LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

13 novembre, 2019

DES IRES SANS FIN

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1 - Absolument sûr que lorsque l’on rend des comptes, intérieurement ou pas, ou qu’on veut être approuvé ou plaire, c’est qu’on a cherché à satisfaire le désir d’un autre, des autres. Donc si on ne cesse de vouloir rendre des comptes ou de vouloir être approuvé, c’est qu’on ne cesse de vouloir satisfaire les désirs des autres.

2 – Dans ce monde, plus vous serez intelligent, et plus vous serez exempt de sentiments ou de morale qui perturbent ou étouffent votre intelligence, (en faisant en sorte de ne pas tomber sous le coup de la loi) et mieux vous réussirez. Vous deviendrez peut-être un grand homme. On vit dans un entre-deux. 

3 – La nature – les lois de la biologie – nous met au monde, après elle se fiche complètement de ce qu’il nous arrive. La société nous offre une seconde naissance, et à cette occasion elle se fiche éperdument du bien du nouveau-né précédent. (conditions d’existence et de travail, effets des idées qu’elle lui met dans la tête)

4 – C’est terrible de laisser les adultes nous convaincre qu’ils ont bien fait de nous mettre au monde, que ça valait le coup et que leurs sentiments, leurs désirs, leurs idées ont de la valeur. C’est les dédouaner d’une terrible responsabilité en marchant dans leurs combines, c’est leur éviter d’avoir à nous rendre des comptes. Ils ont l’air contents de ce qu’ils font, ils ont l’air sûrs d’eux. Ils trichent.

5 – La France de demain, c’est la France où chaque Français se comportera comme ceux les dirigent ou comme les profiteurs de toutes sortes.

6 – Vous voulez un monde meilleur, un monde plus humain, plus heureux ? C’est simple, piquer tous les hommes là où il faut pour les immuniser contre toutes les soifs de pouvoir.

7 – Il y a un certain nombre de gens que leurs convictions occupent et mobilisent d’une façon extraordinaire. Mais il y a encore beaucoup plus de gens que leur besoin de penser le monde ou la société ou la collectivité occupe et mobilise constamment.

8 – Pourquoi la haine, d’où vient-elle ? Elle vient de ce qu’on nous a mis dans la tête, dont le pouvoir et les nuisances nous sont devenues sensibles, mais dont on ne parvient pas à se débarrasser.

9 – Les valeurs ou les vertus et l’amour ou le désir de plaire : voilà un duo infernal. Pour être aimé ou pour plaire, on tâche de correspondre à ces valeurs ou ces vertus, et on devient un autre.

10 – Il faut, évidemment, balayer toute l’éducation que l’on a reçue, non pas parce qu’elle a été tout à fait mauvaise, non pas parce que rien en elle n’est utile, mais parce qu’on ne peut plus vivre sans elle, c’est plus fort que soi. C’est donc une dépendance humiliante, indigne. Un esclavage. Pour cela, il faut cesser de croire que le bien et soi, cela fait deux et qu’il faut le chercher ailleurs. 

11 – Considérons bien que si les choses ou les personnes qui nous impressionnent tant n’avaient pas de nom, elles ne nous impressionneraient plus du tout. C’est tout ce qui est associé aux mots qui nous piège. 

17/11/19

12 – Pourquoi le pouvoir, d’où vient-il ? C’est simple. Les hommes ont un terrible besoin de donner un sens à ce monde (pourquoi y-a-t-il quelque chose plutôt que rien demandait Leibniz? ) Ils en échafaudent un qui inclut, évidement l’existence des hommes, qui donne un sens à l’existence de l’homme. Des hommes plus capables intellectuellement, plus ambitieux, plus orgueilleux, plus avides, parviennent à imposer leur sens du monde ou à faire adopter un sens du monde qui leur plaît. (politique, religieux, peu importe) Puis à régner. Ils sont plusieurs à vouloir imposer des sens différents, à entraîner derrière eux, des foules. Et c’est ainsi que les hommes s’entre-tuent. Quel changement cela ferait si les hommes renonçaient à chercher un sens à tout ce qui existe, renonçaient même à croire qu’il en existe un. (Un sens est mort, un nouveau sens est appelé à régner..pourquoi araignée papa Pillon ?) Le porte-parole du sens du monde à choisir : notre président ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah !!!

