LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

27 juin, 2018

CREES PAR ET POUR LA CULTURE

Classé dans : Depersonnalisation — inconnaissance @ 11:17

Qu’elle soit national-socialiste, communiste, religieuse, libérale, universaliste-humaniste, traditionnelle et primitive. Mêmes principes.No way out

Il n’y a pas de jugements de valeur qui soient des vérités objectives, qui puissent être un vrai savoir. On ne peut s’engager que sur son propre plaisir, son propre bien. On ne peut pas s’engager sur le plaisir ou le bien des autres. Or, nous perdons notre vie à chercher ou à utiliser des jugements de valeur qui seraient des vérités objectives. Des jugements qui ne seraient pas les siens mais seraient certifiés par une sorte de collectivité.

Ainsi, on s’est habitué à ne pas se consulter et à se fier à ce que disent les autres. Le jugement, parce qu’il est partagé, devient objectif. C’est le jugement de personne ou le jugement de tout le monde. Mais on est absolument incapable de dire pourquoi ce jugement est juste. 

Avec la musique, la démonstration est vite faite : n’est-il pas absurde de régler son opinion à propos d’un morceau sur l’avis des autres au lieu d’être franc avec soi-même en considérant que sa vocation est de nous toucher .. Alors quoi dira-t-on qu’on aime BACH parce que des gens éminents tiennent BACH en haute estime même s’il ne nous procure aucun plaisir ?

Si je n’aime pas BACH (comme bien d’autres) tout jugement de valeur positif à son sujet n’a rien d’une vérité objective puisque par définition une vérité objective est vraie pour tout le monde.. Non, on dit vérité objective , parce qu’on se place du point de vue de quelque chose de vague, de creux, d’illusoire : le sens commun, le général.

En disant qu’un jugement de valeur est subjectif, je ne dis pas que tout se vaut. Je dis exactement le contraire. Je ne dis pas que tout le monde se vaut. De cette façon, si je porte un jugement de valeur, je n’engage pas les autres, je ne parle pas pour eux, je n’ai pas à me justifier ou à démontrer la justesse de mon jugement. C’est juste pour moi. . C’est à mon propre et unique usage. Il en est de même pour les autres.

- votre travail est un vrai torchon

- c’est comme cela qu’il me plaît. (oui, je sais, l’institution a une opinion différente, et elle a le pouvoir)

Quoi que nous fassions, le faisons-nous pour le plaisir que cela peut nous apporter ou apporter à quelqu’un que l’on aime, ou le faisons-nous pour rejoindre les autres, pour participer à la vie collective ? Veut-on contenter les autres en général, des façons de penser générales ou soi-même ? Avons-nous absolument besoin de raisons reconnues (qu’elles soient intérieures ou extérieures) , pour agir ou pas ?

Si c’est dans le but de rejoindre la collectivité, de participer à la vie collective, à la pensée collective,alors c’est en fonction du fait qu’on aura réussi ou pas à participer qu’on sera content ou mécontent.

Combien de fois dans la vie ne renonçons-nous pas à notre propre vérité pour faire ce qui ne nous fait pas plaisir, pour dire ce qu’on n’a pas envie de dire, pour accepter ce qu’on n’a pas envie d’accepter, pour aider des gens qu’on n’a pas envie d’aider. On le fait pour servir certains jugements de valeur qui sont devenus des vérités objectives On ne le ferait pas si souvent ou si volontiers si par habitude on n’évitait pas de se consulter.

Le souci constant de faire plaisir, la soif d’être – et de recevoir cette existence des autres – nous fait choisir tout ce que les autres ont trouvé bien, et ce sera la raison de notre choix. Par exemple, quand on achète quelque chose est-ce vraiment dans notre intérêt ou est-ce en fonction du jugement des autres ? Lorsque nous faisons quelque chose pour quelqu’un d’autre, agissons-nous pour satisfaire son besoin réel ou par allégeance à une idée morale collectivement appréciée ? Pourtant le jugement de valeur représenté par cette idée en vogue n’est pas une vérité objective.

Tout dépend du regard que l’on jette sur ce qui va entraîner chez nous une réponse, une réaction, une décision, un choix. Ce que l’on regarde est-il relié à des personnes précises - dont nous-mêmes- ou est-ce relié à des jugements de valeur convenus ? C’est purement culturel ou c’est la réalité de quelqu’un ? Est-ce que cela concerne quelqu’un en particulier ou à peu près tout le monde ?

