LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

28 octobre, 2016

CONFORMISME CONFORT

Classé dans : Conformisme — inconnaissance @ 14:35

Vivre en présence ou pas ? (une présence intérieure) C’est la question. Dans la négative, ce serait la disparition dun principe qui a présidé à toute notre enfance, notre jeunesse, et plus très certainement : le fait qu’on se doit au monde, que sa volonté (ou ses lois) et son intérêt sont notre raison de vivre,. (il est comme ceci, alors etc il demande cela, alors etc il est là, alors etc ) Le rapport soi/monde devient toute une affaire. Une occupation et un souci constant.

C’est une drôle de vie, n’est-ce pas, d’être toujours sous une sorte de regard ou de rendre compte en permanence à un témoin intérieur, obscur, mystérieux et prégnant sans presque s’en apercevoir.

Essayons de faire toucher ce phénomène.

N’importe quelle pensée, n’importe quoi, mais il nous faut nous tourner vers quelque chose mentalement. Mais pas pour l’examiner, l’étudier, s’en servir. Pour s’appuyer dessus. On y tiendra.

Ce quelque chose, on le tire de soi, même quand on a l’impression d’aller le chercher dehors. Cette production est quasi automatique. Ce dialogue intérieur semble normal. Ce rapport nous permet d’exister. Pourquoi pas ?

Mais ce quelque chose est intrinsèquement doté de valeur, c’est à dire que c‘est quelque chose qui compte. C’est ce vers quoi on se tourne qui compte. C’est ce sur quoi on s’appuie qui compte. C’est ce qu’on tire de soi qui compte. Cela compte, c’est à dire que c’est se voir en plus grand.

Peut-être vous-êtes vous réveillé, parfois, la nuit et vous a-t-il semblé soudain étrange cette importance que vous accordiez à je ne sais quelle personne, je ne sais quel objectif ou valeur ou même cet investissement pour des choses diverses. (ce qui était important le jour semble secondaire la nuit) .

Sur la rive ou le bord d’un quai, tous les voyageurs ont quelque chose d’étrange, parfois de comique.

hulot

Cela porte un nom : la sujétion ou la soumission. (Comme quoi ce n’est pas le monopole des musulmans)

Aimer par conformisme ce qu’on a été habitué à aimer, ce que tout le monde semble aimer, ce qui semble digne d’amour pour tout le monde. Peu importe ce que c’est d’ailleurs. Souci d’être en règle sentimentalement, affectivement. C‘est ce qui nous fait prendre à témoin des pensées. L’amour-obsession.

Participer à ce grand courant, y être. Et s’il nous arrive de douter, des prétendues autorités parlent au nom de cet amour collectif évident.

Voilà ce qu’il y a dans les pensées vers lesquelles on se tourne, voilà l’espoir qu’elles nous donnent. On a l’impression que l’amour est à portée de main, et notre voie .

 En conséquence, nous sommes – nous prenons en charge, vibrons pour, représentons – ces pensées et non nous-mêmes. On part d’elles après avoir été subjugué par elles, subjugué par ce qu’elles renferment de sentiments, pas par leur justesse.. .(les bons sentiments, les bonnes intentions, les bonnes causes, qu’est-ce que c’est sinon un certain type d’amour ? Attitude aimante, amour témoigné, amour espéré. Futur radieux. C’est pour cela que cela fonctionne si bien).

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Je parle d’un certain type d’amour en ce sens qu’il correspond à une démarche propitiatoire dans notre intérêt, pour nos besoins, du fait que l’on ne possède pas le pouvoir, la force ou les ressources pour les satisfaire . Dans ces conditions, tout ou tout le monde est appréhendé sous cet angle. C’est le contraire de partir de soi et d’être à soi-même son propre référent.

La différence est facile à faire. Aimer une personne, c’est avoir du plaisir à être avec elle, naturellement, spontanément, irrésistiblement ; C’est, pour cette raison, désirer sa présence. Aimer quelque chose, c’est y trouver du plaisir Un amour propitiatoire, qui devient conformisme, c’est aimer une personne, parce que les autres aiment cette personne. C’est l’aimer pour leur faire plaisir. C’est aimer une jugement de valeur partagé, cela doit faire plaisir aux autres. C’est aimer une morale intériorisée parce que cela fait plaisir à l’instance intérieure à l’origine de cette morale, Aimer une idée, une activité par conformisme, c’est les aimer pour faire plaisir aux autres. On ne se demande pas ce que tout cela nous apporte, ce que cela nous fait. Mais est-ce qu’ils sont contents ?

 Trois phases dans la mise en place de cette mentalité..

1 séparation abolie entre l’autre et soi par l’esprit. (je suis toi, je m’attends à ce que tu sois moi) On a le sentiment d’être conscient de l’autre ou que sa propre conscience et la conscience de l’autre s’interpénètrent, coïncident en partie.. Pourtant, toute conscience est conscience de quelque chose ; Si on est conscient de l’impression que l’autre nous fait, du désir, du sentiment ou des pensées que l’autre nous inspire, on est conscient de soi, de l’effet sur soi de l’autre, pas de l’autre. Aucune raison de donner à sa propre conscience de tout cela le titre de conscience de l’autre, comme si c’était l’autre qui était conscient de tout cela ; Je ne peux pas être toi, tu ne peux pas être moi.

