LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

5 juin, 2017

ALLO MAMAN BOBO !

Classé dans : Culpabilisation — inconnaissance @ 19:41

chantait Alain SOUCHON.  On est habitué à ce que ce soit des gens qui se plaignent de leur sort. Dans la grande majorité des cas, ils se plaignent à la place ou au nom de quelqu’un ou de quelque chose d’autre. (Les Français sont pessimistes ! Ah, cela vous attriste ? Heu, non moi je vais bien)

Ils sont la voix, l’expression de ce quelque chose d’autre. Si leurs plaintes ne sont pas simulées à défaut d’être totalement authentiques, c’est parce qu’ils ont pris fait et cause pour ce quelque chose qui ne va pas.

L’altruisme ou le désintéressement n’est pas seulement une philosophie, une éthique, c’est d’abord un conditionnement, une imprégnation affective et psychologique profonde.  Depuis que l’on est sur terre, on nous présente le monde de la façon suivante : ça va pas, il faut faire quelque chose, le monde est en péril d’une façon ou d’une autre.  C’est l’injustice, la peine, les dégâts, les accidents, les détériorations, les manques, les risques, les dysfonctionnements etc etc Et on finit par reprendre à son compte toutes ces plaintes, toutes ces lamentations.  Le monde ressemble aux pleureuses de l’Antiquité. Il a toujours une perte ou un malheur à déplorer.

pleur

Et pas question d’expliquer pourquoi il s’adresse à telle personne. Cela va de soi : elle doit toujours se sentir personnellement concernée.

Mais c’est un ordre politique, social ou moral qui a des problèmes. C’est un type de société qui a des problèmes. Ce qui arrive à des gens n’en est que la conséquence. (Ben oui, c’est malheureux, il y a du chômage..Mais il n’y a pas de baguette magique contre lui puisqu’on ne veut pas changer l’ordre établi) Ce sont des personnifications (entités abstraites auxquelles on prête des caractères humains) qui appellent la pitié, la mobilisation, la responsabilisation, la culpabilisation. (Lutter contre le chômage. Où est-il  ? Oh le vilain chômage a encore frappé. ) On pleure pour elles, pour tout ce dont on nous dit que ça ne va pas, comme les pleureuses pleuraient à la place de ceux qui étaient concernés par l’événement tragique. On pleure pour elles parce qu’on a réussi à nous habituer à penser qu’il y avait de notre faute. Jésus est mort pour le rachat de nos péchés. On se lamente de ce qu’il y a des péchés, on se lamente d’être pécheur, on se lamente de ne pas pouvoir réduire les péchés, on se lamente de ne pas en faire assez pour lutter contre le péché ou s’amender. Priez pour nous pauvres pécheurs.

Donc le monde dans lequel on débarque est un chef-d’oeuvre en péril, un trésor culturel à sauver, un bateau dans la tempête, une tragédie imminente. Il court à la catastrophe. Les problèmes sont innombrables, ils nous pleuvent dessus en permanence. Ce serait une honte de les ignorer, une honte d’être heureux dans ces conditions, une honte de ne rien faire, une honte de ne pas compatir. Vous , vous allez toujours trop bien par rapport aux malheurs que l’on vous conte. C’est le conditionnement affectif et psychologique dont je parlais. Réveillez votre altruisme, engagez-vous. Ta ta ta !

