LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

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11 avril, 2019

QUE LES MORALISTES AILLENT EN ENFER

Classé dans : Morale — inconnaissance @ 13:39

La conscience de soi, réfléchie, la conscience de soi consciente, est le produit de tout ce qu’on a pensé de soi, de toutes les fois où on s’est pensé. Mais depuis le temps, et étant donné tous les problèmes posés par ce produit des pensées, il a fini par être obscurément tapis au plus profond de soi. Si bien que la conscience de soi ne ressemble plus à une pensée mais aux effets de cette pensée sur soi. Qu’un petit événement, qu’une minuscule parole affecte l’idée que l’on a de soi, et ce qui devient conscient, c’est l ’effet, ce sont les conséquences de cet événement ou de cette parole sur cette idée et non la part d’idée de soi qui a été mise en cause. (on connaît tous ces sentiments, toutes ces impressions de l’ordre du mécontentement ou du trouble ou de la colère dont on ne saurait précisément déterminer la cause)

Bénis soient les parents qui n’éduquent pas leurs enfants avec des idées, des conceptions de la vie et du monde, idéalistes, merveilleuses, invraisemblables, extravagantes. Le rêve devient cauchemar quand on se met à le prendre pour la réalité ou la vérité. Se penser, se situer, se juger en fonction d’objectifs inatteignables, invraisemblables, c’est, à tous les coups, se trouver médiocre, mauvais, moche, minable, nul. C’est partir dans la vie avec une très piètre idée de soi. Priez pour nous pauvres pécheurs.  Ce qui se passe ensuite est fatal. Conformément à ce que nous venons d’écrire au-dessus, pour acquérir une valeur que nous n’avons pas, nous partons en quête de tout ce qui semble avoir de la valeur dans le monde.  

On croit que cette quête est normale, saine. En réalité, c’est notre piètre idée de nous-même qui nous détermine, nous mène par le bout du nez sans même que nous nous en rendions compte.  C’est notre manque qui crée notre besoin. C’est notre manque qui nous fait choisir tels types de valeur.. Que les choses que nous faisons soient puériles, sottes, niaises si on peut se dire qu’elles sont bien considérées, on les fera sans chercher plus loin.

Or, s’ il suffit d’avoir l’impression qu’une chose est approuvée, estimée par les autres pour la faire, parce que l’on acquiert ainsi de la valeur, on ne s’aperçoit pas de la nature de cette chose et de la nature correspondante de notre besoin.  Dernier portable sorti, belle voiture, belle tenue, bonnes manières, belle maison, poste de direction ,chef de parti ou objectif spirituel, c’est pareil. Ils obéissent à la même règle, ils ont le même but : corriger une conscience de soi qui ne se suffit pas à elle-même. Estime des parents puis estime des maîtres, puis estime de la société en accédant à des postes plus ou moins importants dans la société. Attention à l’amour-propre de ceux qui sont arrivés là ; ils ont fait beaucoup d’effort pour cela; c’est le sens de leur vie. Ils y tiennent. Si vous l’égratignez, ils s’autoriseront de la défense de l’ordre établi pour se venger.

Si bien que ce besoin puissant d’acquérir de la valeur et cette opinion répandue ou supposée que la chose est bonne nous empêchent véritablement de prendre conscience de ce que l’on est. La valeur que l’on croit pouvoir acquérir nous dispense de cette prise de conscience.

Il y a des tas de comportements que la société condamne, juge mal. Si on s’y livre, on sait que l’on est mal vu par elle, et cela n’améliore en rien notre idée de nous-mêmes. (si vous les oubliez, la télévision se charge de vous les rappeler sans cesse)

Mais il y a des valeurs que nul ne pense à remettre en cause, ce sont les valeurs morales ou les conceptions de l’homme que la société a érigées en modèles. Ces valeurs représentent des idéaux inatteignables , elles dessinent un monde complètement invraisemblable, l’espèce humaine qu’elles imaginent est aberrante. Elles confortent notre piètre idée de nous-mêmes puisque nous les avons épousées, et raffermissent le besoin de valeur qui nous mène par le bout du nez. On peut ainsi ignorer toute sa vie combien nos besoins, notre nature étaient ridicules, stupides. On croit agir par raison, dignement, en nous conformant à telle valeur morale ou humaine issue de la culture, on est juste le jouet du besoin qui s’est creusé en nous .

Et dans le ciel qui n’existe pas les anges font vite un paradis pour les culs-bénis à la DOMENACH et autres moralisateurs et bien-pensants de tous poils qui n’ont pas besoin de démontrer que leurs idées sont réalistes puisqu’ils confortent les pauvres victimes d’un conditionnement abêtissant qui leur a ramolli la cervelle . Pauvres croyants qui se précipitent sur tout ce que la morale prescrit. La prétention exorbitante de ces moralistes à pouvoir dire ce que doit être l’espèce humaine, sans avoir besoin de montrer que c’est vraisemblable, à dire que les hommes peuvent correspondre à leur conception, (des conceptions qui font de certains des pédophiles) ne choque pas tant que le besoin d’acquérir de la valeur nous taraude.  

C’est le système de fonctionnement déjà décrit : on se croit, on se sent médiocre, mauvais, tels comportements sont des valeurs dans la société, on adopte ces comportement pour en avoir, pour se penser grâce à elles, en fonction d’elles, le sentiment d’être normal, conforme nous évite de nous demander si notre comportement n’est pas débile, si nous ne sommes pas de pauvres idiots.

Les migrations devenant, de plus en plus un droit inconditionnel, les conditions strictes pour réclamer le droit d’asile étant complètement dépassées et de moins en moins nécessaires, (voir le pacte de Marrakech) je suggère que ceux que l’aventure tente et qui disposent des moyens pour le faire, investissent les pays qu’il leur plaira d’investir. Ah le soleil ! Quoi ? Ce n’est pas possible ? Cela ne correspondrait pas à la morale que certains ont décidé d’instaurer et d’imposer. Et de quel droit ? Ah, si la misère donne tous les droits, alors ceux des pays européens qui sont dans la misère devraient en tenir compte pour s’emparer de tout ce dont ils ont besoin..

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