LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

23 septembre, 2019

JE NE SUIS PAS CLIMAT

Classé dans : Apocalypse — inconnaissance @ 10:21

Combien est absurde toute cette peine, toute cette foi, toute cette espérance, pour une quelconque société, actuelle ou future. La société, en tant qu’idée collective ou commune ne repose sur rien. C’est comme un raisonnement en l’air, une construction intellectuelle sans fondement.

En effet, en fait d’idée collective ou commune, il s’agit de jugements de valeur. Jugements de valeur moraux, esthétiques, politiques etc ce sont eux qui la font tenir.

La pensée, on l’a vu, part du général pour aboutir au particulier, parce qu’elle est générale, qu’elle représente le général, Tout le monde pense et parle avec des jugements de valeur parce que tout le monde pense collectif. Or, la seule façon de penser la collectivité est de penser le bien de la collectivité. Sinon quoi ? Qu’est-ce qu’une société en dehors de tout jugement de valeur ? On dira que c’est une communauté, un rassemblement, une organisation etc Ce n’est pas une réponse. Qu’est-ce qu’une communauté, un rassemblement, une organisation etc Vous verrez qu’immanquablement on tombera sur une conception de l’intérêt général, sur l’idée d’un objectif qui serait bon pour tout le monde. Société ne désigne rien d’autre qu’un projet collectif soi-disant bénéfique.

Eh bien ce bien, ce supposé « bénéfique » est un jugement de valeur qui ne repose sur rien. On ne peut pas démontrer son exactitude pour la simple raison qu’on n’a pas la connaissance de ce qu’est le bénéficiaire. Le bien de qui ? Il faudrait être sûr que c’est bien le bien de celui ou de ceux dont il s’agit. Et pour cela il faut connaître avec certitude ce qu’il est ou ce qu’ils sont. .

 Sinon quoi ?

Quelle autorité est reconnue par le monde entier ? Aucune.

Quelle serait la vérité, la réalité humaine incontestable au nom ou au service de laquelle on pourrait porter des jugements ? Il n’y en a pas.

Quelle serait la démonstration imparable de l’efficacité du bien proposé dans un jugement de valeur ? Elle n’existe pas.

Ou quel bien sera reconnu par la terre entière, tout le temps ? Il n’y en a pas.

Qui connaît à fond tous les autres êtres humains pour être capable de dire ce que tout le monde désire ? Personne.

Qui connaît l’avenir ? Personne.

Quel droit a-t-on d’imposer à quelqu’un une façon de penser ? Aucun.

Pour imposer une Vérité générale, il faut ignorer la nature de chacun, la diversité des hommes. Il faut même la nier, c’est l’origine des horreurs que nous avons connues.

Pourquoi faudrait-il préserver tel art, telle discipline, en leur accordant une valeur que tout le monde devrait accepter ? Aucune raison. La seule raison pour laquelle cet art ou cette discipline serait à préserver, c’est qu’un certain nombre d’individus le souhaite. La science ne se justifie pas par elle-même -le jugement de valeur qui voudrait la justifier ne tient pas debout – c’est le désir des individus qu’elle existe qui la justifie. (ou le désir de ceux qui font de la science)

Tout ce qui repose sur un jugement de valeur en tant que bien commun ne repose sur rien. Liberté, égalité, fraternité se présentent comme des valeurs. Aussitôt, elles se nient elles-mêmes. La liberté nie, refuse la liberté de ceux qui ne veulent pas de la liberté. L’égalité nie le droit à exister de ceux qui sont certains d’être supérieurs ou inférieurs, et comment pourrait-on refuser à ces gens-là d’exister ? . La fraternité exclut la non fraternité. Liberté, égalité, fraternité supposent une conception de l’homme dont la vérité n’a pas été démontrée Donc on ne peut pas bâtir quelque chose d’universel là-dessus. Pas plus que des droits qui ne sont en rien reconnus par tout le monde. Conflits, guerres assurés. (mais vous aviez compris, c’est encore le mythe de la Terre Promise : un monde où régneraient la liberté, l’égalité et la fraternité serait un paradis et il faut travailler à son avènement)

