LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

22 juin, 2019

A TOI QU’APPARTIENNENT LE REGNE LA PUISSANCE ET LA GLOIRE

Classé dans : Domination — inconnaissance @ 6:52

Un seul mal s’est échappé de la boîte de Pandore, (si on enlève les calamités naturelles) un mal qui a donné naissance à tous les autres. Ce mal, c’est la soif de puissance ou de pouvoir.

On ne peut pas porter de jugement sans se fonder sur une conception générale, une conception de la société, de l’homme, de la santé, de la beauté, etc C’est en fonction d’elle que l’on juge. Mais il faudrait qu’une telle conception explique tout ou soit à l’origine de tout. Elle ne peut pas s’expliquer, se prouver elle-même. Alors d’où sort-elle ? Elle ne peut pas tenir le coup si on lui pose la question ? Vraie pour qui ? Juste pour qui ? en restant générale..

Pourquoi la Vérité divine serait-elle vraie pour quelqu’un d’autre que Dieu, indépendamment de lui ? Ou pour viser moins haut : Pourquoi le bien de la France serait-il vrai pour quelqu’un d’autre que son chef d’État, indépendamment de lui? Un système, une conception générale, celle du juge suprême, s’impose à tous. Arbitrairement. Alors il faut user de tous les moyens pour la faire adopter. Le mal, ce sont tous ces moyens .

La société a la haine des individus, parce que lui poser cette question (bonne pour qui?) c’est l’amener à reconnaître que les individus peuvent la remettre en cause. Un bien commun, un intérêt général n’existe que dans la tête de celui qui en conçoit l’idée. On se drapera donc toujours dans cette belle idée, dans cette belle intention, pour ne pas parler des moyens que l’on utilisera, des méfaits que l’on commettra en son nom. 1 : je suis tout le monde 2 je connais le bien de tout le monde. 3 J’agis au nom du bien de tout le monde. Grand pouvoir = connaissance (supposée) du bien d’un grand nombre de gens. C’est automatique.

Donc la soif de puissance conduit toujours à vouloir imposer une conception générale et à employer les moyens qu’il faut pour cela, et à surveiller qu’on l’a adoptée. C’est la question de s’emparer des esprits. Si je suis physiquement le plus fort, je peux terrasser quelqu’un d’autre. Et après ? Quelqu’un d’autre , Et alors. Cela n’ira pas loin à moins de disposer du moyen d’exterminer tout le monde sauf soi-même. On devrait être bien conscient de l’évolution de cette conquête des esprits, et être lucide sur les moyens employés pour cela. Si l’ordre qui doit régner est moral ou spirituel, s’il a été globalement intégré, pas besoin de KGB, tout le monde surveille tout le monde. Le KGB est dans chaque tête. Dans chaque tête il y a un : « je suis tout le monde, je connais le bien de tout le monde, je veux le bien de tout le monde » (le bien conditionné) Ah bon ? Le bien de qui exactement  que j’aille vérifier ? Moyens de s’imposer à un très grand nombre d’esprits = grand pouvoir.

Comment peut-on croire qu’une nation qui tient à préserver son identité et qui se tient tranquille depuis des siècles peut être une cause de guerre ? Non, la guerre ne peut venir que de gens comme les présidents des Etats-Unis ou de Chine ou de leaders d’une idéologie conquérante, parce qu’ils sont assoiffés de puissance ou de pouvoir et qu’ils seraient prêts à la déclencher plutôt que d’en perdre une partie.

Imprégnation. Qui aime les problèmes ? Qui en fait des tonnes pour attirer l’attention ? Qui veut être dans toutes les têtes ? Qui est au centre de toutes les discussions ? Qui mobilise tout le monde ? Qui fait appel à votre curiosité, votre empathie, votre charité, votre désir d’agir, votre désir de faire le bien ? Qui vous sert de référence ? La société telle qu’elle se présente. . Vous en parlez, On ne parle que d’elle. Vous vous souciez d’elle, Elle ne demande que ça. C’est ce qu’elle voulait. On ne s’en rend même plus compte, c’est une obsession générale. On a des tas d’idées, des tas de bonnes intentions à son sujet qui ne serviront à rien. Parler pour ne rien faire, mais ce sujet de conversation est mille fois plus naturel que le temps qu’il fait. Et pourtant, irait-on se promener dans la nature, dans les champs, les bois, près de la mer si chaque chose que l’on voyait nous interpellait et nous harassait de messages. Je pense qu’on n’irait plus. Comme n’y vont pas ceux qui ne peuvent se passer des sollicitations permanentes de la société..

