LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

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15 avril, 2019

ANTIENNES

Classé dans : Incivilite — inconnaissance @ 21:14

Bénis soient les parents qui ne sont pas toujours sur le dos de leurs enfants pour les surveiller, les corriger, leur donner des ordres, bénis soient les parents qui ne passent pas auprès de leurs enfants pour des personnes d’une extrême importance auxquelles le monde obéit quasiment ou que tout le monde doit servir, bénis soient ceux qui les laissent vivre et s’ouvrir sur le monde.  

En société au moins, il y a de fortes chances pour que notre tenue vestimentaire soit reconnue et approuvée. Il y a de fortes chances que l’on fasse ce qui peut être reconnu et approuvé. Il y a de fortes chances que l’on dise ce qui peut être reconnu et approuvé. Notre attitude, notre comportement, nos manières, nos décisions, nos goûts, nos désirs, nos valeurs, nos ambitions, notre situation sociale, doivent pouvoir être reconnus et approuvés. Il faut que les autres puissent nous comprendre et puissent nous approuver.. Dans les conversations les antiennes règnent. Les dictons et les proverbes se sont multipliés et ils sont déversés à profusion .

C’est la prise en compte et la mise en application d’un nombre incalculable d’éléments culturels censés être connus et approuvés par tout le monde. On en prend l’habitude. Cela devient une seconde nature.

C’est ce qu’on appelle aujourd’hui, le vivre ensemble. Il ne suffit pas dans les conversations, de parler de la même chose, il faut, dans la vie, vivre dans le même monde ou la même société. Il faut se ressembler. Ce n’est pas valable évidemment quand on habite deux pays éloignés. Ce n’est plus le cas non plus lorsque l’on décide d’appartenir à deux cultures différentes.  

Seuls les rebelles et les gens de pouvoir ne se plient pas à cette règle, soit parce qu’ils sont en guerre contre elles, soient parce qu’ils sont à l’abri des ennuis et capables, en partie, d’imposer leurs propres règles. (mais ces derniers savent faire mine de se conformer aux règles de tout le monde, et on s’y laisse prendre) Quand il y a confrontation entre quelqu’un qui respecte les règles et quelqu’un qui ne les respecte pas, ce dernier gagne toujours tout particulièrement quand celui qui respecte les règles ne sait pas que son adversaire ne les respecte pas. C’est comme un joueur d’échecs qui déplacerait ses pions à sa guise. Je mets ma dame et mon cheval là..échec et mat.

Et dans le privé, en est-il aussi ainsi ? Le privé n’existe guère. On est rarement loin du monde et des autres. Mais si on a été éduqué, conditionné de telle façon que des surveillances, des demandes, des pressions, des croyances enserraient étroitement notre vie, si les autres, la société, la communication ont pris une importance considérable, même dans la solitude on continue à chercher ce qu’il faut dire, faire, être décider, désirer, aimer, vouloir pour plaire et être comme il faut. C’est facile après, tout ce qui peut passer pour une valeur ou une cause collectives déclenchera la réaction attendue de tous ceux, très nombreux, qui veulent faire vivre le vivre-ensemble.

Si le défaut d’estime de soi nous a conduits à privilégier certains aspects de la demande du monde, des autres, ce sont ces critères que l’on tentera constamment de satisfaire. (tu aimeras le Seigneur ton Dieu, tu aimeras ton prochain ;.tu aimeras etc) Peut-être qu’on vous aura inculqué une idée tordue de ce vivre-ensemble. Passé, présent. Conflit.

Seulement c’est à l’idée que l’on se fait, ou à l’interprétation que l’on donne, des demandes, désirs, attentes, accords des autres que l’on se soumet. Or, ce monde de la communication est un monde de méprises, de malentendus, d’illusions, de fantasmes, de tromperies. .La force prime la naïveté. .

Ensuite, on a besoin de rendre cohérents ces demandes, désirs, attentes, accords de façon à échafauder soi-même une conception cohérente du monde. Conception à laquelle on se met à tenir. Conception par rapport à laquelle on construira sa propre personnalité, son propre moi.

Et si, comme dit l’autre, on renonçait à croire que cette cohérence des désirs, attentes, demandes, valeurs des autres existait, si on cessait d’avoir une vue d’ensemble pour isoler chaque chose, chaque personne, chaque événement, que se passerait-il ?

Si on cessait de voir le monde en fonction d’une identité que l’on s’est construite ?

Et si on cessait de donner cette valeur à la société qui fait que l’objectif de se faire comprendre et approuver ne soit plus présent, que se passerait-il ?

Rien n’antécéderait quelqu’un qui vous parle, ce qu’il est socialement n’existerait pas. Rien ne vous obligerait à une quelconque conduite ou attitude en fonction de l’un de ces concepts généraux, métaphysiques, moraux ou je ne sais quoi activés avec quelqu’un ou quelque chose.  

N’est-ce pas ce qui est voulu, visé, planifié par tous nos dirigeants avec leur mondialisation, leur destruction de la communauté nationale et le multiculturalisme à tout crin.  

Les incivilités, c’est un truc qui ne se rapporte qu’à des individus. Eux seuls peuvent être incivils. L’État, les institutions, les organismes sociaux, les entreprises, les professions peuvent traiter les gens comme ils veulent, jamais on ne parlera d’incivilité. Ben oui mais, d’une part, ils perdent progressivement leur légitimité en n’étant plus au service du public et d’autre part ils traitent les gens n’importe comment en suivant le mauvais exemple de l’État qui se sert de sa fonction comme d’un alibi pour tout se permettre.

De même que l’accusation l’islamophobie est destinée à effrayer et culpabiliser les gens, l’accusation d’individualisme est destinée à cacher le fait que les droits individuels ordinaires sont de plus en plus bafoués.   

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