LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

3 mars, 2019

LES BOURGEOIS, C’EST COMME LES COCHONS…

Classé dans : fantasme — inconnaissance @ 13:20

Heu, je m’étonne d’être là, je ne vois pas pourquoi j’existe, mon existence n’est-elle pas superflue ? Attendez, on va vous dire votre raison d’être..suivez-nous ;..non, ce n’est pas cela..pas encore…attendez un peu…faites-nous confiance…..écoutez..non, bien sûr, on n’a pas dit que c’était cela…mais vous allez voir…continuez…un peu de patience …attendez…continuez….non, ne vous arrêtez pas à cela…attendez … vous allez y arriver…allez-y…etc Si vous continuez à y croire, vous êtes dans le fantasme.

Il suffit de taper « fantasme » sur le net pour commencer à avoir une bonne idée de ce dont il s’agit. Quelques exemples : Fantasmes sexuels : pourquoi sont-ils si importants ? Fantasmes féminins, quels sont les plus courants ? Pour en finir avec le (fantasme du) constitutionnalisme dogmatique D’un certain Occident malade de son fantasme d’Orient, le fantasme de l’homme auto-construit, grand remplacement : complot, fantasme ou réalité ? Sortir du fantasme d’hyper-contrôle , le fantasme de la ChinAmérique,

Qu’est-ce qui est un fantasme ? A chaque fois on le nomme. C’est ceci ou cela, et s’ils sont plusieurs (fantasmes féminins ou sexuels) ils se rapportent à une chose comme : la femme, le sexe. Ce qui est un fantasme, c’est ce qui a été objectivé, qui peut être précédé par un article au singulier mais qui est pourtant répandu, sociétal, collectif, culturel. De cette manière, ce serait quelque chose de partagé, une réalité commune. Parce qu’on n’appellera jamais fantasme l’expérience individuelle de quelqu’un qui se construit, ou qui a su apprécier l’Orient dans ses voyages. Cela devient un fantasme quand on accepte l’idée que c’est une réalité commune, un élément de culture . L’Occident malade. L’homme auto-construit Vous voyez comment cela se passe. Des concepts, des expressions, des idées apparaissent dans les échanges, ils deviennent des sujets de conversation, et puis vient quelqu’un qui croit avoir inventé la poudre. Il dit : voilà un fantasme. C’est juste en tant qu’élément constitutif d’une société, suite à des échanges que c’est un fantasme. Et c’est sûr que ce fantasme peut devenir lui-même un fantasme en réunissant toutes les conditions précédentes.

Comment ça marche ?

Le fantasme, c’est d’objectiver ce qui n’est pas objectivable et d’en faire des repères, des véritéspour la société. Quand MACRON parle de peur, de colère, de violence, il fait référence à ce genre de choses. Il réactive des fantasmes qui consistent à croire qu’il y aurait une violence, une peur, une colère –une seule à chaque fois – connuespar tout le monde,  éprouvéespar tout le monde, et qui pourrait être jugés sans problème pour cette raison. Il ne sait pas de quoi il parle sinon de ses propres représentations. Parce que cette réalité commune, personne ne l’a rencontrée. On n’a jamais vu un attroupement de gens pour assister à la manifestation de le colère dont parle MACRON. En fait, il fait simplement référence à ce à quoi on a pris l’habitude de faire référence sans savoir exactement de quoi on parle. Il y a la peur, la colère, la violence ; en s’appuyant sur le fantasme que tout le monde pense à la même chose, que tout le monde a la même représentation. On a fait de ce qui est particulier à chacun et non-objectivable, quelque chose d’objectif.

