LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

2 septembre, 2019

LE CONDITIONNEMENT SOCIOCULTUREL, 2

Classé dans : Conditionnement — inconnaissance @ 19:24

Il y a des gens dont le génie a consisté à faire du monde auquel il se sont adaptés, quelque chose dont ils seraient plus ou moins les penseurs ou les ordonnateurs, tout cela parce qu’ils sont au service de l’ordre établi du moment. C’est l’ordre établi d’une société, ils représentent donc la société. Ils seraient aux commandes.

Ils sont pourtant comme tout le monde, le produit ou le résultat involontaire de réponses, réactions aux sollicitations du monde extérieur. Ils sont comme tout le monde inconscients de ce qui les détermine. Mais ils ont eu aussi à apprendre à représenter l’ordre établi. C’est un autre ensemble de réactions à des sollicitations réservées à certains. Tout est une question de conditionnement. Regardez les soldats d’élite, sont d’une trempe et d’un dévouement extraordinaires, mais ils sont d’une naïveté confondante au sujet des idéaux et des autorités qui les mobilisent.

Toute personne qui exerce un pouvoir que quelqu’un d’autre lui a conféré est nécessairement un faux-cul.  Elle triche, elle biaise, elle ruse au sujet de ses propres responsabilités. Elle est, et elle n’est pas responsable. C’est une autre forme de la bizarrerie que représentait le chat de Schrodinger. Mort et vivant en même temps. On n’a pas affaire à une vraie personne et on n’a pas à la traiter comme une vraie personne. Le droit de décider pour vous sans vous demander votre avis, mais pas responsable du résultat. .On se retrouve refait, on a dû louper quelque chose. L’alibi c’est toujours : pour la bonne cause 

Plus on est dans les bonnes causes, et plus la faux-culterie progresse. Vérifiez par vous-même.

Mais commençons par le commencement. 

Nous ne faisons pas de différences – nous mélangeons tout – entre ce sur quoi portent les discours, les discours eux-mêmes, constitués essentiellement de jugements, et les garants, les origines de ces jugements.

On ne se demande jamais ce que c’est que la rue, le transport ferroviaire, le jardinage (celui du voisin), un supermarché, une rentrée des classes, le guichet d’une banque ou un témoin de Jéhovah. La seule chose qui vient à l’esprit, c’est ce qu’on pense, notre façon de considérer une rue, le transport ferroviaire, le jardinage, le supermarché, la rentrée des classes etc On ne regarde jamais les différences objectives, entre un riche et un pauvre, c’est notre interprétation de ces inégalités qui se présentent à l’esprit. Mais d’où viennent ces points de vue ?

Plus concret, plus simple : la tenue vestimentaire ou l’intérieur d’un logement. De tout cela, on pourrait faire une description neutre, impartiale, objective, scientifique. Ensuite viennent ce qu’on peut en penser, les appréciations. Mais au nom de quoi pense-t-on ceci ou cela ?

Ou bien vous arrivez chez un de ces faux-culs décrits plus haut. Vous pourriez considérez froidement, avec indifférence le décors dans lequel vous arrivez. Mais il se trouve qu’il a été préparé pour correspondre au type de personne en question, à sa fonction, son statut social. Votre façon de considérer ce décors sera probablement celui que l’on voulait que vous ayez et vous trouverez cela normal parce que la façon de considérer ce genre de personne fait partie de votre façon de penser ou de vos préjugés.N’allez pas vous sentir chez vous.

C’est ainsi que cela se passe tout le temps dans notre vie. On ne considère le monde que de la façon que l’on nous a appris à le considérer. Soumis au conditionnement socioculturel depuis notre arrivée sur terre, on a répondu, comme on pouvait, avec les moyens qu’on avait, à toutes les sollicitations, à tout ce qu’on attendait de nous, sans jamais qu’une vérité nous serve de repère -sinon apprise – mais dans l’intérêt de tout le monde, le nôtre et celui des autres. Peu à peu, sous l’influence des deux nécessités impérieuses qui déclenchent ces réponses et réactions : s’adapter au monde et se préserver, nous devenons ce que nous sommes.Les réponses, les réactions, les façons de penser, c’est ça. On serait bien en peine d’en retracer l’histoire et l’origine.

Car enfin, on n’est pas plus en mesure de connaître la vérité ou l’objectivité d’une pensée ou d’une parole sur quelque chose au moment où elle se produit que l’on est capable de mesurer l’intelligence de cette pensée ou de cette parole quand elle survient. Nos actes et nos paroles ne sont pas plus intelligents que nous ne sommes intelligents, nos actes et nos paroles ne sont pas plus clairvoyants, objectifs que nous ne sommes clairvoyants ou objectifs. Nous n’avons qu’un seul esprit, nous n’avons pas un autre esprit qui aurait une vision claire de ce qu’est notre esprit.

