LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

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30 octobre, 2018

L’ORDRE SOCIAL

Classé dans : Sentiment — inconnaissance @ 21:07

Il s’agit d’établir, d’instaurer un ordre social, d’organiser, de façonner, de gérer et de contrôler la société. Où qu’on aille : en Syrie, aux USA, en France, en Chine, dans un pays africain, en Amérique du Sud ou en Asie, il n’est question que de cela. Les journalistes, les politiques, les économistes, les philosophes, les moralistes, les religions ne parlent que de cela. Quelle société ? Que faire ? Que dire ? Que changer ? . Le sujet, c’est la société. Que l’on soit au pouvoir ou que l’on soit un citoyen lambda, c’est la société, ce qu’on doit en penser, ce qu’on doit faire qui nous occupe. (ou si on veut, ce sont les croyances, les valeurs, les mœurs, les lois etc)

Certains voudraient établir, instaurer un certain ordre social, d’autres en ont instauré un autre. Certains pans de la société sont mis à jour et critiqués par certains au nom de leur façon de penser l‘ordre social, d’autres secteurs sont montrés en exemple par d’autres au nom de leur façon de penser l’ordre social. . Quels que soient les problèmes que l’on soulève, ce sont des problèmes sociaux, les problèmes d’une société. Les problèmes des individus ne sont que des problèmes de conformité à l’ordre social .Quand il y a souffrance psychologique, elle vient du conflit ou de l’inadéquation entre la nature d’un individu et l’ordre social où il se trouve. Il n’est donc question, où que l’on se tourne, que des évolutions, dérives, objectifs, défauts, besoins de l’ordre social. L’ordre social est partout dans les lieux publics et dans les lieux privés, dans l’action et dans la réflexion, dans les discours et dans les infrastructures.

Les pensées n’expriment rien d’autre que la façon dont on a compris et appliqué l’ordre social. Chaque pensée est un rappel, une pression, une expression de l’ordre social, c’est comme si le monde passé et présent entrait continuellement chez nous et nous saisissait où qu’on soit. Comme si la radio et la télévision qui sont leur porte-paroles étaient allumés en permanence et fonctionnaient au fond de notre esprit. Notre besoin puissant de faire partie du monde, de nous y intégrer, d’y être reconnu, d’y réussir selon les modalités requises, ont fait qu’il en est ainsi.

Pour autant que nos pensées nous posent des problèmes, nous tourmentent, nous tracassent, nous gâchent la vie, cela signifie que la société nous pose des problèmes, nous tourmente, nous tracasse, nous gâche la vie. Ce ne sont pas les choses ou les individus eux-mêmes qui nous posent des problèmes, c’est l’ordre, ce sont les lois, les schémas auxquels ils obéissent. C’est le sens de tout ça. C’est le système. C’est ce contre quoi on ne sait pas lutter ou ce qu’on ne parvient pas à comprendre ou assumer. Nos désirs peuvent être difficiles à satisfaire, mais ils ne nous posent pas de problèmes existentiels et leur satisfaction nous apporte du plaisir. On peut donc être sûr que si nos pensées nous tracassent, nous remettent en cause, c’est parce que le désir de la société, des autres nous pose des problèmes.Quand vous êtes dérangé par vos pensées, vous êtes dérangé par l’ordre social, pas par vous-même.

Certains se sont retirés de la société pour des raisons religieuses. Ils ont choisi une solitude plus ou moins complète.  Mais cela ne pose pas de problème parce que la religion en question fait partie de la culture et parce que c’est encore une façon de se réclamer d‘un ordre social.En revanche, ce qui n’est pas normal et doit être corrigé, traité – au secours les psy, les assistantes sociales – ce sont les gens comme les hikikomoris qui se retirent du monde pour des raisons personnelles, égoïstes. C’est leur mépris personnel de la société qui n’est pas tolérable.

Cela ne suffit donc pas à la société d’imposer sa loi, de soumettre chacun aux structures, aux règles, aux autorités accréditées, il lui faut en plus saturer nos esprits avec ses discours, ses problèmes et ses désirs.Il lui faut nous culpabiliser en appelant à l’aide à longueur de temps et en répétant ou inventant sans cesse des règles et des prescriptions. (par exemple : inflation de prescriptions écologiques)

Réussir ou se débrouiller en respectant tous les codes et règles en usage, toutes les valeurs en cours devient non seulement un sujet de préoccupation constant mais en plus un sujet de conversation intarissable. Les adultes se disent mutuellement ce qu’ils croient savoir sur tout, il répètent continuellement ce qu’ils ont lu ou entendu. Ils ne font bientôt plus qu’une seule chose : obéir à la lettre aux préceptes, principes et valeurs de la société en place, ou de celle qu’ils voudraient voir se mettre en place, ou un mélange des deux. Ce sont des décalcomanies. Aucune idée nouvelle, originale, insolite. (ou une étrangeté ne devient acceptable que lorsqu’elle peut être reliée, intégrée, classée, dans la culture) Jamais rien de nouveau sous le soleil. Comme si leur objectif était de se confondre, de se fondre, de se dissoudre, de disparaître.

