LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

14 décembre, 2020

DES SUJETS DE CONVERSATION

Classé dans : Conversation — inconnaissance @ 16:16

C’est chouette, en dehors du vrai savoir, des vraies connaissances et des critiques acérées ou même destructrices, c’est à dire non gentiment moqueuses et respectueuses, l’être humain se forme, s’éduque grâce à l’espace de la communication, c’est à dire à toutes les conversations entre les gens par oral ou par écrit. Et il y a de quoi faire.

La communication a ses lois. Le but, c’est de pouvoir échanger et de se présenter de telle sorte que sa propre personne : apparence, et tout ce qu’on produit, puisse être communiqué.

Il n’y a pas d’autre solution, pour commencer, que d’être compréhensible. Les autres, les interlocuteurs connaissent les mots que l’on emploie, ils connaissent leur signification. Mais pour que la communication fonctionne, il faut créer un sens commun. On cherche à se mettre d’accord sur le sens.

Ensuite, il faut bien avouer que la communication a pour but l’entente entre les partis, de résoudre les conflits, de créer du lien social. Quel meilleur moyen d’y parvenir que de partager des sentiments communs. Si ces sentiments sont communs, c’est qu’ils sont partagés par les autres. En les épousant soi-même, on ne peut que leur être agréable et être adopté.

De la même manière, il y a des opinions répandues. Rumeurs, clichés, préjugés, lieux communs, formules consacrées, croyances, partis-pris etc Il faut savoir soit détecter ces opinions pour ne pas les contredire, soit être prudent quand on émet une opinion soi-même, des fois que l’autre, les autres seraient contrariés.

Est-ce qu’on veut créer du lien social oui ou non ? Est-ce que la bonne entente est souhaitable oui ou non ?

Enfin, il ne faut pas choquer soi-même, par ses attitudes, ses humeurs, son rapport aux autres. Il faut aussi être à peu près comme les autres.

Ainsi, dans la communication, c’est le récepteur qui compte, qui est le but.

Eh bien voilà l’exemple qui est donné par la collectivité, voilà ce que la communication fournit aux hommes, voilà ce qui passe pour être socialement désirable.

Il faut que la façade plaise, il faut savoir l’arranger sans cesse, la mettre en valeur, et rendre hommage à la façade des autres. Cela nous occupe beaucoup. Qu’est-ce que la façade, c’est une apparence qui cherche à être en accord avec toutes ces lois de la communication et tout ce qui s’y produit comme sens, jugements, sentiments compris.

Une telle façade, qui tend à se substituer à nous-même, à devenir l’objectif essentiel de la vie, obtient que nous lui soyons fidèles , même dans notre intimité. Elle finit même par animer notre vie intérieure. Ce qui a été décrit au-dessus anime notre vie intérieure.

La communication nous prescrit ses désirs , nous les satisfaisons en croyant que c’est notre désir que nous satisfaisons. Tout ce qui est choisi parce que ça plaît aux autres, c’est cela.

Une sorte d’école de la niaiserie. Quelle différence y-t-il entre le personnage social ou le moi, et la façade dans la communication ?

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