LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

30 janvier, 2019

NE PAIE PAS TA DETTE

Classé dans : Dette — inconnaissance @ 18:41

Si nous avions une conscience claire ou une connaissance certaine de la raison de notre existence donc de notre présence sur terre, nous n’aurions nullement besoin, comme dirait LA PALISSE, d’en chercher une. Elle aurait un sens. Nous aurions un sens qui nous contenterait. Il est vrai que certains ont la chance d’être dotés d’un génie tel qu’il doit forcément se révéler et donner un sens à leur vie. Conscients de cela, ils n’ont plus qu’à l’exprimer autant que possible, contre vents et marées. D’autres sans doute portent en eux un grand projet, éventuellement funeste, qu’ils accompliront inéluctablement. Mais la plupart des hommes ne se connaissent pas de raison claire d’exister. En conséquence, ils ne savent pas quoi faire de leur vie . C’est au moins le point de départ, mais un point de départ qui est destiné à se dissiper. Car cet état étant inconfortable, déroutant, absurde, on saisit vite les occasions qui nous sont données de nous trouver une raison d’être.. Et comme les choses sont bien faites – si l’on peut dire – on se presse de nous fournir un sens à notre existence tant cette inconnaissance met tout le monde mal à l’aise.

Ne connaissant pas, initialement, la raison de notre existence, on n’a pas de raison de désirer autre chose que ce qui nous fait plaisir ou que ce qui supprime notre déplaisir. C’est à peu près la situation de l’enfant avant le langage n’est-ce pas. Le plaisir n’a pas besoin de justification, il se suffit à lui-même. Mais alors, si ce genre de désir manque chez chacun par ignorance de ce qu’il est, et si les autres ou la société, eux, ont ce genre de désir (un désir qui ne se résume pas à la satisfaction des sens, vous savez, le désir culturel de l’être culturel) c’est qu’ils doivent savoir qui ils sont. Eux. S’ils ont des désirs, ces désirs doivent être justifiés par une certitude qui nous manque. Et voilà la grande supercherie, la grande arnaque. Le désir en question est dans la langue, mais quelle est la raison d’exister de la langue ?

On en vient donc tout naturellement à vouloir satisfaire tous les désirs, toutes les demandes des autres, de la collectivité, de la société dans l’espoir de trouver le sens de notre existence. Et si on ne le trouve pas – car on ne le trouve pas – du moins, cela nous occupe , cela donne un sens à ce que nous faisons. Qu’est-ce que cela signifie concrètement  de consacrer sa vie à la satisfaction des désirs ou des demandes de la collectivité ? Cela signifie que l’on devient l’être des autres, cela signifie que l’on n’existe plus que pour les autres, qu’en tant que création des autres. C’est vraiment tout le sens du dialogue intérieur incessant, de toutes les pensées involontaires qui nous replacent dans le monde. Passé + présent → Futur. Il s’agit toujours du rapport soi des autres/autres. Il est bien évident que le soi des autres ne peut pas exister sans les autres et qu’il faut tout le temps le réactualiser, le corriger, le justifier. Mais de la même manière, les autres ont besoin de s’adresser au soi des autres. Ils ramassent tout ce qui traîne comme sens commun – comme ça, par habitude – et essaient de nous le coller sur le dos ou de nous interpeller avec cela. L’être pour les autres a donc les désirs que lui soufflent les autres.

Ainsi, le soi pour les autres ou l’être pour les autres est une construction de la pensée. Une construction toujours en cours. C’est clair, ce qui compte c’est son maintien, sa cohérence, sa continuité parce que on a tous de la mémoire et on a tous besoin d’intelligibilité. .

Embourbés que nous sommes dans ce dialogue intérieur , n’existant qu’en fonction des pensées qui passent, avec leurs affects, leur pouvoir, leur évidence, le soi des autres ne peut absolument pas prendre de distance par rapport à lui-même, se mettre en perspective, s’auditer.

On découvre sans doute un jour que ce qui nous déterminait, ce qui expliquait nos réactions, nos décisions, notre vie, opérait à notre insu. On comprend les facteurs de notre comportement, après coup. On découvre qui on a été, et qui on est, mais trop tard pour changer ce qui a été. Pendant tout ce temps, on était dupe de soi, de sa propre nature. C’était un soi conditionné par les autres, par sa propre éducation, son propre conditionnement. Le plus désespérant, ce n’est pas que nous ayons été celui que nous avons été, c’est le fait d‘avoir ignoré qui nous étions. Alors peut-on dire que ce soi des autres de nous ignoré a une raison d’exister ? Peut-on dire qu’héberger à notre indu ce soi des autres nous donne une raison d’exister ?

