LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

2 mars, 2021

DES VOLEURS DE VIE, 1

Classé dans : Non classé — inconnaissance @ 11:57

Qu’est-ce qui n’est pas l’objet d’un discours intérieur, d’une pensée conditionnée dans nos vies, surtout, quel comportement, quel état de conscience (rougir ? Non, ne pas rougir, avoir peur, non ne pas avoir peur) quel résultat de notre action ? Alors l’objet de cette pensée ou de ce discours nous dicte notre conduite.. Nous faisons ce qu’il désire.

Les autres ont des yeux et ils disent des choses, mais ce ne sont pas vraiment eux qui nous regardent ou nous parlent, non ! Leurs yeux sont opaques, et leurs paroles, des sons. Ce sont des mots, des idées qui sont chez nous et, soudain, chez eux, qui nous regardent ou nous parlent . Le mot aimable prononcé par eux regarde mon amabilité intérieure attendue .

Ah oui, j’ai oublié de vous dire quelque chose de très important : le morcellement. . Immédiatement, comme cela, quelle que soit la situation, vous n’êtes pas morcelé. Vous êtes un tout avec des manifestations mouvantes, passagères, vagues et emmêlées. Et l’organisme résorbera tout cela.

Mais non, la culture a inventé des tas de mots pour désigner, isoler en vous des tas de qualités censées se retrouver chez beaucoup de gens à l’identique (sinon il faut changer le mot) à tout moment (sinon il faut d’autres mots) C’est une sorte de soupe populaire. Tous ensemble, tous ensemble, !!!

Me dit-on que je suis fainéant, que je dois être fainéant comme beaucoup d’autres. Une seule façon, théoriquement, d’être fainéant, la façon indiquée dans le mot de tout le monde aujourd’hui et demain. Nous sommes fainéants, nous allons créer le club, non, la secte des fainéants. Ah, je te reconnais, t’es bien comme moi !

Je dois croire cette absurdité monstrueuse qu’il y a en moi une fainéantise connue, repérable, identifiable, permanente, et semblable à celle des autres qu’un mot peut désigner. Je dois croire qu’il existe en moi des milliers de choses connues, repérables, identifiables, séparées les unes des autres et permanentes que des milliers de mots peuvent désigner. Je suis infiniment morcelé. Je suis une déchetterie, ou si vous voulez une chiffonnerie. Un gros tas. Et chaque fois que quelqu’un utilise un de ces mots ou chaque fois que j’accorde du crédit à l’un de ces mots, je crois que l’on me voit de l’intérieur, que l’on parle de ce que je suis intérieurement. Evidemment que cela marche puisqu’on se prend pour un tissu de mots.

Il faut pour cela avoir perdu de vue que le fonctionnement de l’organisme (psychisme y compris) est un processus, sinon, unitaire, du moins complètement intégré, global, il ne peut y avoir de compartiments étanches et de contradictions, de mouvements indépendants et successifs, il y a une cohérence voire une harmonie.. Idem dans la conscience.

Ma parole, on se prend pour des livres sur pattes ! ( J’ai dit : salut tome, et j’ai ri ).

Chopin comprend bien mieux les fluctuations et la fluidité qui sont en nous.

https://youtu.be/6BLxIfuVs68?t=696

 

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