Il n’y aurait pas de déterminisme si la valeur ou le pouvoir des pensées qui nous viennent, des regards, des impressions que l’on a en toute occasion pouvaient être anéantis parce qu’on en décide ainsi. Mais elles s’imposent, elles sont, pour nous, la vérité.;Elles sont le résultat d’une longue histoire, le fruit de réponses et réactions spontanées aux sollicitations du monde depuis que nous sommes sur terre, Chacun son histoire, chacun voit le monde à sa manière, vous ne pouvez pas, sur le moment voir les choses comme les voit quelqu’un d’autre. Mais l’autre ne peut pas, ou ne devrait pas non plus, vous juger en fonction de la façon dont il voit les choses.

Peu à peu, sous l’influence des deux nécessités impérieuses qui déclenchent ces réponses et réactions : s’adapter au monde et se préserver, nous devenons ce que nous sommes. La réaction est immédiate, le regard jeté est immédiat, la réponse apportée est immédiate. Nous sommes, en fonction de notre nature, nos ressources, nos facultés de départ, ce que le monde et les événements ont fait de nous. C’est notre destin, notre sort. Nos actes et nos paroles ont la personnalité que nous avons. C’est un crime abominable que d’avoir réussi à faire entrer dans les paramètres de notre fonctionnement l’idée que nous avions un libre-arbitre. Et que nous pouvions être jugés pour cela.

Si tout cela était faux, la suppression des deux origines conjointes de nos réactions ne changeraient rien. La suppression 1 : du désir de nous intégrer au monde et à la collectivité 2 la suppression du désir que le monde et la collectivité continuent à exister. Si vous appliquer ce principe à une relation avec une personne particulière, vous n’allez pas vous gêner en quoi que ce soit, vous mettre à penser, être porté à quelque disposition que ce soit, si vous n’en avez strictement rien à faire de cette personne. Etendez cela. Les choses n’ont plus la valeur que l’on nous a appris qu’elles avaient. Les événements n’ont plus le sens que l’on nous a appris qu’ils avaient. Les existences n’ont plus l’importance que l’on nous a appris qu’elles avaient. En effet, nos points de vue, nos jugements, notre façon de voir les choses, nos valeurs n’avaient pas d’autre but que de faire partie du groupe et de lui plaire. Puisqu’il n’en est plus question, ils n’ont plus de raison d’être.

On peut tout voir froidement, avec neutralité, indifférence c’est à dire sans opinion, sans jugement, sans désir, sans parti-pris, sans émotion. Effrayant ? Oui. Mais n’est-ce pas normal puisque l’on passe son temps à nous reprocher ce que nous sommes au nom d’une vérité du moment dont se servent ceux qui ont le pouvoir. (Les faux-culs de l’étage au-dessus) Et puis on voulait de la science ? Eh bien en voilà ! On voulait de l’égalité ? Eh bien en voilà ! Vous n’êtes pas content ? Il faudrait savoir ce que vous voulez….

- Nous voulons vous compromettre

- Oui, j’avais compris. Fournir des raisons, occasions de nous reprocher d’avoir pensé ceci au lieu de cela, aimé ceci au lieu de cela, fait ceci au lieu de cela.

La mode est à l’universalisme humaniste, à la mondialisation.

Nous avons avec ces valeurs soi-disant universelles, ces biens communs, des raisons de déclencher de jolies guerres, puis d’en faire supporter les conséquences à ceux qui ne les ont pas voulues mais qui mettent leur foi dans les faux-culs du début. Il suffira qu’un pays cause un préjudice à ce que nous considérons comme vital pour l’humanité. Un « touche pas à.. » mon pote ou autre chose devenu universel. Touche pas à la démocratie, touche pas à la femme, touche pas à l’air, touche pas aux forêts, touche pas au commerce, touche pas à l’homosexualité, touche pas aux arbres, touche pas au migrant etc Formidable droit d’ingérence dont sont victimes les pays qui ne sont pas assez puissants pour éviter qu’on leur fasse la guerre.

Beuh ! Snif : Moi  aussi je veux faire partie d’une de ces catégories sociales soi-disant victimes pour me lancer dans la quête éternelle de reconnaissance et de réparation. Tiens au fait, mais comment cela a commencé ?

 

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