LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

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13 novembre, 2019

DES IRES SANS FIN

Classé dans : Non classé — inconnaissance @ 20:33

1 - Absolument sûr que lorsque l’on rend des comptes, intérieurement ou pas, ou qu’on veut être approuvé ou plaire, c’est qu’on a cherché à satisfaire le désir d’un autre, des autres. Donc si on ne cesse de vouloir rendre des comptes ou de vouloir être approuvé, c’est qu’on ne cesse de vouloir satisfaire les désirs des autres.

2 – Dans ce monde, plus vous serez intelligent, et plus vous serez exempt de sentiments ou de morale qui perturbent ou étouffent votre intelligence, (en faisant en sorte de ne pas tomber sous le coup de la loi) et mieux vous réussirez. Vous deviendrez peut-être un grand homme. On vit dans un entre-deux. 

3 – La nature – les lois de la biologie – nous met au monde, après elle se fiche complètement de ce qu’il nous arrive. La société nous offre une seconde naissance, et à cette occasion elle se fiche éperdument du bien du nouveau-né précédent. (conditions d’existence et de travail, effets des idées qu’elle lui met dans la tête)

4 – C’est terrible de laisser les adultes nous convaincre qu’ils ont bien fait de nous mettre au monde, que ça valait le coup et que leurs sentiments, leurs désirs, leurs idées ont de la valeur. C’est les dédouaner d’une terrible responsabilité en marchant dans leurs combines, c’est leur éviter d’avoir à nous rendre des comptes. Ils ont l’air contents de ce qu’ils font, ils ont l’air sûrs d’eux. Ils trichent.

5 – La France de demain, c’est la France où chaque Français se comportera comme ceux les dirigent ou comme les profiteurs de toutes sortes.

6 – Vous voulez un monde meilleur, un monde plus humain, plus heureux ? C’est simple, piquer tous les hommes là où il faut pour les immuniser contre toutes les soifs de pouvoir.

7 – Il y a un certain nombre de gens que leurs convictions occupent et mobilisent d’une façon extraordinaire. Mais il y a encore beaucoup plus de gens que leur besoin de penser le monde ou la société ou la collectivité occupe et mobilise constamment.

8 – Pourquoi la haine, d’où vient-elle ? Elle vient de ce qu’on nous a mis dans la tête, dont le pouvoir et les nuisances nous sont devenues sensibles, mais dont on ne parvient pas à se débarrasser.

9 – Les valeurs ou les vertus et l’amour ou le désir de plaire : voilà un duo infernal. Pour être aimé ou pour plaire, on tâche de correspondre à ces valeurs ou ces vertus, et on devient un autre.

10 – Il faut, évidemment, balayer toute l’éducation que l’on a reçue, non pas parce qu’elle a été tout à fait mauvaise, non pas parce que rien en elle n’est utile, mais parce qu’on ne peut plus vivre sans elle, c’est plus fort que soi. C’est donc une dépendance humiliante, indigne. Un esclavage. Pour cela, il faut cesser de croire que le bien et soi, cela fait deux et qu’il faut le chercher ailleurs. 

11 – Considérons bien que si les choses ou les personnes qui nous impressionnent tant n’avaient pas de nom, elles ne nous impressionneraient plus du tout. C’est tout ce qui est associé aux mots qui nous piège. 

17/11/19

12 – Pourquoi le pouvoir, d’où vient-il ? C’est simple. Les hommes ont un terrible besoin de donner un sens à ce monde (pourquoi y-a-t-il quelque chose plutôt que rien demandait Leibniz? ) Ils en échafaudent un qui inclut, évidement l’existence des hommes, qui donne un sens à l’existence de l’homme. Des hommes plus capables intellectuellement, plus ambitieux, plus orgueilleux, plus avides, parviennent à imposer leur sens du monde ou à faire adopter un sens du monde qui leur plaît. (politique, religieux, peu importe) Puis à régner. Ils sont plusieurs à vouloir imposer des sens différents, à entraîner derrière eux, des foules. Et c’est ainsi que les hommes s’entre-tuent. Quel changement cela ferait si les hommes renonçaient à chercher un sens à tout ce qui existe, renonçaient même à croire qu’il en existe un. (Un sens est mort, un nouveau sens est appelé à régner..pourquoi araignée papa Pillon ?) Le porte-parole du sens du monde à choisir : notre président ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah !!!

18/11/19

13 – Tout ce qui a été notre apprentissage du monde, notre éducation à la vie et qui s’est déposé au fond de nous, qui détermine notre comportement, ne peut pas se juger lui-même. Nous sommes alertés sur son caractère fautif ou aberrant par les réactions, les critiques des autres, et par nos échecs. Malheureusement, ces réactions, ces critiques et ces échecs ne sont pas non plus des critères fiables pour se corriger.

14 -  Peut-on cesser de courir après ce qui est censé avoir de la valeur ou être des valeurs, sans perdre sa valeur, son estime de soi ?

15 – N’est-ce pas ridicule de se lamenter de ne pas avoir réussi à satisfaire le désir des autres ? Si c’était leur désir c’est eux qui devraient se lamenter, pas soi.

16 - C’était mieux avant ? Pas sûr, mais en tout cas, tout se passe sur la scène médiatique. Tout est hyper-politisé, c’est à dire calculé pour envoyer un message précis par les médias. Les politiques instrumentalisent les médias qui sont d’un cynisme fantastique et inversement. C’est un jeu pervers de spécialistes, de pros de la politique et de la communication qui laisse pantois ceux qui ont encore le souvenir d’un échange plus franc et plus direct entre le gouvernement et la population. On joue au plus malin, sans aucun respect pour les réalités du pays, et cela ne peut que mal finir. 

 19/11/19

17 – On apprend à se rendre compte quand l’emprise des pensées conditionnées s’accentue et comment s’en affranchir.

18 – Ces gens qui ne pensent plus qu’en tant que membres d’une catégorie, d’un groupe me font quelque peu douter de l’humanité.

19 – C’est un fait. C’est ainsi. Depuis que nous sommes sur terre, nous ne faisons que répondre aux demandes de l’entourage. Nous passons notre temps à cela.

20/11/19

20 – Les hommes se divisent en deux catégories. Il y a ceux qui croient que les autres respectent leur morale, qui s’indignent quand ils ne le font pas, qui veulent les remettre dans le droit chemin par des moyens variés, parfois violents. Et il y a ceux qui n’ont pas l’idée d’un monde idéal ou meilleur, qui prennent les hommes comme ils sont sans les juger en fonction de ce qu’ils devraient être, qui voient leurs désirs et les acceptent ou les refusent. Bref, il y a ceux qui croient savoir quel sens doit avoir le monde, et ceux qui n’ont pas cette prétention.

21 - Perd-on toute valeur, toute estime de soi quand on ne court plus après aucun concept de valeur, aucune vertu morale ? Non, on ne fait que cesser de souscrire à une vision du monde, un sens global de la vie, ce n’est pas pour cela que tout ce que nous faisons et disons ne témoigne pas de ce que nous sommes.

21/11/19

22 – Quand on a, toute sa vie, à coeur d’être utile à la société et de la servir, on consacre pareillement sa vie, à honorer et servir tout ce que la société a nommé et défini et qui fait partie de notre existence. C’est la fidélité et la soumission à une culture. Tout ce que la culture nomme, définit, juge lui appartient, des choses les plus concrètes et apparentes aux choses les plus intimes.

23- En conséquence de quoi il faut commencer par ignorer les jugements d’une société que rien ne légitime plus au-dessus d’elle, ni au-dessous d’elle si c’est là une façon de parler de la population que l’on ne consulte plus. 

22/11/19

24 – Que voulez-vous dire à des gens dont la vie,  à partir d’un certain âge, obéit strictement à des idées et des principes dont ils ne peuvent ni ne veulent dévier. On dit parfois, de certaines personnes, qu’elles ne sont pas finies. Ici elles sont bel et bien finies.

23/11/19

25 – On passe son temps à essayer de comprendre. Mais si on essaie de comprendre le monde ou soi-même pour la bonne cause, avec de bonnes intentions, ce sera toujours dans le but de mieux servir la société ou de mieux y fonctionner. Nous n’avons aucun moyen de nous faire une idée du bien sans recourir à celle que la société nous a transmise.

26 – C’est un effet direct de la modestie chez la plupart d’entre nous de renoncer au savoir ou à la compréhension pour se contenter de ce qui passe pour bien, coopératif ou vertueux.

24/11/19

27 – Ne soyez jamais sincère dans la société, sinon, une petite partie des gens utilisera ces informations récoltées contre vous, une plus grande partie vous méprisera, mais le plus souvent, on ne saura pas quoi faire de votre sincérité.

25/11/19

28 – La société peut être un cercueil, surtout dans certains endroits. Faire et dire ce que les autres font et disent,  cela n’apporte rien, c’est déjà s’y allonger.  » Il creusa lui-même sa tombe, en faisant vite, en se cachant……et s’y étendit sans rien dire Pour ne pas déranger les gens.« .(Brassens)

29 – Comment peut-on ne pas voir que ce qui distingue, et encore pour un moment, la gauche de la droite, c’est le fait que la première se vante de défendre le bien des hommes, alors que la seconde veut protéger l’ordre social. C’est pourquoi ceux qui s’opposent à la gauche sont des salauds, et ceux qui s’opposent à la droite sont tentés par le terrorisme. A moins qu’un Etat ne réussisse le tour de force de qualifier en même temps ses opposants de salauds et de futurs terroristes. 

26/11/19

30 – L’ordre social et le bien des hommes – c’est à dire la morale – cela revient au même. L’ordre social est une morale, la morale est un ordre social. D’ailleurs on se sent également coupable quand on enfreint l’un ou l’autre. C’est pourquoi, gauche ou droite, rien ne change.

31 – Les jugements de valeur ou les valeurs se présentent toujours comme un bonheur ou un plaisir à venir. Mais moi je préfère prendre mon plaisir ou trouver mon bonheur maintenant.

32 – Comment peut-on penser qu’un Etat a le droit d’inventer une autre culture à la France et pas les Français ?

27/11/19

33 – Pour un enfant, une famille unie est l’image de ce que doit être la société, une famille désunie est l’image de ce qu’il découvrira de la société.

34 – Les beaux discours moraux – qui font florès aujourd’hui – prouvent que leurs auteurs éprouvent des sentiments de culpabilité. La sérénité de la conscience n’inspire pas ce genre de discours. .

35 – Les soucis inutiles. Pourquoi se soucier de ce que l’on fera, de ce que l’on dira, du comportement à avoir. Sa propre nature sait ce qui est bon pour soi, il suffit de lui faire confiance.

36 – On peut dépendre de l’image que les autres ont de vous et tout faire pour l’entretenir, et on peut tout faire pour détruire l’image que les autres ont de vous.  

37 – C’est une joie de voir s’effondrer le crédit dont jouissaient certaines catégories de personnes parce qu’elles avaient le soutien de l’État, des institutions ou de la population, car elles en profitaient pour vous traiter comme elles l’entendaient sans état d’âme. Elles se croyaient, pour ces raisons, bien supérieures à vous alors qu’elles étaient censées être à votre service. Trop long de les citer…

38 - Pour me fâcher définitivement. Je suis un féministe convaincu, enragé. Le féminisme est le seul moyen de nous débarrasser de l’importance et du rôle excessivement prédominants des femmes depuis toujours. La femme est une institution biologique et profondément sociale . Lieu de la fécondation, de la gestation des enfants, et accoucheuses de nos enfants, et pour ces raisons, centres irrésistibles du foyer, de la famille, elles détenaient un pouvoir extraordinaire. D’autre part, objet de désir quasi inconditionnel – quel atout ! – elles avaient, là aussi, un pouvoir capital. Grâce aux comportements, aux inventions, aux excentricités, aux revendications des féministes, tout cela devrait se casser la gueule. Et les hommes cesseront de se féminiser, se libéreront et renoueront avec des temps très anciens. A donf !

28/11/19

39 – Comme il est bon de savoir commenter les commentaires et les opinions des autres, et ce qu’ils font, cela permet aux autres de savoir qui vous êtes, et vous aussi.

40 – Si vous ne comprenez pas comment fonctionne la société, quelles sont ses lignes de force, quels sont ses codes, ses usages, ses valeurs, quelle nature elle a, pour en jouer et en tirer profit, mieux vaut ne pas trop la fréquenter. Et si elle vous fait la guerre, faites-lui la guerre.

41 – Un asocial, ce n’est pas quelqu’un qui s’en prend aux autres, c’est quelqu’un qui ne se soucie pas de montrer combien il respecte et applique les codes et usages de la société à travers son comportement, ses bien matériels et sa présentation. Pour l’effet miroir, il faut aller voir ailleurs.

