LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

2 janvier, 2021

DE L’ESPRIT CRITIQUE

Classé dans : Non classé — inconnaissance @ 12:09

On peut dire : il y a ceux qui obéissent – la majorité encore – et il y a ceux qui commandent ou voudraient commander. Mais il me semble plus juste de dire qu’il y a ceux qui n’ont pas de sérieuses prétentions de penser la société, de penser le bien général, de vouloir construire une autre société, et il y a ceux qui en ont la prétention, même s’ils ne s’engagent pas fortement.

Pour les premiers, surtout les plus modestes des premiers, obéir, se conformer, c’est comme obéir à Dieu. Il y a juste un déplacement freudien. La soumission, la docilité restent, le maître change de forme, c’est tout. C’est à dire que leur modestie, leur esprit d’obéissance excluent qu’ils aillent regarder de plus près comment fonctionne la société comme il était exclu qu’ils se mettent à examiner un peu quel était ce Dieu auquel ils croyaient. Respect absolu de l’ordre établi, que celui-ci vienne de Dieu ou de la société. Ce qui fait qu’on peut à peu près tout leur demander puisqu’ils ne remettent jamais en cause l’autorité et ses ordres. Ainsi se perpétuent les traditions, les mœurs, les coutumes, les structures sociales.

Il est dangereux de se pencher au dehors de cet univers, car si on se penche, si on s’affranchit quelque peu, de nombreux dangers nous guettent, on risque de se perdre.

C’est vrai qu’on n’a pas forcément les connaissances, la personnalité pour cela, on est facilement victime des militants professionnels ou de ses propres lubies, plus généralement, on tombe dans le piège tendu par la pensée qui est à 99 % au service non pas d’une société donnée, mais des raisons profondes pour lesquelles une société est , parce qu’elle est à elle-même son propre but, et ne vise que son propre intérêt, une oppression pour les individus

La morale, qui vient de très loin, tient bon. Il reste, preuve que cet esprit critique est encore globalement bien timide, que lorsqu’on élève ou éduque un enfant, on ne lui transmet pas les connaissances et les raisons pour lesquelles il lui faut faire la guerre à la société ou s’en protéger, on ne lui apprend pas l’esprit critique, on lui inculque le désir et les moyens de s’intégrer dans la société et de lui plaire. Elle devient sa raison de vivre.

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