chaque milieu, chaque catégorie sociale a sa mythologie, ses codes, ses valeurs particulières. Ceux d’un ouvrier ou d’un artisan ne sont pas ceux d’un ingénieur, ceux d’un journaliste ne sont pas ceux d‘un chrétien de base. Mais tout cela se complète et s’intègre parfaitement dans une société.

Rien de plus conditionnée et routinière qu’une vie consacrée au bien, aux formes de bien qu’on a dans l’esprit.

De quel droit vous oblige-t-on à être le type d’individu, le spécimen caractéristique d’une certaine culture ou d’une certaine société ? Si des idées, des mots et leur sens, caractérisent une culture, renforcent une culture, leur consacrer sa vie, c’est consacrer sa vie à une culture. Autrement dit, doit-on se soucier de la marionnette et se mettre au service du marionnettiste, passer sa vie à défendre, consolider, représenter, transmettre les valeurs propres à une culture donnée et se consacrer à l’amélioration constante du libre-arbitre ? Pourquoi, dans quel but ? Êtes-vous riche, célèbre, heureux de cette manière  ? Si oui, tant mieux pour vous, profitez-en bien.

A qui s’intéressent les fonctions sociales (professionnels, adhérents à quelque élément de culture , porte-paroles d’une idée du bien collectif) sinon à la marionnette ?

L’idée qui enveloppe une chose ou une personne (patrie pour espace géographique, père pour individu, générosité pour un acte ponctuel particulier etc) me fait un devoir d’aimer cette chose ou cette personne. Ce qui signifie que cette chose ou cette personne a le droit d’être aimé de toute façon, quoi qu’elle fasse, quel que soit mon sentiment, parce que l’idée suffit et qu’elle est la respectabilité ou la valeur même. C’est un bien d’autorité. Une culture ou une société en a décidé ainsi. N’est-ce pas du vice, une absurdité de nier toute valeur ou toute légitimité à des sentiments personnels et de les dénaturer au point d’aimer ceux qui nous persécutent, nous oppriment, nous sont hostiles. ?

Le devoir signe le désintéressement ou l’altruisme. Agir par devoir, c’est renoncer à soi, à tout ce qui est soi. Les pédagogues l’enseignent aux enfants et ensuite ils se plaignent du peu de motivation ou de volonté de ceux-ci. Servir ou aimer une idée , une valeur, c’est servir ou aimer la collectivité incluse dans cette idée ou cette valeur. C’est renoncer à soi. C’est vouloir que les autres renoncent à eux-mêmes. (Vive l’UE..heu ! … peut-être pas tous les pays, en tout cas pas ceux qui sont en désaccord avec la vision officielle de l’UE) « O liberté, que de crimes… » «  Ne pensez ni au bien, ni au mal, et sur le champ vous sortirez du Triple-monde «(HOUEI-NENG)   Oubliez tout lien social, tout ce qui semble représenter du collectif et vous penserez moins au bien et au mal.. ,

«#JeDéfendsMaJustice : la Justice est-elle en voie de paupérisation ? « (France-Culte) Où était la Justice quand les justiciables se plaignaient de sa lenteur, de ses fautes, de ses préjugés , de ses manques d’égard ? Nulle part. Elle obéissait aux ordres. Elle est à elle-même son propre but, sa propre cause. Grand bien lui fasse.

Marche funèbre, mais pas lourde :   https://youtu.be/NBxIhCn1FS4?t=780

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