« Festival de Cannes : comment éviter l’entre-soi ? «  «  les services de renseignement doivent avoir des contacts avec les infréquentables «  «  Etat d’urgence, l’exception dure «  lit-on sur France culture , pour ne prendre que des exemples dans les défilés de la haute culture. ( oui, je vais changer cela mais là j’ai pas le temps, prenez rendez-vous!) Sinon, sortez, parlez avec n’importe qui, et n’importe qui, conditionné par cette présentation du monde, vous énumérera des problèmes à la chaîne. Et puis vous avez des tas de professions dont le fonds de commerce est l‘exploitation – à but lucratif ou idéologique – de la souffrance, des plaintes, des protestations, des gens et des problèmes de société. Ou vous avez toutes les causes, les mouvements politiques dont le fonds de commerce est l’injustice et dont l’idéologie est enseignée à l’école. Et une couche de plus. Une ! « Dès les plus petites classes, les manuels de géographie n’épargnent rien aux élèves des injustices dont ils sont collectivement coupables, selon l’idéologie altermondialiste. Si des milliards d’êtres humains du Sud ont faim, c’est parce que lui, élève français, ses camarades, ses parents et les autres habitants du Nord, mangent trop. Si le Sud a soif, c’est parce que le Nord dérègle le climat.. Si le Sud est pauvre, c’est parce que le Nord fait du commerce inéquitable. Si le Sud fait la guerre, c’est parce que le Nord lui vend des armes. Si le Sud est sous-développé, c’est parce que le Nord l’a colonisé, puis décolonisé «  (Blog : Je suis stupide, j’ai vote HOLLANDE) Ces raisons sont celles que l’on nous donne. Avez-vous vérifié si c’était vrai ? Avez-vous fait quelque chose, vous personnellement, concrètement, qui correspond à ce qui est dit ?

Et quand il s’agit de soi, même chose. Vous n’êtes qu’une pièce du puzzle, ou de la machine. Il y a cela qui ne va pas, cela qu’il faut corriger, il y a telle lacune, telle faiblesse. Il faut parvenir à être cela etc On est un problème. Le droit à la propriété est un des fondements de cette société. Ce que vous avez acquis légalement vous appartient. Mais ce droit ne s’étend pas à sa propre vie intérieure, à sa propre nature. Il faut les remplacer par le personnage requis. Cela présente un avantage : quand on meurt, c’est cette petite chose des autres qui disparaît. A ces conditions générales s’ajoutent plus ou moins selon les cas, le regard particulier que les parents, maîtres portent sur un enfant et qui peut signifier qu’il est personnellement anormal, différent.

Quels sont vos problèmes à vous, ceux dont vous souffrez, et quels sont les problèmes des autres ? Vous ne vous êtes jamais posé la question sans doute parce : que altruisme + imprégnation affective par les problèmes = vous êtes concerné par tout ce qui arrive. Vous allez en pâtir, si si.

Combien de fois n’a-t-on pas l’impression que certains penseurs croient que quelques mots ou quelques notions bien choisis peuvent sauver le monde d’où une propagande constante en leur faveur. Si Thierry MAGNIN, par exemple ( https://www.franceculture.fr/emissions/les-discussions-du-soir-avec-leili-anvar/etre-humain-pleinement,)

dit que « On ne peut pas répondre aux grandes questions d’éthique si on ne les situe pas par rapport à une visée de l’être humain «  sans s’apercevoir que c’est une tautologie (une éthique, c’est une visée de l’être humain) c’est qu’il fait la part belle au mystère. Car la réponse dont il parle, n’existera jamais. D’où son plaidoyer en faveur de la complexité et de la vulnérabilité – ce sont les mots qui vont sauver l’humain – c’est à dire en faveur de limites fermes fixées aux chercheurs en techno-biologie et du transhumanisme) L’Eglise s’est toujours opposée au progrès des connaissances dès que celles-ci remettaient en question sa conception de l’homme, comme si elle était dépositaire de la bonne conception contrairement à d’autres.  .

Admettons-le, constatons-le. Depuis notre microcosme jusqu’aux confins du monde en passant par tous les secteurs, toutes les régions, c’est le bazar ! Du moins, c’est ce qu’on entend, lit.  Comment ne pas faire preuve d’empathie à l’égard de ces personnifications que sont le festival de Cannes, les services de renseignement, les pays du Sud, de de de Si tout cela n’était pas animé par un esprit mais était la conséquence de multiples facteurs, d’événements et d’une logique interne où vous n’avez aucune part, vous sentiriez-vous concerné ?

Résumé des épisodes précédents. Il y a des gens qui étaient là avant nous, qui étaient plus ou moins aux commandes, qui décidaient et construisaient le monde. On vient nous dire que ce monde construit par dautres, avant nous et sans nous a de sérieux problèmes partout, dans tous les secteurs. On vient essayer de nous apitoyer et de nous culpabiliser pour ces problèmes. Notre mobilisation est requise pour faire quelque chose parce que c’est urgent, important, nécessaire, vital, .juste. Ah oui, mais on n’a pas droit à la parole, ce n’est pas à nous de penser et d’avoir des objectifs. Il faut faire ce qu’on nous dit, faire ce que ces maîtres d’oeuvre responsables des problèmes nous disent. Et s’il y avait quelque amélioration, ce sont eux qui en profiteraient .