Se sent-on toujours obligé de rendre des comptes à des gens, à des pensées ou pas , ? Le jugement que l’on porte est-il sincère ou est-il destiné à témoigner de notre fidélité à des valeurs établies et à rejoindre l’opinion commune ? Les petits enfants sont plutôt dans le premier cas. Le comportement conditionné et impersonnel de l’adulte est appelé politesse, courtoisie, savoir-vivre. Vous ne pouvez vous en affranchir que si vous êtes à un poste de pouvoir.

La vie impersonnelle. .

C’est comme cela, entre autres, qu’on ne fait une chose que parce que la société a jugé que c’était bien.

C’est comme cela qu’on cherche l’opinion des autres dans toutes sortes d’occasions.

C’est comme cela qu’on cherche une raison à tout, mais une raison étrangère, une raison générale. .

C’est comme cela qu’on en arrive à s’exprimer dans l’unique but de tomber d’accord avec les autres.

C’est comme cela que quoi que l’on regarde : une personne, une situation, un lieu, une chose, on n’y voit que le jugement de valeur que la société a porté sur lui ou elle, et notre rapport à cette personne, cette chose etc sera dicté par cette fausse vérité objective.

C’est comme cela qu’on en arrive à attendre de l’opinion générale qu’elle valide tout ce qu’on peut dire ou faire.

C’est comme cela que le monde devient virtuel. Vive la réalité virtuelle !

Tiens, j’ai une idée : et si on multipliait à l’infini le nombre de jugements de valeur, de vérités objectives ;.;hein, qu’est-ce que vous en pensez ? Cool ! Partout, à tout moment, vous aurez à adopter un réflexe conditionné, programmé, une réaction impersonnelle. C’est bien, non ?

Et comme tout le monde aura été transformé de cette manière, tout le monde sera un agent de l’ordre établi pour tout le monde. C’est génial !

Sinon, si on n’est pas d’accord, que va-t-on faire de quelqu’un qui se comporte avec nous comme un automate , comme un décalque animé d’un ensemble de règles générales  ? Que va-t-on faire de ces gens qui ne font que jouer un rôle ?

Pourquoi ne pouvons-nous pas goûter la vie comme on goûte une musique ? On a tendance à partir d’un phénomène, d’un fait, d’une perception, d’un contact et à les généraliser, à en faire des systèmes, des théories aussi douteux les uns que les autres . Parfois on peut le faire on peut écarter les idées générales, les mots qui généralisent pour entrer en contact direct avec quelque chose, c’est réel. Et parfois on ne peut pas le faire parce qu’il n’y a rien d’autres que des généralités, des inventions de la pensée ; c’est irréel. Le sens de tout cela, c’est le fantasme, la croyance, l’illusion.

Quoi que l’on fasse, il faut pour réussir, obéir aux lois de la nature ou les respecter. C’est vrai en science et en psychologie. Inversement, si on échoue, c’est que l’on méconnaissait ou enfreignait ces lois..

Essayez donc de voir dans les codes moraux ou sociaux autre chose que des jugements de valeurs généraux que seul le sens commun accrédite. Si vous voulez vous autoriser de votre propre plaisir ou de votre propre bien pour en parler, vous serez bien ennuyé. Non, vous ne pouvez vous autoriser que du qu’en-dira-t-on.

Qu’est-ce qu’être un bon citoyen ? C’est être un gueux, un brimborion. Tout faire pour plaire à quelqu’un, dépendre entièrement de ses goûts et de ses opinions, recevoir de lui son droit à exister ou tout faire pour plaire à la société, c’est la même chose.

C’est bidon et ceux qui s’en font les porte-parole sont bidon, qu’ils aient des pinces à vélo ou des costumes à plusieurs milliers d’euros. Certains en ont plein la bouche.des valeurs, comme s’il était évident qu’on était tous d’accord à leur sujet. Ceux qui croient cela, je les prie d’aller voir ailleurs .L’hospitalité obligatoire, cela porte un nom, c’est la réquisition. Une réquisition qui n’est plus le fait d’une puissance d’occupation, mais qui s’effectue au nom de valeurs chrétiennes .Cela signifie que le christianisme nous est imposé. 

On ne peut pas être relié au monde sensible si on n’est pas sensible . On ne peut pas être sensible si on ne sait pas ou si on ne veut pas tirer du monde sensible tout le plaisir qu’il peut donner. On ne peut pas tirer ce plaisir du monde sensible si on refuse qu’il ne corresponde pas au système de pensée qui est le nôtre. Renoncer à ce plaisir, ne vivre que par et pour des généralités, des jugements de valeur conformes au sens commun, ce n’est pas vivre. Nous conduire, nous entraîner, nous obliger à faire cela, c’est nous voler notre vie. Que fera-t-on des gens qui nous volent notre vie , ? Quel sort méritent-ils ?

