LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

29 novembre, 2018

COMMUNS ET DEPENDANCES

Classé dans : Domination — inconnaissance @ 17:33

Il n’y a pas de sens qui ne procède d’un individu avec sa génétique, ses caractères organiques, sa clinique, son conditionnement socioculturel et la façon dont tout s’est arrangé au fil du temps. Ce sera toujours une question de facultés individuelles et de formatage. Et ce n’est que ça. Les signifiants (signaux sonores et visuels) courent les rues, semblent communs. Mais c’est nous qui leur donnons un sens ou qui les comprenons en fonction de ce que nous sommes. (rappelez-vous les enfants) Rien d’incorporel, de transcendant, de spécial dans ce sens.

Les mots, les idées n’ont pas une nature transcendante, sacrée, sublime ou je ne sais quoi parce qu‘il serait question de transcendance, de sacré, de sublime. Ces mots et ces idées sont à la mesure de celui qui les exprime ou les comprend, à la mesure de ce qu’il est.  

On le sait bien, enfin, que quoi qu’on fasse, on n’échappe pas à ce qu’on est, à ce qu’on peut. L’utilisation de grands mots ne nous rend pas plus intelligents. Quand on est seul, ne pouvant compter que sur soi, on le sait. Ceux qui voudraient nous faire croire le contraire, nous faire croire que nous devenons meilleurs parce que nous utilisons des idées meilleures, nous trompent. Ce sont toujours nos idées. C’est toujours avec nos facultés, nos capacités, notre intelligence, notre nature que nous pensons et agissons. Et ce n’est pas la peine de nous reprocher d’être ce que nous sommes.

Alors d’où vient ce pouvoir captivant, fascinant des mots et idées qui traitent de ces sujets  et qui nous fait béer d’admiration devant un orateur faux jusqu’au bout des ongles mais adroit. ?

fermier

On reconnaît, ici et là, des sommités, des lumières de notre temps, de si beaux esprits qui, hier, soutenaient publiquement le trompeur, qui, aujourd’hui, le désavouent, et demain, seront prêts à nouveau à le soutenir en échange de quelques récompenses.

D’où vient que nous persistons à croire dans un pouvoir supérieur et objectif des mots comme si un esprit soufflait à travers eux  quoi que nous fassions ou soyons ?

C’est un fantasme qui court et dont on n’a pas pris vraiment conscience selon lequel il y aurait comme un sens, un esprit issu du verbe qui surplomberait les individus, et serait agissant .

Cette croyance dans l’idée qu’il y a un Esprit supérieur qui souffle à travers des paroles ou des écrits indépendamment des individus, nous a fait beaucoup de mal. Il faudrait, on voudrait absolument que puisque ces paroles ou ces écrits sont si profonds, si puissants, ils devraient triompher, produire les résultats attendus, métamorphoser les hommes. Et si cela échoue, encore et encore, encore et toujours, on n’incrimine pas ces idées ou leur valeur mais les hommes qui, décidément, font tout ce qu’ils peuvent pour les faire échouer. C’est cela qu’on appelle le péché, c’est le contraste entre le résultat que l’on était en droit d’attendre et le résultat obtenu, entre l’être tel que la belle idée le suggère et l’être tel qu’il est .Le péché est la preuve constante de l’impuissance et de la fausseté de ce monde divin.

C’est nous jouer un très mauvais tour que de nous élever dans l’idée qu’il suffit de mettre en œuvre ces valeurs supérieures, spirituelles, pour réussir dans la vie, dans ses relations. « cherchez le royaume de Dieu et tout le reste vous sera donné par surcroît ». C’est criminel. On vit encore avec cette idée que nos belles valeurs doivent pouvoir sauver le monde et résoudre tous les problèmes. On n’est pas terrible, mais nos idées sont magnifiques ! ! . Quand sortirons-nous de cette stupidité ? Certains, parfaitement cyniques, se servent de cette croyance sotte et assez répandue pour nous manipuler.

Explication.

La pensée ou le langage fonctionnent avec des catégories générales, ils ignorent le concret. La démarche nominaliste doit intégrer deux faits. D’abord on n’a pas accès à la réalité du monde on n’a accès qu’à la façon que l’on a de le décrypter, de l’interpréter, de le comprendre. On utilise les éléments que l’on nous a transmis pour décrypter le monde. On n’est pas conscient du monde, on est conscient de notre connaissance du monde. Une connaissance est déjà là, on nous l’a vendue comme telle, on l’a prise comme telle.

Ainsi, on peut avoir une vision de l’homme telle qu’on le croit d’origine quasi divine, il serait par nature, très précieux parce que fondamentalement, il serait d’essence spirituelle. Et on peut avoir une vision de l’homme telle que ce ne serait qu’un assemblage de chair, d’os et de nerfs, complété par un circuit de neurones traversés par une sorte de courant électrique. Selon le cas, on n’abordera pas autrui de la même façon, on ne s’y prendra pas de la même façon avec lui.  On ne donnera même pas le même genre de sens aux sentiments qu’on aura pour lui. Dans le premier cas, respect, égards, retenue, considération. Dans le second non. Cela change beaucoup de choses. Par exemple, dans le premier cas, la pire des crapules sera respectée .