2 prendre l’autre comme référent ou partir de l’autre (quête)C’est le conformisme dont nous venons de parler. Après s’être persuadé que l’on est l’autre, on peut faire croître, on peut développer ce qui serait le sentiment, les impressions, les désirs de l’autre. En faire la base de nos pensées.

3 Faire du bonheur de l’autre la condition, le moyen de son bonheur. En dépendre. On est parti de l’autre, on retourne à l’autre, ou plus exactement, on est parti de l’illusion qu’on se mettait à la place de l’autre, qu’on éprouvait ce qu’il éprouve, et on essaie d’agir pour lui donner du plaisir parce que c’est notre but.

 Les deux consciences ne coïncident pas, mais celui ou celle que l’on aime de cette façon comprendra vite que nous avons l’intention de lui faire plaisir et en tirera parti. Ceux qui contrôlent ce que nous aimerons de cette façon comprendront vite quel parti ils pourront tirer de notre altruisme.

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(« il faut agiter le peuple avant de s’en servir » (TALLEYRAND)

La cause de tout cela : la priorité donnée à l’autre ou la condamnation de l’intérêt personnel. On a contracté dans notre enfance la très sale habitude de vouloir faire plaisir, toujours, à nos parents et à nos maîtres et à se faire passer au second rang.

Ainsi, on est parti de l’autre et on retourne à l’autre au lieu de partir de soi et de retourner à soi. Il n’y a que ces deux solutions, et elles sont exclusives l’une de l’autre.

L’illusion a deux faces conformément au principe de réciprocité. Si je peux être toi, tu peux être moi. Et je me laisse aller à croire que les autres me comprennent, partagent mes désirs, mes sentiments, sans avoir besoin de parler.

Moins un régime est démocratique ou plus le milieu dans lequel on vit est autoritaire, moins il nous donne la parole, plus il travaille à entretenir et développer cette idée qu’il sait à la place des gens ce que pensent et veulent les gens. C‘est le conditionnement, la propagande et le terrorisme intellectuel. En quoi consiste cette propagande, ce conditionnement ? Le solliciteur, le demandeur, celui qui désire, est en position de faiblesse par rapport à celui ou ceux à qui il demande. Alors il faudra inverser le plus possible les rôles. Il faut persuader ceux à qui on demande qu’ils désirent ce que que l’on souhaite leur « vendre ». (en liant cela à leur objectif habituel : vous doutez de mon projet politique, vous rechignez à l’adopter, mais il vous apportera ce que vous désirez le plus au monde.) Celui qui était en position de force passe en position de faiblesse. (attention : ils ne livrent jamais la marchandise)

Il n’y a presque jamais de demandeur pur, de solliciteur. . L’objectif étant que que le conformiste souhaite faire preuve de conformisme, on s’arrange pour qu’il trouve une occasion de satisfaire son désir le plus cher : se conformer.

Est-ce que cela ne vous semble pas paradoxal un régime qui prétend promouvoir et répandre la culture, élever le niveau de connaissances, et vanter l’une et l’autre, et qui considère que les Français sont trop bêtes pour se prononcer sur les grandes questions de société ? (Mais qu’est devenue la démocratie quand l’élection présidentielle est verrouillée par les partis et les puissances d’argent, quand un Président de la « République » défend les intérêts de l’UE et des USA plutôt que les intérêts de la France, quand il représente des organismes et des droits internationaux destinés à supplanter ou remplacer les institutions et le droit français, quand il défend le multiculturalisme plutôt que la culture française, quand il est élu par une minorité qui n’a fait que le choisir par défaut, quand il prend des mesures hostiles aux Français ou gouverne contre eux au nom justement des priorités énoncées ci-dessus ? Etranger et hostile. On n’est pas seulement soumis à la concurrence économique de pays qui produisent à bas coût, on est tiré vers le bas culturellement, socialement par des cultures étrangères bien inférieures et moins évoluées.  

Il serait logique que le président soit choisi par les structures ci-dessus et qu’il cesse de prétendre qu’il nous représente, comme il serait souhaitable de cesser de croire qu’il nous représente. 

 Sommes-nous confrontés à une société de plus en plus exigeante au niveau de l’amour qu’on doit lui porter ? Est-elle de plus en plus occupée à augmenter le nombre de choses que l’on doit aimer ? Il me semble que oui. Elle ressemble à une personne qui voudrait accaparer toute l’attention, qui voudrait monter en épingle son cas, mobiliser tout le monde autour d’elle et régenter tout le monde. Une Narcisse hypocondriaque et vaniteuse. Courez, courez après elle, pensez, pensez, .

Il y a beaucoup de mégalomanes en herbe, ou en devenir parmi nous parce que nous avons été conditionnés depuis des siècles et depuis notre plus tendre enfance à épouser le point de vue altruiste collectiviste. Il nous faut nous étendre, nous dilater, penser les autres. L’esprit sert à cela. Nous ne pouvons pas nous contenter de nous occuper de notre petite personne. Nous avons de plus grandes ambitions fondées sur des systèmes de pensée ambitieux et dans ce cadre, les autres sont des objets au service de ce système. . Il faudrait saisir toutes les fois où c’est un certain type de société (et non pas le bien d’un individu particulier) qui nous motive, nous mobilise, nous fait parler et agir. Il faudrait reconnaître la posture que l’on prend, la prétention que l’on assume. Ou les reconnaître chez les autres.

 

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