LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

13 mai, 2016

LE DESIR ET LA PITIE

Classé dans : Desir — inconnaissance @ 16:28

La religion et la psychologie ont condamné le désir ou l’ont étroitement encadré, réglementé. La raison est la même que pour l’individualisme. Si c’est son propre désir qui compte, qui prévaut, ce n’est pas le désir de la religion (ou de Dieu) , de la collectivité ou de la société. La religion ou la société, via la psychologie et autres disciplines connexes, nous prescrivent ce qui doit être désiré. Et c’est rarement concret. Cependant la religion et la société font en sorte de ne pas présenter comme un désir, leur désir, c’est à dire de ne pas présenter leur désir comme un moyen de trouver leur plaisir. C’est le Roi de la monarchie absolue qui ose dire : parce que tel est notre bon plaisir. Qu’est-ce que la liberté si ce n’est pas la liberté de s’emparer de quelque chose et d’en jouir, qu’il s’agisse de s’emparer et de jouir d’un bien matériel, d’un avantage social, d’un talent particulier ou d’un bien spirituel. Qui est libre selon cette définition ? La religion , l’institution, la société ou l’individu  en tant que tels ?

Religion et société doivent présenter leur recherche de plaisir comme un bien général, leur liberté comme la liberté de chaque individu. Le pire pour elles serait que des individus leur ôtent une partie de leur plaisir pour leur propre plaisir (exemple, pour Dieu c’est à dire ses porte-paroles, un blasphème qui aurait du succès). Le danger serait que les individus ne considèrent plus ce qui est présenté comme un bien général, ou comme un objectif d’utilité publique. (exemple : la République) . Vous savez, c’est ce que STIRNER écrivait : « Dieu et l’humanité n’ont mis leur cause en rien – en rien autre chose qu’en eux-mêmes. Semblablement, je mets ma cause en moi-même « faisant de Dieu et de l’humanité, des égoïstes, c’est à dire des entités qui placent leur intérêt au-dessus de tout. . Ce qui donne, dans la langue d’Ayn RAND : « Je n’ai besoin ni de justification ni de sanction pour être ce que je suis. Je suis ma propre justification et ma propre sanction. « 

L’éducation, le conditionnement prétendront donc que les différentes formes de bien général conçues par la religion ou la société et qui se déclinent de mille façons apporteront plaisir ou bonheur à chacun, et un surcroît de liberté. .  Ce sont les vertus ou valeurs morales, codes sociaux, idéaux etc qui permettent de faire comme tout le monde ou d’être comme tout le monde. C’est pour cela que ces valeurs et codes sont des valeurs en soi, parce qu’ils permettent la sociabilité. Et la sociabilité est toujours une valeur en soi. (dès que l’on accepte de rentrer dans un groupe, la vie du groupe est une valeur en soi) L’individu doit se mettre à les désirer.

Notre futur ou le futur de notre être, est une création illusoire, consolante, de notre propre mental. («  Le si est un instrument essentiel de l’action mentale «  Paul VALERY. mental = château d’if) Le futur prend des allures de prévision et des accents sérieux quand c’est la société ou la religion qui en parlent. (le paradis ou l’enfer comme futur par exemple) C’est tentant de se fier à un bien futur présenté par la société.. (je ne peux rien faire en ce moment, mais quand je pourrai, vous aurez le double) Car le bien de chacun ou le désir de chacun est sans cesse nouveau et imprévisible. Il précède la pensée.

L’individu moderne a maintenant d’autres choses à désirer prescrites par le système en plus de ces formes mythiques et morales traditionnelles. Il a tous les produits de consommation censés lui apporter un bien-être, une vie meilleure et les messages pour les vanter sont un tsunami permanent auquel il n’échappe pas.. Le harcèlement essentiel, il est là. Ce n’est pas bien de refuser d’être comme tout le monde en ignorant ces messages. (voir ces pauvres jeunes, idiots utiles et lucratifs du système) Dès que l’on tient quelque compte de l’opinion générale dans notre désir, notre désir n’est pas tout à fait notre désir propre.

Quand on a totalement intériorisé l’idée que ce qui compte avant tout, avant soi, c’est l’intérêt général, le bien commun, le bien de la collectivité et qu’on a fait de l’altruisme, du désintéressement, du don de soi, un principe de vie fondamental et constant, (renoncer à soi-même) on n’a plus aucune raison d’être attentif et averti de ses propres désirs, aucune aptitude à l’être, et on a toutes les raisons de se perdre de vue et d’être le jouet des plus malins.

