LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

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14 juillet, 2019

J’IRAI HABITER CHEZ VOUS

Classé dans : Mot — inconnaissance @ 13:34

Les pensées sont souvent notre plus grand ennemi. Pour faire obéir un animal sauvage, il faut l’apprivoiser, puis le domestiquer, puis le rendre totalement dépendant. Certains ne deviendront jamais tout à fait des animaux domestiques. Les hommes ont été domestiqués à un degré très poussé. Comme les caniches que l’on voit faire le beau dans les cirques. Non seulement ils sont très domestiqués ( on dit civilisés) mais en plus ils ont une envie terrible de l’être encore plus, toujours plus. Ils en redemandent. c’est la course à la socialisation.

L’absurde était une source d’inspiration pour le bon Devos Pouvez-vous imaginer : vous faites un rêve. Vous êtes en voiture dans un endroit que vous ne connaissez pas bien. Le rêve devient cauchemar car la signalisation n’arrête pas de se complexifier, les incohérences et les contradictions dans cette signalisation s’accroissent. Les signaux, en même temps qu’ils deviennent de plus en plus nombreux et comminatoires, changent aussi à vue d’oeil Et vous devez tenir compte de tout cela pour atteindre votre destination. Socialisation – course à la socialisation – besoin d’indications pour se socialiser – production croissante de ces indications – nombre croissant de gens qui dérapent – demande d’indications supplémentaires etc Des tristes sires se succèdent pour transmettre ces indications, ces prescriptions .

Stop ! Réfléchissons une petite seconde à la socialisation ou aux pensées – indications, injonctions, intériorisées – qui servent à cette socialisation. .

Elles procèdent de deux manières (ou la socialisation repose sur 2 piliers)

1 Elles vous méprisent, vous dévalorisent, vous insultent, vous condamnent, vous détruisent, et vous les laissez faire.

2 Elles représentent, se font passer pour, la collectivité, les autres, la société, le monde et vous vous soumettez.

Une puissance contre laquelle il semble que vous ne pouvez rien vous convainc que vous ne valez rien de rien. C’est cela, la socialisation.

Que vous ne valiez rien, on vous l’inculque en grand et en détail. Le grand, ce sont des idées religieuses (péché originel, pécheur, Dieu qui lui est parfait ) ou des idéologies ( idéaux du communisme, de l’écologie, de la mondialisation etc) En détail. : tout concept de valeur est un affront. Il dit : vous n’êtes pas cela. Vous êtes coupable de ne pas être cela ou de ne pas chercher à être cela. Il y a comme cela dans les mots, des idées de ce que devraient être les hommes . Ces mots, sans avoir rien à démontrer, rien à justifier, prétendent s’imposer à vous de façon systématique et permanente. Ces idées ont exactement le pouvoir ou le prix que vous leur accordez, ou le prix que les autres leur accordent et que vous acceptez, ni plus, ni moins.  Vous leur accordez le pouvoir de vous détruire parce que vous les considérez comme vos maîtres. C’est aussi bête que cela. La raison : le but, la référence, ce sont ces pensées – ce qu’il y a dedans – et pas vous.

Alors à partir de maintenant, faites précéder chacun des mots de ce genre par le mot : maître ! Oui maître ! Tout de suite maître ! Comme il vous plaira maître. ! Vous n’êtes pas très coopératif. Oui maître coopération !  Car cela correspond exactement à la façon dont vous fonctionnez. Ces mots sont vos maîtres. Des maîtres impitoyables et destructeurs. 

Représentantes de l’ordre ou de l’état du monde. C’est une blague énorme . Pouvez-vous convoquer ou désigner un ordre, une nécessité, qui serait dûment celui dont il est question dans les mots : bien, migrant, art, santé, misère, hospitalité, égalité, féminisme etc vous croyez savoir de quoi il s’agit, vous croyez que cela existe. Si cela existe, on attend que cela se présente. se manifeste. Le, la cela n’existe pas. C’est une création de l’esprit qui vient du fait que ces mots sont utilisés par tous. Mais en utilisant tous ces mots, on ne fait que faire référence au fait que les autres utilisent ces mots, parce que quant à savoir de quoi on parle, quant à trouver une définition qui soit acceptée par tous, vous repasserez. . On fait référence à un supposé sens commun ou à une essence qui n’existe pas. Il est impossible d’accepter que de tels mots représentent toute une collectivité. Ces mots-là n’ont pour moi aucun sens puisqu’ils n’ont pas d’autre but, justement, que de désigner quelque chose qui n’existe pas. Au pire, c’est la responsabilité des dirigeants de mettre en œuvre des politiques plus ou moins générales, ce n’est pas à moi d’assumer les conséquences de ces politiques. Cela fait penser vous savez à ces réunions où une seule personne peut décider, mais où elle demande son avis aux autres ; et quand les décisions qu’elle prend sont catastrophiques, elle en rejette toute la responsabilité sur ceux qui ont été d’accord avec elle. .

