LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

5 juin, 2020

COLUCHE, REVIENS !

Classé dans : Europe — inconnaissance @ 14:43

Occupe-toi d’Amélie (du gouvernement) Dernier Z&N. du 3/05/20

Il y a deux possibilités . Si on veut parvenir à un bon accord, ou une bonne adéquation entre l’individu et la société, l’individu peut se changer, ou on peut changer la société. Dans le second cas, on a affaire à l’armée immense de ceux qui veulent refaire le monde et qui pensent savoir ce qu’il faut changer, ce qu’il faut améliorer. Tous les monsieurs d’Avisûr. Ils savent dans quelle société les hommes veulent vivre, sans même leur demander.

Dans le premier cas, c’est moins simple. . Quand la religion chrétienne s’adresse à ses fidèles, c’est à eux qu’elle demande des efforts, à eux qu’elle demande de s’améliorer. Tout repose sur leurs épaules. Elle fait comme si les individus étaient totalement libres de choisir et comme si leurs actions n’étaient pas le résultat d’une société. Comme si la connaissance à partir de laquelle ils font un choix, n’était pas déjà là préalablement, et comme si le choix n’en dépendait pas.

Sont-ils encore nombreux les gens qui souscrivent à ce genre de raisonnement ? Le temps n’est plus à la confession ou à la culpabilisation, il est à l’action. Les médias excitent les passions, les opinions, mettent en exergue les problèmes, font pleurer dans les chaumières.

Donc, les chrétiens déclarés et les chrétiens qui s’ignorent, l’immense peuple de culs bénis que les valeurs évangéliques ou chrétiennes font encore vibrer pourvu qu’on ne cite pas leur source, se sont transformés en bons samaritains laïques. Le bon samaritain laïque veut aider, veut être utile et participer à tous les projets apparemment d’utilité publique ou animés d’une bonne intention.

Leur conscience morale les porte à donner plus de valeur à leur vie de cette manière.

La nouvelle mode depuis un bon moment, mais de plus en plus, le moyen préféré ou privilégié de les mobiliser, c’est l’usage des verbes, de certains verbes.

Il y a un moyen infaillible de repérer les ennemis publics, ceux qui veulent utiliser, manipuler les gens. Ils ont définitivement abandonné l’idée que les mots pouvaient désigner quelque chose, pour en faire des réalités indépendantes à part entière. Comme cela, on gomme l’ensemble auquel ils appartiennent, et on en fait un système indépendant de la réalité. Si les mots sont des valeurs, le système est bon.

Mais avec tous ces discours, les concepts ainsi objectivés deviennent flous, douteux ; Liberté ? Hum Egalité Hum hum. Fraternité ? Hum Progrès ?, Hum hum Jutice Hhhummm Paix ? On ne sait plus à quel dieu se vouer. On est un peu désabusé. Sauf les indécrottables, bien sûr. Il faut au moins largement compléter cela. Alors on fait d’une pierre deux coups : avec les verbes, on vous donne l’occasion de devenir meilleur et de vous rendre utile sans chercher plus loin.  Des verbes complètement déconnectés de toute réalité.

Alors mettez des oellères, bandez-vous les yeux, ne vous posez pas de questions, sortez de votre monde, de vos chaussures, et contentez-vous de la bonne conscience que vous procurent ces verbes devenus des valeurs a part entière.

S’engager, participer, avancer, échanger, s’ouvrir, faire partie, agir, réformer, prendre ses responsabilités, se réunir, se désendetter, moderniser, prévenir, sécuriser, négocier, assurer, entreprendre etc(il y a aussi les substantifs correspondants : engagement, participation, réforme etc) C’est du même niveau que lorsqu’un petit enfant dit à ses parents : moi aussi je veux faire.

Tout ces verbes deviennent des buts en eux-mêmes, ils se suffisent à eux-mêmes, ce sont des raisons suffisantes. Ce sont presque des substantifs, et si possible, il faut les employer dans un sens intransitif. Cela peut être pour le pire, mais ce n’est pas grave. Les chemins de l’enfer….

Récréation. Mettez vos méninges au repos. Vous n’aurez besoin que de quelques neurones et de très peu de vocabulaire. Un membre du gouvernement parle comme il faut parler  :

L’Europe (texto, authentique) « Il y a des choses où elle a fait des choses «

 L’Europe qu’on veut, elle est un peu différente de celle qu’on a héritée »

« des choses où elle a peut-être pas été aussi loin « 

« On veut et on agit pour avoir une souveraineté européenne, pour avoir des moyens, pour mettre de l’investissement « 

« L’Europe qu’on veut, c’est l’Europe qui agit »  

«  vous êtes quand même européen, mais vous ne voulez pas que l’Europe agisse »

« Est-ce qu’on veut donner plus de pouvoir ou non à l’Europe pour une future crise ? »

« J’ai juste une vision, si on est l’Europe, et qu’on veut des règles « 

«  Je préfère aujourd’hui agir pour que demain les choses évoluent « 

Vouloir, agir, vouloir, agir.

Niveau primaire, bien sûr, mais dès qu’une idée de bien est associée à quelque mot, on est gêné de le rejeter.

Qu’est-ce qui manque à la France pour sombrer ?

 La décadence, on voit qu’on y est

 La fin d’une nation , c’est en cours, toutes les occasions sont bonnes pour amputer le petit reste d’indépendance de la France

 Une culture affligeante ? Ça y est (télé musique et cinéma sont passés par là)

 Des Français qui se perdent ou se noient dans un sentimentalisme international, hélas !

 Pas de grands hommes politiques , sûr

 Si on était en 39, Hitler serait accueilli à bras ouverts !

On ne fait pas partie du club Med, mais du club mou.

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