LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

3 mars, 2021

DES VOLEURS DE VIE, 3

Classé dans : Non classé — inconnaissance @ 11:29

On est tellement sûr que notre vie a un sens, qu’on se demande si elle en a un ou que l’on cherche tout le temps à lui en donner un et parfois, on passe d’un sens à un autre parce que les offres sont nombreuses sur le marché.

Si on était sûr que notre vie avait un sens, les offres de sens à la vie ne seraient pas aussi nombreuses, variées et insistantes sur le marché..

On est tellement sûr que notre vie a un sens que l’on est obsédé par le sens, nous avons besoin du donner un sens à tout. Nous pensons à des choses (personnes, activités) qui semblent nous donner un sens, mais d’une part, ces pensées ne sont pas toujours là, et d’autre part, on n’est jamais sûr du sens qu’elles nous donnent. 

On est tellement sûr que notre vie a un sens que quelque soit le lieu où nous sommes, nous sommes environnés de choses qui sont des devoirs, des valeurs, ou des demandes, ce qui revient au même. Mais c’est à la suite d’un conditionnement, et c »est vécu comme une sorte de nécessité. Ce qui ne nous permet pas de jouir du sens que cela nous donne.

Si on était sûr d’avoir trouvé le sens de notre vie, on n’éprouverait pas le besoin de convaincre les autres que notre sens est le bon, de la même manière que lorsqu’on éprouve un plaisir physiquement, on n’éprouve pas le besoin de convaincre les autres qu’on éprouve bien du plaisir.

Si on était sûr que notre vie a un sens, on pourrait, sans hésiter, comparer le sens de notre vie au sens que la société prétend nous donner, au sens que la société se donne à elle-même;

Si nous avions un sens pensable, si notre vie avait un sens pensable, un vrai sens, the sens, indubitable, celui sur lequel on peut tout fonder parce qu’il est vrai, il devrait y avoir un conflit terrible entre le sens que par erreur, par égarement, nous avons adopté, et celui-ci. Il n’en est rien, tous les sens relatifs, propres à un lieu, une époque sont de nature à passer pour le vrai sens et à occuper toute notre vie sans que nous comprenions qu’on a fait fausse route parce que le vrai sens s’y opposerait. Quand on devient l’homme d’un sens, quel qu’il soit, c’est réglé. Il n’y a pas de référence absolue.

Nous venons au monde, parce que l’instinct sexuel, parce que les normes sociales (ne pas avoir d’enfant est un problème) et nous sommes des êtres de hasard.

Une seule chose nous fait savoir qu’on débloque : les lois biologiques, les lois de la nature, et les maladies et troubles que leur violation entraîne. Les animaux sauvages ne se trompent jamais de vie et ne sont pas en conflit avec eux-mêmes.

«  cette chanson d’amour qui toujours recommence « (Nerval)

https://www.youtube.com/watch?v=39DwsS6UAAk

 

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