Il faut sauver la planète ! Quoi donc ? Vous voulez dire : il faut sauver l’humanité ? Oui,. Quelle humanité ? Pourtant, l’extinction de l’humanité n’est-elle pas un idéal écologiste ? C’est la meilleure solution pour sauver toutes les autres espèces menacées. Les loups et les ours pourraient proliférer, les glaces se reformer.  Plus de voitures, plus de centrales nucléaires, Le rêve ! . Quelle humanité ? L’humanité à la sauce écolo, parce que humanité ne correspond à rien. Les espèces humaines des contrées non industrialisées, non scientifiques. Qui sont-ils donc ces fumistes pour vouloir sauver les hommes contre leur gré ? Pourquoi ne réclament-ils pas des référendums au sujet de leurs revendications fétiche  ? Parce que ce serait la catastrophe bien plus tôt que prévu pour les Français.  Enfin, posez-vous la question, quoique décide le gouvernement à l’égard ou au sujet des français, est-ce que cela réduira le réchauffement climatique ?

Je me demande si vous n’êtes pas inhumain de ne pas souscrire au programme écolo pour sauver l’humanité. Quelle valeur supérieure à « humanité ? (substantif + qualificatif) Quelle collectif plus grand et plus évident que « humanité » aah aah aah .Vous n’êtes pas fier ! Sauvez un homme, quelques hommes… c’est possible, sauver 7…8…9 …10…11 …12, 13, 15 milliards de personnes. n’y pensez pas. (chut ! Ce n’est pas un problème occidental, ça)

Vous avez donc affaire à un ramassis de mots creux qui prétendent vous convaincre que vous ne valez rien.

Se socialiser ; en quoi cela consiste ? On fait appel à nos services, on est sollicité, dans deux directions : Il y a notre contribution au fonctionnement de la société : emploi et respect des règles et lois qui la régissent. On ne se demande pas si c’est pour le bien des gens, du public, on fait ce qu’on nous demande.. On fait plus souvent, on participe à des associations, censées aider ce fonctionnement comme des suppléants et comme interfaces entre les règlements et les citoyens..

On compte beaucoup sur nous pour faire vivre, animer, le lien social. Le mieux, évidemment, c’est de faire partie d’un groupe constitué, validé et bien intégré. Il tourne forcément autour de valeurs ou d’objectifs communs. Mais tout ce qui a de la valeur pour la collectivité ou une catégorie de personnes est du lien social. Une belle voiture, c’est du lien social. Un couple, hétéro ou homo, c’est du lien social. Deux rappeurs qui se battent, c’est du lien social. Un sujet d’actualité dont on parle, c’est du lien social . Quand le nombre d’éléments servant au lien social augmente et qu’ils deviennent contradictoires, c’est le bazar ou le cauchemar.

Or, dans les tâches qu’on effectue pour la société, dans les missions que l’on remplit, le lien social joue aussi un grand rôle. Travailler dur, c’est un lien social. Obéir au chef, c’est un lien social, faire partie du groupe, c’est un lien social, être actif, c’est du lien social. On est content, on est actif, on agit, on construit ou on essaie de corriger, d’améliorer. On fonctionne. Cela ne changera pas la face ou l’avenir du monde. Mais on acquiert un peu d’utilité ou d’importance. .

Le lien social consiste le plus souvent à témoigner de sa fidélité, de son allégeance à ces éléments dans notre vie et nos relations quotidiennes. Je suis content, je cartonne en matière de lien social !

Qu’il s’agisse de participer au fonctionnement de la société ou de faire vivre le lien social, les mots qui nous affligent et ceux qui voudraient représenter le collectif sont au rendez-vous.