18/11/19

13 – Tout ce qui a été notre apprentissage du monde, notre éducation à la vie et qui s’est déposé au fond de nous, qui détermine notre comportement, ne peut pas se juger lui-même. Nous sommes alertés sur son caractère fautif ou aberrant par les réactions, les critiques des autres, et par nos échecs. Malheureusement, ces réactions, ces critiques et ces échecs ne sont pas non plus des critères fiables pour se corriger.

14 -  Peut-on cesser de courir après ce qui est censé avoir de la valeur ou être des valeurs, sans perdre sa valeur, son estime de soi ?

15 – N’est-ce pas ridicule de se lamenter de ne pas avoir réussi à satisfaire le désir des autres ? Si c’était leur désir c’est eux qui devraient se lamenter, pas soi.

16 - C’était mieux avant ? Pas sûr, mais en tout cas, tout se passe sur la scène médiatique. Tout est hyper-politisé, c’est à dire calculé pour envoyer un message précis par les médias. Les politiques instrumentalisent les médias qui sont d’un cynisme fantastique et inversement. C’est un jeu pervers de spécialistes, de pros de la politique et de la communication qui laisse pantois ceux qui ont encore le souvenir d’un échange plus franc et plus direct entre le gouvernement et la population. On joue au plus malin, sans aucun respect pour les réalités du pays, et cela ne peut que mal finir. 

 19/11/19

17 – On apprend à se rendre compte quand l’emprise des pensées conditionnées s’accentue et comment s’en affranchir.

18 – Ces gens qui ne pensent plus qu’en tant que membres d’une catégorie, d’un groupe me font quelque peu douter de l’humanité.

19 – C’est un fait. C’est ainsi. Depuis que nous sommes sur terre, nous ne faisons que répondre aux demandes de l’entourage. Nous passons notre temps à cela.

20/11/19

20 – Les hommes se divisent en deux catégories. Il y a ceux qui croient que les autres respectent leur morale, qui s’indignent quand ils ne le font pas, qui veulent les remettre dans le droit chemin par des moyens variés, parfois violents. Et il y a ceux qui n’ont pas l’idée d’un monde idéal ou meilleur, qui prennent les hommes comme ils sont sans les juger en fonction de ce qu’ils devraient être, qui voient leurs désirs et les acceptent ou les refusent. Bref, il y a ceux qui croient savoir quel sens doit avoir le monde, et ceux qui n’ont pas cette prétention.

21 - Perd-on toute valeur, toute estime de soi quand on ne court plus après aucun concept de valeur, aucune vertu morale ? Non, on ne fait que cesser de souscrire à une vision du monde, un sens global de la vie, ce n’est pas pour cela que tout ce que nous faisons et disons ne témoigne pas de ce que nous sommes.

21/11/19

22 – Quand on a, toute sa vie, à coeur d’être utile à la société et de la servir, on consacre pareillement sa vie, à honorer et servir tout ce que la société a nommé et défini et qui fait partie de notre existence. C’est la fidélité et la soumission à une culture. Tout ce que la culture nomme, définit, juge lui appartient, des choses les plus concrètes et apparentes aux choses les plus intimes.

23- En conséquence de quoi il faut commencer par ignorer les jugements d’une société que rien ne légitime plus au-dessus d’elle, ni au-dessous d’elle si c’est là une façon de parler de la population que l’on ne consulte plus. 

22/11/19

24 – Que voulez-vous dire à des gens dont la vie,  à partir d’un certain âge, obéit strictement à des idées et des principes dont ils ne peuvent ni ne veulent dévier. On dit parfois, de certaines personnes, qu’elles ne sont pas finies. Ici elles sont bel et bien finies.

23/11/19

25 – On passe son temps à essayer de comprendre. Mais si on essaie de comprendre le monde ou soi-même pour la bonne cause, avec de bonnes intentions, ce sera toujours dans le but de mieux servir la société ou de mieux y fonctionner. Nous n’avons aucun moyen de nous faire une idée du bien sans recourir à celle que la société nous a transmise.