Et maintenant, avons-nous une bonne raison de penser que nous ne sommes plus dupes de raisons qui nous font agir et réagir en sachant que nous étions dupes auparavant sans savoir que nous l’étions et en croyant sincèrement ne pas l’être ? Si ce serait folie de le penser alors quel sens peut avoir notre existence déterminée ? Aucun à notre connaissance.

En collant à la morale qui représente le socle même d’une société puisqu’elle prétend lui donner sa valeur, sa légitimité, (ce qu’on fait, c’est toujours bien moralement parlant ) on ne risque pas de devenir un autre que ce soi pour les autres puisque c’est avec cette morale qu’on a été élevé, éduqué, conditionné. En quoi la morale se distingue-t-elle de l’ensemble des jugements de valeur que l’on a reçu de la société ? En quoi plaire à la collectivité se distingue-t-il d’agir moralement ? En quoi l’être pour la morale est-il différent de l’être pour les autres ?

Il suffit, pour mettre cela en évidence, d’imaginer ce qu’il se passerait si les autres ne savaient rien et ne pouvaient rien savoir sur nous, et que nous en étions parfaitement conscients. Quel besoin aurions-nous de continuer ce dialogue intérieur ? Quel besoin aurions-nous de nous préoccuper de la continuité d’un être pour les autres ? Aucun.

On souscrit au contraire à tout ce qui est sensé rassembler, à tous les codes, toutes les traditions, toutes les valeurs qui sont sensées être partagées, à tout ce qui semble collectif – les opinions, les comportements etc. On sera jugé en fonction d’eux, on se jugera en fonction d’eux. A-t-on tout ce que la société tient en estime, le dernier produit à la mode, la dernière situation en vogue, le bien qui vous classe, la situation sociale enviée. Souscrire à ce qui rassemble présente plusieurs avantages :. cela peut permettre de se faire apprécier par ceux dont on veut être proche, de se rapprocher d’eux ; cela peut permettre aussi d’avoir un être pour les autres estimé par tous.

Imagine-t-on une seconde un grand artiste au service de tout cela ?

Mais si cet être pour les autres trouve une raison d’exister dans cette société, cela ne répond toujours pas à la question fondamentale, initiale : pourquoi existai-je ? En conséquence de quoi, comme je l’ai déjà écrit, on n’a aucune dette envers ceux qui nous ont mis au monde, on ne leur doit rien, on n’a aucune dette envers la société puisqu’on ne vit que pour elle (c’est plutôt elle qui en a une) on ne lui doit rien. 

Tant que l’on croit que le sens de la vie est dans cet être pour les autres, on ne peut que la trouver absurde. On cogite tant qu’on peux contre cette absurdité. Quand on ne le croit plus, sa propre existence reste, pour soi-même, un mystère.

satu

Avec un LBD, on ne tire pas sur les manifestants. On ne leur casse pas la gueule. Également interrogé par Quotidien, vendredi, (le docteur ndr) Laurent Thines a précisé, au sujet de l’impact d’un projectile de LBD : « C’est comme si vous posiez votre tête au sol et que quelqu’un lâchait à hauteur de un mètre un parpaing sur votre visage. »Rien à voir avec cela, bien sûr : 

https://www.youtube.com/watch?v=5rT8KWUQ7ow

https://youtu.be/M3W8daqv3J4

Autre beauté. Je vais subjectiver au maximum. J’ai l’impression d’être plus sensible – je ne sais pourquoi – aux prestations d’Alexandra DOVGAN lors des concours ou compétitions que lors de ses concerts publics. (elle a joué le concerto 23 de MOZART de façon un peu désinvolte. Il y a bien plus dans MOZART)  Mettre le curseur à 1h 16 minutes 50 secondes pour ceci : 

http://tvkultura.ru/video/show/brand_id/61478/episode_id/1567732/   et merci beaucoup pour les gros plans . 

RAMEAU, GILLOCK, y-a-t-il mieux ? (12, c’est le max)

MALOFEEV à Paris (VUITTON) : 

https://www.fondationlouisvuitton.fr/fr/musique/concert/piano-nouvelle-generation-alexander-malofeev.html

 

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