Ceux qui vivent de la crédulité et de la bonté des gens qui ont pris ce parti, comme les politiques, regardent leurs victimes et ont pour elles une pitié méprisante. D’abord, ils considèrent que si ces gens endurent, supportent leurs maux sans se plaindre, c’est leur affaire, c’est qu’ils le veulent bien. Et ils n’ont pas tort. Ensuite, ils préfèrent ne pas y penser. Et ils n’ont pas tort. La pitié peut être une sorte d’encouragement au vice ou de partage inapproprié.

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En revanche, que dire s’ils exploitent cette passivité, cette docilité, pour en tirer profit, s’ils aggravent encore la peine de ces gens et les empêchent de se révolter. ?.

« Tout au cours de l’histoire, aucun tyran n’accéda jamais au pouvoir sans prétendre représenter « le bien commun ». Napoléon « servit le bien commun » de la France. Hitler est en train de « servir le bien commun » de l’Allemagne. Des horreurs qu’aucun homme n’oserait envisager pour son propre intérêt égoïste sont perpétrées en toute bonne conscience par les « altruistes » qui se justifient au nom du bien commun «    (Ayn RAND) Mais ce sont ceux qui s’affligent le plus et condamnent le plus les tyrans du passé (commode!) qui sont les meilleurs défenseurs du bien commun en cours d’utilisation. (keep out, don’t disturb !).

La partie est donc perdue pour l’individu quand il est malheureux parce qu‘il n’a pas réussi à servir le plaisir des autres ou à être celui que les autres ou la société veulent qu’il soit. (Etre un bon chrétien ou un bon citoyen ou un bon républicain ou un bon employé ou un bon écologiste ou un bon mari etc) Il a, depuis longtemps, oublié de se demander si c’était son désir à lui pour son plaisir à lui d’agir ainsi, oublié de se demander quel est son propre, sincère et libre désir, quel est son intérêt, oublié de se demander s’il a perdu ou gagné en liberté pendant ce temps. . La société aura quelque peu pitié de lui devant son échec. Lui n’aura qu’une pitié feinte pour ceux qui se plaindront de ne pas avoir réussi à être un bon chrétien ou un bon citoyen ou un bon mari etc.

Ah le désir de la société (le désir que nous désirions) nous cause bien des tracas, nous met dans l’embarras, nous fait passer de drôles de moments ! Essayons de comprendre comment cela fonctionne intérieurement. .

Les pensées nous mettant en scène, les pensées nous concernant, les pensées qui nous remettent en cause, les pensées qui nous tourmentent – je parle des pensées libres au sens de STIRNER, des pensées qui ne nous obéissent pas mais qui ont tendance, au contraire, à nous influencer ou nous déterminer – ne sont pas n’importe quelles pensées. Elles sont, majoritairement, d’une certaine sorte, et le personnage, l’être mental qui nous représente et qui en est le fruit (exemple : je pense donc je suis, donc je est un penseur dans notre esprit) a aussi, essentiellement, une certaine nature. Ce qui fait la loi, n’est pas n’importe quoi. Ce que l’on croit être, ce que l’on veut être, ce que l’on regrette de ne pas être, ce qui est important dans ce qu’on est, dans notre esprit, ce qui nous touche, nous éprouve dans cet être mental est, plus ou moins – plutôt plus que moins même quand on ne le croit pas – sous l’emprise de ce qui plaît aux autres, de ce qui fait plaisir aux autres, de ce qui permet d’obtenir un accord. Comment faire ? Très souvent, le mieux pour nous est d’être aimant, sensible. Les pensées concerneront l’amour et la sensibilité et l’être mental qui en est le fruit sera un être qui s’apprécie, se juge, se connaît sous l’angle de l’amour et de la sensibilité. (au bout du compte, cela va constituer la nature essentielle du moi, c’est à dire ce qui l’anime, la façon dont il voit le monde)

S’il en est ainsi, c’est parce que l’on croit que c’est aussi ce qui est important, vrai pour les autres, ce qui plaît aux autres. On veut être ainsi parce qu’ils seraient ainsi.( ca baigne!) Autrement dit, l’enjeu principal de nos relations peuvent être les sentiments qu’on a manifestés ou exprimés, la sensibilité, la compréhension dont on a fait preuve, l’humanité dont on a fait montre parce que l’on pense que c’est ce qu’attendent les autres, ce qui est important pour les autres, la priorité pour les autres et ce qui fait notre valeur aux yeux des autres.. La vie du groupe, you know… (d’où le choc quand ce n’est manifestement pas du tout le cas ).

Il s’ensuit le besoin de croire qu’on est quasi indispensable à l’autre, aux autres ; ensuite le besoin de croire qu’il existe une sorte de communion, avec l’autre, les autres. Cela commence par augmenter le plaisir de ses parents, puis cela consiste à augmenter le plaisir de ses chefs ou d’un être aimé, puis celui des portes-parole du bien suprême. Et cela va donner, bien sûr l’habitude d’aimer la même chose que les autres, de partager les opinions et sentiments des autres pour n’importe quoi, la croyance que cette sentimentalité est toute puissante et le renoncement à toute démarche critique, à toute recherche pour comprendre.