26 – C’est un effet direct de la modestie chez la plupart d’entre nous de renoncer au savoir ou à la compréhension pour se contenter de ce qui passe pour bien, coopératif ou vertueux.

24/11/19

27 – Ne soyez jamais sincère dans la société, sinon, une petite partie des gens utilisera ces informations récoltées contre vous, une plus grande partie vous méprisera, mais le plus souvent, on ne saura pas quoi faire de votre sincérité.

25/11/19

28 – La société peut être un cercueil, surtout dans certains endroits. Faire et dire ce que les autres font et disent,  cela n’apporte rien, c’est déjà s’y allonger.  » Il creusa lui-même sa tombe, en faisant vite, en se cachant……et s’y étendit sans rien dire Pour ne pas déranger les gens.« .(Brassens)

29 – Comment peut-on ne pas voir que ce qui distingue, et encore pour un moment, la gauche de la droite, c’est le fait que la première se vante de défendre le bien des hommes, alors que la seconde veut protéger l’ordre social. C’est pourquoi ceux qui s’opposent à la gauche sont des salauds, et ceux qui s’opposent à la droite sont tentés par le terrorisme. A moins qu’un Etat ne réussisse le tour de force de qualifier en même temps ses opposants de salauds et de futurs terroristes. 

26/11/19

30 – L’ordre social et le bien des hommes – c’est à dire la morale – cela revient au même. L’ordre social est une morale, la morale est un ordre social. D’ailleurs on se sent également coupable quand on enfreint l’un ou l’autre. C’est pourquoi, gauche ou droite, rien ne change.

31 – Les jugements de valeur ou les valeurs se présentent toujours comme un bonheur ou un plaisir à venir. Mais moi je préfère prendre mon plaisir ou trouver mon bonheur maintenant.

32 – Comment peut-on penser qu’un Etat a le droit d’inventer une autre culture à la France et pas les Français ?

27/11/19

33 – Pour un enfant, une famille unie est l’image de ce que doit être la société, une famille désunie est l’image de ce qu’il découvrira de la société.

34 – Les beaux discours moraux – qui font florès aujourd’hui – prouvent que leurs auteurs éprouvent des sentiments de culpabilité. La sérénité de la conscience n’inspire pas ce genre de discours. .

35 – Les soucis inutiles. Pourquoi se soucier de ce que l’on fera, de ce que l’on dira, du comportement à avoir. Sa propre nature sait ce qui est bon pour soi, il suffit de lui faire confiance.

36 – On peut dépendre de l’image que les autres ont de vous et tout faire pour l’entretenir, et on peut tout faire pour détruire l’image que les autres ont de vous.  

37 – C’est une joie de voir s’effondrer le crédit dont jouissaient certaines catégories de personnes parce qu’elles avaient le soutien de l’État, des institutions ou de la population, car elles en profitaient pour vous traiter comme elles l’entendaient sans état d’âme. Elles se croyaient, pour ces raisons, bien supérieures à vous alors qu’elles étaient censées être à votre service. Trop long de les citer…

38 - Pour me fâcher définitivement. Je suis un féministe convaincu, enragé. Le féminisme est le seul moyen de nous débarrasser de l’importance et du rôle excessivement prédominants des femmes depuis toujours. La femme est une institution biologique et profondément sociale . Lieu de la fécondation, de la gestation des enfants, et accoucheuses de nos enfants, et pour ces raisons, centres irrésistibles du foyer, de la famille, elles détenaient un pouvoir extraordinaire. D’autre part, objet de désir quasi inconditionnel – quel atout ! – elles avaient, là aussi, un pouvoir capital. Grâce aux comportements, aux inventions, aux excentricités, aux revendications des féministes, tout cela devrait se casser la gueule. Et les hommes cesseront de se féminiser, se libéreront et renoueront avec des temps très anciens. A donf !

28/11/19

39 – Comme il est bon de savoir commenter les commentaires et les opinions des autres, et ce qu’ils font, cela permet aux autres de savoir qui vous êtes, et vous aussi.

40 – Si vous ne comprenez pas comment fonctionne la société, quelles sont ses lignes de force, quels sont ses codes, ses usages, ses valeurs, quelle nature elle a, pour en jouer et en tirer profit, mieux vaut ne pas trop la fréquenter. Et si elle vous fait la guerre, faites-lui la guerre.