Qu’est-ce qui n’est pas jugement de valeur dans nos pensées et nos paroles. Qu’est-ce qui n’est pas préférence, aversion, parti-pris, ? Quasiment rien parce que c’est notre rapport affectif, émotionnel, sentimental au monde que nous exprimons en lui donnant l’apparence de la raison. (c’est à dire que ce serait valable pour tout le monde, selon la façon de penser de tout le monde.) Ou alors ce sont les parti-pris, les choix, les jugements qui circulent dans la société et que nous avons adoptés pour les répéter. La fin du monde est proche. L’air va s’embraser, toute l’eau de la terre va s’évaporer, la terre va se dessécher, les hommes vont mourir de soif …Bon nombre de Français (je suis climat sur le modèle de je suis Charlie sur le modèle de je suis un Berlinois sur le modèle de…Tout le monde veut être tout le monde) vont s’inspirer plus ou moins de cette vision apocalyptique du proche avenir propagée par toute la mouvance écologique qui trouve des relais et des appuis partout. Vous remarquerez simplement que ces jugements terribles reposent sur le fait qu’ils sont terribles. La gravité de la situation repose sur le fait que la situation est grave. Elle est grave dans tous les secteurs, donc le jugement grave se justifie dans tous les secteurs.

Sur quelle connaissance irréfutable de l’homme ces jugements reposent-ils ? Peut-être est-il dans la nature de l’homme de s’autodétruire. Jamais les animaux ne mettront en danger la planète. Ce qui vous attend ? Depuis que les hommes sont dotés d’une certaine intelligence, ils remplacent la nature par un monde conforme à leur idée. (et dans nature, j’inclus la nature humaine) Le processus s’est amplifié, est devenu une sorte de réaction en chaîne qui s’accélère . Mais ce ne sont pas les demandes des hommes que l’on a seulement voulu contenter, il s’est agi de satisfaire la soif de pouvoir, de puissance et la cupidité d’une minorité. La médecine a fait en sorte que l’espèce humaine prolifère. La médecine aussi prolifère. Les ingénieurs ont inondé la planète de machines. Les ingénieurs prolifèrent. Les scientifiques ont développé des technologies et des armes de destruction massives. Les scientifiques prolifèrent. Et les politiques, à grande échelle, s’occupent de détruire les écosystèmes humains existants. Croit-on vraiment qu’en augmentant le prix de l’essence on va arrêter ce processus ? Ce qui vous attend ? Mais vous connaissez la fable « Les animaux malades de la peste » et sa morale. : selon que…On va simplement pourrir la vie des petites gens.

Vous voulez être un peu sérieux avec ce réchauffement climatique ? Supprimez la publicité, supprimez l’obsolescence programmée. Il y aura moins de consommation, moins de production, moins de pollution. Ah oui, il y a de gros intérêts financiers….

Quand la destruction de la planète sera insuffisante pour les contenter, les hommes s’occuperont sérieusement de détruire la nature humaine. Cela a déjà commencé.

On se fait avoir sans s’en rendre compte évidemment. La pensée collective est, à la fois, un tropisme du mental, une façon pour lui de fonctionner, et une aubaine formidable pour échapper à cette impossibilité de fonder les jugements de valeurs sur du réel. Puisqu’on ne sait pas ce que c’est qu’un homme, qu’un enfant, qu’un animal, et donc puisqu’on ne sait pas ce qu’est son bien (en dehors des besoins vraiment fondamentaux) on encourage, on soutient le tropisme en question, on se consacre à la fonction généralisatrice de la pensée, on dit que le bien des individus n’existe pas et que seul existe, le bien conçu à l’avance, préparé, des collectivités choisies. La pensée exerce toujours une forme de violence contre l’individu. s’il ne se révolte pas, c’est parce qu’elle représente la collectivité. Et parfois, la violence physique, autorisée par le système, vient compléter une violence qui s’avérait insuffisante.

Qu’est-ce que certains ne seraient pas prêts à détruire pour sauver le prestige de certaines idées ou sauver leur puissance.

