LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

13 février, 2019

MARQUES OFFERTS

Classé dans : Innocence — inconnaissance @ 22:38

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Et si les enfants se mettaient à se comporter comme les adultes, histoire de changer un peu, d’inverser les rôles Petit aperçu    https://ok.ru/video/98045069937

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et ça continue. Faut dire qu’avec les bientôt 8 milliards d’humains sur la planète, il y a de quoi faire. Seul le pouvoir peut faire céder le pouvoir. Petits pouvoirs et grands pouvoirs. Le bébé est une personne disait l’autre. Peut-être, mais il est faible, sans défenses. Il n’a pas encore de pouvoir, et il n’a pas encore appris à s’en servir. C’est ce qui le rend inoffensif. C’est comme un petit animal sans dents et sans griffes.

On devrait, d’abord, s’étonner, non ? Comment, alors qu’on a été projeté sur terre sans explication, (conscience) alors qu’on est incapable, de prime abord, de se donner un sens, de comprendre pourquoi on est là, (pourquoi cette conscience) quelque chose d’étranger à nous, qui était déjà là, avant notre arrivée, peut-il donner un sens à notre existence ? Comment pourrions-nous nous sentir responsable d’une telle chose ? Quel devoir avons-nous envers le monde que nous découvrons, à la construction duquel nous n’avons pris aucune part  ? Si nous n’en avons aucun, quand, comment, pourquoi en avons-nous un jour ? Puisque cette société ne parle que de responsabilité, puisqu’elle adore nous attribuer un libre-arbitre et nous rendre responsable, il faut bien que quelqu’un le soit. Mais qui si ce n’est celui dont nous venons de parler ? C’est ce soi-disant responsable qui ignore la raison de sa responsabilité. Ne connaissant pas la raison de son existence, ne se connaissant pas de raison d’exister. il ne peut pas connaître la nature de son lien avec le monde. D’où l’étonnement initial et fondamental du petit enfant.

On ne s’étonne plus parce que l’on a réussi à nous convaincre que notre propre existence – pourtant imposée – n’est pas innocente. On réussit finalement le tour de force de nous persuader que nous sommes arrivés sur terre sans justification, sans autorisation. Toute sa vie, on doit légitimer, sa propre existence. Au départ, l’action de nous mettre au monde devrait se justifier. A l’arrivée, c’est notre propre existence qui doit obtenir sa légitimité. La responsabilité est passée des épaules de nos concepteurs et du monde dont ils n’ont fait que suivre les lois à nous-mêmes. C’est le schéma classique. On nous a conçus, en partie, pour faire comme tout le monde, pour être un père et une mère comme tout le monde. Et comme cette décision n’était pas entièrement assumée, au lieu de se remettre en cause, ils rendent l’enfant responsable du fait que ce n’était pas entièrement leur désir. De la même manière, la société ne reconnaît pas totalement son désir que l’espèce se perpétue, elle se comporte comme si c’était une nouvelle charge pour elle. Plus tard, elle pourra jouer sur les deux tableaux pour être gagnante-gagnante. Tableau 1 : c’est le devoir de chacun d’apporter sa contribution à la société, de ne pas vivre à ses crochets. Tableau 2 : elle multiplie les conditions, les difficultés pour accéder à un emploi et la pénibilité de celui-ci. Ou alors tableau 1 : elle exige que l’on respecte ses règles, que l’on se comporte honnêtement avec elle. Tableau 2 : elle multiplie ses lois et règlements à un point tel qu’il est impossible que l’on soit parfaitement en règle, et par conséquent, on n’est jamais sûr de ne pas être coupable à son égard.

Être avec, faire partie, permet de donner un semblant de raison à notre existence. On se pose moins de questions. Les choix de l’individu sont réduits au maximum. Et pour l’adulte qui ne peut faire partie d’une communauté soudée, le meilleur moyen d’avoir l’impression de faire partie d’une collectivité, est de s’autoriser de ce qui a été objectivé -même si l’objectivation est fautive – de recourir aux vérités établie., de se servir des jugements des autres aussi souvent que possible. C’est ainsi que l’on fonctionne quand on pense, agit, décide. Le dialogue intérieur n’est rien d’autre que l’expression de ce besoin d’une altérité qui servirait de référent. On ne sait pas si c’est sincère ou simulé, mais tout le monde semble prendre fait et cause pour ceci, attacher de l’importance à cela, exprimer son amour ou sa détestation pour ceci, servir cette cause-là. Combien de gens se laissent prendre aux termes à sensation utilisés dans le journalisme ( portail orange aujourd’hui : s’écharpent, jour j , prendre un coup, dévoilé, envahissant. Les jugements de valeur sont pour les fainéants, cela dispense d’expliquer , de comprendre)

On est en quête de vérités objectives stables. Oui, mais en faisant cela, en s’identifiant à une collectivité, on perd l’innocence qui était la nôtre au début. Elle n’était pas très jolie jolie à y regarder de plus près. Il n’y a que les mots pomponnés qu’on met dessus qui soient beaux.