41 – Un asocial, ce n’est pas quelqu’un qui s’en prend aux autres, c’est quelqu’un qui ne se soucie pas de montrer combien il respecte et applique les codes et usages de la société à travers son comportement, ses bien matériels et sa présentation. Pour l’effet miroir, il faut aller voir ailleurs.

42 – Rien de plus facile que de mépriser quelqu’un qui ne fait qu’obéir servilement aux principes qu’on lui a mis dans la tête et qui n’a ni l’idée, ni l’envie de les examiner. C’est le mur des cons. Seule votre éducation chrétienne vous en empêche.

43 – l’asocial peut même se permettre de renvoyer à la société l’image non pas de ce qu’elle prétend être, mais de ce qu’elle est.

44 – La persuasion consiste essentiellement en la manipulation de la confiance que l’on inspire ou que l’on réussit à inspirer. On ne persuade pas quelqu’un qui considère qu’on n’est rien pour lui.

45 – Cessez seulement de croire qu’il existe un sens commun, une idée commune du vivre ensemble, une morale commune dont vous devez tenir compte et que vous devez honorer, et vous verrez la différence. C’est avec cela qu’on vous manipule.  

29/11/19

46 – Les mots sont sales. des tas d’inconnus les ont touchés, traînés, maniés, utilisés, malmenés avec des intentions plus ou moins douteuses. Pouvez-vous me citer un seul mot que la société n’a pas sali par ses discours et ses pratiques ?

(une petite suite musicale ici : http://planetdsaintje.unblog.fr/2019/11/29/innocence/  )

47 - Alors c’est une très logue histoire, et je vais vous la raconter en deux lignes. C’est l’histoire d’une pensée qui veut contrôler la pensée, la sienne propre ou celle des autres. Car c’est avec la pensée que l’on construit le monde, et ça, ça intéresse beaucoup certains.

48 – Très tôt, très vite, très très jeune, vous avez commencé à adhérer et à participer, et cela n’a jamais cessé depuis. A quoi au fait ?

30/11/19

49 – Il n’y a pas de mystère. Ceux qui veulent créer un monde, une civilisation, une société, l’instaurer, l’établir, sont d’abord obligés de créer des idées fixes inspiratrices auxquelles ils s’identifieront et auxquelles ils voudront que tout le monde s’identifie. Ainsi, il est facile de les reconnaître.

50 – Nous vivons une époque formidable où ce sont les médias qui font les Rois. Et les Rois restent Rois, tant que ça leur rapporte. Je viens d’obtenir mon diplôme de macronologue.

51 – Qu’est-ce qui fait qu’une société tient ? La croyance en un ordre moral, en une morale publique. Bel avenir n’est-ce pas ? 

1/12/19

52 – Des gens qui veulent réussir dans la vie ou réussir leur vie selon les critères en vigueur dans la société, il y en a beaucoup, mais des gens qui veulent réussir selon des critères qui ne doivent rien à la société, il y en a très peu. Des gens qui deviennent des dangers publics pour se venger de n’avoir pas pu réussir selon les critères en vigueur dans la société, c’est la règle, des gens qui deviennent des dangers publics indépendamment de cela, il reste à prouver que cela existe.

53 – La révolte des individus. Tout a été pensé d’en-haut. On a tout mis en place, tout prévu, pour que les utilisateurs rentrent dans la case qu’on leur a préparée et se comportent en conséquence, comme  prévu, et ils n’en sont pas contents.

54 – L’école des idiots, elle est gratuite et ouverte tous les jours sur la page d’accueil de google sous windows 10

55 - Si je vous demande de me dire qui vous êtes et que vous vous mettez en tête de me le dire, je vais bien rigoler parce que je sais d’avance ce que valent les éléments culturels que vous allez utiliser pour vous définir. Si se donner un sens n’est pas possible, pourquoi vouloir le faire ?