42 – Rien de plus facile que de mépriser quelqu’un qui ne fait qu’obéir servilement aux principes qu’on lui a mis dans la tête et qui n’a ni l’idée, ni l’envie de les examiner. C’est le mur des cons. Seule votre éducation chrétienne vous en empêche.

43 – l’asocial peut même se permettre de renvoyer à la société l’image non pas de ce qu’elle prétend être, mais de ce qu’elle est.

44 – La persuasion consiste essentiellement en la manipulation de la confiance que l’on inspire ou que l’on réussit à inspirer. On ne persuade pas quelqu’un qui considère qu’on n’est rien pour lui.

45 – Cessez seulement de croire qu’il existe un sens commun, une idée commune du vivre ensemble, une morale commune dont vous devez tenir compte et que vous devez honorer, et vous verrez la différence. C’est avec cela qu’on vous manipule.  

29/11/19

46 – Les mots sont sales. des tas d’inconnus les ont touchés, traînés, maniés, utilisés, malmenés avec des intentions plus ou moins douteuses. Pouvez-vous me citer un seul mot que la société n’a pas sali par ses discours et ses pratiques ?

(une petite suite musicale ici : http://planetdsaintje.unblog.fr/2019/11/29/innocence/  )

47 - Alors c’est une très logue histoire, et je vais vous la raconter en deux lignes. C’est l’histoire d’une pensée qui veut contrôler la pensée, la sienne propre ou celle des autres. Car c’est avec la pensée que l’on construit le monde, et ça, ça intéresse beaucoup certains.

48 – Très tôt, très vite, très très jeune, vous avez commencé à adhérer et à participer, et cela n’a jamais cessé depuis. A quoi au fait ?

30/11/19

49 – Il n’y a pas de mystère. Ceux qui veulent créer un monde, une civilisation, une société, l’instaurer, l’établir, sont d’abord obligés de créer des idées fixes inspiratrices auxquelles ils s’identifieront et auxquelles ils voudront que tout le monde s’identifie. Ainsi, il est facile de les reconnaître.

50 – Nous vivons une époque formidable où ce sont les médias qui font les Rois. Et les Rois restent Rois, tant que ça leur rapporte. Je viens d’obtenir mon diplôme de macronologue.

51 – Qu’est-ce qui fait qu’une société tient ? La croyance en un ordre moral, en une morale publique. Bel avenir n’est-ce pas ? 

1/12/19

52 – Des gens qui veulent réussir dans la vie ou réussir leur vie selon les critères en vigueur dans la société, il y en a beaucoup, mais des gens qui veulent réussir selon des critères qui ne doivent rien à la société, il y en a très peu. Des gens qui deviennent des dangers publics pour se venger de n’avoir pas pu réussir selon les critères en vigueur dans la société, c’est la règle, des gens qui deviennent des dangers publics indépendamment de cela, il reste à prouver que cela existe.

53 – La révolte des individus. Tout a été pensé d’en-haut. On a tout mis en place, tout prévu, pour que les utilisateurs rentrent dans la case qu’on leur a préparée et se comportent en conséquence, comme  prévu, et ils n’en sont pas contents.

54 – L’école des idiots, elle est gratuite et ouverte tous les jours sur la page d’accueil de Google sous windows 10. Feuilletons stupides à la chaîne.

55 - Si je vous demande de me dire qui vous êtes et que vous vous mettez en tête de me le dire, je vais bien rigoler parce que je sais d’avance ce que valent les éléments culturels que vous allez utiliser pour vous définir. Si se donner un sens n’est pas possible, pourquoi vouloir le faire ?

2/12/19

56 - Quel est donc l’effet du sens de l’objet dont on s’est séparé en le pensant, c’est à dire en faisant appel à une connaissance acquise stockée en mémoire ? Quel nouveau rapport ce sens introduit-il entre nous et l’objet (extérieur ou intérieur) comparé à ce qu’il se passait quand il n’y avait que perception, sensation, impression, sans séparation ? Eh bien tout dépend de ce que la culture aura prévu. Il n’y a pas de pêcheurs si la notion de péché n’existe pas ou quand on ne pense pas. Le type d’action sur l’objet (intérieur ou extérieur ) révèle le type de rapport que le sens prévoit.

57 - Emetteur et récepteur. Avec les médias, internet et les réseaux sociaux, on a tous les cas de figure entre ceux qui ne sont que récepteurs, et pas du tout émetteurs, et ceux qui sont surtout émetteurs et presque pas récepteurs. Une pensée toute particulière pour ceux qui acceptent de subir toutes les influences, toutes les propagandes, tous les discours, que la société, via les médias et internet leur destine.. Ils ont du mérite.

58 – Le macronologue. Quand Emmanuel Macron disait que la culture française n’existe pas, il fallait comprendre évidemment : le peuple français n’existe pas.

3/12/19

58 – Est-il concevable de ne trouver aucun sens à la vie, c’est à dire à sa vie ? On pense, parfois, que la vie n’a pas de sens. Mais en réalité, on a toujours l’impression d’aller quelque part, d’avoir, au fond, un objectif, de suivre une route. C’est que le sens général que l’on donne à la vie, et en fonction duquel on vit, implique obligatoirement une direction. Un sens immobile, figé, cela n’existe pas. Et une absence de sens parce que tout serait hasard, on ne peut pas y croire. On a besoin d’un sens, mais celui auquel on croit n’est jamais le bon. (petite consolation : celui en vertu duquel on nous juge ne vaut rien non plus ) Marcher, marcher, quitte à n’aller nulle part ou à tourner en rond.

 (petite suite musicale :  http://planetdsaintje.unblog.fr/2019/12/03/cinquieme-entracte/  )

59 -  Un désir prioritaire, un idéal, un but élevé de nature plus ou moins spirituelle, cela veut dire que tant qu’on ne l’a pas encore atteint ou satisfait, on ne se sent pas le droit d’exister. Et pour cause, tous les désirs différents, divergents, contraires, gênants doivent être réprimés ou éliminés pour pouvoir réaliser cet objectif prioritaire. Or, ces autres désirs, c’est soi-même, c’est ce qu’on est, et on n’a pas encore atteint l’objectif non plus, d’où l’impossibilité d’exister. Or, ce désir prioritaire est directement issu du sens de la vie dont on a hérité. Donc, lui aussi est un héritage. On hérite du devoir de ne pas exister tant qu’on ne s’est pas débarrassé de ce sens.

60 – On connaissait les alcoolodépendants, on a maintenant les écolodépendants. Les premiers comptaient sur l’alcool pour échapper à la société, les seconds comptent sur l’écologie pour exister dans la société. (l’écologie est en vente libre)  Ils sont tous paumés. 

4/12/19

61 – Attrape-coeur. Quand on n’accorde aucune valeur à l’opinion des autres, quand on ne se sent pas concerné par leurs jugements de valeur, on n’est pas conformiste. Contrairement aux purs raisonnements, aux démonstrations qui doivent réussir pour convaincre, les jugements de valeur pénètrent directement plus ou moins profondément les gens vulnérables et atteignent le tendre ou le coeur. Un jugement de valeur est toujours une invitation à partager la façon de penser de celui qui l’a porté et au nom de laquelle il a porté ce jugement. C’est un appel à la communion. Mais on ne devrait communier, éventuellement, qu’avec ceux qu’on aime sauf si on est un agneau de lait. Tous ceux qui sont sensibles aux jugements de valeur et veulent faire plaisir à l’autre, aux autres, veulent communier avec eux. Quand ces jugements glissent sur nous comme l’eau sur le dos d’un canard, leurs auteurs se retrouvent le bec dans l’eau. On est constamment bombardé de jugements de valeur. La publicité fonctionne sur cette base. C’est par le coeur qu’on vous attrape. 

62 – Le sentiment a besoin de la participation de quelqu’un pour aboutir, le désir, pas forcément.

5/12/19

63 – Il y a des gens qui sont constitués de telle sorte qu’ils ont besoin de croire en un Dieu, et d’autres qui n’en ont pas besoin. Il n’y a aucune raison pour qu’une catégorie s’en prenne à l’autre ou importune l’autre. Malheureusement la croyance en certains dieux implique que l’on s’en prenne à ceux qui n’y croient pas. Ce n’est pas la croyance le problème, c’est la Parole ou le Texte. Ils ne peuvent pas ne pas être discriminants, ou pire.

64 – Vivre en étant ouvert à ce qu’on pourrait aimer ou vivre en comptant sur ce qu’on sait que l’on aime ? 

65 - La source des fantasmes se trouve dans les sentiments. On se trompe constamment sur ceux que les autres éprouvent à son égard ou à propos de n’importe quoi. Cela ne serait pas grave si on n’avait pas envie de nous unir aux autres, de communier avec eux ou pour le moins d’être d’accord avec eux. Mais les sentiments que l’on adopte pour les copier, les rejoindre ou leur plaire et l’espoir qu’on y met sont vains. Or, c’est à travers ces sentiments, en fonction d’eux que l’on voit le monde.

66 – Le macronologue. Le jour où les syndicats ne serviront plus de tampons amortisseurs ou ne joueront plus sur les deux tableaux, cela changera. La politique est une affaire de rapport de forces. En dehors du péril physique, la seule et unique chose qui peut faire plier le pouvoir, c’est la peur de ne pas être réélu.

67 – Si vous voulez savoir comment fonctionne une société – n’importe laquelle – comment vous y vivez, il vous suffit de vous reporter à des pages soi-disant sublimes où le croyant s’adresse humblement à Dieu en lui disant, le coeur plein de foi : non pas ma volonté, mais la Tienne.

6/12/19

68 – Où avez-vous vu qu’on vous parlait, qu’on s’adressait à vous ? On s’adresse à monsieur Toutlemonde, à quelqu’un qui pense comme tout le monde et agit comme tout le monde. On fait référence à des généralités à l’égard desquelles vous êtes censé avoir les mêmes sentiments que tout le monde. Tout juste vous permet-on d’exprimer votre rapport personnel à ce mimétisme.Regardez, dès qu’une nouvelle idée (écologie, réforme, multiculturalisme etc) bénéficie d’une énorme propagande pour qu’elle soit adoptée par tout le monde, on s’adresse à vous en faisant comme si c’était un fait acquis.

69 – On vous a demandé d’aimer untel et unetelle et ceci, et cela et ceci et cela et encore etc en en parlant en conséquence, en en faisant l’éloge, mais peut-être n’aimiez-vous pas ceux qui vous le demandaient. Alors il y a ceux qui osaient ne pas aimer ceux qui le leur demandaient et agissaient en conséquence, et il y a ceux qui n’osaient pas ne pas aimer ceux qui le leur demandaient et qui se falsifient toujours pour ne pas leur déplaire..

70 – Ah la belle comédie qui consiste à bien montrer à chaque fois que l’on applique les valeurs morales et les normes sociales en vigueur dans une société, comme si des réponses stéréotypées pouvaient ne pas être inauthentiques. Sauf que le désir d’être comme tout le monde ou de ne pas déplaire, lui, est sincère.

71 - Le macronologue. Il est là pour tout déglinguer, dans tous les secteurs, sans scrupules et sans s’arrêter. Il est antinational. Mais les Français n’ont pas changé depuis les Gaulois. Pourtant, les revendication catégorielles dans l’espoir d’obtenir une écoute spéciale et des concessions spéciales, et les pudeurs idéologiques ou morales, sont hors de propos. Ce n’est pas, comme le disent certains, l’individualisme qui a tué la solidarité, c’est le découpage en innombrables catégories séparées. Car les individus ont une conception plus basique et plus fraternelle de la collectivité nationale. Vous pouvez être absolument certain qu’il va remplacer les régimes spéciaux par des traitements spéciaux d’autres catégories, mais à sa guise. Ainsi, les syndicats auront un effet délétère sur la grève de par leurs compromissions et leur fonctionnement sectaire. Ils vont la déconsidérer et la dénaturer.

72 - L’honnêteté et l’honorabilité ne sont pas une question d’honnêteté et d’honorabilité, elles sont bien plus éclatantes quand on a un bon statut social et les moyens de les défendre, que lorsqu’on est quelqu’un de peu qu’on trouvera facilement douteux et qu’on arrivera facilement à culpabiliser.

7/12/19

73 – Les mots union, rassemblement, si souvent employés dans certaines occasions, ne valent que sous l’autorité du chef et surtout pas en dehors de lui ou contre lui ; dans ce cas, il cherche au contraire à diviser. Le slogan : tous ensemble, par exemple, voulait donc dire : tous soumis.