La naïveté ou la bêtise consiste à croire que tout le monde pense, juge, en fonction des mêmes critères que soi.

Ensuite, ce mode de décryptage procède par catégories générales abstraites.France Culte. « Gilets jaunes  « Jacquerie » un terme condescendant et péjoratif «  De quoi gilet jaune est-il le nom ? De quoi Jacquerie est-il le nom ? De quoi condescendant est-il le nom ? De quoi péjoratif est-il le nom ? Vous ne savez pas ? Pourquoi vous acceptez ces mots alors ? Avez-vous déjà vu la condescendance traverser la rue ? . Avez-vous déjà touché ou vu , une façon de classer ? Non, Ce qui est classé, c’est quelque chose. Le classement, c’est une façon de fonctionner de l’intellect .

On a donc d’abord les critères culturels du temps, du lieu, et on a une opération intellectuelle qui consiste à classer, a catégoriser

Mais il se trouve hélas, que la nature spirituelle, que l’on attribue à l’homme de par le conditionnement séculaire qui est le nôtre va se marier parfaitement avec le fait que c’est avec des abstractions – le classement, mode de fonctionnement de l’intellect – que l’on va l’appréhender. Trop tentant de faire de ces abstractions que sont les classements qui englobent de très nombreux objets des manifestations d’un esprit transcendant. Trois personnes qui portent des gilets jaunes pour se faire reconnaître, c’est une chose, noter qu’il y a un point commun entre ces trois personnes, c’est naturel, mais la catégorie : gilet jaune, c’en est une autre. Elle suggère déjà une essence. Il n’y a plus qu’à disserter sur la notion en lui attribuant des qualités et défauts généraux. Et quand on s’adresse aux gilets jaunes, on ne s’adresse à personne. On s’adresse à cette abstraction. Après, ceux qui ont revêtu des gilets jaunes n’ont plus qu’à s’identifier à l’idée, à l’essence qu’on leur aura concoctée.

De même, l‘idée que l’on se fait de « mère » n’est peut-être pas terrible quand on l’a confrontée à celle des autres et aux résultats qu’elle obtient. Mais la catégorie « mère » voilà qui est infiniment respectable et se prête à la spiritualisation. Le signifiant renverrait à une sorte d’idée pure et véritable. Les soi-disant athées croient souvent avec ferveur dans l’existence et la valeur de ces catégories devenues essences spirituelles. Les qualités humaines sont presque déifiées. D’où l’importance qu’on a toujours accordé à la formation des esprits.

C’est simple : ignorez donc tous les groupes, catégories, classes, classements etc et vous verrez ce que deviennent vos chers esprits supérieurs.

A chaque fois qu’on est conscient de soi ou qu’on se fait une idée de soi, on est dans l’erreur. Chaque fois qu’une conscience de soi ou une idée de soi marque sa présence, c’est qu’une pensée conditionnée s’éveille et prend de la force. Elle est à la fois conditionnée et abstraite. C’est avec elle qu’on se pense. Jamais un individu vivant, singulier, de chair et d’os, ne pourra être ce que des mots comme cela prétendent qu’il est. Il est inconnaissable de cette manière et d’une autre nature. Donc l’idée de soi ou la conscience de soi que les pensées ou les connaissances dont on a héritées, font émerger ou produisent est erronée et le sera toujours.

La catastrophe, c’est quand on tient à croire qu’une idée de soi ou une conscience de soi que l’on nous présenterait comme souhaitable, bonne, peut être vraie.

« Vous voulez savoir qui vous êtes, vous ne saurez jamais «  (UG) La meilleure réponse que l’on puisse donner si on nous demande qui on est ou qui est untel ou untel, c’est : je ne sais pas.

Et dire qu’on peut se rendre malheureux toute sa vie en comparant une idée de soi fausse à une autre idée de soi souhaitée tout aussi fausse. On peut être malheureux toute sa vie en voulant être autre chose que ce que l’on croit être qui n’existe pas au nom d’un autre modèle tout aussi illusoire. « Tout ce qu’on dit de nous est faux mais pas plus faux que ce que nous en pensons «  (VALERY) Le modèle humaniste universaliste avec ses concepts de valeur comme fraternité, égalité, partage, droits de l’homme, est tout aussi nuisible que le modèle chrétien dont il découle d’ailleurs

L’idée quasi divine, d’essence spirituelle est sans pouvoir, à part celui de nous pourrir la vie.

On peut voir le monde comme ceci, utiliser certaines façons de le décrire, on peut voir le monde comme cela, utiliser d’autres façons de le décrire, il n’y a pas de vérité. Le seul repère fiable est la façon dont les individus seront impactés, affectés, la façon dont ils réagiront, la réponse des individus vivants à ces schémas, parce qu’aucun discours ne peut démontrer que tel ou tel choix est juste sans être, lui-même, partial. Le seul souhait que l’on peut avoir, ce sont des individus dont la nature s’améliore, une évolution positive de l’espèce humaine. Cependant, l’épigénétique nous apprend que l’adaptation d’un individu à son milieu, ses relations, modifient la façon dont les gènes vont être activés, et que cette modification est transmissible d’une génération à une autre ;

https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/epigenetique

voir ce que cela implique, sociologiquement ou au niveau des collectivités..

