LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

3 avril, 2021

L’ÂME DU MONDE

Classé dans : Je — inconnaissance @ 13:39

Expression employée par Hegel à propos d’un certain Napoléon après Iéna.

Le principe n’a pas changé depuis le début, les choses sont simplement devenues plus complexes, plus touffues, mais le je-racine pointe son nez dès qu’apparaît l’idée de l’autre. Il ne s’agit pas de nier l’altérité, de nier qu’un autre existe et qu’il est différent, mais l’idée de l’autre ou la pensée de l’autre ont comme caractéristique de durer, de passer pour réelles, ce qui nécessite en face une idée de je. Le je apparaît dans la relation. Je -toi, Je-ils. Penser l’existence de l’autre, penser sa propre existence. Ce n’est pas indispensable quand on regarde un arbre ou un nuage, un reflet ou une ombre, quand on entend un son ou quand on sent une odeur. . ,

Le je-racine ne nous quitte pas parce que l’idée de l’autre est partout, dans presque toutes les pensées. Il y a des autres partout. Il y a des autres dans tous les mots qui parlent de la vie, de la société, de la morale, de l’histoire etc Oxymore éculé, sur France-Culture : « silence assourdissant « . Il renvoie à un je flottant, trouble (quelle responsabilité dans assourdissant?)

On peut penser son propre corps avec les connaissances qu’on nous a fournies. On peut penser son fonctionnement. On peut penser ses sensations. On peut penser sa santé. Les connaissances qu’on nous a transmises s’appuient sur toutes sortes de sens , si bien que la conscience de tout cela implique le corps. Mais on ne peut qu’imaginer ce qui est abstrait et non localisable : tout ce qui est de l’ordre du psychisme, de l’esprit . Ce serait en nous, mais on ne sait pas où, quand, comment cela se présente. C’est purement imaginaire. Cela ne nous empêche pas de vouloir leur donner un sens et une valeur. Cela ne nous empêche pas de vouloir les désigner par des mots comme je., comme tu.

Je ou tu ne désignent pas l’apparence physique, (ce qui est vu) ils ne désignent pas un phénomène physique, ce serait compréhensible, mais quelque chose d’invisible dedans qu’il faut imaginer.

L’inanité de tous les mots qui désignent ces choses abstraites du psychisme et de l’esprit éclate au grand jour quand on somme celui qui les emploie de répondre à la question : de qui ? Du corps ? Non. Alors de qui ? Le désir de qui ? La libération de qui ? Le bonheur de qui ? La fraternité de qui ? La haine de qui ? Qui désire, qui est libéré, qui est heureux, qui est fraternel, qui hait ? Si on ne pense pas au je, si on ne se replie pas sur le je-racine, quelle réponse ? Il n’y a pas d’autre mot. On est renvoyé obligatoirement à la pensée de soi. Il faut se penser.

On est conscient de soi, cela signifie que l’idée d’un soi est présente qui fait écho à des pensées diffuses. C’est alors que l’on pourrait dire que si cette idée était absente, si la conscience était un miroir reflétant un monde sans nous, il n’y aurait personne ici . Qui est passé par là sait de quoi il s’agit. Inexistence de soi, aussi, dans le monde, depuis toujours. Cesser d’imaginer quoi que ce soit à son sujet – imaginaire plat – c’est cesser de savoir qu’on existe.

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