LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

10 novembre, 2016

LE MONDE QUI VIENT

Classé dans : Globalisation — inconnaissance @ 14:54

NICOLAS 2, MUSSOLINI, CEAUSESCU, KHADAFI etc ont pu vérifier, à leur dépens, que les peuples savaient trouver et châtier les responsables physiques de leur malheur.

Ce n’est plus le cas, en Occident, au niveau politique, économique, financière, juridique.

Comme nous le savons en Occident, les dirigeants politiques ne sont plus que des agents dévoués d’instances, d’organismes, de structures, de tribunaux internationaux (ONU, OMC, UE, OTAN, etc etc) dont les objectifs, les motivations, les stratégies échappent complètement aux peuples. (pour la moindre raison, les chefs d’Etat se consultent avant de déclarer quoi que ce soit et n’assument même pas leurs déclarations) Pas difficile de savoir ce qu’ils feront : ils feront ce que ces organismes leur diront de faire, de quelque bord qu’ils soient  Tout ce qu’on peut faire, tant que la démocratie existe, c’est les virer pour les remplacer par leur jumeau. .

C’est la mondialisation ou la globalisation. Cela signifie que le vrai ou grand pouvoir semble abstrait, introuvable. Pas de responsable = personne à qui se plaindre. C’est pour cela que la globalisation est dite, irréversible, inéluctable. Et comme elle est inéluctable, il est inutile de demander en quoi elle consiste, où elle va, et à qui elle profite effectivement..

Fiat volontas tuas. Quelle que soit cette volonté. La globalisation implique résignation. Tout ce qui a une dimension internationale de par la loi ou l’ordre voulus par ces instances, organismes, structures, tribunaux, cours etc est fatal. (et les Français sont fatalistes)

La suppression de ces organismes internationaux, voilà qui serait une grande et réelle révolution. Mais cela semble impossible. Et personne ne croit TRUMP quand il remet en question l’OMC et l’OTAN.

Les institutions nationales de par leur nature abstraite, formelle, se diluent assez facilement et rapidement dans ce nouvel ordre quand elles sont livrées à elles-mêmes. Les problèmes ne commencent à apparaître que lorsque l’on fait intervenir les opinions et volontés des peuples.

Alors que se passe-t-il quand les façons de penser traditionnelles, comme celles des partis, sont à la fois complètement désuètes, et privées de substance, quand elles n’ont plus de prise sur l’histoire, la politique ? On se rabat sur le sociétal, sur la morale, (pas de classes dans la morale, mais c’est classe!) sur les aspects des idéologies anciennes indépendants du politique et de l’économique. Dans les élections en France, le progrès social, la défense des droits économiques que la mouvance socialiste (partis, syndicats, ) défendait sont abandonnés. Elle soutient des candidats décidés à prendre des mesures antisociales, pourvu que ces derniers aillent dans son sens dans le domaine sociétal et moral. (OBAMA, en matière de politique intérieure, a été un HOLLANDE distingué)

Or il se trouve que les idées que défend la mouvance de gauche en matière sociétal et moral va tout à fait dans le sens de la globalisation. Elles lui sont inspirée par elle. C‘est vrai sur le plan des mœurs, sur le plan des migrations, sur le plan des droits du citoyen, sur le plan culturel. (Le pire qui pourrait arriver à tous ces prétendus artistes qui ne vivraient pas sans subventions, c’est que l’exception culturelle disparaisse, qu’ils soient livrés à la concurrence mondiale et privés du soutien de l’Etat)

La globalisation, en France, a de beaux jours devant elle. Elle a ses tenants, défenseurs chez ceux qui en profitent ou qui sont rétribués par elle, et aussi chez tous ceux qui autrefois avaient pour mission de défendre toutes les couches populaires et qui la favorisent de la manière ci-dessus. 

Deux voies s’offrent pour les peuples. La voie de la résignation et du conformisme, il n’y a qu’à se laisser entraîner par le matraquage médiatico-politique, impressioner par la pensée unique. Puisque tout cela les dépasse il n’y a rien à faire. Et la voie qui consiste à se dire que puisque les forces de désintégration sont mystérieuses et hors de portée, il n’y a qu’à les ignorer et à reprendre la main sur tout (absolument tout) ce qui est à portée partant du principe toujours valable qu’il n’y a pas lieu de céder quoi que ce soit tant qu’on n’a pas tout fait pour le conserver.

Car il me semble clair que la globalisation, c’est le règne des trafiquants. Trafics de capitaux, trafics de marchandises -même les denrées alimentaires de première nécessité – trafics d’armes, de drogue, trafics de gens, trafics d’informations. Le droit international et les organismes qui le contrôlent donnent un visage légal à ces trafics. C’est le profit maximum de quelques uns obtenu par des moyens nauséabonds. Le monde est leur terrain de jeu. Un maître-mot : l’opacité. (voir le TAFTA par exemple) Cela ne peut que mal finir, car il ne faut pas compter sur ces organismes internationaux – dévoués à leur cause – pour les mettre au pas.

Cela pourrait être la leçon à tirer, après la victoire de TRUMP, de la révolte de certaines classes américaines : celles que OBAMA a méprisées, celles qui n’étaient pas dans le radar de CLINTON (celles qui ne faisaient pas partie des communautés diverses et variées et des acteurs de la mondialisation) .

Les deux partis, aujourd’hui, ceux qui permettent de comprendre les choses, c’est le parti de la résignation, le parti du  oui, et le parti du ressaisissement, le parti du non. Les Américains ont dit non.

Il faut savoir cependant, qu’il y a moins  de fanatisme chez ceux qui défendent une cause, une idéologie, que chez ceux qui défendent la morale.  Et le risque de guerre civile vient de l’existence de communautés trop différentes et de meneurs fanatiquement identifiés à une morale. 

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