LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

10 juillet, 2020

DE GENERATION EN GENERATION

Classé dans : Asservissement — inconnaissance @ 13:43

Après ce que je pense avoir trouvé et ce que j’ai écrit, je ne devrais plus rien écrire dans ce blog étant donné que je n’ai aucune envie, aucune intention de rendre service, d’être utile à qui que ce soit, aucune volonté d’aider qui que ce soit. Et en écrivant en plus ! ! Ce serait être quelqu’un d’autre.

J’ai cru comprendre un jour ce qui risquait fort d’arriver en voyant comment quelqu’un se comportait. Mon intuition était, selon toute évidence, très judicieuse et intelligente et je me préparais à lui en faire part dans le but de lui rendre service. Je n’ai rien fait car c’était assurément encore ma façon de voir en fonction de mes idées personnelles et en supposant qu’en plus, mes craintes et mes prévisions étaient justes. C’était vouloir qu’il introduise dans sa vie des considérations ou un raisonnement étrangers qu’il n’avait pas compris tout seul. Sans compter que l’on ne peut prévoir l’immensité des paramètres qui déterminent la vie de chacun;

Donc je me suis abstenu, et pourtant il n’était pas de ceux dont le sort ne m’intéresse pas. J’étais sur le point d’obéir à ma pensée, et je l’ai envoyée balader.

J’étais sur le point de faire ce que tout le monde fait ayant trouvé une occasion, a priori, de faire le bien, je ne veux pas faire le bien. Le bien, ce concept qui nous rend idiots, qui nous asservit.

C’est une très sale manie que les hommes ont prise en agissant, se comportant, décidant, jugeant en fonction d’idées, de principes étrangers à eux mais qu’ils ont adoptés parce qu’ils venaient de gens en qui ils avaient confiance ou qu’ils admiraient.

 En général, on justifie son activité, sa profession, son objectif en disant : c’est pour me rendre utile, comme si ça allait de soi, sans avoir pris garde que depuis le tout début de notre existence, tout le monde autour avait dans l’idée qu’il fallait nous assister, nous guider, nous édifier. On dirait parfois qu’on ne nous a mis au monde que pour avoir l’occasion de nous inoculer tout ce qu’il y a dans la tête des adultes. C’est quasiment un réflexe chez eux. Ils veulent se rendre utiles. Quand on veut se rendre utile, rien de mieux qu’un enfant naïf, confiant, ignorant, soumis. En abuser comme on le fait régulièrement, à l’école aussi, est une honte. L’école asservit.

Cela révèle simplement que les adultes ont une fâcheuse tendance à confondre savoir et intégrité morale.

Un artiste dira qu’il veut donner un peu plaisir ou de bonheur aux gens (oubliant de mentionner que c’est très gratifiant comme sort et éventuellement très rémunérateur, et que cela permet de faire partie d’un milieu captivant. (j’ai adoré tourner dans ce film, j’ai eu la chance de rencontrer etc)

Si c’est sa réussite personnelle, sa réussite sociale, la richesse que l’on poursuit en faisant des affaires ou en montant une entreprise, il n’en reste pas moins que pour réussir, il faut savoir appliquer, utiliser les codes propres au milieu où on évolue. A chaque milieu ses codes. Mais quels qu’ils soient, ils font partie intégrante de la société et lui sont essentiels.

Que ce soit du matériel ou du soi-disant spirituel, il faut que cela puisse être vu ou entendu et compris par tout le monde et donc intégré à la pensée sociale. Et ce qui est visible par tout le monde et s’intégre dans une société, c’est la bienfaisance ou la bienpensance.

Tout ce qui est nommé par la culture via les choix et priorités de la société, dans votre vie privée comme dans votre vie publique, est susceptible d’être destiné au plaisir, à l’intérêt des autres, c’est à dire des conditions, valeurs etc auxquels tout le monde souscrit.

Ainsi, le ciel en soit loué, pour celui qui veut se dévouer ou aider, il ne sait plus à quel saint se vouer. Innombrables sont les conditions à réaliser, les jugements à honorer, les idées en vogue, les situations de détresse, les coutumes, les valeurs, les buts collectifs, les croyances etc bref, tout ce qui fonctionne ou se présente comme une demande ou une sollicitation. C’est que partant du constat qu’être utile est une puissante motivation individuelle, (pour passer de « pas de raison d’être là » à « utile d’être là ») il n’y a plus qu’à proposer.

