LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

13 avril, 2017

FRERES ET SOEURS

Classé dans : Fraternite — inconnaissance @ 10:20

donnez-vous la main

Ceux qui ont fait quelque chose de grand de leur vie ont comme point commun d’avoir été des personnalités d’exception et d’avoir accompli leur destin. Ils ne se sont pas mis au service de la société, ils n’ont pas cherché à plaire aux autres, ils ne se sont pas laissés paralyser par la morale commune ou le sens commun. . (« Je suis une force qui va « écrivait Victor HUGO) A l’opposé, on a beaucoup de gens qui font l’éloge, par exemple, de grands écrivains, qui tentent de faire partager leur admiration aux autres, qui tentent de les convertir, mais ces gens sont bien incapables de prouver qu’ils ont compris le génie de ces écrivains et d »expliquer clairement les raisons personnelles de leur admiration. Non, ce qu’ils veulent transmettre, c’est l’opinion générale, le jugement convenu.. Ils sont au service de la culture officielle.

Ils font cela par altruisme, ils sont au service d’un groupe ou d’une cause collective. Et ils se heurtent à ceux qui refusent de se falsifier c’est à dire d’être insincères dans leurs goûts.

C’est ainsi que l’on passe son temps à plaider pour des tas d’idées pour la seule et unique raison qu’elles sont passées dans les mœurs et jouissent d’un grand crédit. (ou au contraire à honnir quelque chose ou quelqu’un parce que tout le monde ou presque le fait) C’est bien de faire cela.

On peut être sûr que si on a le souci constant du bien, on passera toute sa vie dans le même petit univers. Quand il ne s’agit pas de réalisations concrètes devant satisfaire un objectif bien défini, (mais dans ce cas, on emploie plutôt des termes comme : appropries, efficaces, utiles) les jugements de valeur viennent de tous les  « faire ceci est bien », « dire cela est bien » que l’on a entendus durant toute notre existence. On a cru ceux qui parlaient ainsi, on a fait nôtres leurs jugements, on s’est construit grâce à eux, on s’est identifié à eux, on s’est pensé avec eux. Maintenant, ils forment notre identité, celle à laquelle nous tenons, sans laquelle on n’est plus rien, on ne vaut plus rien. (tout ce qui fait autorité dans nos pensées) Ils sont pourtant généraux et incapables de prouver leur justesse. Maintenant, on leur est assujetti, on reste étroitement soumis à ce conditionnement, on n’en sort pas. Pour sauvegarder, défendre notre identité, on voit le monde à travers cette grille ancienne. Ces jugements confortent notre identité, notre identité nous fait continuer à porter ces jugements. C’est bien verrouillé.

Dans ces conditions évidemment, le fait de revendiquer ou d’assumer d’avoir dit ou fait quelque chose de contraire à ce conditionnement ou à cette personnalité conditionnée est libérateur. (on dit aujourd’hui : décomplexé) Mais au-delà de cela, il y a le fait que le bien se confond avec l’altruisme. C’est toujours le bien des autres. C’est toujours général, l’idée est bonne pour tout le monde, tout le temps. C’est toujours une valeur parce que la culture en a décidé ainsi et que l’altruisme – le fait de donner la priorité aux autres – est la valeur fondamentale. Donc le fait de ne plus être altruiste, de ne plus donner la priorité aux autres par principe, permet de retrouver une liberté fondamentale sans esclandre.

On sait qu’il y a quelqu’un derrière tout ce qui ne fait pas partie de la nature. Cela ne tombe pas du ciel ni ne naît par génération spontanée. Si on ne voit ni ne connaît les auteurs de ce qui nous entoure, des lois et des processus sociaux ou mondiaux, on l’imagine. Ce qui est invisible, ce sont les corps, ce que l’on devine, observe, détecte, infère, c’est un esprit à l’oeuvre. Un esprit individuel ou collectif. Groupes ou collectivités constitués, institutions ou organismes, il y a des gens derrière, biens matériels, il appartiennent à quelqu’un, sens ou règles communs, ils sont inventés par certains et approuvés par un groupe, valeurs morales ou sociales, ils sont appréciés et défendus par les autres.

C’est avec ces esprits que l’on essaie de faire preuve d’empathie. Tout ce qu’il y a autour de nous peut réveiller et activer notre altruisme et notre empathie. Partager, voire épouser l’état d’esprit ou les désirs du groupe, de l’organisme, des auteurs, des adeptes du sens ou des règles communs, des aficionados des valeurs morales ou sociales . A tous les niveaux, on peut retrouver la triade : altérité + collectif + valeur, A tout moment, on peut être tenté de faire preuve d’empathie, d’essayer de nous mettre à la place de ces esprits Mais ces esprits, ces réalités sociales, ces événements, ont toujours été, sont et seront toujours affaire d’interprétation, de présentation, de point de vue. Il y a des organisations spécialisées pour présenter la version officielle de ces interprétations, points de vue, présentations.