La morale décline ? Débrouillez-vous. Il y a du terrorisme ? Débrouillez-vous. Le sens civique se perd ? Débrouillez-vous. La classe politique décline ? Débrouillez-vous. Des migrants se noient ? Débrouillez-vous. La terre se réchauffe ? Débrouillez-vous. Les divorces augmentent ? Débrouillez-vous. Les conflits religieux éclatent ? Débrouillez-vous. Les gens lisent moins ? Débrouillez-vous. Le chômage s’accroit, débrouillez-vous. La croyance au progrès s’estompe, débrouillez-vous .L’individualisme s’étend, débrouillez-vous. Je ne suis pas votre laquais. Je fais ce que bon me semble. Vous parvenez à me convaincre que ceci ou cela doit être corrigé et qu’on y a intérêt ? Ok, je décide de ce que je ferai en ce sens, moi personnellement, dans ma vie, et je ne rends de compte à personne. Oh, vous avez l’air déçu ? Que se passe-t-il ? Ah je crois deviner ce que vous espériez : un laquais. (not in my name !)

Quand un pianiste en bave pour devenir pianiste, parce qu’il aime le piano et la musique, quand il consacre à son art des années et des années de sa vie, du moins, au bout compte, c’est lui qui en récolte les fruits ou la gloire, pas les autres.

Il y en a qui rigolent, qui jouissent plus ou moins en secret . Parce que des gens, hors des cénacles, écoutent, lisent tout ce qu’on dit ou écrit, retiennent tous les discours établis, utilisent les arguments qui sont d’usage, puis s’inquiètent, se font du souci et s’expriment ici ou là en conséquence. Et ça n’a strictement aucune importance, aucun effet si ce n’est qu’ils s’inquiètent, qu’ils répandent cette inquiétude et qu’ils se font les propagateurs du discours établi. Pauvres couillons !

Donc, depuis toujours et tout le temps, on nous prie de prendre fait et cause pour telle qualité morale, telle valeur sociale, telle tradition, tel usage, telle base de la société, tel organisme, telle région, telle catégorie sociale, tel idéal, tel projet, telle vision politique, tel art, telle institution etc etc qui ont des problèmes. (vous savez, il suffit, par exemple, d’écouter les médias. Ce n’est que ça, non seulement ils salissent tout, mais ils assombrissent tout) On prend fait et cause, puis on est malheureux à cause de tous ces problèmes et, à cause de ce que nous n’avons pas fait. C’est comme cela depuis notre naissance.

Ne dirait-on pas qu’on ne nous a fait venir sur terre que pour nous charger de fautes et de responsabilités destinées à nous pourrir la vie ? Petit retour en arrière : un regard sur notre vie passée. On ne comptabilise jamais la somme d’efforts que l’on a dû faire pour se mettre aux normes, les désappointements que l’on a dû digérer, les blessures et les vexations qu’on a dû surmonter, les incompréhensions qu’on a dû accepter, les injustices que l’on a dû affronter, les impossibilités qu’on a dû accepter, les rejets qu’on a dû dépasser etc et tout cela dans le cadre de nos efforts pour nous rendre utiles. C’est un fait, on a toujours été sous la menace ou le coup d’un jugement, on a toujours été plus ou moins un objet de pression, on n’a jamais été bien, accepté comme tel, on a toujours été en quête, on a toujours essayé de mieux faire.

Nous est-il arrivé d’avoir de la compassion pour celui ou celle qui a enduré toutes ces épreuves et de l’affection pour sa persévérance ou sa ténacité ? Pourquoi ne comptabilise-t-on pas toute cette peine ? Parce qu’on la considère comme normale. Le monde a toujours raison, on a toujours tort. Tous ses problèmes ses besoins, ses insuffisances, ses défauts sont normaux. Nous on ne l’est pas. Eh bien dans ces conditions, si son ordre est normal, si on n’est pas normal, si on est mauvais, si on ne compte pas personnellement, si lui, il sait, et nous non, qu’il se débrouille avec son ordre.

