LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

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1 juillet, 2019

LA METAPHYSIQUE DE L’AMOUR

Classé dans : Metaphysique — inconnaissance @ 20:38

C’est la croyance en la réalité, l’efficacité, le pouvoir d’une union toute spirituelle entre les êtres. Identification qui nous coupe de nous-même.

Il y a la vérité de notre désir de chaque instant, et il y a ce qu’affirment et veulent nos pensées. Conscience immédiate et dialogue intérieur avec un mystérieux référent. Dans la vie quotidienne, cela devient des mots qui portent nos espoirs de plaire, d’être compris, d’être approuvé, de convaincre.

Si les pensées ont fini par gagner, c’est parce qu’elles sont les plus fortes et qu’elles conduisent à ne même plus se rendre compte de ce qu’était ce désir sans parler de le satisfaire.

Notre souci : le succès de valeurs, c’est à dire de désirs qui ne sont pas les nôtres, Ce ne sont pas ceux que l’on pourrait se reconnaître. Que dis-je ? Mais si on aime toutes les identités sociales, sauf que pour vraiment en jouir il ne faut pas se contenter du plaisir tout narcissique qu’elles procurent. Compliqué ! Se réclamer de valeurs est stupide. Ceux qui disent : j’ai des valeurs sont stupides. A quoi cela sert-il de dire cela ? Pourquoi dire cela ? Dire cela, c’est proclamer que ces valeurs sont quelque chose que l’on possède, et pas quelque chose que l’on est. Ce que l’on est, cela va sans dire. Non, dire cela, c’est affirmer qu’on a des objectifs, que l’on travaille pour l’avènement d’un certain monde, d’une certaine société ou que l’on voudrait être un certain type d’homme. .

Que deviendraient ces sacro-saintes valeurs dont on a hérité, dont on est si fier, si on n’avait pas la moindre envie d’être un autre que soi-même, c’est à dire si on ne se référait qu’à ses propres désirs ?

On n’en a pas fini quand on fait sa part de travail et quand on respecte les mœurs d’une société, il nous faut en plus aider la société à être ce qu’elle voudrait être, à réaliser son idéal, aider ceux dont les valeurs, les objectifs, ont droit de cité, ont pignon sur rue. . On épouse, alors leur cause, on participe à leur rêve, on fait sien leur idéal. Tout ce qui a un rapport avec le monde futur qu’ils promeuvent, avec ce désir, ce projet, cette cause devient important, Tout ce qui arrive aux idées, aux groupes, aux personnes en rapport avec ce monde devient important. Quand l’amour est devenu une sorte de métaphysique, quand la réalité, l’efficacité, le pouvoir de cette métaphysique ne font pas de doute, on ne s’inquiète pas de savoir qui sont ceux que l’on suit, que valent leurs belles idées, on est rempli d’une sainte et pieuse ferveur et de confiance dans cette métaphysique.

Le coeur est gagné, tout le reste suit.

Votre programme médiatique d’aujourd’hui sortez vos mouchoirs, commencez à vous inquiéter

canicule, il fait chaud (plus vous y pensez et plus vous aurez chaud. Plus vous aurez chaud, et plus vous leur donnerez raison)

Sécurité, agriculture, les conséquences..oh mon dieu ! Que fait la police ?

Comment Trump peut être réélu..ah non pas ça, ce serait terrible : que faire ?

Des fonctionnaires fantômes dans le Var : que voulez-vous que j’y fasse ?.

FC, c’est pas mieux : Des milliardaires implorent aux USA : taxez-nous plus. Même réponse.

« On n’oublie jamais où mène la haine » dit la femme du jour, vive l’amour, à bas la haine ! Inutile de continuer.

Vous avez là un défilé de pleureuses, de Cassandre mais fantaisistes, de moralistes, qui en appellent à vous. Buvez, mangez et vos pensées vous dirons quoi faire et quoi être. Et il faudra absolument que ces idées aient raison et que votre amour ne faiblisse pas.