Et au cas où on aurait réussi à mettre à l’écart une partie de nos pensées et à vivre à peu près en bonne entente avec les autres parce qu’on a pris de la distance, qu’on s’est quelque peu retrouvé, la société, si on a affaire à elle, se charge de les réactiver.

N’oublions jamais que non seulement la mémoire fonctionne à notre insu (indépendamment de notre volonté et même de notre conscience) mais en plus on ignore quel impact, quelle force ont les choses qui se gravent.

Sur le pont d’Avignon, on y danse, on y danse…Donc on parle de ce qui est censé concerner tout le monde, et de ce qui arrive à ce qui concerne tout le monde, et de ce que la collectivité devrait faire en faveur de ce qui concerne tout le monde. (L’égalité, vous y avez pensé un peu ? , que faites-vous? Et les stéréotypes à la BELKACEM .. ;.? et le pouvoir d’achat, et le réchauffement climatique etc )

Voici quelques sujets (sur France culte il y a quelques jours) , essayez de deviner ce qu‘on va en dire et ce que l’on pourrait vous demander : Jeanne MOREAU, monstres célèbres, femme à barbe, opinion publique, ROBESPIERRE, changement d’heure , sentiment de la route, ventes d’armes. (FC) ce sont des faits sociaux qui parlent à tout le monde. Donc, en tant que tels, ce sont des repères collectifs. . Ils sont censés avoir un impact social. Non seulement on fait référence au ROBESPIERRE de tout le monde, au changement d’heure de tout le monde -fait social – mais on fait référence à l’effet de ces choses sur tout le monde, on objective, on généralise cet impact, comme si c’était un fait social avéré. Quel impact ? C’est le parti-pris, l’idéologie qui s’exprime, le sens qu’il faut lui donner. Et en fonction de cette idéologie ou de ce parti-pris, des jugements, sont portés, des problèmes sont soulevés qui doivent nous interpeller .

Les médias, les politiques essaient souvent de sortir des trucs qui susciteraient une mobilisation générale. Le plus souvent ils sont ridicules -voir MACRON –  ou incapables de le faire. Pas la carrure, loin de là. (de toute façon, ils se contredisent)

Voilà donc comment on parle de l’ordre social. Et c’est en en parlant ainsi qu’on en fait quelque chose d’immense et d’incontournable.

Repères sociaux, lien social , mais quel lien ?. Les partis, les associations, les catégories sociales en vue, les mouvement, les comités, les groupes etc je ne les cite pas, la liste est beaucoup trop longue – font la queue pour nous parler, défilent dans les médias et dans les journaux pour donner leur sens à eux de ces repères censés servir de lien social .Si vous épousez les sentiments de tel ou tel, vous participez aux divisions , vous détruisez le lien social, sauf celui qui règne à l’intérieur d’un groupe ou d’un parti.

On n’aime pas une idée parce qu’elle est bonne, on l’aime parce que les autres la trouvent bonne. On aime l’amour que les autres ont pour elle. On partagera les sentiments exprimés par ceux qui ont pignon sur rue parce qu’on aime l’amour qu’ils portent à des tas d‘idées .

On a vu que les valeurs n’ont pas de vrai fondement. Les valeurs ou les désirs de la société ou des autres ne sont pas plus légitimes que les nôtres, en eux-mêmes Mais les valeurs ou les désirs de la société ont ceci de particulier qu’ils ont absolument besoin des autres pour être satisfaits alors que nos propres désirs peuvent être satisfaits sans que nous ayons à exploiter quelqu’un. (tu veux ou tu veux pas, si tu veux pas tant pis, j’en ferai pas une maladie) La société est un projet pour la collectivité, il faut que la collectivité s’empare de ce projet, il faut donc que ce projet soit adopté par tout le monde. Chacun d’entre nous n’est donc jamais assez porté à aimer ou désirer ce que les autres aiment ou désirent. Il faut attiser en chacun de nous le désir de coller aux sentiments collectifs. Bien sûr, cela se fait d’abord à grand renfort de campagnes émouvantes pour les grandes causes du moment. Et puis on encourage les émotions collectives en toute occasion. (mais à l’extrême, quand on s’est fait terriblement blouser, leurrer, et qui plus est par des arguments lamentables, il est difficile après de récupérer sa fierté perdue auprès de celui qui a réussi cela. Beuh, sniff, snif, c’est pô juste, je ne suis pas récompensé d’avoir eu foi dans mon cher candidat !)