Mais le but est atteint : 1 la mettre au centre 2 être à son écoute 3 s’engager pour elle. Par exemple, sur FC on a le premier titre sur la page d’accueil : pourquoi notre cerveau n’est pas écolo ? . 1 (un centre de la société) écolo 2 (à son écoute) notre cerveau 3 (s’engager) pourquoi . Je ne veux pas être écolo, mon cerveau j’en fais ce que je veux, je ne vous ai pas autorisé à me questionner. Pauvre type, va !

Comme c’est amusant, on n’est rien, on admet qu’on n’est rien, mais en même temps on est investi d’une mission très importante, peut-être même de la mission de sauver le monde. c’est que cela ne suffit pas de n’être rien, il faut en plus être un misérable pécheur.

Les généralités ne désignent rien qui soit accessibles aux sens. c’est ce que la culture ou la société dit que c’est. . Parlez-en, pensez-y, et vous voilà pris. On macère là-dedans à longueur de journée. Pourtant, il est clair que ce à quoi on ne pense pas n’existe pas si cela n’entre pas dans notre vie en tant que réalité sensible. Donc pas de vérification possible.

Notre existence personnelle n’ayant pas de sens, on ne veut pas, en plus, qu’elle n’ait aucune valeur, on veut avoir de la valeur et on compte sur la société pour nous dire, nous montrer, reconnaître qu’on a de la valeur. On se saisit de ce qui, selon toute vraisemblance, selon ce qu’on en dit, a de la valeur. On veut obtenir ce qui a de la valeur. Comment, quoi ? ,

Tout ce qui est général, collectif, en tant que tel, représente la société. Ce sont des choses dont on ne sait que ce qu’on a pu apprendre des autres. Les autres, la collectivité, la société. Elles existent parce que la société dit qu’elles existent, et en parle à son aise. «Gustave Courbet ou l’art sans concession«  (FC) L’art ? Ah oui, l’art bien sûr. On dit que c’est de l’art. Concession !. Vraiment facile ! La société dit que l’art existe. Elle en raconte des tonnes à ce sujet. Et vous ? Que savez-vous vraiment ?

Ces choses sont jugées favorablement ou défavorablement. Les valeurs, c’est tout ce qui est collectif et qui est jugé favorablement. On y croit, on a confiance en elles . Elles devraient, si on les adopte nous apporter récompense. Ainsi, on acquiert de la valeur. On s’est habitué à se soucier de tas de choses dont on nous parle parce qu’on aime bien se faire du souci. Cela permet de se donner de l’importance. Cela suppose que des gens et des choses dépendent de nous, que ces choses ont de l’importance et donc nous aussi par voie de conséquence. Pourquoi se soucie-t-on de partis, d’idées, d’institutions, de célébrités, de corporations, de groupes etc que l’on ne connaît pas (sauf par médias interposés) tant qu’on n’est pas impacté ? Quel intérêt pour autrui nous resterait-il en fait si on enlevait tous les jugements qu’il peut porter ?

L’exploitation de l’homme par l’homme, c’est un détail, une conséquence. Il faut d’abord un dominant et des dominés, soumis, subjugués. Et à l’origine de cette domination, il y a cette idée qui a animé la philosophie des Lumières : celle selon laquelle, il y a une différence de nature entre certains hommes. Cette différence de nature n’est plus aussi simpliste qu’elle l’était sous l’Ancien Régime. Elle a pris 1000 formes, elle agit de 1000 façons. Mais dans la façon de concevoir autrui, dans l’attitude que l’on a à son égard, elle est présente.

Avec ce besoin d’avoir de la valeur, d’avoir une nature supérieure, on peut mener les gens à sa guise. Ils veulent les obtenir des autres. Mais on pourrait se poser la question : à quoi ce que l’on fait sert-il ? A qui cela profite-t-il ? Si on ne sait ce qu’il en sera finalement, c’est ennuyeux Les dadas de France-culture aujourd’hui. ,Êtes-vous prêts à renoncer à l’avion pour des raisons écologiques ?  L’engagement politique. Est-ce que vous musiquez ?

Le petit problème, c’est que si on ne sait pas quelle valeur on a, personnellement, on ne connaît pas non plus la société, on ne sait pas quelle valeur elle a, on ne sait pas ce que valent ses éloges, ses compliments. C’est ainsi qu’il y en a qui attendent la fin de leur vie, socialement réussie, pour prendre des distances, pour relativiser énormément les honneurs et les éloges. Et d’autres qui les méprisent très tôt dans leur existence. La question de ce que vaut ce que pensent les autres, la société ne se pose pas si on leur est dévoué. Ce qu’ils pensent est capital. La question se pose si on veut prendre son plaisir sans faire de tort à personne. Va-t-on s’en inquiéter ? Pourquoi le ferait-on ? 

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