74 – On dit : le temps, c’est de l »argent, sauf que la valeur temps, elle, ne connaît pas la dévaluation. Aucun gouvernement ne pourra décider que désormais, une heure ne vaudra plus que 55 minutes.

75 – Il y a le sens et la valeur que la culture donne à tout ce dont vous êtes conscient – votre visage par exemple – et il y a le sens et la valeur différents que par révolte votre propre culture et le sens qu’elle a donne à tout ce dont vous êtes conscient – votre visage donc. A moins que vous ne trouviez des choses qui soient en contradiction avec la culture ambiante (le laid à la place du beau par exemple) et que vous les adoptiez. De toute façon, pour ou contre, elle est la référence. Vous avez piqué une crise mais vous n’avez rien aboli du tout.

76 – Cette engeance qui veut tout diriger, tout contrôler et après nous rendre responsables de ses échecs et nous forcer à les réparer.

77- Que dire de nos problèmes de santé ? notre point de vue s’appuie-t-il sur des désagréments objectifs ou est-il influencé par le discours ambiant et par celui des médecins qui arpentent du matin au soir les médias pour nous rendre plus ou moins hypocondriaques et enrichir leur clientèle ? Mais pensez que si la durée de vie commençait à baisser ce serait très gênant pour nos politiques.  

78 - Que de déchets, mon dieu, que de déchets ! Cela s’accumule, s’amoncelle, recouvre tout. Hein ? Non, je parle des idées qui ne servent à rien, qui n’ont pas de raison d’être, mais que l’on continue à entasser et à se transmettre de générations en générations. Notre cerveau est devenu une énorme poubelle culturelle.

79 - Qu’il est doux et rassurant de recourir à un mot qui est beaucoup utilisé, auquel beaucoup de gens se rallient et accordent de la valeur. Pourquoi s’inquiéter alors de ce qu’il signifie ou de sa justesse ? Et qu’il est bon de trouver ce genre de mot ou une idée du même genre qui nous vaudra d’être reconnu.

8/12/19

80 – Bien sûr, il y a la volonté de toutes les autorités qui disposent de moyens de coercition et celle de ceux dont le statut social ou la profession les dispensent d’avoir à nous consulter quand ils ont affaire à nous, il y a la volonté contenue dans toutes les lois, tous les règlements, il y a la volonté exprimée par les valeurs et les codes sociaux qui sont pour nous comme des devoirs.  Et nous ? Quand disons-nous : « je veux » en le faisant clairement comprendre. C’est une façon de ne pas exister que de ne jamais être un je veux.

81 – La soif d’exister nous fait imaginer que nous faisons des choses que les autres ou la société admirent, c’est comme donner des gages de sa propre existence. Les sentiments de culpabilité nous font imaginer qu’on est aimé par ceux qu’il faut, cela nous absout des fautes qu’on aurait commises. Puisqu’on en est à imaginer, imaginons ce que cela donnerait si cette soif d’exister et ces sentiments de culpabilité étaient tout à fat absents.

82 – Il y a fort à parrer que lorsque nous ignorons cette soif d’exister, nous n’éprouvons plus le besoin de dire aux autres ce qu’ils doivent penser, ressentir, désirer, admirer, ou le contraire. Et quand nous n’avons pas de sentiments de culpabilité, il y a de fortes chances pour que nous n’ayons aucun besoin de l’approbation ou du soutien des autres.

83 – Le macronologue. Je voudrais rendre ici un vibrant hommage à notre gouvernement qui a su écouter les protestations et les plaintes de ces milliers et milliers de Français qui, obstinément, défilaient dans les rues pour réclamer la suppression des régimes spéciaux. Il fallait entendre leur émotion quand ils disaient : baissez nos retraites si vous voulez – on vous laissera faire – ne vous occupez plus des problèmes mineurs comme le pouvoir d’achat, le chômage, l’immigration, la sécurité mais surtout, supprimez ces régimes. C’est notre vœu le plus cher. Comme vous, nous avons la haine. Vous serez plus grand que Napoléon à Austerlitz, C’est un principe qui ne connaît guère d’exception : c’est toujours au nom du bien qu’on fait le mal, de préférence au nom de quelque idée fumeuse et vaseuse du bien. (revoir le coup des taxes écologiques) Je ne sais pas si je ne vais pas me convertir à l’islam, parce que tout est mauvais dans les gens bons. 

84 – Puis-je savoir pourquoi vous tenez tant à plaire à des gens dont vous n’avez rien à attendre. Même si c’est pour témoigner de votre respect des convenances, des codes sociaux, ce témoignage ne servira à rien.

9/12/19

 85 – Le fait même que vous ne vous occupiez que de ce qui touche ou concerne les gens en général ou la collectivité ou des pans de la collectivité prouve que c’est la création de la société qui, comme une marionnette, s’agite en vous. Vous ne faites qu’exaucer le désir de la société qui est de ne s’intéresser qu’à elle-même.

 86 – On nous a joué un très mauvais tour si on a réussi à nous convaincre que l’on avait à trouver le sens du monde, de notre existence et de tout ce qu’on fait . On se sentira coupable tant qu’on ne l’aura pas trouvé, et on ne le trouvera jamais.  Et en plus, notre vie nous semblera dépourvue de sens et sans intérêt. Mais malgré tout, tout autour, avec toutes les critiques qui se succèdent, s’amoncellent, c’est comme si les critiqueurs avaient trouvé, eux, le sens de la vie . Ce qui est une vaste rigolade.

87 – Soyez un champion de l’hypocrisie, du mensonge, de la fausseté, de la rouerie, de la duplicité, de la traîtrise, c’est ce qu’il faut à la société, mais pas effrontément, pas ouvertement, car elle veut toujours croire à son image d’honorabilité. Ce que veulent les gens, c’est continuer à pouvoir vous supposer honnête, c’est tout. Cette fausseté est nécessaire, à ceux qui n’ont pas d’autre désir que de profiter au maximum de la vie et à ceux qui veulent protéger leur vraie nature. En effet, ces derniers ont compris que tous les mots de la culture utilisés pour nommer ou désigner ce qui se passe en eux, leur conscience, dénaturent, corrompent et maltraitent cette nature ou cette conscience. Dénature : le sens de ces mots ne correspond pas à ce qu’il se passe. Corrompt : le sens de ces mots offense, insulte, ce qu’il se passe. Maltraite : ceux qui ont le pouvoir politique, culturel, s’emparent de ce sens pour l’exploiter, le compromettre etc

88 – Le mot peur, par exemple, et le sens général qu’il a ne désigne pas plus une chose ressentie de manière identique par tout le monde que le mot homme ne désigne une essence qui existe (quelque chose de non organique). Donc le mot peur et son sens (ou tout autre mot du même genre comme courage) est juste un artefact culturel qui a subi des traitements peu ragoûtants. Si vous n’admettez pas cela, pour peu que vous occupiez une situation avantageuse, vous en arrivez à décréter quand il faut se plaindre et quand il ne faut pas, quand il y a de l’injustice et quand il n’y en a pas, quand il y a du beau et quand il y a du laid, quand il y a de l’amour et quand il y a de la haine etc Vous décidez pour tout le monde. 

89 – Et voilà le malheur des hommes, des systèmes de pensée politiques, religieux ou autres (automatiquement totalitaires) ont fait de ces éléments de la vie humaine qu’ils ont définis eux-mêmes soigneusement, des vérités objectives qui doivent s’imposer et vers lesquelles il faut tendre. Toute notre vie, alors, nous croyons en l’existence de ces vérités générales nécessairement séparées de nous, extérieures à nous. Elles sont l’objet d’études et de discussions à perte de vue . Eh bien perdons-les de vue. .

10/12/19

 90 – Que les autres ne s’en prennent pas à nous, ne nous causent aucun préjudice ne nous suffit pas. Notre veulerie peut consister à vouloir qu’ils respectent bien les codes et usages sociaux comme nous. Pour cette raison, on n’accepterait pas que quelqu’un qui a réussi dans la vie – qui est un modèle dans la société donc – ne les respecte pas. Cela fait partie de son job.

 91 – De tout temps dans l’histoire, il a pu arriver que des idées ou des concepts dont la foule a eu le culte la mobilisent et la motivent parce que quelque dirigeant a su les ressusciter et les mettre en scène. Il l’a alors à sa disposition pour ses ambitions. Ce qui se passe de temps en temps à grande échelle, se passe beaucoup plus fréquemment à plus petite échelle avec des masses plus réduites de gens. C’est comme une réaction pavlovienne mais déclenchée par des idées objets de culte. Ne peut-on pas penser que la race humaine mérite ses malheurs ?

92 – Celui dont la sincérité et l’honnêteté ont mis en évidence la duplicité d’un acteur social accompli ne peut pas espérer qu’il sera traité par lui avec bienveillance. 

93 – Offrez à ces imbéciles d’humains les moyens ou l’occasion d’acquérir de la valeur aux yeux de la société, et vous en ferez ce que vous voudrez. Vous pouvez même remettre toujours au lendemain leur satisfaction. 

94 – A quoi voit-on qu’une société devient totalitaire ? C’est quand des professionnels au contact direct avec le public pour lui venir en aide,  ont de moins en moins le droit d’établir avec les personnes secourues des relations interpersonnelles. C’est de leur hiérarchie qu’ils doivent exclusivement attendre quelque reconnaissance pour avoir bien respecté les consignes dans les moindres détails.

95 – Il y a des catégories professionnelles dont le pouvoir de nuisance est important quand elles se mettent grève.Mais ce n’est rien comparé au pouvoir de nuisance des catégories professionnelles qui n’ont pas le droit de se mettre en grève.  

96 – Rares, très rares sont les penseurs qui ne font pas de l’intérêt général ou du bien de la société, le préalable, le cadre et la raison d’être de leurs discours. L’alpha en amont duquel il n’y a rien. Ce n’est que parce que toute bonne intention à l’égard de tout le monde nous rend débiles, idiots, que l’on ne s’aperçoit pas qu’ils sont ridicules de vouloir parler au nom de tout le monde ou représenter la volonté de tout le monde.

97 – Si les petits chrétiens et apparentés non pratiquants ont comme objectif prioritaire, fondamental, dans leur vie, d’être comme Jésus, doux, inoffensif, aimant, endurant, humble, charitable, indulgent, soumis, ils ne se permettront pas d’avoir des désirs ou des envies contradictoires ou incompatibles. Car ce but essentiel, c’est leur identité même. Ce serait la perdre.

98 – Pourquoi perdre son temps à élaborer des mondes meilleurs, des mondes différents en faveur de gens que l’on ne connaît pas, dont on n’attend rien, et sans savoir même ce qu’ils en penseraient ? N-a-t-on pas mieux à faire que de peigner la girafe ?

99 – Si par veulerie, et pour le principe, on tient à ce que les autres respectent bien les codes et usages sociaux comme nous, on sera prêt à respecter n’importe quels usages et codes sociaux du moment que les autres les respectent ; eh bien c’est du propre !

100 – Je ne vois pas pourquoi on s’entête à vouloir arracher à des momies très anciennes leurs secrets à grands renforts de moyens scientifiques et d’argent du contribuable alors qu’il y a des momies encore vivantes qu’il serait si simple d’analyser. 

11/12/19

 101 – Que se passe-t-il quand notre désir essentiel est d’être doux, inoffensif, aimant, endurant, humble, charitable, indulgent, quand c’est devenu une identité à laquelle on tient, et que l’on rencontre quelqu’un qui est le contraire de doux, d’inoffensif, d’aimant, d’endurant, d’humble, de charitable, d’indulgent ? On est écrasé. Et en plus on a des sentiments de culpabilité, parce que des désirs contraires, mais impuissants car depuis trop longtemps réprimés, apparaissent. Et qui nous rend justice ? Evidemment, dans cette catégorie, il y en a qui profitent de la situation sans état d’âme, le plus souvent dans le cadre d’une fonction sociale censée être d’utilité publique.  

102 – Ceux qui se sont construits autour d’objectifs spirituels ou d’idéals élevés, au point que c’est devenu leur identité, idéalisent naturellement les autres pour pouvoir fonctionner comme ils le souhaitent. Et patatras ! 

103 – Le scandale n’est pas que les hommes tombent dans toutes sortes de travers, se fourvoient, évoluent mal, tournent mal, ils ne le font pas exprès. Le scandale est dans le fait que leur nature soit propice à tout cela, que leur nature fasse que ce soit monnaie courante.

