LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

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15 décembre, 2018

LA VIE DERRIERE SOI

Classé dans : Obeissance — inconnaissance @ 20:46

magri

Le pire qui puisse arriver à un jeune musicien prometteur, qui fait aimer ce qu’il joue, qui donne du plaisir à l’écouter, c’est qu’un musicien installé le persuade qu’il ne sait rien ou presque et qu’il faut qu’il se mette à son école, qu’il suive ses enseignements pour arriver à quelque chose. Imagine-t-on un compositeur moyen, installé, de 50 balais, que tout le monde a oublié aujourd’hui dire au jeune CHOPIN de 20 ans ( qui a déjà écrit de nombreuses œuvres inoubliables dont le concerto en fa majeur ) qu’il faut qu’il devienne son élève. (les vieux chnoques adorent jouer les sachant. Ils n’ont plus que ça)

Que devient le soi-même dont les autres parlent, que les autres sollicitent, interpellent, qualifient, incitent, conseillent, convoquent ? Que devient, par exemple, le soi-même de la mode et que les discours ambiants, les propos des autres, caractérisent, convoquent ?

Cela dépend. Rien si on se fiche éperdument de ce que disent les autres. Un personnage, un enjeu, un soi-même si on se met, soi-même, à se raconter l’histoire de celui qui devrait être à la mode. Cette histoire, ces pensées, ces idées, ce sont celles des autres, celles avec lesquelles on se pense. Et on finit par se prendre pour celui dont on raconte l’histoire, pour celui dont les autres ont inventé l’histoire. Mais la vérité, c’est que cette création des autres, ce n’est pas soi.  La vérité, c’est que l’on croit penser les pensées à notre sujet, penser ce qu’on pense de soi, on croit être celui qui se pense , alors qu’on ne fait que mettre un magnétophone en marche.

On pense. Ces pensées semblent dire quelque chose de nous. On croit que celui qui est concerné par ces pensées, c’est bel et bien nous. On croit que ce que ces pensées disent est bel et bien la vérité de ce que nous sommes. On croit que l’histoire, la vie qui se dessinent ainsi au fil du temps, c’est la nôtre. On croit qu’on se raconte sa propre histoire, que l’on évoque son propre sort. Mais en vérité, c’est bel et bien de la création d’un discours qui vient de l’extérieur, qu’il s’agit.

Que serait-on si on n’avait rien entendu de tout cela ou si on était resté sourd à tout cela ? En tout cas, on n’aurait pas ces soucis que causent les opinions des autres sur toutes sortes de choses de la société ou de la vie. Le rêve du vieux chnoque ci-dessus, c’est que le jeune musicien se pense et se prenne pour ce que ce vieux voudrait qu’il soit. .

Ce phénomène se retrouve chaque fois que l’on invente un modèle d’homme à incarner. Il s’applique chaque fois que l’on suggère un esprit, un esprit qui aurait une nature et des qualités, c’est à dire quelque chose d’inaccessible aux sens. (« SAINT-JOHN PERSE, l’immarcescible » dit France Culte. Êtes-vous immarcescible? Aïe aïe aïe. Mais ce n’est qu’une image. On ne va pas se mettre martel en tête pour une image ! )

L’expression « les droits de l’homme «  appellent deux fois un soi-même à exister . Une fois avec droits, et une fois avec homme. C’est à dire que deux fois de suite, on ne peut pas dire que l’on n’est pas concerné. On se pense avec droits, et on se pense avec homme. Superposition des deux interpellations. On se pense donc avec cette superposition, c’est à dire qu’un dialogue s’instaure entre l’idée de référence -collective et pure- et le soi-même qui surgit dans la conscience. Et l’idée droit de l’homme nourrie constamment, commence à raconter l’histoire de ce pauvre soi-même. On commence à se raconter sa propre histoire en fonction de tout ce que cette idée représente. Mais on ne le ferait pas si on n’en avait jamais entendu parler. On ne le ferait pas si on s’en moquait totalement. On ne le ferait pas si on partait de soi, de ses propres désirs, de sa propre expérience au lieu de s’être enthousiasmé pour cette idée générale qui traîne partout dans le monde.

Quand on se pense avec droits et homme, on se pense avec tout ce qu’on a entendu, lu, on se pense avec un discours ambiant sans jamais se demander ce que l’on sait véritablement, personnellement, honnêtement, de ce que les mots droits et homme désignent. On se pense avec un sens en usage pour donner naissance à un personnage convenu. Le personnage convenu dont il convient de raconter l’histoire.