2/12/19

56 - Quel est donc l’effet du sens de l’objet dont on s’est séparé en le pensant, c’est à dire en faisant appel à une connaissance acquise stockée en mémoire ? Quel nouveau rapport ce sens introduit-il entre nous et l’objet (extérieur ou intérieur) comparé à ce qu’il se passait quand il n’y avait que perception, sensation, impression, sans séparation ? Eh bien tout dépend de ce que la culture aura prévu. Il n’y a pas de pêcheurs si la notion de péché n’existe pas ou quand on ne pense pas. Le type d’action sur l’objet (intérieur ou extérieur ) révèle le type de rapport que le sens prévoit.

57 - Emetteur et récepteur. Avec les médias, internet et les réseaux sociaux, on a tous les cas de figure entre ceux qui ne sont que récepteurs, et pas du tout émetteurs, et ceux qui sont surtout émetteurs et presque pas récepteurs. Une pensée toute particulière pour ceux qui acceptent de subir toutes les influences, toutes les propagandes, tous les discours, que la société, via les médias et internet leur destine.. Ils ont du mérite.

58 – Le macronologue. Quand Emmanuel Macron disait que la culture française n’existe pas, il fallait comprendre évidemment : le peuple français n’existe pas.

3/12/19

58 – Est-il concevable de ne trouver aucun sens à la vie, c’est à dire à sa vie ? On pense, parfois, que la vie n’a pas de sens. Mais en réalité, on a toujours l’impression d’aller quelque part, d’avoir, au fond, un objectif, de suivre une route. C’est que le sens général que l’on donne à la vie, et en fonction duquel on vit, implique obligatoirement une direction. Un sens immobile, figé, cela n’existe pas. Et une absence de sens parce que tout serait hasard, on ne peut pas y croire. On a besoin d’un sens, mais celui auquel on croit n’est jamais le bon. (petite consolation : celui en vertu duquel on nous juge ne vaut rien non plus ) Marcher, marcher, quitte à n’aller nulle part ou à tourner enn rond.

 (petite suite musicale :  http://planetdsaintje.unblog.fr/2019/12/03/cinquieme-entracte/  )

59 -  Un désir prioritaire, un idéal, un but élevé de nature plus ou moins spirituelle, cela veut dire que tant qu’on ne l’a pas encore atteint ou satisfait, on ne se sent pas le droit d’exister. Et pour cause, tous les désirs différents, divergents, contraires, gênants doivent être réprimés ou éliminés pour pouvoir réaliser cet objectif prioritaire. Or, ces autres désirs, c’est soi-même, c’est ce qu’on est, d’où l’impossibilité d’exister. Or, ce désir prioritaire est directement issu du sens de la vie dont on a hérité. Donc, lui aussi est un héritage. On hérite du devoir de ne pas exister tant qu’on ne s’est pas débarrassé de ce sens.

60 – On connaissait les alcoolodépendants, on a maintenant les écolodépendants. Les premiers comptaient sur l’alcool pour échapper à la société, les seconds comptent sur l’écologie pour exister dans la société. (l’écologie est en vente libre)  Ils sont tous paumés. 

4/12/19

61 – Attrape-coeur. Quand on n’accorde aucune valeur à l’opinion des autres, quand on ne se sent pas concerné par leurs jugements de valeur, on n’est pas conformiste. Contrairement aux purs raisonnements, aux démonstrations qui doivent réussir pour convaincre, les jugements de valeur pénètrent directement plus ou moins profondément les gens vulnérables et atteignent le tendre ou le coeur. Un jugement de valeur est toujours une invitation à partager la façon de penser de celui qui l’a porté et au nom de laquelle il a porté ce jugement. C’est un appel à la communion. Mais on ne devrait communier, éventuellement, qu’avec ceux qu’on aime sauf si on est un agneau de lait. Tous ceux qui sont sensibles aux jugements de valeur et veulent faire plaisir à l’autre, aux autres, veulent communier avec eux. Quand ces jugements glissent sur nous comme l’eau sur le dos d’un canard, leurs auteurs se retrouvent le bec dans l’eau. On est constamment bombardé de jugements de valeur. La publicité fonctionne sur cette base. C’est par le coeur qu’on vous attrape. 

62 – Le sentiment a besoin de la participation de quelqu’un pour aboutir, le désir, pas forcément.

