LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

31 mars, 2021

TEMOIN EN CHARGE

Classé dans : Responsabilite — inconnaissance @ 11:43

Dès que la question de sa propre existence pointe son nez, affleure, sourd, tout un décor mental s’installe. Impossibilité totale et définitive d’être pleinement conscient de l’entièreté de son être en le sachant. On ne saura jamais qui on est parce qu’on ne saura jamais que l’on sait qui on est.

Une connaissance implique un connaisseur séparé de la connaissance. Qui donc est ce connaisseur lorsque l’on commet l’erreur de croire que la connaissance est exacte et totale ? Et de quels outils se sert le connaisseur  car il n’y a pas de connaissance, comme nous l’apprend le nominalisme, sans moyens de connaître.  Ces moyens sont une sorte de prisme. Connaissance et prisme sont indissociables. (tout est proie pour le chasseur en chasse) .

On assiste donc, d’une certaine façon, à la naissance d’une dualité : En même temps que surgit la question de sa propre existence, surgit tout un appareillage mental pour répondre à la question. La conscience de soi -soi étant l’idée de soi – ne va pas sans la présence de pensées à propos de ce qui n’est pas soi. (conscience d’être inquiet = conscience de raisons de l’être, des raisons qui valent ce qu’elles valent)

Mais qui fait quoi ? Sommes-nous justement inquiets et est-ce que nos pensées nous fournissent de bonnes raisons de l’être ou est-ce que ce sont ces pensées qui ont créé un objet de pensée-soi inquiet ? Ce sont les pensées qui créent le penseur. Les pensées à propos de soi créent l’objet de pensée-soi correspondant.

« Quand nous dormons, le monde peut crever. Quand nous ne pensons pas, le monde peut crever. «  (si je ne me cite pas, qui le fera hi hi) C’est à dire que la question de sa propre existence ne se pose pas. Hop ! Les autres apparaissent, en pensée. Qu’est-ce que cela veut dire ? Cela fait longtemps que nous avons pris l’habitude d’‘imaginer un destinataire, et même un référent aux mots des autres qui prétendent nous désigner. Nos pensées ne font, finalement, que répéter, relayer toutes les interpellations, sollicitations qui nous ont été adressées.

Et cela va beaucoup plus loin, ces désignations, interpellations, sollicitations sont pour nous, des questions, des problèmes, que l’objet de pensée-soi doit prendre en charge. »Civils tués au Mali, la France doit s’expliquer «  (France culture) Bon ah là là, ma journée était déjà bien remplie, mais il faut que je me renseigne sur l’affaire malienne, et bien en plus.  Il faut que je m’interroge sur mon attitude de Français .Il faut que j’élabore une réponse satisfaisante. Il faut que je tienne compte du contexte, de la morale, des droits de l’homme, de la justice, et tout ça de loin, sans avoir participé à rien. Au secours, je croule sous la charge qui m’incombe. Mais il faut. Je peux être interpellé ou je ne veux pas passer pour un ignorant en société. je ne vais pas dire : rien à cirer ? Eh si, je vais le dire !

12345...46

CGT-Energie Anjou 49 |
Bella et le syndrôme " BALBOA" |
Jeunes dans la ville |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Pensée..!?
| targuist
| Gabon, Environnement, Touri...