LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

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23 novembre, 2018

RENE FONCK, FIDELE PATRIOTE

Classé dans : FONCK, René — inconnaissance @ 20:42

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D’origines modestes , il perd son père à 4 ans. René FONCK est forcément trop sensible à la situation de l’Alsace-Lorraine en 1914 pour ne pas être patriote. Il l’est aussi de par l’influence familiale. Il l’est encore par tempérament comme on va le voir.

« Le village où je suis né …s’abrite dans un pli de terrain au pied de ces Vosges qui, pendant près d’un demi-siècle, ont entendu dans leurs sapins passer sur l’aile du vent l’éternelle plainte et l’imprescriptible revendication des vaincus « «  « Mon père a bien des fois évoqué la grande injustice «  «  Depuis des années, la guerre se dressait au milieu de mes rêves «  et plus tard, lors d’une permission : «  Leur angoisse (à sa mère et ses sœurs ndr) est si grande quand le canon tonne ! Elles songent que peut-être il tire sur moi ; mais ma mère préférerait voir son fils mort que de le savoir capable de déserter honteusement le champ de bataille «  (Mes combats René FONCK) :

D’où son état d’esprit quand il est mobilisé à l’âge de 20 ans

Il est aussitôt intéressé par l’aviation qui, en 1914, en est encore à ses balbutiements. (BLERIOT n’a réussi à traverser la Manche avec un engin volant rudimentaire que 5 ans auparavant) . Il est breveté pilote en 1915.

Il s’agit surtout, pendant tout le début de la guerre, de prendre des photographie des troupes et des mouvements ennemis, et d’aider les artilleurs à régler leurs tirs.

Les avions n’étaient pas armés, seuls les pilotes ou passagers pouvaient faire usage de carabines. (ce qui n’était pas très pratique)

Mais nécessité de descendre les appareils ennemis effectuant ce travail et progrès techniques des avions aidant, des mitrailleuses tirant dans le champ de l’hélice purent être fixées sur les appareils. C’est ainsi que commencèrent les premiers combats aériens dignes de ce nom.

FONCK arrive dans l’escadrille des Cigogne, avec ses Spad, en avril 1917.

Comme dans toute discipline ou tout sport, il y avait des doués, et des surdoués. Question de capacités physiques, de trempe et de tempérament, de tactique, et d’habileté manoeuvrière. Dans ces quatre domaines, René FONCK excellait à un point rare. Rarissime. D’où ses performances absolument inégalées quand on compare ce qui est comparable. (80 victoires pour RICHTHOFEN, au moins 130 pour FONCK (75 homologuées) . Ce qui revient à dire qu’il a tué au moins 200 Boches à lui seul. (certains avions avaient 2 personnes à bord. Vous imaginez ? si chaque fantassin pouvait en faire autant, il en suffirait de 20.000 pour exterminer toute l’armée allemande. 4 millions.) Mais les Français n’homologuaient que les appareils allemands tombés dans leurs lignes)

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2015/12/25/rene-fonck-est-bien-l-as-des-as-860453.html

Côté Allemand :

Manfred Von Richthofen confirmées 80 et 2 NH.

Ernst Udet confirmées 62 et 3 NH.

Erich Löwenhardt confirmées 53 et NH

Werner Voss confirmées 48 et 4 NH.

Oswald Boëlcke confirmées 40 et 5 NH.

Côté Français :

René Fonck confirmées 75 et 52 NH.

George Guynemer confirmées 52 et 35 NH.

Charles Nungesser confirmées 43 et 11 NH.

Georges Madon confirmées 41 et 64 NH

René Dorme confirmées 24 et 29 NH.

Après la guerre, toujours désireux de servir son pays, il s’engage en politique mais ce n’est pas un orateur, le lyrisme n’est pas son fort comme on peut le constater en lisant son livre. Aussi il distribue des tracts par avion. Elu député, il représente les Vosges au sein de la Chambre Bleu Horizon sous les couleurs de l’Alliance démocratique de 1919 à 1924. Il occupe ensuite des postes dans l’aviation.

http://memoiresdeguerre.com/article-fonck-rene-64565231.html

Au début de la seconde guerre, il est Colonel d’aviation et ancien combattant, l’as des as. Fidèle à la figure historique du « Vainqueur de Verdun », et aussi parce que le maréchal PETAIN était favorable au rôle de l’aviation, il entre « sans fonction officielle » au service du gouvernement.

De fait très opposé à Pierre LAVAL, il reste « les yeux et les oreilles » de PETAIN chez les Allemands, auprès desquels il a gardé ses entrées. (il avait rencontré GOERING après la première guerre et entre pilotes…) Finalement désavoué par le Maréchal, il prend peu à peu ses distances avec Vichy.

FONCK déclare dans une préface, saluant la mémoire des aviateurs français tués dans la bataille de France : « Ce qui fait défaut à la France, ce ne sont pas les aviateurs intrépides et valeureux, mais le matériel moderne dont nos aviateurs avaient besoin pour lutter et pour vaincre. » Devenu également suspect aux yeux des Allemands par ses interventions au profit de résistants et son opposition à LAVAL FONCK n’en sera pas moins arrêté en septembre 1944, interné à la Santé et – sur l’intervention d’Edgard Pisani – libéré seulement à la fin de l’année, sans charge à son encontre. Il a également bénéficié d’un « certificat de participation » à la Résistance, signé le 28 septembre 1948 par le commandant Sautereau, chef du réseau Rafale, avec la mention : « Monsieur FONCK, René, membre sans uniforme des forces françaises combattantes, a participé en territoire occupé par l’ennemi, aux glorieux combats pour la libération de la patrie. « 