La question que l’on peut se poser est : quand je sers une des innombrables causesou valeurs sociales ou culturelles qui , parce que censément collectives, partagées, courantes, convenues, font parler et bouger, est-ce que je sers un fantasmeou est-ce que je fais quelque chose pour moi ou pour quelqu’un de réel ? Exemples sur France Culte , il y a à l’ordre du jour : le mythe du complot juif, les couloirs de la mort, le sauvage : un concept bien familier, comprendre les troubles psychiques…Dans la mesure où tout cela est nommé, objectivé, et peut recevoir un article au singulier, c’est un fantasme. A chaque détenu son expérience du couloir de la mort, à chacun son idée du mythe du complot juif, à chacun son idée du sauvage. L’article au singulier ne peut qu’être démenti par la parole de chacun, sauf à recréer d’autres fantasmes un peu plus loin. Le fantasme consiste à croire qu’il y aurait à chaque fois, une réalité commune, partagée que l’on pourrait désigner . Fantasme de l’existence d’une telle chose. Mais on a affaire là à une classe supérieure de fantasmes ; ce n’est pas tous les jours, dans la vie quotidienne, que l’on débat de ces sujets. Ce sont des questions dont certains intellectuels se sont fait une spécialité. On essaie juste de présenter ces fantasmes comme des choses très sérieuses traitées par des gens sérieux qui veulent qu’on parle de cela dans la société.

La société est un fantasme, on convient de dire que la société c’est ce qui est désigné quand on utilise le mot société. Pas mieux. Vous pouvez être certain que si plusieurs personnes utilisent ce mot en croyant être d’accord, on trouvera quelqu’un pour dire que c’est un fantasme. Et il aura raison.

- mais on est bien obligé de parler comme cela

- oui, mais on devrait savoir que ce n’est qu’un jeu culturel, pas des vérités, on ne devrait surtout pas tenter de convaincre les gens que ce sont des vérités.

On a une mission n’est-ce pas ? On est responsable ? On ne sait pas trop pourquoi, de quoi, mais on se sent tellement naturellement responsable qu’il suffit de nous titiller de ce côté-là pour que le sentiment se réveille. Par exemple, on se sent responsable du réchauffement climatique. Moi je trouve aussi absurde de me sentir responsable du réchauffement climatique que des dysfonctionnements de la Poste ou de la SNCF. Donc je trouve aussi injuste de payer pour ce réchauffement que pour les dysfonctionnements de ces organismes. Je n’irai pas essayer de dire qu’il y a un rapport de cause à effet entre ce que je fais ici et ce qu’il se passe à 5000 kms, et je n’entends qu’on les gens là-bas insinuent que ce qui leur arrive est la conséquence de ce que je fais ici .

La mission dont on se sent investi (en tant qu’enfant de Dieu, que frère des hommes, que membre d’un groupe, qu’enfant de ses parents ou autres pensées ) implique que l’on donne à tout ce qui se présente le sens correspondant, conforme à notre façon de penser. Si ce n’est pas un super fantasme cela, je ne sais pas ce que c’est. On désire que le grand soir arrive …ooh on dirait qu’il approche …ooh n’est-ce pas ce qui commence à arriver ? Ah zut ! Non ! On idéalise ce fier à bras qui semble incarner toutes les vertus que l’on aime et qui semble vouloir réaliser notre rêve ..ooh, ce n’était qu’un Rastignac ! Dieu, les hommes, les gens de notre groupe, nos parents n’étaient pas ce qu’on croyait qu’ils étaient. Nos chers frères humains peuvent venir nous assassiner. Dans l’Eglise catholique, il va devenir difficile de trouver un prélat qui n’a pas touché à la pédophilie. La sainte Eglise catholique »tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon église et les forces de l’enfer ne prévaudront pas contre elle, tout ce que tu lieras sur terre sera lié au ciel. » Et patatras ! Il est beau le ciel ! Le message évangélique, l’essence du christianisme, forgée par des siècles de puritains masculins à l’esprit sectaire et aux ambitions démesurées (ambition d’autorité morale : la pire) , sont un excellent moyen de fabriquer des pervers. Puisque la chair et ses plaisirs ont toujours été condamnés, puisque le sacrifice de soi, ou le renoncement à soi (avec comme exemple suprême celui de Jésus) est fondamental, puisque le péché est une obsession de cette religion, puisqu’on y rêve de pureté ou de sainteté, puisque la vie , telle qu’elle est conçue , est artificielle, invraisemblable, puisque la mort est omniprésente, puisque tout concours à rendre les esprits malades, malsains, tordus, les résultats sont là. « On juge l’arbre à ses fruits »