104 – Le lien social ou le vivre-ensemble, des inventions du système qui leur a donné le sens désiré pour nous encadrer, faire pression sur nous et nous conditionner comme il l’entend. On sait clairement où il veut en venir. Les gens sont libres de voir des liens ou de ne pas en voir, d’en créer ou de ne pas en créer .

105 – Aucune complaisance, aucune faiblesse pour les engouements et les prédilections que les autres pourraient avoir pour telle ou telle idée.

106 - Le plus pénible, le plus éreintant, ce n’est pas d’aimer et de ne pas être aimé en retour, c’est de refuser d’admettre qu’on n’est pas aimé et de continuer à aimer pour cette raison. Il y a ainsi des gens par lesquels on s’entête à croire qu’on a été aimé, pour ne pas rendre absurde un amour qui donne un sens à notre vie, sans s’apercevoir que c’est une prison.

107 – Très cher altruisme, inestimable souci des autres , grâce à eux – le ciel en soit remercié – on fait dépendre son propre bonheur, son propre progrès de la résolution des problèmes des autres, sans jamais toucher du doigt les problèmes réels qui sont les nôtres et dont la résolution nous ferait voir la vie autrement.

108 – Comment peut-on, oui, franchement, comment peut-on accepter que de nombreux moments de notre vie reçoivent leur valeur de conditions ou de jugements extérieurs ? Le monde entier (cit 103) conspire contre nous . Agir en conséquence.

12/12/19

109 – Après ma mort, si c’est possible, je veux me réincarner en mot, ou plutôt devenir un mot. Certains mots ont une vie passionnante.  On pense beaucoup à eux. On parle beaucoup d’eux. On les célèbre, on les honore, on les aime et plus encore. J’aurai le don d’ubiquité. J’habiterai chez des tas de gens en même temps. Certains ne pourront pas vivre sans moi. Pour leur propre compte, ils m écriront une histoire, ils m’inventeront un rôle, une importance, des pouvoirs dans leur vie que je n’aurai pas. Pour moi, certains accompliront de grands exploits. On mourra pour moi. On parlera de moi dans les livres d’histoire. Que peut-on souhaiter de mieux.

110 – Le futur ? c’est juste que les mots et les notions qui sont présents depuis longtemps dans notre mémoire ne sont pas conçus pour être éphémères, mais pour durer. Et quand on les utilise à propos d’une chose, cette chose est censée avoir un avenir. (l’avenir d’un acte catalogué comme charitable, c’est la charité) Mais si on s’aperçoit que l’on colle bien sur une action, une chose, une personne, un de ces mots ou concepts du passé, le futur disparaît parce que l’on comprend bien que cette action, cette chose, cette personne, ne sont pas faites pour rester telles qu’elles sont. C’est à vos chères pensées que vous voulez donner un avenir.

111 – Cesser de penser, on y arrivera quand on sera mort, jusque là, l’activité cérébrale ne s’arrêtera pas.  Mais il est possible de ne plus avoir envie de rejoindre ou de corroborer  des idées déjà en circulation, il est possible de penser sans aucun espoir ou désir d’être compris ou approuvé ou soutenu ou aimé pour ce qu’on pense.

112 – Ceux qui n’ont aucun succès ont de la chance, le souci de trouver le moyen d’entretenir ou d’accroître leur succès ne les gâte pas.

113 – Quel menteur ce « je » ! quel imposteur ! J’éprouve, je sens, je pense, j’entends, je vois, j’ai envie, j’ai peur, j’aime…Et puis quoi encore ? Il ne fait rien de tout cela. Ce sont des états de conscience successifs, une conscience passive. Le « je » n’est pas l’auteur ou le sujet, il est le complément d’objet direct.

13/12/19

114 – Quand une masse de gens donne le même nom à une chose, la chose a un grand avenir. Ces gens le construiront, ce sera leur projet commun. (mot patrie pour un territoire par exemple) Quand Le nom d’une chose tombe en désuétude, est oublié, c’est la fin pour cette chose. D’où les devoirs de mémoire que l’on nous impose parfois. Mais qui a envie qu’on lui dicte le contenu de sa mémoire ? Ainsi, l’avenir des choses dépend de nous. Pour un amnésique total, le monde est sans futur.

115 – On cesse en même temps d’être sensible à un jugement de valeur et d’enrober celui qui le porte dans un concept correspondant (par exemple : anormalité et concept de psychologue ou antisocial et représentant éminent de la société ) L’un ne va pas sans l’autre. Toutes les formes de sentiment de culpabilité témoignent de l’action effective de certains concepts présents en nous. C’est ainsi que ces concepts nous transforment en compléments d’objet directs. 

116 – A toute personne qui, pensant la société, la projetant dans l’avenir, voudrait nous entraîner à sa suite, on peut répondre – et c’est radical – vous n’êtes pas moi. 

117 – Êtes-vous prêt à vous sacrifier et à sacrifier vos enfants pour des arrière-arrière petits enfants qui n’existeront peut-être jamais ?

118 – Nous ne sommes pas à part du monde, nous ne sommes pas distincts du monde, nous ne sommes pas indépendants du monde, nous sommes, pour ce qui concerne la culture, les idées qui sont en nous et qui nous déterminent, de purs chaînons du monde. Il nous incombe de faire de cette partie du monde que nous représentons, du monde dont nous sommes un fragment, ce que bon nous semble quand on arrive à s’en distinguer.  Autrement dit, il faut cesser de croire que c’est nous-mêmes, notre personne particulière que nous cherchons à corriger ou adapter de toutes les manières, pour se rendre dignes. Ce morceau de monde, il s’agit de le traiter comme il le mérite.

14/12/19

119 – La vision de départ du monde et surtout des autres, la nature qu’on leur attribue, déterminent notre rapport à eux. Ce rapport n’est pas le même selon que les autres sont des sortes d’âmes, s’ils sont de l’immarcescible, s’ils sont -chacun d’eux ou tous ensemble – une essence inaliénable et d’origine  divine, ou un ensemble de fonctions organiques bien organisées et performantes. Dans le premier cas, on est presque dans la contemplation, dans le second, c’est un champ de possibles qui s’offre à nous.

120 – Cela ne m’intéresse pas de tomber d’accord avec les autres ou de trouver ce qui ressemblera à des vérités générales. Ce qui m’intéresse, c’est l’efficacité, c’est l’action transformatrice, sur moi au premier chef. Les mots sont généraux – comment faire autrement – mais je les applique à mon cas particulier.

121 – Si quelqu’un m’engueule parce que ce que je dis ou ce que je fais va à l’encontre de sa vision d’un monde meilleur, du type de monde qu’il veut construire, peu importe du moment que je sais que cela m’est profitable à moi. Et quand des représentants officiels ou autoproclamés de la société me tiennent le même genre de discours que le militant au-dessus, c’est pareil. 

122 – Que se passe-t-il quand quelqu’un qui est dans la contemplation a affaire à quelqu’un qui est dans l’action, surtout quand la société a donné des droits au dernier sur le premier ?

123 – Cette vision très spirituelle, d’origine religieuse, du monde ou cette attitude contemplative, si elle est accentuée, concernera notre rapport avec tout ce qui existe dans le monde – objets, visages de la société. Ce n’est pas très pratique. C’est pourquoi elle se cantonne le plus souvent à nos rapports avec certaines parties limitées du monde.

15/12/19

124 – On est le complément d’objet direct du sentiment de culpabilité et du sentiment de honte. Le sentiment de culpabilité n’est qu’un sentiment de honte intériorisé, mémorisé, alors que ceux qui manifestaient leur désapprobation ne sont plus présents physiquement.Double désapprobation en fait. Désapprobation de l’acte ou de la parole et désapprobation de ne pas avoir été capable d’être l’auteur de l’acte ou de la parole. Pas de sentiment de culpabilité ou pas de honte lorsque l’on peut obéir scrupuleusement à un ordre et que tout l’entourage nous approuve. (on connaît des exemples, n’est-ce pas?) Ne pas être accessible à la honte et ne pas se prendre pour l’auteur de ses actes , c’est ne plus éprouver de sentiment de culpabilité.

125 - Être jaloux quand on vante les qualités morales de quelqu’un d’autre, se soucier continuellement de bien fonctionner en société, d’être comme il faut c’est à dire, en fait, craindre les jugements de valeur des autres, être attentif à toutes les occasions offertes par la société d’être bien plutôt qu’efficace, compétent ou vrai, ce n’est pas si rare que cela. Il y a beaucoup de culs-bénis qui s’ignorent. Être bien, faire le bien, c’est leur désir prioritaire. C’est une question d’identité. Ce n’est plus un talon d’Achille, c’est toute leur personne qui est vulnérable de cette manière.

126 - Alors ? Être dans une démarche propitiatoire en disant ou faisant comme les autres, en utilisant les mêmes références culturelles que les autres, en se ralliant à la morale commune, en s’appuyant sur tout ce qui doit faire partie de la culture commune, dans le but d’être compris et accepté ? Pas très glorieux, c’est le moins que l’on puisse dire.

127 – Le droit de vote n’est pas une évidence. On pourrait apprendre à des chimpanzés à voter de la façon indiquée. On donne aussi le droit de vote à des gens qui, toute leur vie, automatiquement, votent pour un parti donné après s’être un peu masturbé la cervelle pour la forme. Est-ce bien raisonnable ? 

16/12/19

128 – C’est par des jugements que l’on peut montrer que l’on a une certaine autorité, surtout dans certains domaines : artistiques, littéraires, politiques, religieux, moraux, psychologiques. Mais encore faut-il que ces jugements témoignent de sa hauteur de vue, de ses compétences, de son originalité, de sa finesse d’analyse. Quand on n’a pas l’expérience et les connaissances voulues, c’est alors qu’on se trahit quand on veut, aussi, passer pour une autorité. Maintenant, les compétences et les connaissances en question relèvent de l’érudition et de l’expérience en matière d’usages, de moeurs et non d’un vrai savoir.

129 – Quand l’enfant vient au monde, ce n’est pas lui qui se donne un nom, ce sont les autres. Quand il fait des choses, ce n’est pas lui qui donne un nom à ce qu’il fait, ce sont les autres. Ce n’est pas lui non plus qui juge ce qu’il fait, ce sont les autres ou la culture qui passe à travers eux. Il ne faudrait peut-être pas confondre les mots et leur sens avec ce qu’ils sont censés désigner, et les prendre pour la réalité, surtout quand leur seule garantie, leur seule justification, résident dans le fait que les autres les utilisent aussi. Alors s’y accrocher, se baser dessus, engager sa vie sur eux, quelle inconséquence !

17/12/19

130 – C’est sûr, l’avenir de nos plus grands dieux, de nos plus belles institutions, de nos plus grandes valeurs, de nos plus grands projets peut nous inquiéter car il dépend de l’existence de gens qui auront à leur égard les mêmes opinions que nous. Et tout fout le camp ma pauvre dame malgré tout ce qu’on fait pour perpétuer le système.  .

131 – Serait-il absolument nécessaire d’être aveugle pour aimer ? C’est pourtant une libération de cesser d’aimer quelqu’un que l’on aimait pour de mauvaises raisons, ou de cesser d’avoir pour quelqu’un des sentiments dont on croyait à tort qu’il les partageait. Sauf quand on a fait de l’amour une religion. Un croyant, cela ne se raisonne pas.

132 – Au cours de l’histoire, toutes les entreprises humaines quelque peu réfléchies et collectives ont été en faveur ou au détriment des sociétés.

133 – Comment pourrez-vous nier qu’un état de conscience malheureux – hors douleur physique – est le produit d’un désir insatisfait ? Et comment pourrez-vous nier que des objectifs inatteignables, de nature spirituelle, morale ou psychologique, engendrent toujours des désirs insatisfaits, et que plus ces objectifs sont nombreux ou importants, plus l’insatisfaction est grande. C’est comme si on avait voulu remplacer les malheurs causés par les violences physiques ou la misère par les malheurs causés par ces désirs moraux. Mais parfois, voire souvent, on a les deux.

134 – Quand on a une vision ou une conception du monde et de la vie vraiment spirituelle, religieuse, sincèrement, tout est spirituel ou religieux, on n’a plus que des objets de désir insatisfait.

135 – Je ne sais pas moi, je n’ai plus la télé depuis longtemps, mais il me semble que ses programmes sont une sorte de copie très édulcorée, très adoucie de la tendance qui sévit aux USA : Crime, mort, crime, crime. Sinon, des fictions psychologiques, dramatiques qui, si on devait les concentrer en quelques minutes seraient boum ! Crr Aah ! Et si on ne devait retenir que les actes physiques de cette concentration, ce serait encore plus boum boum . Super ! Sinon vous avez les émissions genre télécon ou autres qui feraient pâlir d’envie les homélies de n’importe quel curé.

