LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

9 février, 2019

A TOUTES LES SAUCES ILS SONT

Classé dans : Conformisme — inconnaissance @ 18:04

Les autres, la société ont un pouvoir sur soi plus ou moins important, ce pouvoir, c’est l’image de soi que l’on a. Non seulement ils s’adressent à elle, mais elle a été créée pour eux, par eux. A moins d’être arrivé assez haut dans la société pour imposer aux autres ses propres désirs, ses propres volontés, sa propre façon de faire et de penser, ses propres goûts, sa propre personnalité, ses propres travers, ses propres caprices, ses propres manies, (et encore ce ne sera pas vrai partout, et il faudrait encore être totalement indifférent à toutes les normes qui s’attachent à la fonction qu’on occupe le respect de ces normes étant aussi un talon d’Achille et il est formellement interdit aux autres de s’en servir, il est absolument obligatoire d’avoir le plus profond respect pour elles)  l’image de soi est une esclave . Si image de soi il y a en soi, c’est pour la montrer, c’est pour rendre des comptes. C‘est parce que ce qui fait la loi, c’est tout ce qui ressemble à un fonctionnement du monde, un ordre établi, une nécessité, une norme déjà là pour s’imposer. Si un modèle, une image de l’homme – et non pas seulement des choses précises et pratiques à faire – se dégage de cet ordre, de cette norme, de ce mode de fonctionnement, de ces convenances, il faut que chacun lui soit conforme.

Le pouvoir que les autres ou la société ont sur soi à travers cette image à façonner, arranger, produire, est proportionnel à la valeur, l’importance qu’on leur accorde. On n’irait pas se mettre en frais pour satisfaire quelque chose ou quelqu’un que l’on méprise profondément, qui n’est pour soi que de la vermine.Un sale type qui proteste en alléguant le respect que l’on doit aux gens reste un sale type. On ne se met pas en frais pour lui être agréable. Ce qu’il est convenu de faire , ce qu’il est convenu d’être pour respecter cette règle de savoir-vivre, n’a pas de pouvoir sur soi 

Le multiculturalisme ou le communautarisme, c’est simplement le fait de ne plus guère faire allégeance à l’ordre, aux normes, aux mœurs du pays d’accueil mais à ceux de sa propre communauté. On change simplement de maître. Et ce maître, en rapport éventuellement avec les volontés du pays d’accueil, transmettra une partie de ces volontés à ses ouailles.

L’image de soi a les désirs qu’elle doit avoir, qu’il sied qu’elle ait. Un vrai désir propre est hostile à l’image de soi, il détruit l’image de soi (et ce à quoi elle obéissait) et en cela, procure un vrai plaisir personnel. Un trait d’esprit joue avec l’idée de cette destruction. « Le mariage est comme le restaurant. A peine servi on regarde ce qu’il y a dans l’assiette du voisin » «  Vous avez parfaitement le droit de dire à un fumeur qu’il fume trop, s’il fume votre tabac «  (S. GUITRY)

.Ce personnage social ou cet être pour les autres est faux, soit on le réalise et on ne lui accorde plus aucune valeur, on ne fait que jouer avec, soit on le confond avec soi-même et on en souffre toute sa vie. Y croire encore, s’investir encore pour lui, mettre ses espoirs en lui, accepter d’être plus ou moins confondu avec lui revient par exemple à croire qu’il peut exister des points d’accord avec les autres, des raisons réelles de leur faire confiance. Mais il n’y a que des malentendus que l’on prend pour des accords parce que tel est notre désir. «  La société ne vit que d’illusions. Toute société est une sorte de rêve collectif «  (Paul VALERY) Il n’y a pas d’objectivation possible en matière d’intérêt général, de bien commun, de valeurs communes, à part ce qui concerne l’animal humain, l’organisme, les besoins fondamentaux de l’espèce ( besoins intellectuels compris) ; Mais l’anthropologie n’a pas grand-chose à voir avec les caprices culturels d’une époque donnée.

Savez-vous pourquoi vous aimez, vous adorez une musique ? Ce n’est pas pour des raisons intellectuelles ou culturelles. C’est parce qu’elle fait entendre, sous forme de sons ordonnés, ce qui pourrait sortir de vous, ce que vos voudriez exprimer du plus profond de vous . Elle est presque vous, vous auriez voulu, pu exhaler, produire ces harmonies sonores. C’est parce qu’il n’y a presque plus de séparation, et c’est parce que ce qui était en vous, soudain, se révèle, s’exprime. D’où l’amour que l’on peut avoir pour des compositeurs qui réussissent souvent cela. (pour ma part, je pense en premier à MOZART et à CHOPIN) Alors bien sûr, à chacun ses goûts et sa nature. Ceci, par exemple, me correspond assez : https://youtu.be/QIOhmxXbSfU?t=2975

et un exemple parmi beaucoup de MOZART : https://youtu.be/lvxYtJVCfXA?t=1616
( J’ai des raisons particulières d’aimer cette interprétation d’UEHARA, même si, au tout début du concerto, l’orchestre joue faux)

Chère musique qui me plonge dans une autre temporalité. Les solistes que je préfère sont ceux qui semblent avoir compris que la musique, ce ne sont pas que des notes, mais aussi du mouvement. Ce qui est trop posé m’ennuie.  J’aime être charmé et transporté, emmené, entraîné, soulevé, bercé. J’aime les solistes qui sont au coeur de ce qui relie les notes entre elles, et pas ceux qui vous dressent une liste parfaite. (j’ai bien joué cette note-là, j’ai bien joué cette note-là) Dans le piano, il faut que les intervalles aussi expriment quelque chose. Je pense que cette autre temporalité en mouvement est ce qui nous permet de vraiment aimer.