Tout va dépendre de ce que sera ce soi-même mental auquel une expression ou quelques mots auront donné naissance. On sait quun sens – celui de droits de l’homme par exemple – peut devenir une vérité puissante, ancrée. On sait que ce soi-même peut être au pouvoir de cette idée ou de ce sens. On sait que ce soi-même peut devenir capital, crucial, et que cette idée ne le laissera jamais tranquille. On sait alors qu’on ne risque plus de s’apercevoir que nous ne nous racontons pas notre histoire, mais que ce sont les autres qui la racontent, l’inventent, la créent par notre intermédiaire.

Combien pèsent les idées dans votre esprit ? Sont-elles très légères ou lourdes ? Il faudrait une sorte de balance. Quelle chaleur ou quelle flamme apparaît quand ces idées apparaissent ? Il faudrait pour le mesurer un thermomètre spécial.

Ainsi donc, on accepte toutes les intrusions, les ingérences, qu’il plaît à la société de commettre en nous à longueur de temps. Et après on vient se plaindre des soucis que l’on a . Et ceci, et cela et ceci et cela. Exhortations, interpellations, supplications,, injonctions, prescriptions, prédications, provocations, culpabilisations, implorations, recommandations, admonestations etc etc etc

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En public, ce discours intérieur sensé correspondre au discours extérieur peut fonctionner à plein régime. Les autres peuvent avoir une importance telle, ce que l’on est pour eux peut avoir une importance telle que c’est comme si on était possédé. A contrario, raisons politiques, idéologiques, morales mises à part, ce qui soulage quand on prend de la distance par rapport à la société et qu’on adopte une vie plus simple et plus rustique, c’est qu’on est moins soumis aux histoires des autres..

Le dialogue intérieur qui s’établit entre soi et des idées qui passent pour vraies parce qu’elles seraient collectives, partagées, est tout entier alimenté par le souci de trouver un soi en adéquation avec toutes les histoires que l’on se raconte sur soi. Chercher à savoir qui on est, qui on pourrait être, qui on devrait être, c’est chercher qui pourrait satisfaire toutes ces histoires. Quand on dit qu’on a compris des choses, qu’on s’est corrigé, qu’on a fait des progrès, qu’on est content de soi etc cela veut dire que l’on a l’impression d’avoir mieux intégré les paramètres de l’histoire sur soi que l’on tient des autres. L’histoire que l’on se raconte sur soi par fidélité aux autres nous cause moins de soucis. Pourvu que ça dure. Mais de toute façon, on est toujours un autre.

Les discours des politiques sont un défi à relever, un moyen de progresser sur la route de notre libération. En effet, c’est du sens commun, de la morale commune, de la psychologie de bazar à l’état presque pur. C’est un reflet de la mentalité et des valeurs de notre époque. On ne peut qu’y souscrire tant il est vrai que tout le monde se pense avec ces mots, ces concepts ces idées et qu’on est très influencé par tout ce qui semble faire consensus.. C’est pourtant ridicule de vouloir plaire à tout le monde et pour cela d’éviter de parler de tout ce qui clive, de choses précises, de dire de qui ou de quoi on parle. Cela peut être dit tout le temps, en toute occasion. Cela ne parle de rien ni de personne en particulier. Cela ne dit pas ce qui sera fait, comment, par quels moyens.

Mais il s’agit surtout de caresser et d’approuver la façon que l’on a de se faire une bonne image de soi, une bonne conscience.Ils accréditent notre croyance dans l’idée que nos valeurs sont générales, collectives. C’est ce qu’on veut entendre. Le chef de l’Etat peut parler comme cela, sans problème, tout en étant un serviteur zélé de l’UE occupé à accélérer la liquidation de ce qui reste de l’indépendance de la nation France.

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De même que l’Etat nous prodigue des conseils et nous enjoint de faire des choses pour prolonger notre vie afin de nous rendre sages, prudents, dociles, il chasse impitoyablement tout écart de langage pour aseptiser, congeler notre esprit, le tenir en cage. Et tandis que chez lui la fourberie, la corruption, la malfaisance règnent, il faudrait que nous soyons des saints. On n’avance pas d’un pouce si on a peur de ne pas être parfait.