Donc, garder son innocence ? Impossible. Si vous vous impliquez dans la société, vous la perdez, si vous ne vous impliquez pas, vous la perdez aussi. Soit vous vous compromettez, soit vous êtes coupable de ne pas faire votre part, d’être un assisté. Juge, (voire l’ordure absolue que constitue le juge divin) c’est ce qu’il y a de mieux. Imaginons un enfant qui, à défaut de tuer les adultes comme dans le film ci-dessus, ne veut pas se compromettre avec eux. Que peut-il faire ? Le Verbe est le mal, et il habite parmi nous. La musique est innocente, puisque c’est avant la pensée. Elle nous transporte dans le jardin d’Eden.Mais personnellement, j‘attends d’un pianiste par exemple, que non seulement il s’implique pour bien jouer, c’est son devoir, c’est ce que tout le monde attend de lui, mais qu’il soit impliqué, traversé, aussi par le morceau qu’il joue

https://youtu.be/ptDZ5BN9H-c?t=928

L’innocence. Impossible. On parle, donc on n’est plus innocent. (les enfants du film sont plutôt muets)

Comment des termes généraux (les noms communs qui servent à parler des hommes) qui circulent dans une culture depuis longtemps de façon machinale pourraient-ils correspondre à ce qui se passe en nous, à la vie psychique et émotionnelle qui nous anime ? Et s’ils ne correspondent pas, pourquoi faudrait-il leur donner raison coûte que coûte ? Pourquoi ce qui se passait en vous quand vous avez fait ceci ou cela devrait-il forcément recevoir le nom que la société a décidé de lui donner ? Un nom courant, habituel, passe-partout. Tous les jugements associés à ce nom viennent aussitôt. « pardonner est-il une faiblesse ? » demande France Culture. Et ne pas pardonner est-il une faiblesse ? Et pardonner est-il une force ? Et ne pas pardonner est-il une force ? Et ne pas s’occuper de cette idée qui circule est-il une force ou une faiblesse ? Et quel rapport entre le sens donné à ce mot et ce qui se passe en soi ? Jeune homme, j’attendrai de savoir ce que ce qui se passe en vous quand vous dites que vous pardonnez afin d’être bien sûr que le sens correspond à ce que vous ressentez. , et après je verrai. En attendant, mêlez-vous de vos affaires. On s’amusera sans doute de ma dialectique, mais on me pardonnera moins mon indifférence. On ne comprendrait pas que je dise : de toute façon, je ne sais pas ce que je fais là. Cette affaire de pardon ne me concerne pas. Ce sont vos embrouilles.

Non, on n’a pas d’autre solution que de renoncer à sa vérité et de prendre le parti de l’ordre social. C’est fichu. Si le mot (pardonner) est juste (objectivation) le jugement risque d’être juste aussi (force ou faiblesse) .Ou c’est l’être défini par la société qui est vrai, qui est la réalité, ou c’est le sien propre quand il s’agit de soi. Si c’est l’être défini par la société ou la culture qui s’impose, on n’existe pas, il faut tendre vers lui pour exister. Il n’y a même plus de comparaison à faire.

Pourtant, la société ou la collectivité n’a pas d’existence réelle. Il n’y a aucune vie là-dedans. Que mettez-vous donc sous ces mots ? Si le monde entier et toutes les civilisations disparaissaient, mais qu’il restait des hommes, ils recommenceraient à construire des sociétés. Mais si l’humanité entière disparaissait, peut-être pensez-vous qu’une culture sortirait de terre ? Je n’ai personnellement jamais vu un beau discours ou une oeuvre littéraire ou musicale géniale mettre au monde un être humain, avoir de l’effet sur lui, oui, mais le mettre au monde, non. Cela ne guérit pas les maladies non plus. On ne le saura jamais, mais si on pouvait avoir la certitude absolue qu’une œuvre d’art n’aura plus jamais d’effet sur les hommes, il n’y a aucune raison de la conserver. Ce serait du fétichisme.

Le bien ne peut pas être celui d’une société puisque celui-ci sera forcément un parti-pris.

Il y a toujours un fond de religiosité qui sommeille en nous, plus ou moins important. C’est l’héritage des siècles. Tout pouvoir est un représentant direct (théocratie) ou indirect de Dieu. Il est sacré. La personne qui l’exerce est sacrée. D’où le nombre et la persistance des culs-bénis. S’il ne se présente pas comme issu du divin, il se réclame de principes et de valeurs quasi divins. Le hâbleur sur son estrade, sermonne, admoneste, prescrit, corrige, guide, édifie. Ne dirait-on pas qu’il est le maître, qu’il est la réalité même, qu’il personnifie toutes les objectivations incontestables. Mais que tous les individus s’arrêtent de travailler, rien ne va plus, le ton change, la panique s’installe, il ne sait plus, il consulte, les mea culpa et les paroles de modestie apparaissent.

Il y a des athées d’opérette qui croient en la transcendance de certains principes moraux. Ils leur attribuent une existence objective, ils pensent que ces principes doivent s’imposer à tout le monde et qu’ils survivent au temps qui passe. C’est comme si la raison et l’intelligence leur manquaient. Il n’y a plus qu’à faire de ces principes les attributs de quelque être supérieur transcendant qui les représentera tous.

D’où tu parles disaient les marxistes et redit ZEMMOUR (il s’est raconté à tort) . La question n’est pas très utile quand on sait qu’en matière de vie en société, il n’y a pas de vérité objective. Quand on parle au nom du bien commun, de l’intérêt général, du bien de la société ou de la collectivité, on le fait toujours au nom d’une certaine idée partiale de la collectivité, du bien etc Plus important est de se demander : de quelle hauteur je laisse cette personne me parler ? Si je la place au-dessus de moi, tout ce qu’elle dira m’en imposera. (voir les gamins de l’article précédent) Et inversement.

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