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12 août, 2019

L’ENNEMI PERMANENT

Classé dans : Individualisme — inconnaissance @ 9:40

Vilains individus individualistes qui ne sont pas contents et qui le font savoir ! .

C’est amusant quand un système totalitaire, d’origine religieuse, se heurte à un autre système totalitaire, d’origine politique. Il est évident que deux systèmes totalitaires ne peuvent cohabiter sur le même territoire puisqu’ils visent le même objectif : la domination totale, l’endoctrinement d’une collectivité, le règne absolu sur cette collectivité. En bref, l’objectif, c’est l’éradication de l’individualisme. Ce vilain individu qui se permet de penser et de vouloir. La liberté de conscience, d’opinion, de décision d’un individu ne peuvent être admises. Il ne doit y avoir qu’une façon de penser et qu’une volonté : celle du chef. Tout le monde doit les épouser.

(Pauvres Maires pris…mais c’est bien que la population ait encore une assez bonne opinion d’eux, cela peut servir au marteau)

Ainsi, on peut regarder le monde en fonction de ce critère déterminant : quelle liberté individuelle ? Quelle liberté de penser et de vivre pour les individus ? Où sont-elles les plus grandes ? (certainement pas en France où l’État subventionne des associations pour qu’elles fassent la police dans les façons de penser et les moeurs). Où sont-elles les plus réduites ? En Corée du Nord ? En Chine ? En Arabie Saoudite ?

Il y a une autre façon de poser la question qui mettra en lumière le degré de liberté dont on jouit. De qui reçoit-on notre valeur individuelle ? D’une autorité ou de quelques autorités ? Des autres ? De la société et de ses structures les plus importantes ? Dans quelle mesure attend-on du système où nous vivons qu’il nous dise ce que l’on vaut ? (là je ne parle pas d’une valeur dans une discipline bien définie et bien cadrée, je parle de valeur de l’individu) A quel point sommes nous dépendants des jugements de la société  ?

Dans la mesure où l’existence de notre personne particulière n’a aucun sens, la seule façon de se trouver un sens, c’est d’avoir du plaisir, de jouir. Quand c’est le cas, notre vie a un sens. Mais il y a de nombreuses façons d’en arriver là. Le petit enfant, en principe, jouit d’être aimé, cela donne un sens à sa vie. Pour l’adulte c’est une autre paire de manches.

On nous tient par le plaisir, par les genres de plaisirs sensuels que la société nous propose, nous vante et nous habitue à désirer, et surtout par le plaisir narcissique que l’on retire de la pratique des valeurs que la société présente comme des modèles. Certaines choses apportent un plaisir narcissique -l’estime des autres, la récompense sociale – et un plaisir sensuel. Deux en un. (un enfant par exemple d’où certaines revendications) Si on reçoit notre valeur individuelle de la société, on reçoit aussi notre plaisir narcissique de la société. On dépend fondamentalement d’elle. Echouer dans ce domaine, c’est avoir l’impression de ne rien valoir.

C’est elle qui fait la distribution et qui fixe les échelles de valeurs. Et quand elle déçoit ou perd son aura, des penseurs sont là pour la défendre, défendre ses intérêts, lui redonner de la valeur, remobiliser les foules.

Elle a besoin de ce pouvoir sur nous. Et certains le savent. Ce serait terrible pour elle, si, ne lui accordant plus aucune valeur, on ne dépendait plus d’elle pour notre plaisir. Que quelques individualités soient ainsi, soient très individualistes, ce n’est pas grave, mais surtout pas la majorité. Or, il est clair, n’est-ce pas, que si on ne peut pas vivre sans recevoir cette valeur et ce plaisir de la société, si on est très dépendant d’elle, on n’est pas libre. Il devrait être clair aussi qu’une pression forte et constante de sa part pour que nous attendions d’elle notre valeur prouve son hostilité à notre liberté de penser et de choisir.

Attendant de la société qu’elle nous donne de la valeur, on parle pour que les autres nous comprennent et nous approuvent ou pour les convaincre. On met notre espoir dans les mots. On agit pour que les autres nous admirent. On met notre espoir dans nos actes. On vit pour représenter les valeurs que la société a instituées. On met notre espoir dans notre vie. On se compare. Dans notre esprit en effet, les autres partagent un même point de vue, c’est le sens commun, la morale commune. Tout ce qu’on fait a pour objectif les autres et comme désir , celui de compter pour eux. Ce serait terrible si on ne mettait plus aucun espoir dans nos mots, dans nos actes, dans notre vie. 

