LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

30 mai, 2018

LE SENTIMENT DU DEVOIR ACCOMPLI

Classé dans : Devoir — inconnaissance @ 16:45

Si le sens de ce dont vous vous occupez vient de la société, est trouvé dans la société, vous travaillez pour la société puisque vous pensez et agissez en fonction de ce sens . Le sens que vous donnez à votre jardin, à vos vacances, à votre enfant, à la violence, aux médias etc vous appartient ou appartient à la société ? S’il appartient à la société, aux autres, vous courez le risque d’être ennuyé par tout cela, de vous désintéresser de tout cela, de jardiner par devoir, de prendre des vacances banales,, de vous désintéresser de l’éducation de votre enfant etc . On sait ce qu’il se passe quand on n’agit que par devoir. La seule récompense en vue est la satisfaction du devoir accompli. Peut-être. Parfois. Ce n’est pas la joie que procure un rapport personnel et créatif.

Vous voyez le problème de la société (et de ses représentants)  : d’un côté elle nie l’individu, d’un autre elle a besoin de lui. D’un côté, par exemple, elle critique les parents qui n’assument pas leur rôle de parents auprès de leur enfant, et de l’autre, elle critique les parents qui font de leur relation avec leur enfant une affaire vraiment personnelle, individuelle. (ex : quand les parents transmettent des idées contraires à l’ordre établi) Les parents doivent être le relais voire l’instrument de la société. C’est tout.

par1

Relais 1, relais 2, relais 3, relais 4

Elle a besoin de votre liberté pour vous rendre responsable, mais elle vous interdit d’être libre et de lui désobéir. Vous pouvez faire usage de votre liberté de penser, mais à condition d’arriver à la conclusion prévue. Agir par devoir, pour un sens inventé par la société. Tout ce que la société peut inventer comme sens peut devenir un devoir . Le sentiment du devoir, c’est ce qui nous permet de faire tout ce que la société attend de nous et d’accepter d’être méprisé en tant qu’individu qui s’est justement effacé dans l’affaire. .Vous donnez votre énergie, votre temps, vos idées, votre argent et parfois votre vie pour ce sens.

Imaginez une seconde que le sentiment du devoir disparaisse de l’esprit des hommes ! ? .

Ainsi, de beaux esprits encouragent les révoltes, les rebelles, quand cela se passe chez les autres, chez ceux qui pensent différemment, mais pas quand ils interviennent chez eux. Là-bas, c’est une preuve de responsabilité, ici, une preuve d’irresponsabilité.

La question est celle de l’objectif..

Le sens qui vient de la société, a priori et jusqu’à un certain point, est représenté par l’Autre. On le projette sur lui ou il l’exprime dans les conversations courantes car l’autre commence par être un simple concept, le concept d’altérité (pas moi) L’autre est un exemplaire de « les autres ». C’est la raison pour laquelle les psychologues et les sociologues, ces piliers essentiels et indéfectibles de la société, accordent tant d’importance à l’Autre au point qu’ils en font une religion. Car contrairement à ce que disait l’invité de France Culte, ce n’est pas la science qui joue le rôle essentiel des religions pour assurer la pérennité d’un ordre établi, c’est la psychologie et la sociologie. La religion est infestée d’idées psychologiques ou la psychologie est infectée par la religion, les culs-bénis pullulent. 

Dans quelle mesure votre peine, en cas d’échec ou de problème, ne vient pas d’une norme, d’un devoir non satisfait c’est à dire du fait que vous n’avez pas réussi à satisfaire la société  ou ce qu’attendent les autres ? C’est eux, alors, qui devraient être peinés, pas vous. C’est leur désir qui n’est pas exaucé. Si vous l’êtes c’est simplement la preuve que le sens venait de la société, et que vous aviez fait vôtre le devoir à accomplir .

Mais quel droit a ce sens de vous faire souffrir ? Comment le justifie-t-il ? Le devoir est-il inséparable de la peine ? Est-ce que vous avez besoin de cette peine,, pour être sûr de faire votre devoir, pour avoir le sentiment du devoir accompli. (A s’est donné du mal ! ),Plaisir = sentiment de culpabilité ?