18/12/19

136 – Il n’y a pas de secret, pour réussir dans cette société il faut que notre connaissance des hommes et de la façon dont elle fonctionne soit suffisamment juste, car on a besoin d’y faire appel. Si ce sont des fantasmes qui dominent en la matière le personnage social que l’on campera sera aberrant de même que notre rapport avec la société. Ce qui est injuste surtout, ce n’est pas la société – personne n’est parfait – c’est ce manque de connaissance dont nous ne sommes absolument pas responsables.

137 – Il y a des tas de mots comme Dieu, homme, amour, bien, mal, conscience, responsable, foi, morale, âme, vie etc tout le monde leur est passé dessus, même l’autobus.

138 – Vous croyez être aimable, empathique avec des individus ? Vous êtes simplement aimable ou empathique avec des concepts définis par la fonction sociale qu’ils exercent ou avec des concepts issus des principes, valeurs, normes culturels auxquels ils obéissent sans même s‘en rendre compte. Les deux en même temps quand il s’agit des fonctions sociales.  Mais à cette occasion, les façons d’exister de ces gens-là, plus personnellement, n’est pas très jolie.

139 – Quand on utilise un mot à propos de quelqu’un ou quand on le lui destine, c’est comme si on le confondait avec des tas d’inconnus sans aucune précaution. Une bonne raison pour lui de ne pas l’accepter pour ne pas se commettre avec eux.

140 – Entertainment. Du pain et des jeux. Une société pas amusante ? Mais ce serait la révolution ! On ne lui trouverait plus aucun intérêt.

141 – Le macronologue. Ceux qui ne le comprennent pas le gardent, ceux qui le comprennent le quittent.

142 – Quand des pensées à propos de n’importe quoi, sont involontaires, inopinées, c’est la preuve que c’est le conditionnement socioculturel qui parle et qui fait de nous des compléments d’objet directs.

19/12/19

143 – Vous en avez de la chance, tous les jours la société vous fournit des thèmes de réflexion, des sujets de préoccupation, elle vous dit quels problèmes doivent devenir vos problèmes. Ce qui compte, c’est la vie et l’avenir de la société. Votre présent, n’y faites pas attention.

144 – Quoi que l’on pense, quoi que l’on dise, quoi que l’on fasse, on risque toujours de vouloir le façonner, le présenter, l’utiliser pour faire plaisir aux autres, pour être utile aux autres, pour être conforme à une morale commune, à des idées communes au lieu de n’avoir comme seul objectif que le vrai de soi.

145 – Admettons au moins que notre habitude bien ancrée de nous intéresser au monde et aux autres, de participer à sa marche ou de leur être utile, de nous conformer à la morale commune, et tout ceci assez continuellement, relève d’une démarche vraiment altruiste.

146 – Quand on a perdu ou qu’on n’a plus les occasions de faire le bien – personnes, activités – on est en manque.

147 – Ce n’est pas tant que l’on trouve les uns et les autres des éléments communs, consensuels, des liens sociaux pour se reconnaître, c’est que par faiblesse et gentillesse, on ne veut pas décevoir ceux qui comptent sur eux pour établir la communication.

148 – Si les choses qui peuvent vous donner de la valeur sont choisies et définies par la société, vous dépendez tout le temps d’elle pour en avoir

149 – On ne sait pas, n’est-ce pas, si les pensées qui surgissent, les pensées involontaires, inopinées, sont à nous, sont nous, ou sont des importuns, des parasites. On ne sait pas mais le fait est qu’elles apparaissent dans notre esprit comme si elles en faisaient partie, comme si elles en étaient indissociables. Peut-on décemment nous accuser – comme ça – de les avoir endossées alors qu’on n’aurait pas dû, de les avoir repoussées alors qu’on n’aurait pas dû ? Quel con se permettrait de nous rendre responsable de la difficulté où nous sommes de nous orienter dans nos pensées ? Brassens chantait à juste titre «  car il n’y a pas de chance qu’on détrône le roi des cons »

150 – Vous ne me proposeriez pas un mouchoir ou des chaussettes qui ont servi à des tas de gens, pourquoi me proposez-vous un mot qui a servi à des tas de gens ? c’est dégueulasse  ! Donnez-moi un mot qui n’a appartenu à personne que je puisse l’étrenner.

20/12/19

151 – Bon ! Vous êtes alors un individualiste. Lui aussi, elle aussi, lui aussi. Il y en a beaucoup par les temps qui courent. Si vous êtes tous pareils, pourquoi ne créez-vous pas une secte, un club, une communauté, un parti sur cette base ? Ah peut-être parce que vous ne donnez pas tous  le même sens à ce mot, vous n’en tirez pas les mêmes conséquences. Ben alors, de quoi parlent-ils ceux qui vous traitent d’individualistes ? Eh bien c’est le même principe que pour une société. Au début, elle est faite pour arranger tout le monde, rendre des services. A la fin, elle est devenue son propre but et ce sont les gens qui doivent se dévouer pour elle, comme ils doivent adopter le sens officiel de « individualiste  » et s’identifier à lui. 

152 – Je suis comme certains grands admirateurs de Napoléon, lui et son épopée me fascinent Les aventures de ses soldats, c’est passionnant. Comme ces grands admirateurs, j’aurais adoré assister à tout cela à la télévision, jusqu’à la fin,  dans un bon canapé, avec mes enfants.

153 – Des tas d’idées qu’on vous a mis dans la tête veulent être satisfaites, se réaliser. Dans ce but, si vous ne les connaissez pas, elles font de vous leur complément d’objet direct. Mais pas seulement, elles voudraient aussi, en vous utilisant, faire des autres leur complément d’objet direct.  

23/12/19

154 – Le désir essentiel, c’est la vérité au sens où c’est ce qui est le plus important Pour le croyant, c’est Dieu qui a mis ce désir de Dieu dans le cœur des hommes. Pour le non-croyant, ce désir de Dieu des croyants n’est que le résultat d’un tempérament, d’une histoire générale et personnelle, et la conséquences de conditions de vie particulières. 

I55 – Il y a deux façons de chercher le plaisir. La première consiste à chercher tous les moyens d’en obtenir et à faire en sorte de l’augmenter. Cette façon-là est assez mesquine et inintelligente. La seconde consiste à trouver les moyens d’éliminer toutes les formes de désagrément, de déplaisir que l’on peut éprouver pour faire droit à l’état de bien-être naturel qui est le nôtre.C’est une façon de s’aimer et cela permet d’échapper à notre recherche conditionnée du bien qui est le grand alibi et le grand ressort de l’activité mentale pourvoyeuse de désagréments.

156 – Non seulement les jugements de valeur s’intègrent dans un système de pensée qui ne peut pas ne pas être arbitraire, mais en plus, ils font de nous les compléments d’objet directs de la quête du bien dans laquelle on est pris.

157 – Autrefois, les théologiens et les chrétiens cultivés citaient les Evangiles ou les Pères de l’Église à l’appui de leurs propos pour signifier qu’ils étaient dans la Vérité, aujourd’hui, on cite les grands penseurs et les grands auteurs à l’appui de ses propos comme pour dire : ils l’ont dit avant moi et mieux que moi. Toujours une façon de renoncer à penser par soi-même, il faut toujours la permission d’un maître.

158 – Le macronologue. Le jour où les damnés de la France remplaceront les damnés de la terre, et qu’ils seront les plus nombreux, on sortira de l’impasse où nous sommes qui revient à devoir choisir entre moins et zéro.

25/12/19

159 – Ne vous faites pas d’illusion, si on n’accepte pas que vous parliez contre un idéal, une noble cause, des convictions, des croyances, une confession religieuse ou une tradition, ce n’est pas parce que vous empêcheriez les gens de croire, de penser, de faire ce qu’ils veulent, ou d’aimer ce qu’ils veulent, c’est parce que vous vous attaquez au pouvoir, à l’importance, à l’influence qu’ont ces idées et croyances dans la société. Et ce pouvoir peut s’exercer sous forme de contraintes, d’obligations, comme il peut s’exercer sous la forme d’un sens bien établi, bien partagé que l’on donne aux mots et concepts afférents. (exemple : le sens de Noël) 

160 – Le macronologue. Pauvres Français de monsieur M, ils sont terrorisés, tétanisés. Ils ont peur qu’on les traite d’occupants, de néocolonialistes s’ils restent en Afrique, ils ont peur qu’on les accuse de tous les crimes s’ils laissent les Africains se débrouiller seuls avec leur Afrique, au risque de voir les djihadistes s’implanter partout. Ils sont terrorisés à l’idée que ces djihadistes pourraient débarquer en France (accueillants comme ils sont) Ils sont les seuls à être dans cet état, aucun pays européen n’a ces craintes. Comme c’est bizarre, monsieur M. n’a ce genre de cas conscience aigu que lorsqu’il il s’agit des étrangers.

161 – Qu’a-t-on à l’esprit quand on dit à quelqu’un : donne-moi la main ou donne-moi ta main ? La main de celui à qui on dit cela ? Et celui ou celle à qui on dit cela a à l’esprit sa main ?. Mais en quoi est-ce la main de l’autre ou en quoi est-ce sa main ? Qu’est-ce qui, dans l’esprit, ferait que c’est cette main-là à l’exclusion de toutes les autres qui serait concernée ? Qu’est-ce qui est caractéristique, spécifique, propre à cette main-là ? Si on a les yeux fermés et que l’on met dans notre main une autre main que celle à laquelle on pensait, s’en apercevra-t-on si elle lui ressemble ? Alors la question est:de quelle différence serait-on conscient qui pourrait être nommée ? De façon générale, si on est capable de dégager quelques éléments qui seraient singuliers, en quoi le seraient-ils vraiment puisque pour les nommer, on utilisera des mots généraux pointant des caractéristiques générales ? En quoi donc la conscience de ces spécificités serait-elle particulière à cette main ? La conscience de ces spécificités ne sera-t-elle pas commune au contact de nombreuses autres mains ? Il n’y a rien de conscient en correspondance avec des mots qui ne soit pas de la généralité. Le vrai singulier ne peut être qu’indicible. Alors qu’êtes-vous quand vous n’êtes que de l’indicible ? Et qu’êtes-vous quand vous n’êtes que des généralités ?

26/12/19

162 – De même que le mot Noël n’éveille pas chez moi , athée, le sens qu’il éveille chez beaucoup de gens plus ou moins croyants, les mots de la langue française n ‘éveillent pas chez moi le sens que l’usage majoritaire a consacré. Je ne suis pas tenu d’assumer les avis de la majorité. 

163 – Je suis partout dit la société. Si on donne un sens au mot consommateur dans ses propos, on donne un sens au comportement ou à l’activité de tous ceux qui consomment. Non seulement ce sens peut être erroné, mais il ne peut pas correspondre à toutes les formes de consommation, à toutes les façons qu’ont ceux qui consomment de consommer. Mais consommation ou consommateur décrit un comportement économique et social, et c’est à ce comportement économique et social que l’on a donné un sens. Pourquoi un individu qui fait des courses devrait-il se définir avec le sens qui a été donné à cette généralité ? On cherche tout bonnement à l’influencer en suggérant que ce sens collectif a été admis par la majorité des consommateurs.

27/12/19

165 – Ceux que l’idée du bien en tant que telle préoccupe, mobilise, ceux dont le sens de la vie est de chercher en quoi consiste le bien et de l’accomplir, ceux pour qui le bien ou l’idée du bien est au coeur de leurs pensées, croient en Dieu, qu’ils l’admettent ou pas. Jamais, nulle part, ce genre d’idée n’a pu sérieusement venir des hommes ou d’un homme. Le bien n’est qu’un concept comme un autre. Seul Dieu (censé être plus qu’un concept) peut lui donner vie.

28/12/19

166 – Certains aiment la musique, certains aiment la nature d’un amour sensuel, sans raison consciente. Il se trouve que la musique et la nature ne disent rien. Tandis que tout ce qui a été fabriqué par les hommes a été conçu, et réalisé conformément à des pensées ou des raisons mathématiques, techniques, politiques, psychologiques, religieuses etc et autres normes. On a alors sans cesse devant les yeux ce que les hommes ont pensé. Et ce n’est pas forcément agréable ou libérateur.

167 – Le cerveau humain est un synthétiseur. Il assemble des éléments purement mentaux pour produire une image qui fait sens. Mais le bleu des choses sera toujours d’une autre nature que le bleu dans l’esprit de la même manière que la musique que l’on entend dans sa tête ne dérangera jamais le voisin alors que la musique qui est produite, oui. Ce qu’on a dans la conscience en correspondance avec un mot est une fiction ou une illusion.Jamais une réalité sensible ne sera telle que nous nous la représentions. (à moins que vous ne soyez assez fort pour voir de vos propres yeux la catégorie châtaigner ou chat ou humain)) Mais en absence de réalité sensible on peut toujours croire que nos représentations sont vraies.