Ne pensons plus au réel. Ne pensons plus aux volontés des individus. En sauvant une collectivité, on donne à penser à ses membres que c’est chacun d’eux que l’on sauve. Or chacun d’eux donne à cette collectivité un sens différent, il en attend quelque chose de différent. Tout l’art du mensonge consiste à faire croire à chacun qu’il sera satisfait. Et la bêtise consiste à le croire. Ensuite on règne sur des imbéciles. Mais finalement, bien des membres seront déçus, trahis, maltraités parce que l’idée que se fait le pouvoir de la collectivité n’a pas grand-chose à voir avec ce que chacun pensait. . Pensée ainsi, et à l’exclusion de tous les autres systèmes, la démocratie, comme le disait Churchill, est bien le pire des systèmes.

Une condition à cela, c’est que les individus fassent partie d’un groupe, d’une collectivité, d’une communauté. Il est capital que chacun se pense par rapport aux autres, se compare aux autres, copie les autres, Il est capital que pour se penser, on parte du général, du collectif avant d’en arriver à soi au lieu de se prendre comme référent.

Mais ce sur quoi on croit pouvoir compter, s’appuyer en pensant et parlant, est une illusion. La réalité ou la vérité qui justifierait nos jugements n’existe pas. Les enfants montent dans le train où se trouvent les adultes en croyant que ce train a une destination, une destination justifiée. Il n’en a pas. Tout ce que l’on construit comme système sur la base de l’intérêt, du bien, du progrès etc de la collectivité est purement arbitraire S’évertuer, se consacrer à la préservation et la perpétuation de cette société constituée essentiellement autour de jugements de valeur est ridicule puisqu’ils ne reposent sur rien . On acceptera simplement les jugements sans se poser de question. On admettra que la société fonctionne ainsi sans se poser de question. On répétera ce qu’on a appris sans se poser de question.

Que veut dire : la rose est sans pourquoi ? Cela veut dire qu’elle n’est pas comme nous. Avec l’esprit que nous avons, pour la moindre des choses qui réclame ou entraîne une décision de notre part, il y a comme une justification à fournir. Une dualité apparaît entre ce décideur, et autre chose : un témoin, une référence, C’est exactement comme si une question : « pourquoi » surgissait, était légitime, et méritait une réponse. Je veux ceci, j’ai envie de cela….il y a quelque chose qui attend une justification, une démonstration, une preuve, une raison valable. Ce quelque chose, c’est la collectivité, ce sont les autres. La rose n’est pas dans ce cas-là. Le mort non plus qui n’a plus de compte à rendre, de justification à fournir, de devoir à remplir. Brassens chantait : «  Tu pourras crier « Vive le roi! » Sans intrigue Si l’envie te prend de changer Tu pourras crier sans danger « Vive la Ligue! » (Oncle Archibald)

Notre existence est tout entière sous la coupe, sous l’autorité d’un pourquoi. Sauf qu’il n’y a pas de pourquoi. On ne veut pas de réponse véritablement, on veut entendre ce qu’on croit savoir. On veut un visa, un accord. La paix que l’on obtient quand on veut ceci ou cela, c’est juste une approbation. C’est à dire que cela doit correspondre au système de pensée en vigueur, à notre conditionnement. Donc le tracas, le doute de conscience ne disparaît jamais, il n’y a jamais de preuve absolue pour justifier ou éliminer ce que l’on veut. Et un pourquoi réapparait toujours. Le souci que l’on a vient de la connaissance imparfaite que nous avons de ce qui pourrait satisfaire le système.

Et puisque toutes ces raisons ne reposent sur rien n’ont pas un réel de référence, on peut en ajouter autant qu’on en veut, comme dans un groupe, on peut instaurer autant de règles, de principes et de buts qu’on veut, la seule limite, c’est l’acception des membres du groupe.

On peut comprendre dans ces conditions combien il serait dangereux pour une société, un ordre établi, que chacun méprise au plus haut point l’idée d’admettre l’existence d’un pourquoi.

Seule existerait la volonté des individus dont la limite serait la volonté des autres individus, toutes les volontés étant équivalentes, sinon on a encore recours à un jugement de valeur.

p.s. De profundis !  Il savait caresser le cul des vaches et le dos des Français.

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