C’est extraordinaire de voir ces personnes qui ne vivent que pour se rappeler à la mémoire des autres, que pour leur proposer leurs services sous les prétextes les plus divers et avec les meilleures intentions, les meilleurs sentiments du monde. Elles ne peuvent pas s’en passer. Et quand elles ont plus d’ambition et qu’elles se piquent de penser, elles adhèrent à une cause qui va changer le monde. Les soucis que provoquent ce besoin puissant et constant d’être dans la bienfaisance et les sentiments qui vont avec ne sont qu’une façon de se prouver à soi-même son mérite, sa valeur à l’aune de cette conception de la vie. Le moi est le bien, tel que ce bien est appréhendé. Le bien peut prendre la forme décrite ci-dessus. Seulement, comme l’a montré FREUD par exemple, cela bouge beaucoup, se déplace beaucoup, il y a des substitutions fréquentes dans le mental.

Les autres, ce n’est pas seulement telle ou telle personne, c’est aussi un groupe, une collectivité, une institution, tout ce qui a pignon sur rue, une société. C’est un prolongement naturel. Ce n’est pas avec des êtres de chair et de sang, des individus historiquement, génétiquement singuliers que nous vivons, au début, mais avec des êtres qui expriment des demandes, des désirs, des idées. Ces demandes, désirs et à plus forte raison ces idées s’inscrivent dans une socioculture, sont un aspect particulier de cette socioculture. Après on a élargi. «  Les hommes ont été réduits en esclavage avant tout par des armes spirituelles « (Ayn RAND)

Et on peut avoir avec tout cela le même rapport fait de propitiation, de générosité, de bonne volonté, de confiance, d’attente, d’affection que l’on avait avec les premiers adultes parce que l’on croit que le groupe, la collectivité, la société sont animés à notre égard des mêmes sentiments, de la même bonne volonté, du même désintéressement. Votre entourage vous aime, votre entreprise vous aime, les structures sociales auxquelles vous vous adressez vous aiment. Oui ? Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie , pas du tout. ? Vous aimez votre entourage, votre entreprise de la même manière…Nous disions donc plus haut que ce qui peut faire l’essentiel de nos pensées et de nos soucis peut concerner l’écart qui existerait entre notre amour pour les autres, le groupe etc et l’amour des autres, du groupe etc pour nous. Il ne faut pas être en reste  ou en dette, et on supporte difficilement des déceptions dans le domaine ! ! . (chacun aura remarqué qu’il y a des moments où le groupe, les institutions semblent nous prêter beaucoup d’attention, et d’autres, non)

Tout cela se mesure, c’est fonction du tracas que va nous procurer le sort des autres, et la pensée peut travailler au maximum à ce sujet.

Faisant partie de la sacro-sainte sociabilité, du sacro-saint devoir de faire comme tout le monde ou d’être comme tout le monde, il y a – et c’est la partie essentielle, dominante – le devoir d’avoir les mêmes sentiments que tout le monde à l’égard de ce qui est connu de tout le monde : personnes, idées, valeurs etc C’est un rapport infantile de dépendance qui perdure. La dépendance aux autres, à la société a remplacé la dépendance à l’autre. Et cette dépendance peut être considérable.

A partir du moment où on a admis que l’on ne doit jamais être son propre référent mais que ce référent doit être, toujours, inconditionnellement, le service des autres, on dépend des autres pour savoir si on a bien travaillé, oeuvré dans ce sens. Et la conscience de première main, indépendante, c’est à dire la conscience de ce qu’il en est pour soi, en fait, en vérité, est remplacée par des pensées diverses et variées : celles que l’on aura en tenant compte de ce que disent et font les autres.

Pourtant, comment ne pas être en proie au doute et à des tourments si on compte sur des solutions morales censées être toujours bonnes pour tout le monde pour savoir si on a bien fait ou pas alors que l’on sait très bien que, pour soi, dans la vie quotidienne, cela ne fonctionne guère. Comment ne pas être en proie au doute et au tourment si on espère savoir ce qui est bien venant des autres, ce qui est bien venant de la société. Comment ne pas être déçu, désappointé si on compte, comme indiqué plus haut, sur l’amour des autres, l’altruisme des autres pour justifier son propre amour et son propre altruisme alors que l’on sait pertinemment que l’on ne renoncera jamais à son propre plaisir et ses propres intérêts.

