LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

6 décembre, 2020

DES TROUPEAUX BÊLANT

Classé dans : Dictature — inconnaissance @ 12:37

Il y a bien longtemps que l’on ne sait plus qui on est, qu’on a oublié qui on était, depuis que l’on nous fait comprendre que telle réaction, ce n’est pas bien, il faut celle-ci, que tel choix, ce n’est pas bien, il faut celui-ci, tel sentiment, ce n’est pas bien, il faut celui-ci, tel désir, ce n’est pas bien, il faut celui-ci , tel but, ce n’est pas bien, il faut celui-ci, telle idée ce n’est pas bien, il faut celle-ci etc Fallait nous le dire que ce serait comme cela . Fallait nous le dire qu’il y avait déjà une Vérité du monde à respecter.

On a fini par n’être plus que la façade qui plaît aux autres, au monde, un être de composition pour la société, et la société est à l’extérieur, mais surtout, après tout ce traitement, à l’intérieur. . Car en effet, nous n’avons strictement aucune importance, aucune valeur, aucune existence indépendante, seule existe la société, et c’est en tant que forme sociale que l’on peut exister. On se sent sent obligé d’être en accord avec une vérité établie, une opinion générale, un raisonnement répandu, un ordre établi pour s’autoriser à dire ou faire quelque chose, on essaie de montrer logiquement que ce qu’on dit ou veut faire peut être bon pour tout le monde. Servir l’idée de société.

En dehors de cela, la question ne se pose même plus. On est celui qui a réussi ou échoué, qui plaît ou qui déplaît, c’est tout.

Être en phase avec un désir personnel bien en amont du personnage social, de l’objet de pensée-soi est rare. Si tout ce dont on est conscient, prend aussitôt le sens que la société lui donne, doit être utilisé comme la société le prévoit – notre visage, notre émotion, notre amour pour quelqu’un – parce que le mental ultra-conditionné fait aussitôt son travail, si tout doit avoir le visage requis par elle, par les autres, qu’est-ce qui nous reste ? Vivement le temps où des robots nous remplaceront pour être, faire, dire comme il est prévu, en notre nom. Elle sera contente. Pas difficile, nous sommes déjà des robots. 

L’objet de pensée-soi que nous sommes devenus et qui dépend totalement pour exister, s’alimenter, avoir de la valeur, des éléments que la société lui fournit, fait toutes ses volontés. Simplement, ces volontés sont nombreuses et diverses. Chacun de nous est un objet de pensée, un simple concept, de la société, une petite forme sociale, et c’est dans nos rapports avec tous ses représentants patentés, directs ou indirects, que cela apparaît le mieux.car alors, la société se présente sous la forme d’un concept ou d’une structure sociale bien définie.

Seule responsable, elle est la cause de sa propre perte, alors ses jérémiades, ses comédies, ses appels de détresse perpétuels, ses numéros de cirque ne me concernent pas. Être un dictateur ou être en détresse, il faut choisir, mais pas les deux.

https://www.youtube.com/watch?v=3z3uk90-k3Q

 

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