168 – Il y a des tas de mots dans les conversations courantes qui semblent aller de soi. (progrès, responsabilité, raciste, égalité etc) Ce sont des mots qui ont été utilisés par toutes sortes de gens dans toutes sortes de circonstances, et qui ont été associés à toutes sortes de gens, dont nous-même, avec des intentions plus ou moins pures. On a de la mémoire et il y a de fortes chances que le sens que l’on a donné à ces mots soit le produit de tous ces usages – sens mâtiné de quelque opinion personnelle. C’est ainsi que l’on se construit sur des bases fictives et biaisées en vogue.  C’est le lien social.

29/12/19

169 - Plaire : la mode est un des innombrables moyens utilisés pour y parvenir. Et ces moyens ne sont pas à la portée de tout le monde.

170 – A tout ce qui est esprit, on ne peut donner comme sens que celui que l’on trouve dans les histoires que l’on se raconte. Juste une question d’usages. (rien ne correspond à l’idée du beau que nous nous faisons) Et les histoires que l’on se raconte, les usages en question sont sales. La tête des hommes est une déchetterie. Mais on ne peut rien enlever, parce qu’on ne peut rien saisir : tout est illusion. .

172 – La crapulerie a toujours consisté à revêtir des habits d’honorabilité en donnant la priorité aux moyens sur la fin.Les crapules sont au service des moyens.

173 – La question est celle de notre rapport avec tout ce qui relève de la pensée des hommes : les objets, les lieux civilisés, les comportements en société, les structures sociales etc et des rapports entre ces pensées et les individus : sont-ils oppressants, nocifs ou libérateurs . 

174 – Ah ah, elle est célèbre et il n’est question que d’elle, elle en fait des tonnes pour attirer votre attention, elle en dit des choses pour alimenter vos commentaires, Elle traque votre conscience jusque sous vos draps. Et pourtant déjà, tout ce qui vous entoure, tout ceux qui vous parlent, tout cela n’est rien d’autre que la pensée collective, traditionnelle, conditionnée qui exprime tous les aspects de la société. Pas un seul moment où elle vous laisse tranquille puisque vous n’êtes que des réponses apprises. La plupart du temps , votre réponse ou comportement est appris. Et qu’est-ce que ça vaut ? Vous ne voulez pas le savoir. Vous méritez l’enfer. Trop facile de reconnaître un trou du cul, il ne s’adresse pas à vous, il s’intéresse aux détails ou éléments objectifs de votre vie.

30/12/19

175 – Une société sans amour, cela n’existe pas. Avec l’habitude, les hommes aiment leur entourage, leur chez soi, leurs lieux de vie, leurs biens, ils aiment leurs habitudes, leur travail, leur chef, leurs collègues, ils aiment leurs devoirs, leurs obligations leurs contraintes, les normes, leurs misères, ils aiment ceux qui les font souffrir, ils aiment leurs souffre-douleur, ils aiment leurs idées, leurs croyances, leurs principes, leur parti, leurs leaders, leurs idoles. Or, aimer, c’est faire plaisir à l’autre, aux autres, c’est leur plaire, c’est satisfaire leurs désirs toute sa vie, et non pas son propre désir, sa propre envie indépendamment du désir des autres..

176 – Pourquoi vous donner tant de peine toute votre vie ? Pourquoi certains acceptent-ils même d’en baver pour simplement accomplir leur devoir ? Parce que la seule et unique chose qui peut justifier l’existence de la personne que vous êtes, c’est l’amour. Cet amour, est trouvé, vaille que vaille, de deux façons : soit ce sont des espoirs, des apparences d’amour éphémères, des promesses d’amour que vous recueillez ici ou là, soit c’est la bonne conscience, l’amour de soi-même au nom du bien que vous êtes censé faire. La preuve, le mépris met en rage – vous êtes incapable de rendre la pareille – et la remise en cause met sens dessus dessous. « Soldats, je suis content de vous ! »

31/12/19

177 – Si ce qui est singulier est indicible, est-il donc impossible d’être conscient d’aimer sans raison ? Par exemple, est-il possible de se débarrasser de toutes les pensées qui voudraient rattacher, raccorder l’effet d’une musique à des raisons, considérations, jugements, savoirs qui ont cours ? Sinon on finit bêtement sous l’autorité de ces pensées comme un minable impétrant ?

http://planetdsaintje.unblog.fr/2019/12/26/chopin-nocturne-op-9-n-1/

178 – Finalement, l’histoire de nos amours pour toutes sortes de choses pourrait bien n’être que l’histoire des raisons que l’on se donne pour aimer.

01/01/20

179 – Déjà qu’on a besoin pour penser, sentir qu’on a de la valeur, de choisir des choses ou des idées qui en ont dans la société, mais en plus, il nous faut aussi, quand on s’est emparé de certaines d’entre elles, obtenir la confirmation, la bénédiction des autres pour être rassuré. Et du coup, un mouvement de la société ou des autres pour corriger ou modifier ces valeurs, et nous voilà à leurs bottes.

180 - La justice ? Attendez, ce que vous direz n’a pas d’importance. L ‘éducation ? Pareil. L’ordre ? Pareil. La citoyenneté ? Pareil. L’égalité ? Pareil. La démocratie ? Pareil La santé ? Pareil. La solidarité ? Pareil. etc Il y a des institutions pour statuer à leur sujet. Personnellement je ne suis pas très motivé pour contribuer, travailler au maintien ou à la défense des points de vue ainsi constitués. Je dirais même que s’ils se cassent la figure, cela ne me fera ni chaud ni froid. Je les subissais. Les déchets ? non merci. 

02/01/20

181 – Un être de sens, mon dieu quelle horreur ! Comment peut-on alors ne pas être à la merci du sens culturel et social du moment et du lieu que les différents pouvoirs auront instauré ou répandu. Comment ne pas passer sa vie à s’ajuster à ce que les autres auront compris de ce sens et à courir après toutes ses évolutions ? Et tout cela pour gagner quoi ? Le prix de la plus belle marionnette ? .

182 – Après avoir entendu ou lu tout ce qu’on raconte sur les enfants, dans les conversations et dans les livres, après l’avoir plus ou moins retenu et y avoir pensé, n’avez-vous pas l’impression que votre enfant est beaucoup plus louche qu’avant, beaucoup moins beau, qu’il est sali ?  Imaginez un peu ce que cela donnerait si lui aussi parlait des adultes avec les autres enfants et lisait des tas de choses sur eux.

03/01/20

183 – Aussi beau, aussi louable soit-il, le but n’est jamais propre. L’innocence est un pays sans chemin.

184 -  Les mots sont faits pour copuler ensemble et pour faire des petits. Par exemple, l’union de « responsable » et de « autorité » donne (il suffit de consulter lle dictionnaire) gouvernement, chef, dirigeant. Les petits des mots copulent ensuite ensemble pour donner d’autres mots, c’est comme avec Adam et Eve et leur descendance.

185 – Sa propre naïveté devient flagrante quand on s’adresse à quelqu’un qui n’a pas d’illusions. Du coup, on se sent ridicule. Ce n’est pas par l’absence d’illusions qu’on se rend ridicule. Alors un conseil : ne pas être naïf seul, mais avec beaucoup d’autres gens. 

186 – Vous avez le sens du collectif, de l’intérêt général, du bien de ce qui fait lien, de la sauvegarde de ce qui existe, c’est à dire que vous y pensez et que cela vous motive, pas moi.

04/01/20

187 – Vous vous souciez du bien de la planète, des peuples, de votre pays, de votre entreprise, de votre parti, de votre communauté, de votre profession, de votre équipe de sport favorite, de votre famille et agissez en conséquence. Pas moi. Le sort de tout ce qui est collectif ne m’intéresse pas. Vous vous préoccupez de tout ce qui rassemble, unit, soude les hommes. Pas moi. L’individu est le complément d’objet direct de toutes ces grandes idées du bien complètement conditionnées. Elles font de lui leur instrument.

188 – Dès que vous pouvez mettre sur quelqu’un ou quelque chose un mot, un concept qui le range dans une catégorie, un groupe, un collectif, vous êtes sous l’influence  de tout ce qu’on a dit, de toutes les opinions exprimées à son sujet. Souvent plus que sous l’influence, sous la domination. 

189 - Il y a beaucoup de sujets à propos desquels il n’y a que des opinions (Dieu pour commencer, l’homme ensuite) Vous ne voudriez quand même pas que, à propos de ces sujets,  je m’emm à montrer à travers mon comportement et mes paroles que je suis fidèle à une supposée et illusoire opinion commune.

190 -  L’histoire du monde en quelques mots Il y a les religions, les pouvoirs politiques et quelques autres idéologies bien implantées. Que font-elles ? Elles gouvernent le collectif, le général. Que font les hommes ? Ils se reconnaissent dans ce collectif ou ce général.

05/01/20

191 – On croit savoir que celui que l’on veut être a pour but d’exister aux yeux des autres. Si on ne se fiche pas de ce que l’on est pour les autres, c’est, croit-on, parce que l’on veut être sociable, aimable, faire plaisir. Ce que l’on sait moins, c’est que celui que l’on veut être doit correspondre à des critères complètement culturels. (peu importe lesquels, spirituels ou matérialistes) La preuve, on est autoritaire, despotique, au nom de certains principes, certains idéals, avec celui qui s’enrôle dans un corps, parce qu’on tient pour acquis qu’il a épousé ces principes. Ce qui n’est probablement pas vu, c’est que celui que l’on veut être n’est que l’instrument de l’objectif prioritaire qui est au fond de soi, c’est que c’est avec le monde que cet objectif projette que l’on veut être aimable. « Ein Volk, ein Reich, ein Führer ! »

06/01/20

192 – Si on veut échapper à notre destin, on peut commencer par ne pas vouloir être quelque chose pour les autres, on peut abandonner l’idée de leur plaire. Mieux encore, on peut renoncer tout à fait à l’idée que leur sens du monde et de la vie et le nôtre pourraient coïncider, de sorte qu’il n’y a plus aucun point commun entre eux et nous, même les fonctions sous lesquelles ils peuvent se présenter. C’est alors que ce qui donnait un sens à notre vie, ce qui nous déterminait dans l’ombre, proteste à sa manière en nous faisant comprendre que notre vie n’a plus de sens.

193 – Ce n’est pas la peine de lancer quoi que ce soit à la tête des gens pour les heurter, vous risquez directement la sanction. Tout ce que vous montrez leur saute au visage.

194 – Faut-il mettre ses actes en accord avec ses paroles ou le contraire ? Si c’est pour répondre aux interpellations ou pressions de la société qui n’a aucune légitimité pour cela, il faut mettre ses paroles en accord avec ses actes.

195 – Si Hitler a échoué, ce n’est pas à cause des idées qu’il avait, c’est parce qu’il n’était pas assez intelligent.

07/01/20

196 – Rien de commun entre les individus d’une société sinon des coutumes et un effort collectif pour croire qu’il y a du commun. Un mot ne désigne jamais une chose à laquelle chacun pourrait se reporter. Il n’y a aucune référence commune à propos de laquelle les individus auraient des pensées identiques. Les mots ne désignent rien d’autre qu’une infinité de pensées singulières et changeantes. La grande erreur consiste donc à croire que chaque mot désigne une chose que l’on pourrait faire précéder de le ou la. D’ailleurs, on sait bien que si on n’est pas complètement engagé dans la société mais que l’on vit en retrait, notre implication par ces objectivations ne fonctionne plus.  

197 – L’idée que les mots désigneraient des choses dont l’existence serait objective permet la naissance du collectif (ce qui est en partage) , celui-là même auquel on peut donner un sens officiel. La société et ses représentants peuvent donc contrôler le sens en cours du collectif ou objectif, le rapport de chacun à ce collectif ou objectif, l’écart de la pensée de chacun à ce collectif. Or, si on peut se sentir des devoirs à l’égard de ce qui existe objectivement, ce n’est pas le cas à l’égard de ce qui n’existe pas. L’idiot, ce n’est pas celui qui regarde le doigt qui montre la lune, c’est celui qui croit que si plusieurs personnes désignent la même chose, cette chose existe.

