LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

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4 avril, 2019

LA PLANETE GAZEUSE

Classé dans : Objectivation — inconnaissance @ 20:10

Nous sommes en interaction constante avec le monde qui nous entoure, avec les autres. Ces interactions ne sont pas neutres, indifférentes parce que nous sommes des créatures sensibles. La question que l’on pourrait se poser est celle-ci : va-t-on prendre en compte la façon dont les autres réagissent ou la façon dont on réagit. De quoi va-t-on partir ? Soit c’est l’un ou l’autre, soit c’est un mélange des deux. Dans quelles proportions ?

S’il suffit de deux choses pour que la réaction des autres soit ce qui compte pour nous. 1 qu’elle nous soit proposée, envoyée. 2 qu’elle se présente comme digne d’intérêt, comme ayant de la valeur. cela signifie tout simplement que nous donnons la priorité à la vie des autres. Sinon, il faudrait qu’ils justifient leur démarche vers nous et la valeur qu’ils donnent à leur réaction pour que nous leur prêtions attention ; alors que là, la partie semble gagnée d’avance parce que tout se passe comme si on était demandeur, comme si on était en quête de ce qui se passe chez les autres. Mais cela ne fonctionne pas avec n’importe quoi. Si on regarde les portails d’actualité comme Orange ou Windows 10, ce sont des personnes célèbres en tous genres, des mots ou expressions consacrés comme tacler ou clash, sortir du silence, des sujets porteurs comme bon partenaire ou parents d’élèves, ou des concepts importants qui servent d’appât . Exemple dans la bouche d’ Aleksander Céferin on a racisme et honte.

Tout ce qui vient de la société, qui se présente comme une démarche vers nous, tout ce qui est censé avoir de la valeur parce que cela émane ou s’autorise de quelque structure, de quelque organisation, de quelque groupe, de quelque usage a ce pouvoir d’évidence sans rien avoir à prouver. Cela tourne facilement à l’avalanche, au tsunami interminable de raisons de partir de la réaction des autres et pas de la nôtre. Nous pouvons juste réagir à ce qu’on nous envoie, mais en vérité, cela n’aura aucune importance.  

C’est normal nous avons une dette, nous avons des devoirs. Quelle dette, quels devoirs ? Envers qui ? On s’est retrouvé, sans savoir pourquoi, sur cette terre. On a dû subir la loi du milieu dans lequel on tombait puis la loi de la société dans laquelle on vivait. On a toujours ignoré ce qui faisait qu’on pensait, agissait comme on le faisait, la nature de nos déterminismes, notre propre nature, et on découvre que le pire ennemi du bonheur des hommes dans ce monde est cette aspiration au bonheur, parce que c’est une terrible faiblesse ou vulnérabilité dans les circonstances . Alors envers qui ? c’est plutôt le contraire non ?

Il suffit souvent de nous mettre sous le nez quelque chose qui semble s’adresser à nous, avoir de l’intérêt dans la vie publique pour que nous mordions à l’hameçon.

Il n’y a aucune raison de croire que des mots peuvent désigner des choses de l’esprit humain, de la vie humaine, de l’âme humaine, de l’existence humaine en les objectivant. Ces choses sont singulières pour chaque individu. On ne devrait utiliser ces mots que comme une invitation à se tourner vers ce qu’ils peuvent désigner pour chacun de nous, jamais pour en arriver à conclure qu’il y aurait du commun désigné par eux.

Il y a une bonne façon de prendre conscience de la chose, c’est de se demander si celui ou ceux qui utilisent ce genre de mots en savent plus que nous sur ce que ces mots sont censés désigner en nous. Quand on nous parle, par exemple, de devoir, est-ce que celui qui utilise ce mot voit plus clairement ce que ce mot désigne en nous que nous-même ? Si la réponse est non, le mot et ce qu’il peut véhiculer comme sens dans le l’usage courant, disparaît quand la conscience de soi est là. Mais si l’autre, si l’idée de l’autre sur nous a plus d’importance que ce que nous savons de nous-mêmes, alors…badaboum !

Qu’est-ce qui existe en dehors d’expériences et de consciences singulières et en dehors des réalités accessibles aux sens. La France , qu’est-ce que c’est : un territoire, une toute petite partie de la planète rocheuse appelée terre et des expériences et consciences singulières de la vie dans cette partie. Défendre la patrie, en fait, c’est défendre son mode de vie, ses libertés, parce que l’envahisseur risquerait de les mettre à mal, pas autre chose.

Il peut même arriver que des conquérants traitent mieux les peuples colonisés que les dirigeants réguliers de ces pays.