Non seulement le fossé entre soi et le monde de la pensée ne peut pas être comblé, mais plus on a de pensées ou plus on tente de le combler, et plus son existence est douloureuse. On crée des chimères et on se désole, on se tourmente parce qu’on ne parvient pas à les atteindre. Voulez-vous vraiment subir la loi du premier donneur de leçon venu, du premier utilisateur de jugements de valeur convenus ?

En fait, de cette façon, sans qu’on s’en aperçoive, sans qu’on le veuille, en cherchant à combler ce vide ou à calmer ses effets, on travaille pour l’ordre établi d’une culture qui n’accorde aucune place à l’individu. Pourquoi ? Parce qu’on n’essaie pas de rapprocher cet imaginaire de nous, on essaie de nous rapprocher de cet imaginaire. Et on se plaint de ne pas parvenir à être comme il faut.

cheni

Ces sinistres qui voudraient vous faire croire qu’ils n’ont plus rien à apprendre de la vie et que votre vie n’a pas de secrets pour eux. La société et ses serviteurs feront tout pour garder la main et vous empêcher de rejeter cette dépendance aux jugements de valeurs convenus.

L’image, le toucher, l’odorat, le goût n’impactent que vous. Le son, et plus encore la musique, touchent, font vibrer tout ce qu’il y a autour, (on a raconté des choses sur le rapport musique/plantes? ? ! ? ) C’est une symphonie de toute façon. La musique est action, mouvement, elle n’est pas pour les gros corps assoupis, adipeux et déjà embaumés ou pour les ectoplasmes.Mais elle ne fait jamais le mal.

Le premier mouvement du concerto pour violon de BEETHOVEN peut être un modèle de déclaration d’amour si on veut bien l’adresser à quelqu’un que l’on aime ; Difficile de montrer plus de conviction, d’être plus expressif, plus fervent. On passe par toutes les phases cela va de la volonté ou de la détermination la plus forte – comme quelqu’un qu’on ne peut arrêter – ici : https://youtu.be/kJ7ufGblL2o?t=549 jusqu’à 10mn 25

à des moments d’une sublime douceur et d’une grande délicatesse, là : https://youtu.be/kJ7ufGblL2o?t=740

Le plaisir ne doit pas être soumis à des pensées normatives, à un esprit de système, à des idées préconçues. C’est une question de sensitivité avec la musique. L’effet est d’abord corporel. CHOPIN est proche de vous en cela qu’il respecte votre rythme. Petite illustration avec la grande valse brillante op 34 #2.Lisez, écoutez, lisez, écoutez

1 Pause à 16mn 30 svp Au début c’est comme un dialogue intérieur, presque un ronchonnement. Souci un peu pesant, confiné. Avec quelques échappées. Un état que l’on connaît et qui est reconnu. Merci. .

https://youtu.be/CIepg9rmK10?list=PLZKXelXrbMWmJtbw8C-Aji2QEejRRROdy&t=965

2 Pause à 17 mn 57 svp Vous êtes dans le métro. Atmosphère tiède, moite, presque poisseuse. Lumières crues. Arêtes vives et blessantes. Publicités agressives. Vacarme forain. Promiscuité imposée. (le monde moderne quoi!) Ayez tout le temps cela à l’esprit. Et alors ça : .D’abord cest comme un appel, une invitation réitérée. Succès. On s’élance, on danse, on tourne. Qui ne prend pas beaucoup de plaisir à être enveloppé, balancé, soulevé de cette manière. Lové finalement. Moment d’intimité

Go ou https://youtu.be/CIepg9rmK10?list=PLZKXelXrbMWmJtbw8C-Aji2QEejRRROdy&t=990

3 Pause à 19mn 02 svp  Ah ces moments de suspension et tout ce qu’ils contiennent de promesses. Des moments captivants. Et ces inflexions inattendues ensuite (écarts de notes et changements de direction) , sources de plaisir, parce qu’ils expriment une complicité assurée. Comme celle que l’on trouve dans certains échanges. .Go ou https://youtu.be/CIepg9rmK10?list=PLZKXelXrbMWmJtbw8C-Aji2QEejRRROdy&t=1077 Maintenant, vous pouvez tout réécouter.

Il va de soi que, jusqu’à nouvel ordre, l’interprétation me plaira d’autant plus qu’elle mettra en valeur tous ces aspects.Par exemple, le début de cette même valse par ce monsieur qui est en tête de gondole sur Youtube pour les valses de CHOPIN  : https://youtu.be/lkCI0E7RQZ0?t=1526    me semble superficiel, hésitant, haché, creux, raté pour tout dire.

 

 

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