198 -  C’est ne rien comprendre que de penser que des religions comme le christianisme ou l’islam sont au service de l’évangile ou du coran. Elles ne se servent de ces légendes qu’elles ont érigées en textes sacrés que pour établir leur domination sur les sociétés humaines. Ces religions n’ont pas d’autre raison d’être et d’autre but que la possession des consciences via des sociétés en conformité avec elles. Expurger ces dernières de leur pouvoir, détruire les racines, c’est vital.

08/01/20

199 – L’idée du bien qui nous habite et nous gouverne fait qu’en toute occasion la pensée de ce qui devrait être ou de ce qui ne devrait pas être s’impose et nous conduit à porter des jugements ou à agir dans le sens qu’il faut. La société est une occasion permanente de nous comporter ainsi. Nous ne savons pas d’où vient cette idée du bien, mais c’est comme si chacun de nous  voulait recréer le monde ou fonder une nouvelle civilisation.

200 - Ce qui nous paralyse, nous désarme, nous égare, nous empoisonne, c’est l’interprétation morale, spirituelle, religieuse que l’on donne à tout ce qui arrive et particulièrement aux comportements humains alors que des facteurs comme la génétique, les effets psychologiques du milieu, les structures et les événements sont de nature à tout expliquer  Les facteurs étant ce qu’ils sont, seuls les animaux sont innocents

201 - Rien de tel pour faire reluire les habits de la société que de désigner expressément, fortement, les catégories sociales que l’on veut avec les articles le, la ou les. Quasiment une institutionnalisation pour organiser – en positif ou en négatif – les points de vue, les rapports, les idées à leur sujet. Google pourra sans doute bientôt afficher sur sa page d’accueil : si tu aimes les scandales, cette catégorie pourrait te rendre addict.

202 – Le macronologue. La société n’existe pas, c’est juste un effet. Elle dépend totalement des individus. Si toute activité cessait, si toutes les professions se mettaient en grève totale, si plus rien ne fonctionnait parce que plus personne ne faisait quoi que ce soit, ce serait l’effondrement total. Pour que cela n’arrive pas, pour qu’on ne s’approche jamais, si peu que ce soit, de ce cas de figure, il faut diviser, organiser l’éparpillement de la société. en montant les individus, les catégories sociales, les corps de métier les uns contre les autres. 

09/01/20

203 – Dans notre tête, les déchets accumulés (tout le sens hérité des autres) ont une drôle d’odeur. Pour ne prendre, comme exemple, que le mot devoir. L’odeur, ce sont les sentiments, les jugements, les opinions, les intentions à ce sujet qui se sont glissés en nous , se sont déposés et qui, depuis le temps, fermentent. Dire : monsieur Macron est un grand président est surtout valable si on donne tous le même sens au mot « grand » . 

 204 – La phrase attribuée à Voltaire « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous puissiez le dire » serait d’Evelyn Hall . De toute façon, j’aurais préféré que l’on dise : je suis d’accord avec ce que vous dites, mais je ne ferai rien pour que vous puissiez le dire. Pas question de créer un parti, si petit soit-il.

10/01/20

205 – Avec les mots on donne aux choses qu’ils désignent toutes les natures, toutes les apparences que l’on veut. Mais honnêtement, en quoi la réalité de ce que nous sommes ou la conscience intime et immédiate de ce que nous sommes confirme-t-elle la nature morale ou spirituelle que nos pensées nous prêtent ? C’est la même chose avec le monde qui nous entoure.

206 – Entertainment. Pour cela, la société est championne. Elle paraît toujours en mouvement. Elle permet d’échapper à soi-même, à son authentique histoire dans la mesure où il semble toujours qu’il s’y passe quelque chose d’important, de captivant qu’on ne peut pas ignorer sous peine de tomber dans l’obscurantisme. Aooh ! Prince Aïehii.

207 – Tout ce qu’on s’est raconté par la suite, toutes les explications ou interprétations plus ou moins savantes mais orientées qu’on nous a donné par la suite, tout ce qu’on a essayé d’être, tout ce qu’on a cru devenir, tout cela fait qu’il nous semble que ce qui nous est arrivé de marquant ou de grave dans un lointain passé est arrivé à quelqu’un d’autre que nous. Justice ne sera jamais faite.

208 – Une femme peut toujours porter plainte contre celui qui l’a agressée, un enfant n’est pas en mesure de le faire. Balance tes éducateurs.

11/01/20

209 – On pourrait penser que les hommes ne seront heureux que lorsqu’on aura pendu tous les juges avec les tripes de ceux à qui on a donné le droit et les moyens de s’assurer de leur personne, au besoin par la violence. Sauf que l’amour est le seul moyen de donner un sens à l’existence de celui que l’on est et que cet amour n’existe que sous la forme dévoyée de la dépendance.

210 – L’amour suppose d’être sous l’emprise de quelqu’un, la liberté suppose de n’être sous l’emprise de personne. L’amour gagne parce que la liberté ne donne pas de sens à l’existence de celui qui est libre.

211 – Qu’est-ce que l’éducation ? c’est un travail qui consiste à transformer la volonté des adultes en pensées dans la tête des enfants de telle sorte que ces pensées déclenchent automatiquement les actions correspondantes. Qu’est-ce que la volonté des adultes ? C’est l’effet des pensées qui prennent le dessus dans leur tête.

12/01/20

212 – Par définition, ce qu’on aime ou ce qu’on désire a de la valeur. On lui en donne. C’est le fruit d’une expérience personnelle. Mais nos valeurs peuvent aussi être le résultat d’une campagne de persuasion ou de propagande, ou bien on les a adoptées pour faire ou être comme tout le monde. C’est que nous ne connaissons pas personnellement ce qui a tant de prix. Mais dans ces deux derniers cas, cela signifie que c’est pour nous un devoir d’aimer ou de désirer ce qui est censé avoir de la valeur .C’était bien d’intérioriser notre adhésion à l’opinion des autres. Pour notre santé, il vaut mieux se débarrasser de ces devoirs consistant en amours ou désirs mimétiques.Le vrai danger, ce n’est pas le berger, ce sont les moutons.

213 – Le miséreux, entouré de miséreux, ne voit rien à redire à sa condition. Le minus un peu demeuré, entouré de minus un peu demeurés, ne souffre pas d’être ce qu’il est. C’est la confrontation, la comparaison avec le modèle et les objectifs instaurés par la société qui créent le conflit douloureux..Le miséreux et le minus n’avaient pas les mots (péjoratifs) pour nommer leur état.

214 – Quand ne parlons-nous pas au nom d’un ordre social présent à sauvegarder ou futur à instaurer ? Très rarement. On parle de ce qui doit gouverner les hommes. Chacun d’entre nous est l’adjoint du gouverneur..

215 – A l’origine de notre recherche, de nos interrogations, de nos réflexions, de notre incompréhension, l’écart qui existe entre ce que l’on est et ce que l’on devrait être selon la société, les autres. Mais on ne comprend pas ce qui nous pousse et comment cela fonctionne faute de savoir qui on est et que penser de la société, c’est à dire faute de savoir quel parti prendre.

13/01/20

216 – Avez-vous pris ce pli dans l’intérêt supérieur de la société, dans le but de participer au lien social, de contribuer à l’usage courant des mots abstraits, de leur donner le sens que tout le monde leur donne, au lieu de leur donner le sens qui convient à ce que vous êtes ? Aimer quelqu’un, c’est l’aimer comme il est convenu de l’aimer ou l’aimer à sa manière ?. Les mots généralisent, tout le monde les a, semble-t-il, en partage. Si c’est ainsi que nous les voyons, nous ne pouvons que nous situer dans le premier cas en tâchant de servir cette dimension générale.. Le mot, alors, devient la chose, on croit que l’amour est défini dans le dictionnaire. On devient, si c’est possible, une pure création culturelle ou sociétale. Seulement adieu à l’espoir d’exprimer quelque chose de soi-même. Il n’y a plus de soi-même. Le particulier s’oppose absolument au général, c’est soit l’un, soit l’autre. Autre possibilité : instrumentaliser ce sens courant comme les politiques. .

217 – Pourquoi ce que nous faisons ou disons devrait-il être motivé par l’idée que c’est bien ? Alors que cette idée est totalement conditionnée, est le produit de notre histoire. Chacun la sienne mais tout le monde sert l’idée. Pourquoi ce que nous faisons ou disons devrait-il servir de témoignage, devrait-il rendre des comptes à la collectivité, fut-ce mentalement ? Pourquoi ce que nous faisons ou disons n-a-t-il pas comme unique et suffisante raison d’être la conscience de soi ?

218 – Ne jamais avoir à l’esprit l’idée de promouvoir un modèle de société, un ordre meilleur, de proposer un sens à la vie, c’est déjà ne pas donner de force à celui dont nous avons hérité, c’est se sentir libre et souverain face à la meute.

219 – Je ne crée pas ce que je ressens, je ne crée pas ce que je désire, je ne crée pas ce que je pense, du moins sur le moment. Je ne crée pas mon entourage, je ne crée pas les événements, je ne crée pas le monde. La vie m’est passée dessus.

220 – Le mal que l’on nous a fait restera. Ce n’est pas parce qu’on arrache un clou planté dans une porte, qu’on aplatit ce clou et qu’on le jette à la poubelle que le trou dans la porte disparaît. Le mal qu’on nous a fait ne doit pas être oublié ou nié, sinon, c’est nous-même que nous oublierions ou nierions. Le problème, c’est que l’idée que nous nous faisons de celui à qui on a fait du mal, n’est pas conforme à celui que nous étions, c’est celle d’un autre. -

221 – Peut-on devenir intelligent quand on ne fait qu’utiliser le sens courant des mots abstraits ou le sens donné aux mots abstraits par sa communauté, quand on ne fait qu’appliquer dans sa vie le sens que les autres donnent aux mots abstraits ? 

222 – Il est évident qu’avoir comme références, comme repères pour sa vie ce qui serait commun nous conduit tout simplement à ne pas exister puisque ce commun n’existe pas. Alors le quête de vérité ou du réel nous conduit à être très sensible à tout ce qui s’affirme comme une vérité, un savoir incontesté dans tous les domaines possibles et imaginables. Et on n’est pas regardant. C’est le stade avancé de la perdition.

223 – Il y avait le mur des cons, maintenant, il y a le facebook des médecins. De tous les professionnels que l’on paye, les médecins sont ceux qui nous traitent le plus mal. On ne les connaît pas, il n’y a rien entre eux et nous, mais ils s’octroient des droits pour des raisons qu’ils sont les seuls à connaître. Et après, ça leur monte à la tête.

14/01/20

224 – On ne peut pas voir autrement les hommes que comme des créatures qui se construisent leur monde, leur univers autour d’eux avec les matériaux qu’on leur donne comme quelqu’un qui construirait sa maison autour de lui. Quand ils ont fini, plus rien d’autre n’existe que ce qu’ils ont construit. L’idée d’extérieur est impensable, l’idée de mondes différents est impensable pour la bonne et simple raison qu’ils se définissent, se pensent, se conçoivent en fonction de ce qu’ils ont construit. Leur vie ou leur existence se déroule entièrement dans ce monde-là. Un monde fabriqué. Les pierres de la maison, ce sont les mots. La forme de la maison et tout ce qu’on ajoute pour l’agencer, la décorer, la meubler, c’est le sens des mots. Il suffirait de changer radicalement le sens et la valeur des mots de nos pensées pour habiter une maison différente. C’est ainsi qu’il y a ou qu’il y avait des cultures, des peuples, des tribus aux mœurs très différentes.

225 -  Tout ne se passe pas pour le mieux dans cette histoire. Il y en a dont la maison ne les protège pas des intempéries. Ils reviennent vers les temps préhistoriques sans en avoir l’expérience et en continuant d’être entourés par le monde moderne. Il y en a beaucoup dont la forme et l’agencement de la maison sont critiqués par d’autres qu’eux. Il y en a qui sont souvent importunés par des intrus. Il y en a qui étouffent dans leur maison.  Il y en a que leur maison afflige, écrase, rend malade. Bref !. Tous ceux-là sauf les premiers ont envie de s’évader. Mais c’est celui qui a construit la maison et qui l’habite qui a envie de s’évader. Le peut-il ? Comment pourrait-il faire ?

226 – Ah oui, s’évader, s’évader, parce que être toujours sous la coupe des repères et références communs, des codes et règles sociaux établis, convenus, avoir à corriger, modifier, arranger, réaménager sa maison pour tenir compte des critiques, essayer de comprendre ce qui ne va pas, ce qui fait qu’on n’est pas heureux, c’est fatiguant, fatiguant. Mais s’évader de quoi ? 