Quel droit possède un mot et l’usage qui en est fait par-ci par là de vous faire souffrir quand on le colle sur un de vos comportements sans même prendre la peine de savoir quel était exactement la nature de votre état d’esprit, ce que vous aviez à la conscience quand vous vous êtes comporté ainsi. ? Là, vous êtes en présence d’un choix : soit vous vous résignez et vous adoptez le mot de la société et son sens soit vous refusez d’avoir des comptes à rendre à ce mot. Mais on n’a probablement même pas besoin qu’on nous parle si ce sens a été intériorisé, tout se passe en soi, on se corrige ou châtie soi-même.

Pourquoi faut-il que nous refusions d’admettre que, au moins pour les mots abstraits, le sens que leur donne le dictionnaire ou la société ou les autres n’a peut-être rien à voir avec la nature des référents de ces mots. Et si ces référents sont de pures créations de la culture, pourquoi ne pas le dire ? Quelle est la nature exacte, réelle de ce que le mot égalité désigne ? Quelle est la nature exacte, réelle de ce que le mot amour désigne ? Quelle est la nature exacte, réelle de ce que le mot homme désigne ? Que savez-vous de ce que ce mot désigne si vous refusez de rendre des comptes au sens en usage ? Et que se passe-t-il si vous faites tout ce que vous pouvez pour rendre votre amour, votre rapport aux autres conformes au sens en usage ? Ainsi, ceux qui manient ce genre de mots et dissertent savamment à leur sujet ne savent pas de quoi ils parlent. C’est du bavardage. Commentaires de commentaires de commentaires…Et le devoir ? C’est une obligation, une contrainte sociale intériorisée, enracinée.

Alors quoi…peine associée au devoir, culpabilité associée au plaisir, problèmes associés au sens voulu par la culture ? C’est ça ? Et tous ces fléaux de l’humanité qui continuent à charger la barque. C’est presque une compétition à celui qui trouvera le plus de causes à défendre, qui soulèvera le plus de problèmes. ! Ces sinistres osent. Il n’y a pas de limites possibles aux revendications pour l’égalité. Il y aura toujours de l’inégalité et certains choisissent pour vous les inégalités insupportables.Avec cette devise républicaine  » liberté, égalité fraternité  » on a installé une bombe atomique sous la France, et elle a explosé. Elle s’éparpille. La liberté, c’est tout sauf celle des individus, c’est celle de groupes et de pouvoirs divers et variés.  L’égalité est une arme de destruction massive. On sait qui manie le plus volontiers cette idée. Pas de limites aux problèmes d’inégalité. On sélectionne. La fraternité, c’est le ravage continué du christianisme.

Ce monde a absolument besoin de la gaieté, de la tendresse, de la légèreté, de l’espièglerie de MOZART :

https://youtu.be/Ha5XepY9y94?t=1329

ruba

Chaque instant témoigne de notre rapport au monde, surtout au monde tel qu’il a été intériorisé. Longue et interminable histoire. Notre existence.

Et on a tendance à considérer que tout ce qui est problématique, pénible, dans ce rapport est de notre faute. (doutes, angoisses, tourments, peurs, culpabilité, honte, amertume etc) Quand on s’est mis à haïr le produit de la société en nous, plutôt que de se détruire, parfois, on se prend à détruire les autres. Les sujets obéissants de l’expérience de MILGRAM faisaient aussi leur devoir.

Il faut se demander : à qui sert ce sens ? Est-il adressé à une collectivité ? Sert-il au collectif, à la société ou nous sert-il ? A quoi renvoie-t-il ? Des titres comme ceux-ci relevés sur France Culte : «  Accessibilité et représentativité des personnes handicapées à la télévision : on voit que ça ne bouge pas «  « Bérénice, femme actuelle » «  Peut-on vivre sans foi ni loi «  «  Pourquoi accumulons-nous tant d’objets ? « Education nutritionnelle et malbouffe «  dites-moi quand on sort de la psychologie ou de la sociologie et quand il n’est pas question de décisions qui doivent avoir de l’effet sur la collectivité ? Jamais. Les mots donc – accessibilité, représentativité, personnes handicapées, télévision, femme actuelle, foi, loi, éducation nutritionnelle, malbouffe ont le sens que l’on trouve ici et là dans la société et servent ou sont destinées à des collectivités. Ce qui vient de la société sert toujours à la société et aux catégories de pensée ou de gens qu’elle gère. Et vous seriez égoïste ou individualiste ?