Pourquoi considère-t-on le monde comme normal? Parce qu’on n’est pas suffisant, pas bien et qu’on mérite ces reproches . Dès que ceci est admis, c’est fichu. Et c’est la quête, la recherche, les aspirations, les cogitations éternelles. Pour résumer les choses, même quand on ne nous fait pas de reproches, on ne se sent pas irréprochable, on ne s’est jamais senti irréprochable, et on se demande sans cesse comment résoudre ce problème. Cela durera, probablement, jusqu’à la fin. Jusqu’à

« Ton temps de dupe est révolu

Personne ne se paiera plus

sur ta bête

Les plaît-il maître

n’auront plus cours

Plus jamais tu n’auras à cour-

ber la tête » (BRASSENS)

Un peu moins d’altruisme = un peu plus d’optimisme.

Le monde a de la chance que l’on soit si bonne pâte et qu’on ait des besoins. Par comparaison avec l’état actuel, imaginez si on rejetait le monde tout de suite ( pourquoi me parlez-vous ? Si vous voulez me parler, demandez-moi d’abord la permission) ou si on attaquait toutes ses sollicitations.

C’est l’altruisme contracté par entraînement et sensibilité qui nous fait nous inquiéter et nous mobiliser automatiquement pour tout ce qui pourrait arriver à ce qui est hors de soi, indépendant de soi, sans rapport direct avec soi. Il y a d’abord le fait que ce que la société ou la culture désignent, décrivent, définissent est la référence ou la réalité. Il y a ensuite le fait que justement elles en parlent comme de problèmes, même quand il s’agit de nous. (c’est toujours comparé à un : ce qui devrait être ) Il y a enfin le fait qu’on est altruiste. D’où le constat que l’on peut faire et qui illustre parfaitement ce triple phénomène et cette quête constante. Là, à cet instant, on cherche le truc qui pourrait nous réhabiliter, nous métamorphoser ou faire disparaître ce sentiment de ne pas être bien.

Nous avons vu que le moment où on se laissait convaincre est le moment où l’on pense être en présence de quelque chose de général, de commun. C’est la forme que prend alors le monde. C’est l’expression d’un présupposé général. (on veut tous ceci, on pense tous cela, on est tous comme ça, on suit tous cela, on valorise tous cela donc on se rallie à un propos qui va dans ce sens) C’est le moment aussi où on donne la priorité à ce qui est dans l’ordre des choses sur sa propre vérité.

Mais cela fonctionne aussi en sens inverse. Ce que l’on veut trouver ou dire, c’est ce qui sera admis par tous, ce qui fait partie de ce qu’il est convenu de tenir pour valable. On justifie ce que l’on fait non pas en disant que cela nous procure objectivement du plaisir ou que cela correspond bien à ce qu’on ressent, mais en reliant ce qu’on fait à des idées ou des valeurs admises. On essaie de montrer comment ce qu’on fait correspond aux critères ou normes définis à l’avance. Ainsi on conforte l’ordre établi. On rend un culte aux objets de culte de la société. On est prêt à se mobiliser pour eux. On est prêt à prendre fait et cause pour n’importe quoi qui a pignon sur rue et à se rendre malheureux si ce pour quoi on a pris fait et cause ne va pas bien.

A chaque instant, il y a ce qui ne nous appartient pas – cela appartient tout entier à d’autres, à la culture, à la société – et il y a ce qui nous appartient, il y a des choses dont on dépend, et il y a des choses qui dépendent de nous. Comment sait-on que l’on a affaire à ce qui ne nous appartient pas, à ce dont on dépend ? C‘est le moment où la spontanéité, où ce qui répond à un désir personnel pur cède la place à des raisons, des justifications que la pensée (conditionnée) fait passer avec succès. C’est le moment où on donne la priorité à ce qui est dans l’ordre des choses sur sa propre vérité.

