LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

1 août, 2020

A LA RECHERCHE DU SENS COMMUN PERDU

Classé dans : Illusion — inconnaissance @ 16:00

et j’allais ajouter : « jamais trouvé » mais si justement, et c’est bien le problème, certains pensent l’avoir trouvé.

N’est-ce pas que la vie est belle ? Nous la passons à essayer de faire du bien à des idées générales qui ne sont que le produit d’histoires que l’on se raconte et que l’on se transmet de génération en génération. Elles n’ont aucune base dans la réalité. C’est une invention des mythes, des légendes, des superstitions, des religions, des récits littéraires, des épopées que nous avons tant aimés au fil du temps. Pures créations de l’imagination qui n’existent que parce que nous y croyons et continuons à les vénérer.

Tout ce qui peut exister, c’est un accord pour se comporter comme ceci et comme cela les uns avec les autres. On aurait pu choisir de se conduire autrement. C’est juste un modus vivendi. Malheureusement, si accord il y a, il laisse à désirer, il est trouble et le résultat d’un conditionnement de masse.

Les comportements, les actes des gens, les gens eux-mêmes, ne nous intéressent pas, ce que l’on fait, c’est de les cataloguer, de les classer, immédiatement sous telle ou telle idée. L’adjectif règne, on en fait souvent un substantif, mais c’est un adjectif à l’origine (beau, beauté, bon, bonté) Vous savez ce que c’est qu’un adjectif ou un adjectif substantivé ? C’est un jugement qui vous dit ce qui est bien ou mal sous un certain angle. Les créations de l’imagination qui ont trouvé leur source dans les mythes, les contes, les légendes se sont diversifiées de mille façons. Toujours en gardant leur nature imaginaire. Quelle était la langue, quels étaient les mythes et légendes dans l’Egypte Antique, à Sumer, encore avant, et encore avant ?

Quelle est la conception de l’homme des Chinois, des Inuits, des Indiens, des Pygmées, des Yanomanis ?  Allons-nous les envahir et les punir s’ils n’ont pas la même que nous ? 

Donc on ne regarde pas le monde, les autres, on regarde dans quelle mesure ils confirment, représentent, incarnent les idées générales qui nous sont chères. Idées morales, idées esthétiques, idées sociales, idées psychologiques, idées politiques…etc Avant même d’avoir commencé à faire fonctionner nos sens, nous les avons déjà jugés et classés. .Cela fait savant.

Tout cela, c’est de la pensée minable reposant sur des croyances. Mais certaines personnes mettent tout leurs espoirs en elle, surtout si elle est du genre à conduire à un salut ou un idéal quelconques.

.Le monde et ses interminables problèmes et drames, catastrophes et violences ! Mais il est fondé sur de magnifiques et illusoires idées générales. (comme celles dont s’enorgueillit les présidents que l’on sait) Réussite ? Réussite de quoi exactement ? Tout peut disparaître du jour au lendemain. Tout. L’institution, l’éducation, les grands principes, un Dieu, un chef-d’oeuvre.

Reprenons : .«  quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son coeur. » (Matthieu – 5) Qu’est-ce que c’est que ces bêtises ? Il est donc question du coeur de tout le monde, sans distinction ? Du coeur dont on parle, du coeur dans la culture ?. C’est comme si le coeur de tout le monde était sommé de fonctionner comme l’indique cette affirmation ? Mais la vie vient de la nature, pas de la parole. C’est idiot de croire que parce que l’on fait référence au coeur auquel tout le monde est censé penser parce que c’est un sujet de conversation, cela va forcément correspondre à ce qu’il y a au centre de chacun. Voilà un bel échantillon !

Toutes ces histoires que l’on raconte depuis tout ce temps ne créent rien d’autre que des pensées, pas la vie. Ne nous occupons plus d’elles, ne croyons plus dans l’existence de ce que ces mots désignent ( le coeur ou la foi ou l’espérance ou la franchise ou l’amour etc) , et on n’aura plus rien à voir avec ce qu’on raconte. Cet allumé a l’intention d’instaurer un ordre où on vous dira ce qui se passe en vous.

Non mais vouloir donner à ce genre de choses, auxquelles je peux donner le sens qui correspond le plus possible à ce dont je suis conscient, le sens usuel, le sens courant, le sens commun, c’est ridicule ! .

Et pareil pour tout. Il faut faire attention à ne pas laisser les gens donner un sens commun aux choses qui nous concernent de près.,

Que resterait-il de nos croyances, de notre recherche, si on ne pouvait plus rien montrer, communiquer, exhiber, si on était vraiment le seul, dans notre solitude, à pouvoir donner de la valeur à ces idées générales ou sans prendre à témoin quelques idées conditionnées. ?

Dévoilons le pot aux roses. Chaque chose, chaque objet, chaque événement, chaque fait, chaque personne, a tendance a se présenter sous la forme d’une idée générale. Pour savoir si c’est la cas, il suffit de se demander si le mot qui nous sert pour le désigner, le nommer (rose, éclaircie, colère, obscurité, impolitesse etc etc) se présente comme s’il était ou pouvait être précédé de le ou la, un ou une;(la rose ou une rose, une éclaircie, la colère ou une colère etc) cela indique que nous faisons référence à « l’idée générale de » ou « au sens commun de ». L’idée générale, c’est le sens commun, le sens qui doit être connu de tout le monde pour que l’on puisse se comprendre et parler de la même chose. On est dans le cadre de la communication.