5/12/19

63 – Il y a des gens qui sont constitués de telle sorte qu’ils ont besoin de croire en un Dieu, et d’autres qui n’en ont pas besoin. Il n’y a aucune raison pour qu’une catégorie s’en prenne à l’autre ou importune l’autre. Malheureusement la croyance en certains dieux implique que l’on s’en prenne à ceux qui n’y croient pas. Ce n’est pas la croyance le problème, c’est la Parole ou le Texte. Il ne peuvent pas ne pas être discriminants, ou pire.

64 – Vivre en étant ouvert à ce qu’on pourrait aimer ou vivre en comptant sur ce qu’on sait que l’on aime ? 

65 - La source des fantasmes se trouve dans les sentiments. On se trompe constamment sur ceux que les autres éprouvent à son égard ou à propos de n’importe quoi. Cela ne serait pas grave si on n’avait pas envie de nous unir aux autres, de communier avec eux ou pour le moins d’être d’accord avec eux, parce que les sentiments que l’on adopte pour les copier, les rejoindre ou leur plaire et l’espoir qu’on y met sont vains. Or, c’est à travers eux, en fonction d’eux que l’on voit le monde.

66 – Le macronologue. Le jour où les syndicats ne serviront plus de tampons amortisseurs ou ne joueront plus sur les deux tableaux, cela changera. La politique est une affaire de rapport de forces. En dehors du péril physique, la seule et unique chose qui peut faire plier le pouvoir, c’est la peur de ne pas être réélu.

67 – Si vous voulez savoir comment fonctionne une société – n’importe laquelle – comment vous y vivez, il vous suffit de vous reporter à des pages soi-disant sublimes où le croyant s’adresse humblement à Dieu en lui disant, le coeur plein de foi : non pas ma volonté, mais la Tienne.

6/12/19

68 – Où avez-vous vu qu’on vous parlait, qu’on s’adressait à vous ? On s’adresse à monsieur Toutlemonde, à quelqu’un qui pense comme tout le monde et agit comme tout le monde. On fait référence à des généralités à l’égard desquelles vous êtes censé avoir les mêmes sentiments que tout le monde. Tout juste vous permet-on d’exprimer votre rapport personnel à ce mimétisme.Regardez, dès qu’une nouvelle idée (écologie, réforme, multiculturalisme etc) bénéficie d’une énorme propagande pour qu’elle soit adoptée par tout le monde, on s’adresse à vous en faisant comme si c’était un fait acquis.

69 – On vous a demandé d’aimer untel et unetelle et ceci, et cela et ceci et cela et encore etc en en parlant en conséquence, en en faisant l’éloge, mais peut-être n’aimiez-vous pas ceux qui vous le demandaient. Alors il y a ceux qui osaient ne pas aimer ceux qui le leur demandaient et agissaient en conséquence, et il y a ceux qui n’osaient pas ne pas aimer ceux qui le leur demandaient.

70 – Ah la belle comédie qui consiste à bien montrer à chaque fois que l’on applique les valeurs morales et les normes sociales en vigueur dans une société, comme si des réponses stéréotypées pouvaient ne pas être inauthentiques. Sauf que le désir d’être comme tout le monde ou de ne pas déplaire, lui, est sincère.

71 - Le macronologue. Il est là pour tout déglinguer, dans tous les secteurs, sans scrupules et sans s’arrêter. Il est antinational. Mais les Français n’ont pas changé depuis les Gaulois. Pourtant, les revendication catégorielles dans l’espoir d’obtenir une écoute spéciale et des concessions spéciales, et les pudeurs idéologiques ou morales, sont hors de propos. Ce n’est pas, comme le disent certains, l’individualisme qui a tué la solidarité, c’est le découpage en innombrables catégories séparées. Car les individus ont une conception plus basique et plus fraternelle de la collectivité nationale. Vous pouvez être absolument certain qu’il va remplacer les régimes spéciaux par des traitements spéciaux d’autres catégories, mais à sa guise. Ainsi, les syndicats auront un effet délétère sur la grève de par leurs compromissions et leur fonctionnement sectaire. Ils vont la déconsidérer et la dénaturer.