227- On ne s’évade pas. Soit on décompresse, soit on s’échappe par l’imagination et cette dernière façon de faire, parfois, nous rend encore plus prisonnier. La décompression, c’est la nature, mais c’est une nature d’occidental, une nature culturelle. C’est pour la détente, les loisirs, parce qu’il y a beaucoup moins de codes à respecter chez elle. Ou bien ce sont les plaisirs sensuels, c’est le plaisir biologique, organique, naturel . Sinon, pour échapper à soi-même, il y a la culture qui permet, grâce à l’imagination, de s’identifier à quelqu’un d’autre ou de changer de cadre de vie pendant un moment. Hélas on peut aussi adhérer à une religion qui propose aux croyants de rêver à un autre monde. Mais les fondateurs de ces religions faisaient partie d’une culture et s’exprimaient avec les schèmes de pensée propres à cette culture. Rien de neuf. De plus, pour accéder à ce monde rêvé, il faut se comporter d’une certaine façon dans ce monde-ci. Donc pour le christianisme par exemple qui ne prend pas parti politiquement, on a le respect de l’ordre établi plus le respect des commandements de Dieu. Double peine. Pour l’évasion, vous repasserez.

228 – Qui s’évaderait ? S’occuper de sa maison, penser avec les pierres qui ont servi à la construire et penser à la façon dont elles ont été disposées, c’est continuer. La maison a été construite avec les matériaux qu’on nous a donnés qui devaient avoir l’usage que l’on nous indiquait. Elle n’est pas  complètement notre propriété. c’est un trait d’union avec les autres, un signe de reconnaissance. Comment pourrait-on en faire ce que l’on veut, l’abandonner, la détruire? Faudrait-il pour cela accepter de rompre tout lien avec les autres?

15/01/20

229- Penser, parler peut difficilement se faire sans espérer faire aimer ce qu’on aime, sans s’occuper de ce que les autres veulent, de ce que les autres savent. On n’imagine pas ne penser, ne vouloir que pour soi en étant totalement indifférent aux autres. Seule l’action peut être comme cela. Non seulement nos pensées doivent tout aux autres, mais en tant que maniant du général ( les mots généralisent) , elles ont les autres comme sujet principal. Or, le seul alibi pour parler des autres, penser les autres, penser aux autres, c’est le bien. La maison a comme alibi, comme raison d’être supposée, le bien. Mais c’est le bien en général. C’est l’alibi de la société qui pense pour tout le monde. Ne pas dépendre des autres, c’est abandonner complètement l’idée du bien, inséparable des autres en général. L’idée du bien est ce qui nous relie aux autres. l’idée du bien est ce qui devrait nous mettre d’accord. L’idée du bien, c’est la maison légitimée.

230 – Est-ce que vous savez que cette maison en copropriété, – presque tout aux autres – que ce bien auquel vous pensez et qui est censé être général, que ce sens commun, que cet intérêt général, tout cela est une blague ? Cela n’existe pas, seule existe notre croyance que cela existe. Tout est faux dans ce qui sous-tend une société. Tout est faux-semblant quand on en parle. Tout est hypocrite quand on fait allusion à des valeurs communes. Cela devrait sauter aux yeux de tout le monde. Mais on tient à une maison indissociable de soi-même. Elle est en nous et nous sommes consubstantiellement sa créature. Où que vous alliez, quoi que vous fassiez, vous pensez, vous êtes elle. C’est cela qui meurt quand on meurt.

231 – On ne veut pas savoir si on est vraiment d’accord, on veut simplement croire, d’un commun accord, qu’on l’est, de la même façon que les autres ne veulent pas vraiment savoir si vous êtes vertueux, ils veulent seulement pouvoir croire que vous l’êtes etc 

232 -  Vous voulez vous évader ? N’y pensez pas. L’idée qu’un penseur illusoire puisse, lui-même, voir qu’il n’est pas réel, est complètement absurde. De même que l’idée que la pensée peut se libérer de la pensée.

16/01/20

233 – Je ne suis pas obligé de donner au mot homme le sens que les autres lui donnent, je ne suis pas obligé de donner au mot femme, le sens que les autres lui donnent, je ne suis pas obligé de donner aux mots générosité, liberté, devoir, courage etc les sens que les autres leur donnent. Je ne suis pas obligé de m’empoisonner l’esprit avec tout ce qu’on raconte à leur sujet. Je cesse de croire qu’il existerait un sens qui serait le bon. Je ne suis pas obligé d’être intéressé par le sens que les autres donnent aux mots, je ne suis pas obligé de trouver avec eux un sens commun pour tous ces mots. Ces mots ne désignent rien qui soit commun. Les maisons dans lesquelles nous habitons sont différentes.

234 – Dans la maison de certains, telle qu’elle est, les enfants sont une chair affriolante. Dans la maison d’autres, les hommes sont un troupeau à diriger, Dans la maison d’autres, le courage est une des plus grandes vertus etc Permettez que je ne veuille rien avoir à faire avec ces maisons-là. Autre exemple. Noël ! Vous lui donnez le sens que vous voulez. Vous faites ce que vous voulez, moi, c’est plutôt comme cela que je le vois :

http://planetdsaintje.unblog.fr/2019/12/24/cest-bien-vrai-cest-noel/

235 – Il y en a qui expliquent le monde physique grâce à la logique mathématique. et cela fonctionne assez bien. Et il y en a qui expliquent le monde des hommes par la logique de la langue. et cela ne fonctionne pas. Comme disait Nietzsche il faudrait peut-être cesser de croire à la grammaire; 

17/01/20

236 – On devrait avoir le droit de crier « à bas la France »  » Mort à la France » dans les lieux publics sans avoir d’ennuis puisque tout est fait pour qu’elle perde sa culture,  son identité, son indépendance et qu’elle se fonde, disparaisse dans des ensembles geopolitiques plus grands.

237 – le macronologue. 2022 approche. Il va commencer à brosser un portrait de lui qui diffère sur bien des points de l’image de lui qu’il a donnée ces trois premières années.Suivez cette aventure linguistique et symbolique. C’est instructif.

238 – Allons allons ! C’est bien de faire la volonté des parents ? Mais la volonté des parents est la conséquence des pensées qui passent dans leur tête, au sens où ils ne les ont pas choisies ou crées. Elles sont le résultat de leur propre éducation.

239  – Parlons réchauffement climatique et catastrophes annoncées, mais sérieusement, pas pour la galerie. Il va être intéressant de voir si toute cette histoire est vraie, et si elle est vraie, jusqu’à quel point de catastrophes humanitaires et de retombées économiques négatives on est capable d’aller pour s’attaquer sérieusement aux deux causes principales de ce réchauffement : le système productiviste et consumériste et l’accroissement de la population mondiale. Pour l’instant, rien à signaler de ce côté-là. Soyons généreux, charitables, la France n’est jamais aussi grande que lorsqu’elle s’ouvre au monde. accueillons tous les Africains (nos frères) qui veulent venir en France. Ils seront de plus en plus nombreux, mais nous, égoïstes, on peut se serrer un peu la ceinture. Permettons-leur d’accéder à nos standards de vie. (ceux qu’ils ont vus à la télévision) Ce n’est que justice. Amen ! Alléluia !

18/01/20

240 – La loi du plus fort règne. C’est la réalité du monde. L’enfant a l’occasion de l’apprendre à ses dépends. Les adultes peuvent faire de lui ce qu’ils veulent. Ils peuvent s’en prendre à son corps comme à son esprit, Qu’aurait-il à opposer à la force et à l’idée, peut-être misérable, que les adultes lui donnent de lui  ? Rien. Et l’exercice du pouvoir est toujours un plaisir. L’exercice du pouvoir est honorable puisqu’il sert la loi du monde. On ne se révolte pas contre le réel, puisque l’on fait partie du réel. Le réel impose sa loi. La force primera toujours le droit, parce que le droit privé de toute force n’est plus rien.Et quand la force qui garantit un droit est confrontée à une force supérieure, elle abdique. Alors, par exemple, comme on l’a vu, l’Etat de droit devient le droit de L’Etat; l

241 – Que fait l’adulte quand il contraint l’enfant à obéir à certains principes, il montre par là qu’il est lui-même soumis à ces principes, il lui enseigne la loi du plus fort.

242 – Si, d’après le sens profond que nous donnons au monde, les êtres humains sont le produit d’une génétique, d’un milieu social et culturel, d’une histoire, de conditions d’existence, de hasards, chacun d’eux est singulier, unique. S’ils est l’incarnation de qualités morales et spirituelles forcément transcendantes, générales et immatérielles, ils peuvent être semblables, ils peuvent communier, s’unir, fusionner.

243 – Il faut que l’autorité soit immanente, de telle sorte que le principal soit que tout le monde suppose à tout le monde de la morale, du respect pour l’ordre établi. La démonstration inverse renverrait chacun à son rapport à l’autorité qui n’est pas très glorieux.

244 – Quand on est unique, on ne peut pas être vraiment aimé pour soi-même, On ne se connaît même pas, les autres encore moins. L’épaisseur, les ressorts profonds, la complexité leur échappent. Ce qui est aimé, momentanément, ce sont des manifestations, des caractéristiques, des actions. Par conséquent, on ne peut pas aimer non plus autrui pour lui-même. Il faut renoncer à ce rêve insensé d’une compréhension , d’une intimité, d’une communion, il faut se libérer de l’idée que l’on a la responsabilité de rendre l’autre heureux. Sauf si le sens du monde qui est le nôtre nous fait voir les autres comme des incarnations possibles de qualités morales et spirituelles. Dans ce cas, si on a les mêmes, rien ne s’oppose à la communion.

245 – Avec chaque mot on a le choix entre le sens courant, c’est à dire restituer ce que l’on sait ou ce qu’on a entendu et exprimer son propre rapport au mot, le sens qu’il a pour soi, personnellement. Le choix est vite fait, la première solution est la plus facile et la plus confortable. Et dans ces conditions, si le mot désigne quoi que ce soit de soi, cette part de soi devient propriété de la société. Exemple : vie.

246 – Donc, on fait comprendre à ce petit être qu’on a jeté dans le monde d’autorité, qui est soumis à la loi du plus fort qui fait qu’on fait de lui ce que l’on veut, que c’est son devoir de coopérer à la marche du monde parce qu’il a besoin de lui ; mais le monde peut s’écrouler, qu’ils périssent tous les deux, qui aura le plus à perdre ? Quelles que soient les tâches qu’il a à accomplir, il doit appliquer le sens convenu, le sens prévu, le sens institué, jamais le sien. L’échec consécutif à ce système n’est donc pas de sa responsabilité. 

19/01/20

247 – Prenons le mot « autorité » comme exemple, mais c’est valable pour tous les mots abstraits de ce genre. Si on prend le sens courant du mot, le sens qu’on a retenu de ce qu’on a entendu ou lu – parce que c’est toujours gratifiant de montrer son savoir – au lieu du sens qui est le nôtre suite à notre expérience personnelle (genre quelqu’un qui a toujours raison même quand il a tort, qui se fiche complètement d’abêtir ceux qu’il a sous sa coupe parce que son objectif est la gloire de l’idée qu’il représente, ce qui le rend sourcilleux sur son respect, une sorte d’enflure quoi) ce sens déclenchera le comportement correspondant automatiquement. Attitude convenue face à l’autorité.

Ce comportement sera à peu près celui de tous ceux qui auront fait le même choix, pour devenir collectif car les nuances dans les compréhensions de ce sens courant seront aplanies par le fait que chacun pourra compter que les autres feront comme lui (comportement courant) et tout le monde surveillera tout le monde. Ces comportements collectifs sur la base des idées courantes feront la joie de tous ceux qui ont les moyens de les contrôler et de les manipuler Les hommes sont devenus un troupeau. Après Z & N se creuseront la cervelle pour savoir comment faire pour rendre plus intelligent ce troupeau. Deux bons pasteurs issus des médias ha ha ha !

248 – Notre ennemi mortel, c’est l’article devant le mot, qui objective, c’est l’idée d’objet dans l’objet ou l’idée d’autorité dans autorité, de Dieu dans Dieu etc

249 – Les hommes veulent mourir en continuant à vivre (Eros et Thanatos) ce qui fait qu’il acceptent de ne plus exister individuellement pourvu qu’on leur laisse la possibilité de jouir de leurs fonctions biologiques et de leur conscience d’être. Sauf qu’il y a des chances pour que la disparition de l’individu soit justement ce qui les mettra à la merci sans recours de la disparition de ces fonctions et de cette conscience.

250 – Il y a des points où les hommes n’ont pas évolué depuis des siècles, c’est par exemple cette facilité avec laquelle ils sont prêts à penser que les gens (eux en derniers) sont toujours responsables de ce qu’ils ont fait, C’est moyenâgeux.

 

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