 Si vous avez eu le malheur de tomber plus ou moins sous la coupe d’une de ces grandes entreprises d’endoctrinement, d’un de ces systèmes de pensée – religion, psychologie, philosophie, morale – dont la raison d’être est de persuader chacun qu’il doit s’améliorer, se corriger, évoluer selon les critères propres au système,bref, qu’il doit se sentir le plus possible responsable, être un enjeu pour lui-même- vous travaillez encore pour un de ces grands mythes qui ont fait la France, l’Europe, la société. Toujours et toujours vous voulez vous rendre utile aux autres comme on vous le demande à travers le but indiqué et les moyens préconisés .

C’est de cette façon qu’on a maintenu les classes populaires dans la servitude ou l’esclavage. bêtes parce que conditionnés à souffrir, à servir, à croire, à admirer, à faire abstraction d’eux-mêmes. Il est bon que le peuple croupisse dans ses préjugés, ses croyances, son ignorance et ses illusions; de génération en génération, que pères et mères transmettent à leurs enfants le goût de l’obéissance, de la modestie, de l’abnégation, de l’endurance, de la dévotion.

 En fait, l’égoîsme naturel nous était interdit, la priorité à son propre désir nous était interdit, alors on a fait un transfert : on s’est mis au service d’abord des intérêts, des désirs de nos parents et maîtres qui semblaient, eux aussi, être au service du bien,, puis on s’est mis au service des idées, intérêts et désirs des autres, de la société. Ce qu’on ne pouvait pas faire, ils le faisaient à notre place. C’est comme au cinéma, le personnage vit ce qu’on aurait aimé vivre. C’est par procuration.

Si on ne peut pas être le bénéficiaire, du moins peut-on réhabiliter l’intérêt particulier. On est un fou de foot ? Alors on se réjouira sans des dizaines de millions d’euros que notre joueur préféré gagne par an.

Supporters, partisans, militants, fans, adeptes, fidèles, disciples etc

Le transfert n’est plus trop mon truc. Chacun doit se prendre en charge; pourtant on voit des catégories de gens battre la campagne en permanence pour convaincre les autres qu’ils ont besoin d’eux, alors que c’est d’abord eux qui ont besoin des autres pour prospérer. Bientôt ils recourront à la téléréalité;

Le transfert, il faut le rendre possible, il faut façonner les mentalités. Voir toute la propagande des psychanalystes dans les années 70-80 pour cela;

 Vous ne vous étonnerez pas, dans ces conditions, que le souci ou l’intérêt de la collectivité soit au fondement de la pensée de chacun. Et vous n’avez qu’à vous demander : qu’est-ce qui n’a pas pour but de collaborer au monde tel qu’il est, quand est-ce que l’opinion des autres n’est pas recherchée ?

Et vous vous demanderez si j’ai raison d’affirmer qu’en général, c’est ignoré. Cela ne viendrait pas à l’esprit de ne plus rien faire pour que la société puisse continuer à fonctionner comme ça lui plaît. (ou en faire le moins possible) Ne plus faire tout ce qu’il est possible de ne pas faire si ce n’est pas interdit par quelque texte.

Je ne veux pas vous rendre service. Citez-moi quelqu’un qui ne parle pas (ou n’écrit pas) pour convaincre ou du moins faire partager ses idées ou ses sentiments, et qui ne pense pas, en même temps, que cela pourra rendre service aux autres.

Le corps ressent, mais il n’a pas l’intention de tenir un discours, alors ?

 Alors il y a autre chose qui peut motiver, c’est d’essayer de détruire tout ce qui m’a fait du mal dans le passé et continue à le faire.

Mais, me direz-vous, là aussi, je peux me tromper, je peut tirer des conclusions fausses sur les effets en question

Exact ! Comment être sûr Quasi impossible. De plus, de façon inattendue, un bien peut sortir d’un mal, et inversement. Et ce qui est valable au niveau individuel l’est aussi à un niveau plus vaste. Et de toute façon, ce qui est passé est passé.

Cependant à chaque instant, ma quiétude, mon bien-être peuvent être troublés.  Et ça, c’est incontestablement négatif. Il est donc tout à fait juste de m’en prendre à ce qui me perturbe. Il est tout à fait juste de vouloir détruire ce qui me pourrit l’existence, quoi que cela puisse être.

Ce qui occasionne une douleur physique est généralement bien connu, bien défini, et quand la douleur cesse, la perturbation cesse.

Mais ce qui empoisonne, pourrit l’esprit est moins connu, et l’effet ne cesse pas quand la cause disparaît. L’ennemi c’est de la pensée, c’est du sens. C’est lui qu’il faut détruire quand il nous fait du mal, même s’il sait prendre toutes sortes d’apparences comme le souci des autres, la moralité, le savoir courant, le devoir, sa propre amélioration, le bien à faire.

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