72 - L’honnêteté et l’honorabilité ne sont pas une question d’honnêteté et d’honorabilité, elles sont bien plus éclatantes quand on a un bon statut social et les moyens de les défendre, que lorsqu’on est quelqu’un de peu qu’on trouvera facilement douteux et qu’on arrivera facilement à culpabiliser.

7/12/19

73 – Les mots union, rassemblement, si souvent employés dans certaines occasions, ne valent que sous l’autorité du chef et surtout pas en dehors de lui ou contre lui ; dans ce cas, il cherche au contraire à diviser. Le slogan : tous ensemble, par exemple, voulait donc dire : tous soumis.

74 – On dit : le temps, c’est de l »argent, sauf que la valeur temps, elle, ne connaît pas la dévaluation. Aucun gouvernement ne pourra décider que désormais, une heure ne vaudra plus que 55 minutes.

75 – Il y a le sens et la valeur que la culture donne à tout ce dont vous êtes conscient – votre visage par exemple – et il y a le sens et la valeur différents que par révolte votre propre culture et le sens qu’elle a donne à tout ce dont vous êtes conscient – votre visage donc. A moins que vous ne trouviez des choses qui soient en contradiction avec la culture ambiante (le laid à la place du beau par exemple) et que vous les adoptiez. De toute façon, pour ou contre, elle est la référence. Vous avez piqué une crise mais vous n’avez rien aboli du tout.

76 – Cette engeance qui veut tout diriger, tout contrôler et après nous rendre responsables de ses échecs et nous forcer à les réparer.

77- Que dire de nos problèmes de santé ? notre point de vue s’appuie-t-il sur des désagréments objectifs ou est-il influencé par le discours ambiant et par celui des médecins qui arpentent du matin au soir les médias pour nous rendre plus ou moins hypocondriaques et enrichir leur clientèle ? Mais pensez que si la durée de vie commençait à baisser ce serait très gênant pour nos politiques.  

78 - Que de déchets, mon dieu, que de déchets ! Cela s’accumule, s’amoncelle, recouvre tout. Hein ? Non, je parle des idées qui ne servent à rien, qui n’ont pas de raison d’être, mais que l’on continue à entasser et à se transmettre de générations en générations. Notre cerveau est devenu une énorme poubelle culturelle.

79 - Qu’il est doux et rassurant de recourir à un mot qui est beaucoup utilisé, auquel beaucoup de gens se rallient et accordent de la valeur. Pourquoi s’inquiéter alors de ce qu’il signifie ou de sa justesse ? Et qu’il est bon de trouver ce genre de mot ou une idée du même genre qui nous vaudra d’être reconnu.

8/12/19

80 – Bien sûr, il y a la volonté de toutes les autorités qui disposent de moyens de coercition et celle de ceux dont le statut social ou la profession les dispensent d’avoir à nous consulter quand ils ont affaire à nous, il y a la volonté contenue dans toutes les lois, tous les règlements, il y a la volonté exprimée par les valeurs et les codes sociaux qui sont pour nous comme des devoirs.  Et nous ? Quand disons-nous : « je veux » en le faisant clairement comprendre. C’est une façon de ne pas exister que de ne jamais être un je veux.

81 – La soif d’exister nous fait imaginer que nous faisons des choses que les autres ou la société admirent, c’est comme donner des gages de sa propre existence. Les sentiments de culpabilité nous font imaginer qu’on est aimé par ceux qu’il faut, cela nous absout des fautes qu’on aurait commises. Puisqu’on en est à imaginer, imaginons ce que cela donnerait si cette soif d’exister et ces sentiments de culpabilité étaient tout à fat absents.

82 – Il y a fort à parrer que lorsque nous ignorons cette soif d’exister, nous n’éprouvons plus le besoin de dire aux autres ce qu’ils doivent penser, ressentir, désirer, admirer, ou le contraire. Et quand nous n’avons pas de sentiments de culpabilité, il y a de fortes chances pour que nous n’ayons aucun besoin de l’approbation ou du soutien, des autres.