Il n’y a pas de valeurs de la République, aucune vérité objective à ce sujet. Il y a juste des choses auxquelles on tient dans les relations humaines alors que le nom que l’on donne au régime politique est : République.

« Honorer les morts, c’est donner du prix à la vie «  déclare Jean BIRNBAUM sur France Culte.  ; » Qu’est-ce qui existe en dehors de la conscience et de l’expérience personnelles que l’on a de l’honneur, de la mort, de la vie ? A quelle objectivation va-t-on aboutir si on fait de cette phrase une sorte de vérité, d’enseignement ou de sagesse ? Va-t-on édifier un monument officiel au nom de l’honneur fait aux morts ? Mais honorer les morts, c’est aussi honorer le mépris de la vie qui a inspiré ceux qui ont donné leur vie, ou c’est donner un sens à la mort de ceux à qui on a arraché la vie de façon ignominieuse. « Réussir à l’école «  encore sur France Culte. Sans doute une conception très étroite, très conformiste de la réussite. A-t-on le droit de penser la réussite différemment ? .Bien évidemment, la beauté n’existe pas, il n’y a que des émotions ou des impressions particulières, d’une certaine sorte, devant quelque chose. La vie n’existe pas, les connaissances que nous pouvons avoir sur la vie ou sur ses manifestations, ce n’est pas la vie. . On a tué plusieurs Rois en France, ce n’est pas pour cela qu’on a abattu la monarchie, on n’a fait que tuer un homme. (ce serait pareil pour la République) Tant que l’idée de monarchie vivait de façon différente, dans l’esprit et le coeur de chacun, un autre Roi est venu remplacer le précédent.

Deux raisons pour lesquelles on ne reconnaît pas le caractère singulier, éminemment subjectif de tous les mots qui concernent l’esprit et le coeur humains, et on s’entête à insinuer qu’ils désignent quelque chose d’objectif. D’abord, c’est une façon de vouloir imposer à tout le monde le sens de ce que ces mots désignent en chacun. Ce sens officiel, on doit l’adopter en conscience. Le sens de « homme » n’est pas ce que votre subjectivité et votre expérience vous inspirent, c’est celui qui est enseigné, diffusé, officialisé. Ensuite, c’est parce que ces objectivations servent à l’ exploitation ou à l’ utilisation des hommes. Quand un mot peut désigner un groupe, une collectivité à travers quelque chose qu’ils partagent, chaque membre du groupe ou de la collectivité devient un élément standard pour la pensée qui organise, rationalise, projette, planifie etc Que l’on fasse cela pour les chênes, les souris, les minerais de fer, les espaces géographiques, on l’a toujours fait dans le but de les exploiter, mais que l’on fasse cela avec les hommes, cela ne va plus.

Le résultat, c’est que les objectivations se mettent à faire autorité, ces autorités deviennent incontournables et servent non seulement de références à tout le monde mais aussi de souverains biens. On juge au nom de ces références objectives. Ensuite, ces éléments objectivés de la vie humaine se comportent, dans nos pensées comme des tyrans Du coup, on utilise soi-même les mots en vigueur   Vous en employez beaucoup des mots de ce genre en oubliant qu’ils ne font que pointer vers des singularités et en les prenant pour des vérités quasi tangibles ? Ces éléments sont les constituants illusoires mais efficaces d’une société. Chacun s’y réfère pour se penser et échanger. Chacun en fait des repères sur lesquels compter. Et pourtant ils sont creux, vides. C’est en cela que l’on peut dire comme Paul Valéry que la société ne vit que d’illusions.

On ne fait pas que leur être soumis, on leur consacre sa vie. Il faut tout faire pour assurer leur continuité, pour les défendre, pour les transmettre comme des vérités, il faut s’engager, travailler pour elles. (sauver telle idée ou tel symbole)

C’est ce qu’on fait tout le temps. A moi il m’est égal que ces objectivations retournent là d’où elles viennent. Croire, c’est quelque chose d’entièrement subjectif ou cela peut donner lieu à une objectivation ? Kesako ? Dieu est plutôt gazeux que liquide ou solide, mais tout le reste aussi. Puisque ce sont des choses subjectives auxquelles on donne une nature objective tout en admettant qu’on ne peut les trouver, les observer, nulle part en dehors de nous, il faut bien qu’elles soient gazeuses. On ne les voit pas, on ne les saisit pas, tout comme l’air, mais elles nous environnent.

Sinon, autrement, il y a cela :  http://planetdsaintje.unblog.fr/2019/04/01/horslemonde/

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