Cependant, si les valeurs ou les désirs (on désire ce qui a de la valeur ) n’ont pas de fondement, aller contre ceux de la société peut entraîner des désagréments et des problèmes pour soi puisqu’elle a la possibilité à travers ceux qui sont au pouvoir – de nous contraindre à nous y plier ou de nous punir, mais en aucun cas cela ne devrait causer de sentiment de culpabilité. L’individu a autant le droit que la société d’être ce qu’il est pourvu qu’il ne cause de préjudice à personne.

Si nous nous sentons coupables, c’est parce que nous avons pris les désirs et les valeurs de la société pour les nôtres, nous avons alors l’impression de ne pas être fidèles à nous-mêmes, d’être dans la fausseté, alors que la fausseté, elle était dans le fait de nous mentir en nous attribuant les valeurs de la société, en désirant quelque chose parce que tout le monde le désire .

Alors, désirer ce que les autres désirent, est-ce notre désir à nous ou pas ? Ce qui recueille les compliments, l’admiration des autres devient-il notre désir uniquement de ce fait ou non ? Les compliments, l’admiration, les éloges, l’estime des autres sont-ils ce que nous désirons ou pas ?

D’où ce besoin des représentants, piliers de l’ordre social de nous saturer l’esprit avec les valeurs, les désirs, les sentiments en odeur de sainteté dans la société Quoi ? Qu’ai-je besoin de savoir ce que l’on dira de Jeanne MOREAU, des monstres célèbres,de la femme à barbe, de l’opinion publique, de ROBESPIERRE, du changement d’heure , du sentiment de la route, des ventes d’armes.. ? (ou alors, comme passe-temps, mais attention, c’est très tendancieux) On espère sans doute que je crois apprendre là ce qu’il en est de l’opinion générale. Faut-il donc que l’on se sente le moins du monde responsable de ces affaires-là ? On nous en avait déjà parlé. Est-ce nous qui avons donné à ces sujets-là le sens et la valeur qu’ils ont couramment ? Pourquoi devrait-on compatir ?

Ce qu’on ne comprend pas forcément et qui, pourtant, est très important, c’est que les sentiments sont à la base des opinions, des idées, que l’on va avoir. Ils font de nous des disciples, des soutiens, des militants. C’est pourquoi, défendre sa liberté d’avoir les sentiments que l’on veut, c’est défendre sa liberté de penser. 

Au désir ou aux valeurs de la société que nous épousons, que nous faisons nôtres et qu’elle contrôle, la société répond par des promesses de bonheur ou de récompense. C’est avec ces promesses qu’elle nous mène par le bout du nez. A la multitude, des promesses, rien que des promesses. Aux reproches, aux protestations, aux revendications, elle répond par des déclarations de bonne intention, par des intentions louables .Rien de plus. Et cela suffit pour clouer le bec à tout le monde. En faisant cela les dirigeants se mettent au-dessus du peuple souverain. Faites-nous confiance. Calmez-vous. Avez-vous déjà essayé de répondre à votre patron qui vous interroge sur l’avancement des travaux qu’il vous a confiés par des promesses et des déclarations de bonne intention ? Avez-vous essayé de repousser les résultats attendus aux calendes grecques ?

1914 : l’humeur guerrière comme sentiment collectif très fort. « Chers parents, ma chère femme, je vous écris ma dernière lettre parce que je monte au front demain matin à l’aube et je serai tué» :

 https://youtu.be/7XoB72n4JB0?t=544

!!!!  Chers enfants  (Paloma SO)  :  https://www.youtube.com/watch?v=jw9VnFOk3Co

 Quel que soit le domaine, les sentimentaux sont les dindons de la farce :  » Considérez un peuple défendu par des patriotes à toute épreuve. Les patriotes tombent dans des combats sanglants ou dans la lutte avec la faim et la misère. La nation est satisfaite. L’engrais de leurs cadavres en a fait une nation florissante. Les individus sont morts pour la grande cause de la nation. La nation leur envoie quelques mots de reconnaissance et a tout le profit de l’affaire. J’appelle cela un égoïsme lucratif  » (STIRNER) Morts pour rien.

Les gros intérêts financiers sont ailleurs.

Aujourd’hui, nous avons perdu notre indépendance et la France est gouvernée par le ou la Chancelier(e) allemand(e) et la bundesbank.

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2018/11/09/31003-20181109ARTFIG00042-eric-zemmour-un-siecle-apres-la-fin-de-la-grande-guerre-les-non-dits-du-11novembre-2018.php

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