Un exemple amusant : La grande valeur France justifie que les invités d’un ministre profitent des repas les plus chers et les plus gastronomiques. Le ministre n’est que l’humble bénéficiaire du respect de cette grande valeur commune. Oui, mais il ne faut pas choquer d’autres valeurs qui font le lien social. Une aussi haute et vénérable mission s’accorde mal avec des convives réjouis qui font bombance pendant que d’autres se serrent la ceinture ?. (valeurs du lien social outragé de nature morale)

Nous, c’est constamment, tous les jours, dans tous les domaines qu’on est victime d’un système qui nous dévalorise et nous opprime. Dans l’emploi que l’on occupe, dans nos rapports avec ceux qui ont reçu quelque responsabilité, dans les discours que l’on entend, il n’est question que de mots qui nous abîment et nous soumettent. Innombrables sont ceux qui utilisent des valeurs qui nous méprisent et veulent nous réduire à l’état de mouton.

France culture titre : Opéra, l’impossible démocratisation. No sex : avoir envie de ne pas faire l’amour. Famille d’accueil : une vocation en crise. Lou Andreas-salomé : «  la morale est l’acte d’extrême audace du narcissisme «

Démocratisation. sex, envie, amour, famille d’accueil, morale, audace, narcissisme..;3 solutions :

1 vous êtes totalement absent de ces mots-là, ils ne vous concernent en rien. Pourquoi aller plus loin ?

2 vous vous demandez si vous ne pouvez pas trouver un lien entre eux et vous. Peut-être qu’ils parlent de vous dans une certaine mesure.

3 vous vous reconnaissez totalement en eux, ou dans certains d’entre eux.

Dans le troisième cas et probablement, en partie au moins, dans le deuxième cas, quelle opinion de vous-même obtiendrez-vous en vous pensant avec ces mots, et dans quel collectif vous inscrivez-vous qui fera de vous un petit militant de base ?

Pensez plutôt d’abord : maître sex, maître envie, maître amour, maître famille, maître morale, maître audace, maître démocratisation. C’est votre relation à ces mots. Oui maître, comme il vous plaira maître. Et encore là vous avez affaire à des gens qui font attention, qui prennent des gants avec vous, qui parlent de sujets savants, c’est rarement le cas dans la vie quotidienne. Vous savez bien, imaginez une seconde que vous parliez à un ministre comme on vous parle …impossible. Vous méritez autant d’égards qu’un ministre. S’il faut attendre de pouvoir représenter je ne sais quelle grande idées creuse pour être respecté, ça ne va pas.

Par les mots, par les pensées, par vos pensées, des ravages, des crimes se commettent. On vous tue. Il n’y a pas que la violence physique. Allons : démocratisation. sex, envie, amour, famille d’accueil, morale, audace, narcissisme. Ils ne savent pas de quoi ils parlent, ils font seulement référence à un supposé usage commun de ces mots ou, au mieux, à l’usage que certains spécialistes font de ces mots. Et ces mots ne représentent aucun collectif.

On n’est victime que du prix, de l’importance que l’on accorde aux mots, on n’est victime que du fait qu’on les a hébergés et qu’ils sont en nous chez eux. Quel que soit le cas, quelles que soient les circonstances ou les situations : accueillir ce qui nous agresse, nous écrase, et nous soumettre à des généralités qui n’existent pas. d’où que cela vienne, d’un quidam, de quelqu’un de plus important, ou de quelque haute autorité, est une grave erreur. .

scou

Plus ça va aller, et plus vous aurez à choisir entre continuer à prendre la société comme référence et objectif et vous prendre vous comme référent. Plus ça va aller, et plus la première solution sera intenable car vous pourrez de moins en moins compter sur l’existence du lien social, c’est à dire sur la croyance en des valeurs partagées. .

Le lien social, c’est le Roi est nu. Tout le monde le sait, mais par égard pour le Monarque, on ne le lui dit pas. Autrement dit, comment voulez-vous que parler ne serve pas à mentir ou leurrer, quand cela consiste obligatoirement à accréditer du faux, des valeurs inacceptables et des généralités creuses ? Soit on joue à les prendre au sérieux, soit on ne joue plus.

 p.s. Paris c’est trop près, faisons la fête à Bruxelles dans des lieux bien protégés.

 

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