Mais voilà, en 1940, il n’a pas lu tous les livres d’histoire qui ont été écrits par la suite sur toute cette période. Il n’a pas prévu que l’histoire – et donc la sienne – s’écrivait désormais toujours du point de vue de, en fonction de, à partir de, en faveur de, dans le but de, sous l’angle de, en vertu de, ….de quoi ? Mais c’est simple, il suffit de voir ce qui fait polémique voire plus, voire pire, si on écrit un livre sur cette période qui ne respecte pas strictement cette règle, ce dogme. L’idée fixe est de mise. L’accaparement est bien vu. Tout jugement doit être conforme à la loi en vigueur qui dépend de ..(nombreux sont les groupes maintenant qui utilisent ce système dans leur intérêt. Touche pas à ma catégorie, ma catégorie, c’est moi)

Donc, il ne pouvait pas prévoir la terrible et indécollable (le comble pour un aviateur) suspicion qui allait s’abattre sur lui quand il rejoignit le Maréchal PETAIN. qu’il admirait tant depuis Verdun. C’est pourquoi on préfère laisser volontairement FONCK dans l’ombre (puisque tout dépend deTrop de patriotisme et pas assez de haine) et mettre en avant un autre grand as (de par son courage et son talent) , GUYNEMER.

Le pilote hors du commun, l’as de tous les as.

http://www.jumboroger.fr/guynemer-fonck-centenaire-de-deux-legendes/

« Il était capable, et cela a été filmé, de percer une pièce de monnaie à plus de 50 mètres à la carabine. À cette distance un individu normal ne distingue plus la fameuse pièce. »

As du pilotage. « L’instantanéité qui lui permet d’exécuter à une vitesse vertigineuse la manœuvre exacte au moment voulu. La souplesse qui lui facilite l’exécution de cette manœuvre. Le coup d’œil qui lui donne les corrections de visée. De ces corrections, la vitesse de l’avion qui poursuit et celle de l’appareil pourchassé sont les facteurs. La chasse aérienne est un sport très dur. Obligeant à voler très haut, elle fatigue beaucoup les organes et force celui qui s’y livre à suivre un régime très sévère. Il faut proscrire les boissons alcooliques, ne boire que modérément du vin, ne faire aucun excès, se maintenir toujours dans une forme parfaite, les poumons doivent être en bon état, les muscles solides, les nerfs bien équilibrés. Il faut, en un mot, avoir une complète santé morale et physique »

Habileté manoeuvrière. « Tout en avançant, j’imprimais à mon appareil des manœuvres saccadées analogues à ceux qui permettent au papillon d’échapper à ses proies «  (R F)

Tactique «  J’utilise toujours les angles morts et suis forcé pour cela de tirer quelle que soit la position de mon Spad « (RF)

Sang froid «  J’ai eu la patience, en combattant, d’attendre la minute d’énervement , la faute fatale, et j’en ai profité « (RF)

Précision « Souvent, je n’emploie pas plus de trois balles…ce qui réduit les chances d’enrayage ou de rupture de la mitrailleuse «  « Quand j’utilise mon Spad, je place mes balles au but comme avec la main « (RF) 

En 1918, sa tactique et son art atteignent des sommets.

https://twitter.com/ordrespontane/status/986207933959753730

2 fois, il abat 6 avions en une journée. Une autre fois, il abat 3 avions en 10 secondes. Un rythme fatal pour les escadrilles ennemies. Le nombre de ses victoires monte en flèche.

Tactique favorite quand il est seul. Voler à haute altitude (5000 m par exemple ou plus ) et repérer ses ennemis de très loin grâce à ses capacités respiratoires exceptionnelles et son acuité visuelle supérieure à la moyenne

Prévoir la manœuvre et choisir ses cibles.

Piquer à fond sur les ennemis qui le voient rarement arriver,

Se placer si près et si précisément qu’il abat de préférence le pilote de quelques balles plutôt que l’avion (plus aléatoire) .

Saisir l’occasion dans la manœuvre qui suit d’abattre un autre appareil étant donné qu’il est capable de tirer dans toutes les positions adéquates et qu’un instant propice lui suffit pour cela. 

Profiter de la vitesse précédemment acquise pour devancer ses poursuivants.

Et recommencer quelque temps plus tard.

Il s’ensuit que malgré ses combats il n’a pas, ou quasiment pas, reçu de balles dans son avion  ! !

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Spad 13

Cockpit :

spad

Envol : https://www.youtube.com/watch?v=dQgP70JvfOA 

Il part faire ce qu’il doit faire, il n’est pas sûr de revenir.

Le combat aérien, à mort, est un moment très spécial. Outre le pouvoir de tuer que confèrent l’engin que l’on a dans les mains, les capacités  qui sont les siennes, la demande du pouvoir officiel (Etat et armée), c’est un moment où on ne subit pas, si possible, où l’on agit à 100% et où on ne peut compter que sur soi-même. 

Bien suranné ! Bientôt – c’est en bonne voie – plus de France = plus de Français, plus d’Etat ou de gouvernement français, plus rien d’autre qu’un vague souvenir culturel. Ce ne sera même plus utile de se tourner vers les cancrelats de Bruxelles.

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S’adresser 55 rue du Faubourg Saint-Honoré.

Les gilets jaunes méritent le soutien de tous les Français de cœur.

enfum

Les usines à gaz MACRON and Co qui enfument. Et c’est même bien pire que ça, pas d’autre solution : action.

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