On fait comme si on était dans la tête de chacun et on désigne un discours.

Le sens commun n’existe tout simplement pas, c’est une illusion. Même en prenant des choses bien concrètes comme une rose, une table, là, devant nous, elle a pour nous un passé, un aspect, un attrait, un sens qui nous sont personnels. Alors vous pensez bien qu’avec ce qui n’existe que dans l’esprit des gens et nulle part ailleurs, avec tout ce qui n’est pas une réalité sensible, il n’y a que des sens différents. La comédie consiste à confirmer que l’on est d’accord avec l’autre sur ce dont il parle. Ne grattez surtout pas, vous perdriez à chaque fois.

Les pauvres enfants ne peuvent que commettre l’erreur de croire que lorsqu’un adulte ayant quelque autorité parle de morale, de règles de conduite, de la société, il exprime un savoir, c’est à dire que ce qu’il désigne serait accepté, admis par tout le monde.

Les pauvres supporters d’un homme politique dont la fonction est de faire des discours qui ne font référence qu’au sens commun qui n’existe pas, qu’à la morale commune qui n’existe pas, en sachant très bien cela mais en trompant son auditoire, sont aussi naîfs que les enfants.

Ceux qui n’ont à la bouche que les convenances, les coutumes, l’ordre établi, la morale et qui croient avoir trouvé là un sens commun véritable se cantonnent et se replient de plus en plus dans leur bienpensance; Mais leur foi est ridicule.

Ceux qui n’ont à l’esprit, dans le cadre d’une profession, d’une institution, que les codes, les procédures, les concepts associés et qui fonctionnent comme de purs concepts en oubliant qu’ils ont affaire à des individus, font leur profit du service du sens commun, le sens commun particulier à leur cas.

Dans ces conditions, tout est jugé, même l’objet le plus banal et le plus inoffensif. Il faut qu’il soit appréhendé à travers ses qualités, ses caractéristiques, sa modernité, sa beauté, sa conformité etc Il faut qu’il acquiert une nature abstraite, une qualité quelconque pour faire partie d’une histoire.

La paix oui, la violence non, la la la lère sauf si elle appartient à une idée générale plus grande que la précédente. (L’Etat). Vous voulez communiquer, convaincre et pour cela faire référence à ce qui peut être compris par tout le monde ? Il n’y a rien qui puisse être compris par tout le monde. . L’accord est une comédie ou une faiblesse dangereuse.

.Nous voilà donc riches de nos fantasmes à propos de ces idées générales et priés d’assumer deux difficultés majeures 1 il faudrait avoir la preuve qu’elles sont bien générales, que le commun est bien commun, que de l’identique chez les gens les justifie. 2 Il faudrait rendre visible ce qui est invisible ou imaginaire quand il s’agit de qualités humaines, car le but, c’est que tout le monde puisse voir les preuves, les manifestations de ces idées chez soi. Pas facile On va être occupé, je le sens. De la salive va être dépensée.

La société, c’est la communication, – il faut être obsédé par la société pour être obsédé par les discours – la communication, c’est le règne du sens commun ou de l’idée générale, et le sens commun, c’est le règne de l’illusion. (c’est juste un but lointain, un idéal inaccessible) Or, notre identité s’est construite à partir de sens communs ou d’idées générales. C’est une illusion. On s’est pensé avec des illusions.

La société, les autres, le sens commun, ce n’est pas soi. Rien à espérer pour soi si on ne le prend pas. C’est complètement idiot de croire que parce que l’on fait référence au sens commun d’un mot, parce que c’est un sujet de conversation, cela va forcément correspondre à ce qu’il se passe dans notre vie. C’est absurde de s’appuyer sur quelque chose qui n’existe pas . Le monothéisme a essayé en prétendant qu’il y avait des paroles de ce genre. (Vérité Une, universelle et Eternelle) Vivement sa fin totale !

Toujours plus de communication pour améliorer les relations sociales et le fonctionnement de la société, vous allez voir que c’est le contraire qui va se passer.

Vos chères valeurs, celles dont vous êtes si fier, ont besoin d’être partagées, sinon, pffuiitt Elles ne sont que les vôtres ou vous vivez sur une île déserte. vous n’avez plus besoin de vous raconter ce genre d’histoires, vous savez quoi faire.

On nous a jetés dans ce monde-ci dans l’ignorance de la raison pour laquelle on y était, dans l’ignorance de ce qu’il était et de ses ressorts profonds, dans l’ignorance de notre nature et de nos capacités et facultés (éventuellement faibles) on s’est constitue une identité purement illusoire, on a joué sans cesse la comédie pour ne pas désavouer la foi de départ de nos éducateurs et la nôtre par contagion, la foi dans le sens commun, dans les idées générales.

On ne peut pas avoir de rapport personnel avec quelque chose ou quelqu’un si on a la moindre intention de le communiquer ou la moindre intention de se fondre dans le collectif.

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