Vous souririez si je vous disais qu’un professionnel, en tant que professionnel, attend que vous, en tant que simple individu, lui donniez de la valeur, lui reconnaissiez de la valeur. N’essayez pas de juger le professionnalisme d’un enseignant ou d’un médecin. Un professionnel n’accepte d’être jugé que par une autorité supérieure officielle dans sa discipline. Un professionnel ne se soucie pas de ce qu’on pense de lui, ,et c’est avec cette absence de souci qu’il aborde les gens. C’est reposant pour l’esprit, n’est-ce pas ? Il bénéficie à temps complet, en quelque sorte, de la reconnaissance de la société et de ceux qui la dirigent. Tout le contraire de nous dans la vie quotidienne. On ne bénéficie pas de cette reconnaissance et on dépend de l’opinion que les autres ont de nous.

Vous ne souriez plus si je vous dis qu’on n’a aucune raison d’attendre des autres qu’ils nous donnent de la valeur puisque eux-mêmes attendent de la société qu’elle leur en donne. Vous êtes prêt de vous fâcher si je vous dis qu’on n’a absolument pas à s’occuper de la valeur que les autres prétendent avoir et peuvent ou veulent nous donner. (je parle bien de notre valeur en tant qu’individu singulier dont l’existence est dépourvue de sens) De la valeur par rapport à quoi ?

C’est une affaire de personnage social.

On confond volontiers un ordre établi dans une société quelconque avec les lois qui régissent l’univers. Les lois physiques sont partout et toujours valables. L’ordre établi d’une société évolue, il n’est pas le même ailleurs ou il y a de nombreuses différences, et il est largement arbitraire. Il est décidé par quelques uns. Il n’y a donc pas lieu d’en faire un principe de réalité. A tous les coups, les plus fervents défenseurs de cet ordre, les juges les plus ardents, sont des piliers, des représentants de la société en question. Ils en vivent. Tant mieux pour eux !

Mais si on croit sérieusement que la société est la valeur de référence dont dépend la nôtre, tout ce qui passe pour collectif, aussi bête que ce soit ( préjugés, clichés éculés de l’époque, ce qu’on enseigne dans les écoles, temples du conformisme rebaptisé citoyenneté- modes stupides etc) , est une occasion d’épouser l’ordre établi en adoptant ce collectif. Car cet ordre est sans visage, il n’a que des facettes.  C’est une foire dans laquelle il est difficile de faire son choix car il est difficile de connaître la valeur comparée des articles. Mais l’essentiel, c’est de s’inscrire dans un collectif. Tout est bon ou presque du moment que l’on pense collectif Le relativisme oui, mais du moment qu’on n’est pas un cas unique . Les idiots qui critiquent le relativisme n’ont pas compris qu’il n’est que la conséquence de la décadence des autorités. .

Quelle affirmation est exacte ? Il n’y a rien de plus insensé que d’imiter les autres, que de faire comme eux en toute occasion. Il n’y a rien de plus sensé que d’imiter les autres, que de faire comme eux en toute occasion. Mais contez-moi donc l’histoire des valeureuses sociétés du passé ancien et récent….

Les choses sont ce que la culture ou la société racontent sur elles – c’est votre seule source de connaissance. Vous ne jugez jamais sur pièce.

Vous êtes ce qu’il est prévu que vous soyez dans ce cadre. Un inconnu vous manque sérieusement de respect en ville. Vous pouvez réagir immédiatement, dire son fait vertement à ce malotru, ou vous pouvez vous enquérir de son identité, et si c’est quelqu’un d’important, lui demander un rendez-vous, vous y rendre, vous présenter, accepter d’attendre, entrer dans son bureau et présenter votre requête.

Dans le premier cas, l’individu a réagi spontanément. Tout juste peut-on dire qu’il a jugé le tort qu’on lui a fait en fonction des valeurs et principes en vigueur dans la société. Dans le second cas, c’est en fonction de ce que la société raconte sur le type de personnage à qui il a eu affaire qu’il règle sa conduite. Il devient un personnage social en relation avec un autre personnage social.

Que fait-on dans la vie quand on tient compte de ce qu’on sait de quelqu’un, de ce qu’il convient de faire dans une situation donnée, de l’opinion que le public autour aura de nous ? On se réfère à ce que la culture ou la société raconte. . On fait comme dans le cas juste au-dessus. On s’adresse à un personnage social en endossant la personnalité sociale qui convient. En tenant compte, constamment, de tous les codes, usages, convenances, ,principes, en vigueur dans une société pour vous adresser à quelqu’un d’autre, vous agissez en tant que personnage social, et vous vous adressez à un autre personnage social bien défini, (un contribuable à son percepteur, un employé à son collègue, une mère de famille à une autre mère de famille. Que sait-on du percepteur, d’un collègue de travail, d’une mère de famille , Ce qui se dit sur ce genre de personnage)

Il y a des cas où on ne peut pas ignorer le statut social de son interlocuteur, et des cas, fréquents, où on a la possibilité de ne pas chercher à le savoir de façon à agir librement, spontanément. Il y a des cas où on n’est pas engagé dans un contexte social, dans une tâche qui nous incombe et où on a la possibilité de ne pas chercher à se situer socialement, de façon à continuer à réagir librement,. Il y a des tas d’occasions où on n’est pas obligé de se projeter dans la situation que l’on nous décrit pour d’obscures raisons d’ailleurs, et de ne pas céder à la tentation d’exister socialement au moins par des idées .