Puisque cela fonctionne ainsi, on a du pouvoir sur autrui si on peut activer en lui des pensées avec lesquelles il se pense de telle sorte qu’il se soumettra à elles. Il s’inclinera devant celui ou celle qui aura su faire apparaître ces pensées. C’est la domination. (l’écologie, cet ami qui vous veut du mal. Tiens, et si on changeait…le gouvernement décide du but dans le domaine, et la population choisit les moyens)  Se mettre en parallèle, se confronter avec une idée soi-disant commune, partagée qui passe dans l’esprit, c’est forcément se mettre sous la coupe d’un pan de la culture dans laquelle on vit, sous la coupe des idées qui ont été transmises à toute une collectivité. Ces idées étant remplies des jugements de valeur en vigueur. C’est une sorte de répétition avant d’être interpellé par les autres avec ces mêmes valeurs. Si vous ne pouvez pas vivre sans vous mettre en règle avec ce qui serait commun, consensuel, partagé, vous ne pouvez pas vivre sans vous mettre en règle avec ce que pensent les autres.

C’est pourquoi, les qualificatifs désobligeants dont on nous affuble tiennent leur pouvoir de la dimension collective qu’on leur attribue. (du fait que tout le monde serait d’accord avec l’emploi de ce qualificatif) Si on voit une pancarte « défense d’entrer », on s’abstient généralement d’entrer. Mais si on avait pu voir, précédemment, que ce sont des plaisantins qui ont posé cette pancarte, on entrerait sans problème.

Il n’y a pas de causes communes, de sens commun, de valeurs communes, il n’y a que du sens individuel, des valeurs individuelles qui peuvent, à un moment donné, coïncider plus ou moins, se conjuguer, pour donner lieu à des rassemblements momentanés  C’est tout.

On est certainement beaucoup plus libre, dans son avion, dans les airs, (voir article précédent) que dans sa voiture, sur la route, surtout aujourd’hui . Reste que l’automobile était un instrument de liberté, de mobilité, d’indépendance, de responsabilité, de découverte. Il y a eu une belles époque de l’automobile. Un autre monde : Vive l’automobile !

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https://youtu.be/9ZCxO9lPMUs?t=1485

Il n’y a aucune raison qu’un individu s’arroge des droits sur un autre individu. S’il le fait, c’est parce qu’il détient un pouvoir, un pouvoir fondé sur la possession de la force. Il n’y a pas de pouvoir sans force.

Le con, ce n’est pas celui qui ose tout, c’est celui qui s’en prend aux autres, et qui, dans ce but, ose tout. On n’est pas con quand on ose tout sans s’en prendre à personne, on n’est pas con lorsque l’on sort de tous les classements, catégories, groupes, consensus, dans lesquels on voudrait nous mettre. .

Le sadisme ou l’ivresse du pouvoir

Le sadisme consiste à s’en prendre aux plus faibles, à ceux qui ne peuvent pas se défendre

à les rabaisser, à les tourmenter

à prendre plaisir à leur déchéance

tout cela sans la moindre pitié ou le moindre remord. (Le sadique a un caillou à la place du cœur)

Celui qui ose tout (qui est sans foi ni loi) aura toujours l’avantage sur celui qui est prisonnier du sens commun, des convenances.  Le con les méprise et profite du fait que les autres ne les méprisent pas.  C’est sa malfaisance qu’il faut mettre à jour.

P.S. Les vilains dérapages . Le gouvernement donne l’exemple du mépris des valeurs le plus radical. (l’argent, c’est de la santé, c’est de l’éducation, c’est de la culture, c’est de la qualité de vie, c’est de la sérénité, c’est de la dignité)

« Gilets jaunes libres  » et constructifs ? Attention ! Il n’ont pas affaire à CHIRAC ou HOLLANDE, mais à MACRON. Je me demande quelle France les gilets jaunes pensent pouvoir construire avec MACRON, quand ce dernier veut la disparition de la France. Pour cela, il faut comprendre qu’il veut tout casser. Les négociateurs improvisés, de bonne volonté et pleins d’espérance vont apprendre, s’ils sont sérieux,  ce que c’est que la fourberie et le cynisme total du gouvernement.

Maintenant, de quoi les obéissantes forces de l’ordre vont-elles se rendre coupables pour défendre quelqu’un qui détrousse les gens modestes pour donner l’argent aux riches ? C’est la question d’actualité.

https://www.youtube.com/watch?v=Gg8jcQ1vCkw

Le gouvernement a besoin de 6 mois pour vérifier que les difficultés de ceux qui manifestent sont si sérieuses que cela. Si ce n’est pas le cas, il remettra les taxes. Et comment !…

On veut savoir dans quelles poches atterrissent toutes nos contributions. 

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