(Bien sûr, je ne dis pas ça pour moi, déjà, je n’ai plus la télé. Et la radio..ah ah! Et les journaux : vous me prenez pour un imbécile pour payer 2 fois : une fois fois sous forme de subvention sans quoi ils n’existeraient pas, une autre pour les acheter. Et tout ça pour subir de la propagande ? )

Quand cesseront-ils de se plaindre et de vouloir nous instrumentaliser ou nous utiliser. C’est une loi générale qui s’applique toujours : les reproches, les plaintes, c’est non si cela vient de nous, oui, si ça vient d’en haut. « Arrêtez de vous plaindre « disait-on. Oui, arrêter de nous emmerder tous les grouilluscules, les groupuscules, les groupements, les groupes organisés, les groupes institués, les groupes étatiques. Allez faire la quête ailleurs.

Vivre la charia au-dessus de la République ! Non, je plaisante…mais.

On a eu dans l’histoire et on a plus ou moins aujourd’hui, des sociétés dans lesquelles les individus n’ont aucun droit face au gouvernement, à l’Etat, au pays. Les individus sont seulement des membres, des parcelles de la société. Aucune conscience individuelle morale, ou pas, ne peut s’élever au-dessus des volontés de la société. Sinon, on a tous les torts et aucun recours. On n’existe qu’en tant que sujet de cette culture ou de cette société. Quoi qu’elle soit, quoi qu’elle demande, quoi qu’elle décide, quoi qu’elle pense, c’est ainsi.

Mais comment, au nom de quoi, pourrait-on se donner le droit de dire non ? Au nom de quoi qui ne serait pas tout simplement l’expression d’un autre ordre, d’une autre société avec une autre morale  ? La conscience morale serait-elle innée et universelle ? On a la conscience immédiate de ce qu’on veut et on n’imposerait pas ce qu’on ne veut pas à autrui. Mais dès l’instant où on obéit à des pensées qui ne peuvent être que conditionnées, dès l’instant où les autres sont un concept, une généralité, l’individu disparaît. En tant que parcelle de société, tout comportement déviant est inacceptable. En fait, seul l’individu qui ignore ses pensées et ne tient compte que de sa conscience immédiate de lui-même peut dire non. Mais il n’a rien à voir avec cette bouillie sentimentale qu’est la métaphysique de l’amour qui semble de plus en plus inspirer les gens.

Par exemple les droits de l’homme veulent s’imposer à tous au mépris des droits de l’homme. Bien sûr :vous avez compris, il ne s’agit pas du même « homme » dans le premier cas il s’agit du concept, de la notion abstraite, de la généralité, dans le second des individus.

Mais revenons à la charia. Dans la métaphysique de l’amour, la contradiction n’existe pas, on patauge tous dans la même bouillie sentimentale.Parce que sinon, il faudrait quand même savoir : le multiculturalisme interdit que l’on porte des jugements sur les cultures et que l’on veuille refuser celle-ci ou celle-là, mais en même temps il faudrait refuser la culture qui met la charia au-dessus de la République . Bien sûr, vous avez compris, nous n’avons pas, nous, le droit de juger, de refuser, c’est l’apanage de ceux qui décident.. Ceux qui décident doivent assumer leurs responsabilités.

La société de la surveillance de plus en plus poussée ne nous dérange pas tant qu’elle ne fait que nous surveiller, elle ne nous dérange guère tant qu’elle ne fait qu’utiliser les informations collectées pour essayer de nous influencer, (une invitation à nous connaître et nous assumer) elle nous dérange quand elle commence à nous contraindre d’adopter certaines conduites ou à nous interdire de faire certaines choses, de penser et de parler comme on le souhaite sans jamais avoir à se justifier. . Tant mieux, il faut contraindre les gens à bien se comporter, surtout ceux qui ne sont pas des nôtres, Dans la métaphysique de l’amour, on s’endort douillettement dans sa bonne conscience.

On dit ; : les Français sont des veaux, non, ils sont dévots. Allez, tous à la messe, les nouvelles messes du XXIe siècle ! Point commun : la sentimentalité poisseuse.

 

 

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