C’est intéressant de penser que la musique est à la fois très personnelle, très subjective, et universelle comme langage. (des musiques jouées abondamment dans le monde entier, depuis bien plus de 100 ans;..quand on y songe !)  .

Quand on se confond encore avec l’être social ou l’être pour les autres ou des autres, on dépense une énergie énorme pour trouver ce qui serait un vrai accord, une vraie raison de faire confiance, pour se mettre au diapason de ce qu’on croit avoir trouvé à ce sujet. Zéro. La société ne fournit pas ce genre de certitudes. On perd son temps.

La seule chose qui compte, c’est la volonté de ne pas nuire à autrui ou la volonté de lui rendre service. C’est particulièrement important quand il s’agit d’un dirigeant politique. Comme à notre époque, les bons sentiments règnent, ils produisent les personnages correspondants.,. E. MACRON déclarait, par exemple, aux Maires : « Il y a une fracture démocratique, et donc toutes les fractures, on les a devant nous, et d’un seul coup, les choses s’effritent . Je pense qu’il ne faut pas en avoir peur (il dit cela lui qui avait une trouille bleue et avait massé des moyens de défense exceptionnels, à l’Elysée un jour de manifestation des gilets jaunes ndr ) il faut refuser la violence, parce qu’il ne sort rien de la violence ( c’est faire preuve d’une ignorance crasse : les grands changements dans l’histoire ont été le résultat de périodes de grande violence ndr ) il faut refuser la démagogie (toute campagne électorale, parce qu’elle est faite de promesses vagues, parce qu’elle est dépourvue d’engagements concrets est une démonstration de démagogie ndr) parce que l’addition des colères n’a jamais fait une solution (bien sûr que si, les colères fondées, quand elles s’unissent et sont éclairées, mènent à de vrais changements ndr) mais il nous faut construire..(quoi, c’est le summum du propos creux quoi ? ndr ) les voies et moyens de construire une solution «  Pas très constructif !

C’est une séance d’hypnotisme. Ou c’est le marchand de sable. Bonne nuit les petits ! .

bamb

Pas beau colère ! caca !

C’est parce que l’on doit absolument être rempli de bons sentiments, parce que de bons sentiments, les déclarations de bonnes intentions nous désarment que l’on perd tout esprit critique. Alors, accord sur quoi ? Quelle raisons sérieuses de faire confiance ? Ne pas avoir peur …mais de quoi ? De quoi ? Du RIC ? Être non-violent, comme GHANDI ? Défiler sagement, calmement de façon ordonnée entre Bastille et République donnera des résultats ? (il faut savoir si on veut simplement que l’on parle de soi à la télé ou si on veut atteindre ses objectifs) Refuser la démagogie celle de qui ? De ceux qui ne sont pas autorisés à faire preuve de démagogie ? Et la colère, quelle colère est juste, quelle colère est mauvaise. ? C’est de la confusion mentale. Le fond de l’affaire, c’est : moi, je suis autorisé, à penser, à agir, à réagir, vous n’avez  aucune autorisation, à part celle de faire ce que je vous dis. Touche pas à mon poste ! (ne me faites pas l’offense de croire que, moi,  je vais écouter ce genre de boniments plus de quelques secondes)

Il y a donc les victimes, ceux qui kiffent pour ce genre de discours, les légions de culs-bénis désespérants. La peur, la violence et la colère ne doivent pas donner de bons résultats parce que pour eux, c’est mal. N’ont-ils pas honte de se laisser sermonner comme des gamins ? A d’autres époques, les moins-pensants ou les bien-pensants – c’est la même chose – kiffaient pour d’autres hâbleurs et les portaient au pouvoir.  (s’il n’y avait que des extrémistes ou des radicaux pour porter des dictateurs ou des tyrans au pouvoir, il n’y en aurait pas beaucoup de dictateurs ou de tyrans)

Il y a ceux qui jouent avec leur être social et qui vont nuire aux autres dans leur propre intérêt. Et il y a ceux qui jouent avec leur être social et ne veulent faire aucun mal à autrui, voire qui veulent leur rendre service si possible.

La servitude, contrairement à ce que certains disent, n’est pas volontaire, il ne suffit pas de vouloir être libre pour l’être. On n’est pas du tout libre de se débarrasser des idées qui sont les référents solides de l’être social. Un sale type vous rendra confus même si vous savez que c’est un sale type, s’il met le doigt sur une faute morale en vous. Un groupe constitué autour de critères qui ont pignon sur rue (valeurs sociales, niveau de savoir) vous mettra mal à l’aise si vous le décevez au sujet de ces critères. Un groupe qui paraît soudé, vous déstabilisera s’il vous rejette. Une idée qui passe pour partagée, collective, et que vous avez adoptée vous dirige.

Mais aujourd’hui, si on devait tout recommencer, qu’est-ce qu’on garderait, qu’est-ce qu’on voudrait vraiment transmettre comme valeurs, croyances, normes, ordre si on avait la liberté de choisir, si on se mettait à agir ?

Sing-sing-sing :  https://www.youtube.com/watch?v=98_yYL_zABs

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