Une fois qu’on a tenté de partager la problématique en question, il s’agit toujours de faire plaisir à quelqu’un afin de concrétiser ce service de l’esprit. .

A la différence des gens dont nous parlions au début, l’empathie favorise la paralysie. Avec l’empathie comme raison de vivre, on n’en a jamais fini de s’émouvoir . S’émouvoir devient un but. C’est l’essence du christianisme et de son avatar, le socialisme. Ce n’est pas étonnant, la religion de l’autre, c’est la religion des états d’âme, des émotions, des sentiments des autres. . .

Peut-on vivre sans chercher constamment et de toutes les façons à se faire une bonne opinion de soi, sans être l’esclave de cette façon altruiste de se penser  ? Car l’altruisme exige l’empathie, l’empathie prouve l’altruisme. C’est le bien, tel qu’on l’a appris.

L’altruisme veut être empathique, mais ce n’est pas toujours facile. L’autre est différent et la communication est un exercice ardu. Heureusement, la socioculture nous offre un grand nombre de thèmes autour desquels on peut se retrouver,, un grand nombre d’accords théoriquement disponibles. L’altérité, c’est la séparation d’avec le penseur. La généralité ou le collectif est véhiculé par la langue. La valeur concerne évidemment l’altérité et la généralité. Ils sont jugés positivement ou négativement. On ne pourrait pas porter de jugement de valeur s’il n’y avait pas altérité, on ne donnerait pas à son jugement un sens général s’il n’y avait pas généralité. La valeur partagée, permet l’empathie. La condamnation interrompt l’empathie avec celui qui est jugé, mais il est partagé par tous ceux qui portent le même jugement.

« Ils ne croient pas au progrès, ils méprisent la démocratie, ils sont de retour »  (France culture) Pensée du progrès ou de la démocratie (ce sont des concepts). Progrès et démocratie sont des généralités. Jugement et jugement du jugement comme la phrase le suggère déjà. (en principe, progrès et démocratie sont des valeurs). Bon, on peut supposer que vous faites parti de ceux qui ne croient pas etc Cela veut dire qu’il y a moyen de partager des sentiments à l’égard de ces deux notions ; Les valeurs servent à cela : à essayer de partager les mêmes sentiments, les mêmes émotions, pour que l’empathie soit possible. Si on ne les avait pas… !

Dans la vie, on cherche souvent la valeur (commune) que peuvent avoir les choses. On en a besoin. (comme la grand-mère du narrateur de « A la recherche du temps perdu » savait voir l’art là où il se trouvait)

Et on est plus ou moins accroc à ce partage : il suffit de considérer le nombre et la force des valeurs socioculturelles qui régissent notre eà xistence ,et il suffit d’être attentif au fait que notre souci d’être empathique découle directement du nombre et de la force de ces valeurs . La preuve, on se sent coupable voire on se sent mal quand on n’est plus altruiste, quand on ne pense plus à certaines personnes ou certaines causes.

Pourtant, encore faut-il que l’empathie dont on fait preuve soit bien accueillie par l’autre en question. S’il nous exclut, nous méprise, et qu’en plus, il n’a aucune intention de pratiquer la réciproque, l’empathie devient particulièrement ridicule. .

Nous sommes environnés, entourés, par des accords, des liens, des intentions, des projets, des problèmes, des mouvements, des groupes, des causes, des situations auxquels nous avons le tort d’accorder une existence à part entière et quasiment autonome du seul fait que nous les concevons et que nous imaginons un esprit derrière, alors que tout cela est le résultat d’un grand nombre de facteurs, de hasards, d’influences, d’accidents, de processus qui nous échappent complètement. L’altruiste empathique se sent concerné par toutes ces créations de la pensée qui acquièrent une dimension générale, il veut comprendre et partager tous ces problèmes Le sort de l’altruiste empathique dépend du sort de toutes ces œuvres de l’esprit, non pas qu’il serait directement et concrètement impacté, mais parce qu’il est content si toutes ces oeuvres prospèrent. C’est normal, si on se dévoue, si on se met au service de quelque chose, c’est pour que l’objet de notre dévouement soit content. Pour se réjouir de ce contentement, il faut en être informé. Pour en être informé, il faut être sensible au sort d’autrui. Si on est vraiment altruiste, il n’y a que cela qui compte.. C’est toujours la société qui réclame un don total des individus. 

Davantage de problèmes, d’accords ou de désaccords, d’intentions, de liens, de mouvements, de groupes, de causes, qui obtiennent notre adhésion, suscitent notre mobilisation, c’est plus de soucis en ce sens.

L’esprit altruiste empathique a été mis en évidence de façon aiguë par Ayn RAND qui a prévu à quels excès il conduit naturellement. (Extraits du livre : « La Grève ») Cela se passe dans une entreprise régie par l’altruisme collectiviste. La demande crée le droit, l’altruisme est obligatoire. L’empathie doit régner. Il reste juste à choisir les besoins de qui créent des droits et sur qui les besoins créent des droits.