Nos représentations sont peintes aux couleurs des missions, devoirs, responsabilités que l’on s’est forgé au fil du temps et ils reposent sur des fantasmes du genre de ceux qu’on a décrits. Dieu, la nature humaine, le bien général, les idées morales ou psychologiques ou esthétiques, la société, autrui, la famille etc tout cela ayant été objectivé pour fonctionner comme une vérité reconnue de tous. Des objectivations que l’on nous a vantées. .Cela satisfait à un besoin répandu : saisir quelque chose, se cramponner, c’est rassurant. Rien de tout cela n’est objectivable. La bataille culturelle a toujours consisté à faire prendre ses fantasmes pour des vérités. Ceux qui réussissent cela, et ils sont légions, nous rendent malades.

Le terrain est fertile hélas. On ne sait rien de notre nature, de notre hérédité, de nos prédispositions etc initiaux quand on arrive sur terre. On ne sait rien de la nature et des tendances du milieu dans lequel nous tombons, de la société où on arrive. On ne sait rien des conséquences et des effets à long terme de ce qui nous arrive ; et les autres ne nous apprennent quasiment rien au sujet de tout cela. Non seulement on ne sait pas pourquoi on existe, mais on ne comprend pas comment on fonctionne, pourquoi on est comme cela. 

De tout temps, les hommes ont voulu trouver une raison à leur existence, à l’existence du monde. Pourquoi le monde est comme ceci et pas comme cela ? Pourquoi y-a-t-il quelque chose plutôt que rien. L’imagination y est allée bon train. Les fantasmes ont été pris comme des vérités parce qu’ils semblaient vraisemblables. Il fallait trouver une réponse à l’énigme de sa propre existence. Attendez, on va vous dire votre raison d’être..suivez-nous ;..non, ce n’est pas cela..pas encore…attendez un peu…faites-nous confiance…..écoutez..non, bien sûr, on n’a pas dit que c’était cela…mais vous allez voir…continuez…un peu de patience ;..attendez…continuez….non, ne vous arrêtez pas à cela…attendez … vous allez y arriver…allez-y…etc Coup de sifflet ! Fin de partie !

Quand on tient tellement à décrypter le monde conformément à une façon de penser à laquelle on tient, qui fait notre identité, on fantasme, on fantasme, on fantasme. On voit des liens, des accords, des ententes partout, des rapports de cause à effet, des intentions, du sens, des représentations conformes à notre désir, notre idéal.(foyers de fantasmes) Vous pensez avoir une mission, vous pensez que vos convictions sont du plus grand intérêt ( j’ai des convictions, j’ai des convictions comme le répètent ces pauvres politiques) alors elles trouveront bien à se reconnaître dans une des innombrables présentations que l’on vous fait de la société. Vous y trouverez une raison – momentané – d’être.

Vous êtes en panne de repères ? Vous voulez du neuf ? Les médias sont là pour vous en offrir, la micro-actu minable d’un personnage connu ou d’une star en quête de buzz fera l’affaire. A moins que ce soit la dernière grande cause à la mode. Si ça passe sur les médias, c’est que ça compte. Et si ça surnage un peu, un animateur vedette en primetime en fera quelque chose.

Le fantasme, c’est le non-objectivable qu’il convient de dire que l’on désigne quand on utilise le mot, le concept, l’expression.  Mais on ne va pas rendre des comptes à des fantasmes.

Pas de fantasme, cela signifie : pas de mission déjà là, pas de devoir déjà là, pas de responsabilité déjà là.

Ouvrir son cœur, c’est une belle image. (Il ne s’agit pas de se faire opérer du cœur.)On n’ouvre grand son cœur qu’avec de rares personnes, et encore, évidemment, pas complètement, et pas souvent. C’est que, là-dedans, c’est hyper-sensible, hyper-intime. Mais vous pouvez l’ouvrir sans aucune crainte en écoutant cela. La musique en sortira. :

https://youtu.be/1vY9iv48P2A?t=285.

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