Le personnage social reçoit sa valeur de l’ordre ou du contexte social -avec sers normes, sers valeurs – dans lequel il s’est mis.

Que fait-on quand un comportement collectif, quand une notion collective, vient fanfaronner devant nous à travers une personne ou un groupe ? Nous laissons-nous séduire et entraîner ?

Beaucoup de mots sont ainsi, ils ne valent que par leur fanfaronnade sous prétexte qu’ils seraient collectifs. c’est le cas de ceux que nos pensées nous présentent. Quand on les prononce, c’est justement avec l’espoir qu’ils seront compris et approuvés par tous.

On leur accorde la même valeur qu’à la société pour la bonne et simple raison que c’est leur dimension collective qui nous plaît. (le sens collectif qui s’y rattache, tout ce qui se dit et qu’on a retenu)

Aucune valeur à la collectivité appelée société = aucune valeur à la collectivité sous-entendue dans ces mots. Evidemment puisqu’il ne s’agit que de ce qui se raconte sur eux et que c’est parce qu’on attend que la société nous donne de la valeur qu’on attend que ce qui est collectif dans le mot nous donne de la valeur.

Alors, l’individualisme…quand est-ce que c’est le nôtre, quand est-ce que c’est l’individualisme en général ? . L’individualisme en général, celui des discours ambiants vous en impose. Le nôtre propre, pas du tout.

Qu’est-ce qui nous pose un problème, celui des autres, ou le nôtre ? Avec quoi juge-t-on quelqu’un, avec l’individualisme en général ou avec notre individualisme à nous ? Vous connaissez la réponse.

Il n’y a pas plus de raison de s’encombrer de la valeur que l’on donne couramment au mot désintéressement que de s’encombrer du sens péjoratif que l’on donne couramment au mot individualisme.

Quel mal y-a-t-il à ne pas accorder d’importance à tout ce qu’on raconte, à ne pas chercher à savoir ce qu’on raconte  ? Aucun. Au contraire, leur accorder de l’importance, chercher à savoir ce qui se dit, comme on a vu plus haut, c’est se tirer une balle dans le pied. C’est devoir entrer dans une case où on ne sera plus libre, la case qui nous est destinée par la société.

Non seulement le discours des autres nous capte, nous capture au point que c’est en fonction de lui que nous voyons le monde, mais en plus on ne se rend pas compte combien, à chaque instant, il nous happe, nous dépossède de nous-même. C’est comme s’il vivait notre vie à notre place, comme s’il était parvenu à se faire passer pour nous. Notre vie se passe en façade.

C’est toujours l’effet insidieux et puissant du collectif. Bon sang de bonsoir, à quel titre prétend-on imposer aux individus les histoires variées et changeantes que la société raconte sur les mots ? A quel titre prétend-on imposer aux individus les dernières façons de penser de la société ? A quel titre ? Si on admet vraiment qu’il n’y a pas de valeur à attendre de la société, cela signifie qu’il n’y a pas de valeur à attendre de la dimension collective présente dans le langage.

Il y a peut-être un moment où il faut arrêter d’étendre notre manie de nous faire du souci au monde entier – de l’équipe de foot ou du chef d’un parti au sort d’une communauté humaine lointaine. Il y a un moment où il faut arrêter la mégalomanie. Pourquoi les croyants s’autoproclament-ils commis de Dieu ? Ils feraient mieux de laisser Dieu se débrouiller tout seul, il est assez grand et puissant parait-il pour cela. Ils feraient mieux de le laisser – prendre ses responsabilités et les assumer, ça le changerait. Qu’il sorte de sa cachette. Laissez-le faire, ne pensez et n’agissez plus à sa place. Quoi ? Les hommes ne sont pas un souci pour lui, il n’a pas besoin d’eux ? Alors cessez ce cirque ! 

Que je sache, s’il a créé le monde, il a mis l’énergie dans la matière. L’homme n’a rien fait d’autre que de découvrir ce qui est. Pourquoi des tas de gens s’autoproclament-ils sauveurs du monde ou de la société ? Ils feraient mieux de ne pas se compromettre avec des forces qu’ils ne connaissent, ni ne contrôlent.

(cool ! grâce ) macron et quelques autres, le gouvernement sera bientôt mondial, je crois qu’il va falloir s’armer )

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