LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

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31 janvier, 2021

DEPUIS TOUJOURS

Classé dans : Non classé — inconnaissance @ 12:36

N’ayant, au départ, aucune idée de ce que nous valons, aucune raison d’ailleurs de se poser la question, on se charge de nous faire comprendre quelle valeur on a ou on peut avoir. Comment ? Comment en vient-on à avoir une opinion sur soi ?

Le plaisir des sens n’est ni bien ni mal (c’est comme la nature, c’est notre nature, elle est amorale) ce sont les moyens utilisés pour se le procurer qui peuvent être problématiques.

Mais pour le plaisir moral, c’est une autre affaire. C’est toujours le plaisir que procure un jugement sur soi favorable. Et comment vient ce jugement sur soi ? C’est la même réponse qu’au comment précédent.

En quête de valeur ? Besoin d’avoir de la valeur ? Besoin de savoir quelle valeur on a ? Sentiment de ne rien valoir ? Sentiment d’avoir beaucoup de valeur ? C’est toujours obligatoirement en fonction de critères culturels, c’est toujours la socioculture qui nous fournit les critères en fonction desquels on pourra se dire qu’on a de la valeur ou pas. Cela ne tombe pas du ciel, ce n’est pas incréé.

Dieu ? Ce que certains hommes nous en ont dit. La culture ?  ce que certains hommes nous en ont dit.  La réussite sociale ? ce que certains hommes nous en ont dit L’intérêt de l’humanité ? ce que certains hommes nous en ont dit. Il faut des critères de comparaison culturels pour la pensée. Quelle valeur ont ces critères ? Pourquoi devions-nous les prendre comme références incontestables ? Je veux une réponse incontestable.Réponse incontestable : pour le plaisir moral que l’on peut obtenir.

En attendant le sentiment de sa propre valeur va dépendre entièrement des comparaisons que l’on nous apprendra à faire. Dieu ? C’est la catastrophe absolue. Ou alors, par l’éducation, on apprend à mettre la science, l’art de l’ingénieur, le savoir-faire artisanal, la famille, le fric, le pouvoir, (si on peut cumuler c’est bien) l’action courageuse etc au premier plan.

Plaire à Dieu, plaire à un Roi, plaire à un chef, plaire à un idéal, plaire au public, quelle différence, c’est toujours de la courtisanerie. On ne rend jamais de compte à ceux à qui tout cela devait faire du bien. La société a décrété que c’était le bien. Qu’est-ce que cela peut nous faire si ce qui ne nous a pas rendu service ou ce qui nous a nui, périclite. La République, c’est bien, sauf que liberté et fraternité s’opposent déjà.  Je ne suis plus libre si je suis obligé d’être fraternel.

C’est une garantie, la mauvaise opinion que l’on peut avoir de soi nous vient des autres, pas de soi..

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