« L’idée, c’était que chacun dans l’usine travaillerait selon ses possibilités mais serait payé selon ses besoins « 

«  plus dur vous travaillez plus on exige de vous …quarante heures par semaine, puis quarante-huit, puis cinquante-six, pour le dîner du voisin, pour l’opération de sa femme, les amygdales de son fils, la chaise roulante de sa mère, les études du neveu…. »

« C’est quoi les capacités de chacun ? Quel besoin est prioritaire et pour qui ? Quand on fait un pot commun, on ne peut pas laisser chacun apprécier ses propres besoins. Autrement, il y en aurait un qui réclamerait un yach  ?

«  Enfin bref, il avait été décidé que personne n’aurait le droit de juger de ses propres besoins ou capacités. Que ce serait décidé par un vote, deux fois par an, en assemblée « 

« Une seule a suffi pour qu’on comprenne qu’on était devenus des quémandeurs, des pleurnichards, des geignards, tous, vu qu’aucun ouvrier ne pouvait plus considérer sa paie comme légitimement gagnée. Il n’avait plus aucun droit. Le fruit de son travail ne lui appartenait plus, il appartenait à la famille , et elle ne lui devait rien en retour « 

«  Vous devinez la suite. Il y avait ceux qui fermaient leur gueule tellement ils avaient honte, et ceux qui raflaient la mise « 

«  On a commencé à cacher nos capacités, à couler les cadences, à ne pas travailler plus ou mieux que le voisin « 

«  Pourquoi bosser puisqu’on savait que la somme dérisoire qui nous était allouée serait de toute façon versée « 

«  Celui qui voulait jouer le jeu devait se priver de tout..Il s’en voulait de fumer pour cinq cents de tabac ou de mâcher une tablette de chewing-gum, inquiet que quelqu’un puisse avoir plus besoin que lui de ces cinq cents »

« on devait se plier à un code moral qui punissait ceux qui le respectaient. Plus vous le respectiez, plus vous souffriez ; plus vous trichiez, plus vous étiez récompensé. Votre honnêteté était un instrument à la merci du premier malhonnête venu »

«  Et qu’est-ce qui nous poussait à travailler comme ça, à votre avis ? L’amour de nos frères humains ? Quels frères ? ..On nous apprenait à les haïr…On a commencé à s’immiscer dans la vie des uns et des autres « 

«  Non il y avait une autre raison derrière ces bobards une raison que personne ne voulait s’avouer. Ils nous aidaient à faire passer pour vertu un truc qu’on aurait eu honte d’admettre autrement. Pas un seul gars qui n’ait pensé qu’avec un tel système, il pourrait profiter un peu du de travail de plus compétent que lui. »

«  vu le résultat dans une petite ville où tout le monde se connaissait, imaginez à l’échelle mondiale ? Imaginez que votre vie et votre travail soient subordonnés aux catastrophes et aux malheurs de la planète…que vous soyez obligé de travailler sans espoir de vous élever et que la moindre faillite, famine ou épidémie n’importe où sur la terre menace votre subsistance, votre foyer, vos loisirs. Que vous soyez obligé de travailler sans espoir d’améliorer votre sort jusqu’à ce que tous les Cambodgiens mangent à leur fin et que tous les petis Patagoniens aillent à l’université « (Pour France-culture, dans sa conception de la République et de la démocratie, cette obligation est la conséquence d’un droit régalien)

Considérez l’association actuelle : Dette détenue par des puissances d’argent et qu’il est impossible de rembourser et donc qui nous met perpétuellement en leur pouvoir+ Constitution d’un système mondialisé et standardisé gouverné par des gens inaccessibles, hors de notre pouvoir, et choisis par des gens obscurs on ne sait pourquoi . L’universalisme (humanisme et droitdel’hommisme, la fraternité est la valeur pour l’empathie universelle) risque de tourner au cauchemar.

Hernani :  » Ne me rappelle pas, futur César romain, que je t’ai là, chétif et petit dans ma main, et que si je serrais cette main trop loyale, j’écraserais dans l’oeuf, ton aigle impérial ! « 

Don Carlos :  » Monsieur, vous qui venez de me parler ainsi, ne demandez un jour ni grâce ni merci «   (Victor HUGO) 

(va-t-on élire comme président ou présidente un chef d’Etat ou une vedette qui prend bien la lumière ?) 

macr

Tout le monde sent, au fond de soi, même s’il ne le reconnaît pas, que cette opération Macron est un coup fourré ou un coup monté.

Franchement, Macron sera le président de qui ?

Mondialisation

bonb

Tu vois, le monde se divise en deux catégories,

ceux qui se résignent, et ceux qui ne se résignent pas.

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