LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

10 décembre, 2020

DE L’ABSURDE

Classé dans : Absurde — inconnaissance @ 21:08

On ne saura jamais pourquoi on existe, nous, et les sens de la vie que l’on nous propose ne sont que des succédanées. (Dieu itou le plus insensé de tous) On s’encourage en se comparant les uns aux autres, on rivalise, on verse dans la forfanterie en exagérant notre motivation et notre bonheur, mais la raison de nos choix est dans l’intérêt, le prix que les autres, la société donnent à ce que nous choisissons, sans cela on ne saurait quoi faire puisqu’on n’a pas de raison d’exister . Qu’est-ce qu’il vous reste à faire quand tout ce que vous faites n’a aucun intérêt, aucune valeur pour les autres ou la société ?

Ce à quoi on tient le plus, non pas parce que c’est du sûr, non pas parce que c’est une source de bonheur assurée, mais à cause de tous les efforts que l’on a fait pour la constituer, c’est notre identité. Elle nous caractérise socialement, nous permet d’exister au moins pour les autres. Quand elle peut trouver à s’exprimer, à s’extérioriser à travers des réalisations, elle est contente

Le charbonnier,, lui, avec sa foi, va au charbon toute sa vie. Et ce charbon peut prendre toutes sortes de formes, la société a de quoi l’employer.

On passe le temps, on s’occupe, sans grande conviction parce qu’on ne sait pas quoi faire d’autre avec cette vie, et quand on doit subir des coups du sort, affronter des problèmes, l’absurdité atteint son comble. C’est comme si on se foutait de notre gueule. Heureux si on peut se réchauffer ensemble, se solliciter les uns les autres, se donner les uns aux autres des signes de reconnaissance et d’intérêt.

Il reste qu’on ne peut trouver personnellement une raison profonde et certaine à ce que nous faisons

L’a quoi boniste, quand il est emmerdé, peut se mettre très en colère. De toute façon, l’oisiveté – puisque nos activités ne sont pas vraiment nôtres, ne sont pas sincères, donc ce n’est pas vraiment nous qui sommes actifs – est la mère de tous les vices. L’absurde, mère du vice. C’est comme si dans l’impossibilité où nous sommes de donner un sens vraiment, carrément personnel à notre vie, nous n’avions pas d’autre solution que de nous contenter du pis aller que constitue ce dévouement aux causes étrangères, sociales, avec en prime tous les inconvénients associés à des choix instrumentalisés et partisans.

Pour le dire autrement le jeu du je, la vie du je, qui n’est que le jouet des pensées dont on a hérité et qui s’impriment en nous à notre insu, n’est pas notre vie, c’est la fausse vie d’une marionnette sur la scène du monde. Ah, on va voir un bon film, lire un bon livre et voir ce que deviennent chez les personnages tous les éléments constitutifs d’une société.

Parfois on est tellement possédé par ce système, on croit tellement que ce sens est le nôtre, qu’on en arrive à se battre ou à être très malheureux parce qu’on ne peut pas satisfaire le désir, faire la volonté de la société. Vous n’avez pas réussi à incarner telle qualité morale ou psychologique quel dommage, la société y tenait. Vous n’avez pas pu faire partie de telle catégorie sociale, la société la tenait pourtant en bonne estime. Vous n’êtes pas dans la norme, vous êtes décevant pour la société.

Quel que soit le sens que l’on trouve, intelligent ou raffiné, il ne peut pas s’appliquer à qui nous sommes.

 

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