83 – Le macronologue. Je voudrais rendre ici un vibrant hommage à notre gouvernement qui a su écouter les protestations et les plaintes de ces milliers et milliers de Français qui, obstinément, défilaient dans les rues pour réclamer la suppression des régimes spéciaux. Il fallait entendre leur émotion quand ils disaient : baissez nos retraites si vous voulez – on vous laissera faire – ne vous occupez plus des problèmes mineurs comme le pouvoir d’achat, le chômage, l’immigration, la sécurité mais surtout, supprimez ces régimes. C’est notre vœu le plus cher. Comme vous, nous avons la haine. Vous serez plus grand que Napoléon à Austerlitz, C’est un principe qui ne connaît guère d’exception : c’est toujours au nom du bien qu’on fait le mal, de préférence au nom de quelque idée fumeuse et vaseuse du bien. (revoir le coup des taxes écologiques) Je ne sais pas si je ne vais pas me convertir à l’islam, parce que tout est mauvais dans les gens bons. 

84 – Puis-je savoir pourquoi vous tenez tant à plaire à des gens dont vous n’avez rien à attendre. Même si c’est pour témoigner de votre respect des convenances, des codes sociaux, ce témoignage ne servira à rien.

9/12/19

 85 – Le fait même que vous ne vous occupiez que de ce qui touche ou concerne les gens en général ou la collectivité ou des pans de la collectivité prouve que c’est la création de la société qui, comme une marionnette, s’agite en vous. Vous ne faites qu’exaucer le désir de la société qui est de ne s’intéresser qu’à elle-même.

 86 – On nous a joué un très mauvais tour si on a réussi à nous convaincre que l’on avait à trouver le sens du monde, de notre existence et de tout ce qu’on fait . On se sentira coupable tant qu’on ne l’aura pas trouvé, et on ne le trouvera jamais.  Et en plus, notre vie nous semblera dépourvue de sens et sans intérêt. Mais malgré tout, tout autour, avec toutes les critiques qui se succèdent, s’amoncellent, c’est comme si les critiqueurs avaient trouvé, eux, le sens de la vie . Ce qui est une vaste rigolade.

87 – Soyez un champion de l’hypocrisie, du mensonge, de la fausseté, de la rouerie, de la duplicité, de la traîtrise, c’est ce qu’il faut à la société, mais pas effrontément, pas ouvertement, car elle veut toujours croire à son image d’honorabilité. Ce que veulent les gens, c’est continuer à pouvoir vous supposer honnête, c’est tout. Cette fausseté est nécessaire, à ceux qui n’ont pas d’autre désir que de profiter au maximum de la vie et à ceux qui veulent protéger leur vraie nature. En effet, ces derniers ont compris que tous les mots de la culture utilisés pour nommer ou désigner ce qui se passe en eux, leur conscience, dénaturent, corrompent et maltraitent cette nature ou cette conscience. Dénature : le sens de ces mots ne correspond pas à ce qu’il se passe. Corrompt : le sens de ces mots offense, insulte, ce qu’il se passe. Maltraite : ceux qui ont le pouvoir politique, culturel, s’emparent de ce sens pour le condamner, le compromettre etc

88 – Le mot peur, par exemple, et le sens général qu’il a ne désigne pas plus une chose ressentie de manière identique par tout le monde que le mot homme ne désigne une essence qui existe (quelque chose de non organique). Donc le mot peur et son sens (ou tout autre mot du même genre comme courage) est juste un artefact culturel qui a subi des traitements peu ragoûtants. Si vous n’admettez pas cela, pour peu que vous occupiez une situation avantageuse, vous en arrivez à décréter quand il faut se plaindre et quand il ne faut pas, quand il y a de l’injustice et quand il n’y en a pas, quand il y a du beau et quand il y a du laid, quand il y a de l’amour et quand il y a de la haine etc Vous décidez pour tout le monde. 

89 – Et voilà le malheur des hommes, des systèmes de pensée politiques, religieux ou autres (automatiquement totalitaires) ont fait de ces éléments de la vie humaine qu’ils ont définis eux-mêmes soigneusement, des vérités objectives qui doivent s’imposer et vers lesquelles il faut tendre. Toute notre vie, alors, nous croyons en l’existence de ces vérités générales nécessairement séparées de nous, extérieures à nous. Elles sont l’objet d’études et de discussion à perte de vue . Eh bien perdons-les de vue. .

 

 

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