LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

1 mars, 2021

D’UN SALAUD

Classé dans : Non classé — inconnaissance @ 14:32

Il ne portait pas sa tenue réglementaire avec ostentation, non, il ne l’arborait pas, non, il l’habitait, elle était devenue sa seconde peau, plutôt sa vraie peau, tant il était à l’aise dedans au point qu’on pouvait avoir l’impression que c’était cette tenue qui vivait, parlait, se déplaçait.

A ce titre, il était admiré comme un grand professionnel, effectuant toujours ce que sa fonction exigeait. Il était inutile de chercher à s’adresser à la personne derrière, il était dans son rôle, dans sa fonction. C’étaient eux qui parlaient à sa place et décidaient à sa place. Il était inutile de vouloir lui faire quelque confidence que ce soit, de vouloir lui faire comprendre ce qu’on désirait secrètement, tout cela était englouti, comme par un trou noir, ou ridiculisé ou dédaigné, par la fonction fonctionnante et performante. Point de sentiments donc. C’était comme une sorte de machine, mais une machine jouissante..

C’était un concept sur pattes ou une fonction sur pattes ou une profession sur pattes. Comme un somnambule qui aurait été possédé par une forme décadente d’épopée.

C’est ainsi que doit se comporter, de plus en plus, dans notre société désindividualisée, bureaucratisée, technocratisée, automatisée, ou la performance, la conformité et l’efficacité seules comptent, tous ceux qui ont à cœur, pour réussir, de coller à l’évolution de l’ordre établi, social, politique et économique.

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