Gilets jaunes. Le pouvoir ne peut pas leur donner ce qu’il ne possède pas. Il peut juste les calmer avec quelques mesures sociales. Mais il ne peut pas laisser trop filer le déficit, Bruxelles sévirait. Il ne peut pas leur accorder ce référendum d’initiative citoyenne, le résultat pourrait entrer en conflit avec les lois européennes. (exemple : référendum sur l’immigration) Il n’y a pas eu convergence des luttes . Il faudrait pour cela prendre conscience que la cause de tous les problèmes que l’on a (taxes, réglementations, immigration, etc) s’appelle UE. Ennemi commun.  (le président est seulement chargé de faire le spectacle, l’UE tire les ficelles en coulisses) En attendant, chaque corporation, chaque profession, chaque secteur défend ses intérêts pour obtenir quelques miettes et ne se croit pas solidaires des autres. La politique est un rapport de forces. On n’obtient rien en défilant sagement, de façon ordonnée, et en prenant le pouvoir à témoin pour être récompensé ou en parlementant gentiment On obtient quelque chose quand on met en péril la réélection d’un président et l’équilibre d’un budget.

Peut beaucoup mieux faire j’espère : https://francais.rt.com/international/56950-marche-contre-marrakech-bruxelles-contre-pacte-onu-migrations-contre-manifestation-attendue

https://michelonfray.com/interventions-hebdomadaires

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On essaie, par tous les moyens, de trouver le sens de ce mouvement des gilets jaunes, de comprendre ce qu’il signifie, et automatiquement, le mouvement devient une illustration de ses  idées, de ses convictions, de son idéologie. Il faudrait plutôt retenir que ce mouvement n’est organisé par aucun parti ou syndicat, et ne répond pas à une stratégie ; il faudrait retenir que lui, il ne s’occupe pas des syndicats et des partis : il faudrait retenir qu’il est né d’une expérience pénible et authentique de la vie quotidienne et non d’une opinion politique quelconque ; il faudrait retenir qu’il ne roule pas pour un chef, un leader quelconque.  Il n’a pas répondu à une demande, un mot d’ordre, il ne cherche pas à briller dans les médias, il n’est pas là pour divertir les bourgeois, et les bourgeois n’ont pas à lui dire quand il doit s’interrompre. (gilets jaunes et showbiz maintenant ? De toute façon, ce n’est pas au Parlement européen qu’est le pouvoir)

Table ronde ? Rien de mieux pour tourner en rond. Autour des ronds-points, au moins, on se rencontre. Les gilets jaunes, c’est une colère. Êtes-vous en colère, oui ou non ?

Il n’y a aucun tournant chez MACRON comme le croient ou le laissent à penser certains. C’est un européiste frénétique, un mondialiste invétéré qui prendra toujours dans la poche des gens modestes l’argent qu’il donnera aux gens modestes. Les Français, tant qu’ils sont dociles, il n’en a rien à cirer. Seul l’intéresse l’international (causes, organisations, entreprises internationales) En tout cas, l’international, c’est l’idéal pour les crapules en tous genres.

Les MACRON parlent de vulgarité à propos des gilets jaunes. (pauvres chochottes) Evidemment, ils n’utiliseraient pas ce terme si c’étaient des migrants (comme dit le jugement à propos d’un violeur récidiviste  : il ne connaît pas les codes du pays. Pas de chance pour les autochtones ! Il fallait qu’ils s’acculturent) Eh oui, les gilets jaunes ne connaissent pas les codes chez les banquiers et les milieux d’affaire, et les MA-CRON ne connaissent pas le franc-parler et la sincérité des sentiments des gilets jaunes. Eh oui, dans le monde des faux-culs, n’existent que les paroles et les sentiments châtiés voire raffinés. Les MA-CRON vont se faire rattraper par la réalité. 

MACRON restera dans l’histoire comme le président le plus ridicule qui soit. N’empêche, les cerveaux liquéfiés par des décennies de bons sentiments et de propagande volontairement obsessionnelle sont prêts à revoter pour lui.

*** Tant que ça dure. Nutcracker (18e) Décembre 2017 :   https://tvkultura.ru/video/show/brand_id/61476/

dont une descendante d’Orphée à n’en pas douter. (Il y a quand même, au moins, une violoniste que je n’aime pas beaucoup)

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Merci à  https://www.nissorphotography.com/Music/Alexandra-Dovgan/i-nVDMfdC/A


 

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