De façon générale, si c’est le sens et la valeur donnés par la culture aux choses qui vous dirigent, vous déterminent, vous ne faites rien,, vous suivez, vous fonctionnez, c’est tout. Vous suivez la mode, vous suivez les traditions, vous suivez des codes ou des catégories sociaux ou moraux, vous suivez des idées, vous suivez des préjugés, des opinions communes, des convenances, comme un zombie. . Vous ne faites rien car agir, c’est modifier, changer. Et vous ne changez rien. Alors à chaque fois, il y a lieu de se demander quelle part de sens est dû à la société, dans quelle mesure la valeur est accordée par la société, et qu’est-ce qui nous reste ; Ex Jean-Michel BLANQUER (ministre de l’EN) déclare : « L’école primaire est une priorité, la maternelle, qui en fait partie, doit être l’école du langage. Je souhaite établir une école de la confiance (…) je connais cette maison par coeur (…) je reste très ouvert au dialogue avec les organisations syndicales. L’autonomie ce n’est pas l’anarchie ou ‘le plus fort vaincra’, c’est un système de confiance où on créé son projet éducatif avec des équipes, et où l’institution vient aider. Dans ce cadre là, le mot évaluation n’est pas tabou. «  A qui doit-on le sens et la valeur de « l’école primaire » du « langage » de « la confiance » « les organisations syndicales » « l’autonomie » « l’évaluation » (que savez-vous de… et qu’en pensez-vous?)

Suivre, c’est faire plaisir à la mode, aux traditions, aux codes etc les satisfaire et faire des efforts pour collaborer à leur perpétuation, à leur succès ou pour se mettre en conformité avec ce que l’on comprend du sens et de la valeur de tout cela qui ne nous appartient pas . . Ainsi, on ne change rien, on ne change pas la mode, la tradition, le code social ou moral, l’idée en leur donnant un autre sens, une autre valeur et en vivant en conséquence.

Pourquoi adopter le sens et la valeur dictés par la société si vous n’avez pas l’intention de « cheffer » ou de réussir officiellement ?

Et c’est ainsi que l’on se fait déposséder de tous les éléments de notre existence puisqu’ils doivent tous s’inscrire dans la culture, être adoubés par la société, intégrés par elle. Ceci, cela et cela qui faisaient partie de votre vie doivent recevoir le nom qui circule, être jugés comme il est d’usage, doivent rendre des comptes pour servir si possible à l’entretien de la machine. Les choses ne nous appartiennent plus dès que la culture les nomme en leur attribuant une définition et une valeur par le jugement. Quand ces choses sont fabriquées, sont le produit de l’activité humaine, elles doivent en principe remplir une certaine fonction prévue à l’avance. Mais dans le cas contraire, quand ces choses existent naturellement, les confondre avec la conception que la culture en a est une erreur. On ne peut pas faire droit à la réalité de ses émotions, désirs, réactions, si on a embrassé un système de pensée qui leur attribue nécessairement la nature qui lui correspond. Pour s’affranchir de cette emprise voire de cette tyrannie, il faut cesser de servir le système et servir ce qui est.

Si on méprisait ce sens commun, ces présupposés généraux, ces valeurs générales, si on s’en détournait, on se sentirait en faute.  Pourquoi ? Est-ce à cause du mal que l’on se ferait en s’y prenant ainsi ? Non. Est-ce que le monde va s’écrouler si on fait une chose pareille ? Non. Ce qui va pâtir, c’est le devoir d’altruisme. C’est tout. Ce qui va nous mettre mal à l’aise, c’est le fait qu’on ne considérera plus que le monde a forcément raison et nous, tel qu’on est , forcément tort ;

Les religions sont la cause de notre triste sort. Il est admis que les hommes ont été créés par Dieu, qu’ils sont quelque chose comme des enfants de Dieu. Il est admis que par nature ils héritent d’une forme de divinité ou de surnaturel. Ce qui les rend, on le sait, spécialement précieux voire sacrés. oui, mais dans l’optique altruiste, ce n’est pas tant de sa propre essence divine qu’il faut s’occuper, mais de celle des autres.  Cela donne un prix, des caractères spéciaux aux autres puisque soudain, les autres sont de cette essence.

Pour Jean-Marc, les deux interprétations de CHOPIN qui suivent :  https://youtu.be/CHEsfGMnYtE?t=221

(p.s. : pour ceux qui seraient allergiques à la musique classique, je peux peut-être faire quelque chose pour eux, quelque chose qui pourrait leur faire dresser l’oreille, c’est un début. Ce serait via les commentaires)

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