Comme on a affaire à des concepts abstraits qui sont entrés dans le langage courant, comme ce qui les caractérise et leur donne du crédit, c’est le fait qu’ils soient communs, courants, et qu’ils aient la cote, on attend de nous des sentiments. C’est seulement en compatissant aux sentiments qu’ils véhiculent qu’on peut communiquer avec leurs auteurs. (pauvres personnes handicapées, bravo pour la femme actuelle, danger d’être sans foi ni loi, malbouffe, c’est terrible.) La disponibilité et la réaction sentimentale permettra de partager les opinions des auteurs et de ne pas se demander ce qu’on vient faire là-dedans, ce qu’on veut et ce qu’on nous veut. Ce qu’on nous veut ? Nous émouvoir., nous faire réagir et nous donner une conscience de classe, de groupe, de catégorie etc pour que ce qui s’impose à nous ce soit le sens de cette classe, de ce groupe, de cette catégorie etc Bons petits maillons !

Quand quelqu’un accompagne des idées générales de sentiments, la tentation est grande de réveiller notre altruisme (le général, c’est les autres, les autres, c’est le bien) et de faire des sentiments aussi. Même quand il s’agit de nous (de notre avenir, de nos intérêts financiers, de notre santé etc) la façon dont on nous présente ces sujets, nous conduit à les considérer comme ne nous appartenant plus. On dirait que notre avenir, nos intérêts financiers, notre santé sont l’affaire de la société et que c’est le sens que la société donne à ces choses qui doit être pris en considération. Il l’est dès que par sentiment, par empathie aveugle, on épouse la cause. Il y a encore du devoir. .

Celui dont les sentiments sont sincères, dont l’empathie est naturelle, est toujours dupe de ceux qui, comme ci-dessus, jouent un rôle. Celui qui est dans le sentiment est toujours dupe de celui qui n’y est pas s’il ne voit pas qu’il n’y est pas. Celui qui manie des idées générales ne s’implique pas personnellement, il s’abstrait. Il n’éprouve pas les sentiments qu’il exprime. Il accomplit simplement son devoir. C’est juste un rôle. On ne devrait donc jamais être sensible ou atteint par des sentiments exprimés dans le langage, mais uniquement par ceux que la personne laisse apparaître malgré elle, par ceux qui ont un impact sur elle. Dans la vie quotidienne aussi, il est très fréquent que l’on soulève des problèmes sociaux, que l’on parle de cas sociaux ou psychologiques, que l’on manie des idées générales, que l’on se réfère à des valeurs censées être communes, et que tout cela soit accompagné de sentiments. On a tendance à partager ces sentiments sans chercher plus loin. De proche en proche, on s’est ainsi habitué malheureusement à faire du sentiment avec tout ce qu’on entend. 

Dans les médias, cette comédie des émotions, des sentiments atteint des sommets. L’Everest n’est pas loin. Mais veut-on vraiment sauver ou embrasser ces sentiments  quand on revient à soi ?

L’intention était bonne mais il est absolument inutile de rêver d’un monde meilleur pour ses descendants ou pour les générations futures. Chacun rêve d’un monde meilleur différent, et le monde de demain, ce n’est pas nous qui le mettons en place. Oublions cette construction. 

Beaucoup de choses que l’on voit font sens, très souvent ce sens est constitué d’éléments qui ont comme caractéristiques d’être communs et d’être des valeurs. Faire du sentiment avec ces éléments aboutit au même résultat ; (il est joli ce….ah oui, il est joli, c’est très joli , hein, qu’est-ce que t’en penses, oui c’est joli, c’est ce que je dis) Combien d’éléments de ce genre dans votre environnement familier et qui sont, à jamais, propriété de la société ?

paris

Qu’est-ce qui est à vous ?

Aucun sentiment donc pour des propos de gens qu’on ne voit pas. Aucun sentiment pour des propos de gens qu’on ne regarde pas. Aucun sentiment pour des propos qui ne collent pas avec l’attitude de leur auteur. S’il faut entrer en communication avec l’histoire des hommes et son vécu à vif , plutôt que de prêter l’oreille à des propos captieux et faux, mieux vaut écouter ceci que la résume et y plonge ses racines : https://youtu.be/njdTB6HxTj8?t=653 et approfondir

Pas de commentaire »

Pas encore de commentaire.

Flux RSS des commentaires de cet article.

Laisser un commentaire

CGT-Energie Anjou 49 |
Bella et le syndrôme " BALBOA" |
Jeunes dans la ville |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Pensée..!?
| targuist
| Gabon, Environnement, Touri...