Être totalement voué à ce monde d’amour et de sensibilité peut avoir quelques inconvénients, dont celui de ne pas favoriser l’intelligence. Il sera, par exemple, facile de faire en sorte que les gens simples, sentimentaux, crédules affectueux, restent des nigauds , il suffit de leur servir à longueur de temps une culture populaire niaise – chansons, films, histoires sentimentaux et émotionnels, romantiques et moraux, , émissions de TV toutes plus bêtes les unes que les autres quand elles ne font pas une propagande éhontée pour les idées convenues et les causes à la mode. Il suffit de les maintenir dans une sentimentalité et une moralité de nunuche où les bons sentiments sont toujours récompensés. Quel genre de pitié aura-t-on pour ces pauvres gens ?

Les concepts eux-mêmes pourront servir à cette communion émolliente, à cette déroute de l’intelligence ; il suffit de les considérer comme des objets de culte ou des valeurs objectives. On ne demande plus : de qui ou pour qui  ?, de quoi ? (le progrès, le progrès? . mais de quoi, et pour qui et en quoi?) pffff ! Rien qu’entre les deux premiers mots de la devise de la République, il y a une contradiction facile à démontrer..

Qu’est-ce que le bien commun pour lequel on se dévoue, qui nous mobilise  ? C’est là qu’il faut bien comprendre, une fois pour toutes, que tout ce qui, dans la culture, représente une valeur générale, sert aux ambitieux et aux petits tyrans pour parler au nom de tout le monde sans demander l’avis de personne, de tout le monde, sans citer personne en particulier, jouant simplement des sentiments collectifs que ces éléments suscitent. . Et cela fonctionne d’autant mieux que ces concepts de valeur, tous ces éléments de culture dont on fait des valeurs communes, seront l’occasion pour ceux qui sont altruistes, désintéressés, de se dévouer pour la collectivité, de prouver leur altruisme. Cela fait longtemps que cela dure, mais il semble que l’âge d’or, l’amour universel , ne soit pas pour tout de suite.

Rien à faire, impossible de se débarrasser d’une évidence : la perception directe, la conscience de ce qu’il en est pour soi sera toujours beaucoup plus fiable que la connaissance du bien des autres ou pire, de la collectivité. Mais pour la prendre en compte il faut s’autoriser à être présent à soi avant de prouver quelque savoir que ce soit à qui que ce soit ou avant de paraître comme il convient que l’on paraisse.. Le bien ou le plaisir des autres exclut-il forcément son propre bien ou son propre plaisir. ? Devons-nous choisir l’un ou(exclusif) l’autre ? Cas 1 Si notre désir rejoint l’intérêt collectif, tant mieux, sinon, tant pis pour l’intérêt général. Cas 2 Si le bien général ou l’intérêt collectif rejoint notre désir, tant mieux, sinon, tant pis pour notre désir.

On n’est pas naturellement, initialement porté à exclure, rejeter le bien ou, le bonheur de la collectivité. (besoin d’affection, de sécurité, de relations etc) . En revanche, le bien de la collectivité implique nécessairement que le bien particulier soit exclu, non pris en compte dès qu’elle acquiert une existence par «elle-même. .

L’altruiste fait pitié. A partir du moment où quelque chose ne va pas dans le monde, l’altruiste qui veut le bien du monde se sent un devoir d’intervenir. A partir du moment où des personnes semblent malheureuses, celui qui croit être en communion avec elles, qui croit compter beaucoup pour elles, se sent un devoir d’intervenir. L’altruisme est d’autant plus sollicité que le système altruiste règne. Ce système sème le désordre pour mieux faire appel à des gens pour remettre de l’ordre, il sème la misère pour mieux solliciter des bienfaiteurs. (je suis venu apporter non la paix, mais l’épée) L’altruiste serait prêt à dépouiller ses voisins pour sauver un étranger. Il serait prêt à contraindre ceux qu’il veut à faire des dons à qui il veut.

Ayn RAND écrit dans « La grève » : « Vous proposez d’établir un ordre social fondé sur le principe suivant : que vous êtes incapables de diriger votre vie personnelle, mais capables de diriger celle des autres; que vous êtes inaptes à vivre librement, mais aptes à devenir des législateurs tout puissants; »

Dans « La vertu d’égoïsme » Ayn RAND  pose un cas de conscience intéressant. D’accord ou pas d’accord ? : « le sauvetage de quelqu’un en train de se noyer. S’il s’agit d’un étranger, il est moralement approprié de le sauver seulement lorsque le danger pour sa propre vie est minime ; lorsque le danger est plus grand , il serait immoral de le faire, puisque seul un manque d’estime de soi pourrait donner plus de valeur à la vie d’un étranger qu’à notre propre vie «  Quel sera le qualificatif approprié si on secourt cet étranger au péril de notre vie  : élan du cœur ou sentiment du devoir ? Désir propre ou obéissance à un principe supérieur ? :

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