LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

3 décembre, 2020

DES VÊTEMENTS ET DE LA PRESSION

Classé dans : Je — inconnaissance @ 12:51

Depuis qu’on a imaginé et admis que l’on pouvait, avec un petit mot, désigner une personne, une vie, l’enfer est descendu sur terre. Car la faculté de penser des hommes s’en est emparée et en a fait une gigantesque histoire. On peut toujours interpeller, appeler, désigner un animal, le pouvoir que nous aurons sur lui par ce moyen sera toujours limité voire nul.

Mais alors que lorsqu’on désigne une personne, on ne peut désigner, en fait, que son apparence, son corps, le reste, l’intérieur, n’étant pas visible, cette personne peut penser que c’est elle qui est désignée en imaginant une entité, un centre intérieur et commencer à penser cette entité ou ce centre. .On a inventé au mot un référent, on n’avait pas de conscience claire de ce référent, mais on n’a pas su faire autrement que de croire que ce mot en avait un. C’est vrai que l’histoire est encore bien plus énorme que cela. Du sentiments, des affects ont pu accompagner cette désignation et c’était si tentant de voir dans cette pensée d’un je suggéré une preuve, une manifestation de sa propre existence.

Mais cette entité imaginaire est juste un squelette, un porte-manteau, une cible, une idée pure et quasiment désincarnée. La preuve, cela fonctionne avec tout le monde. Et qui est donc cette entité-tout-le-monde ?

Alors est venu se greffer là-dessus le système des attributs ou toutes les formes de catégorisation. Attributs de quelqu’un. On a habillé, de façon plus personnalisée, ce porte-manteau. Il fallait accrocher les attributs à quelque chose, maintenant ce quelque chose a une personnalité. Oui, bien sûr, ce sont des vêtements que l’on trouve dans le commerce, que l’on retrouve sur d’autres – il faut faire tapisserie -  mais on peut varier quand même 

Alors on existe en tant qu’idée pure, que référent d’une désignation, et seulement ainsi semble-t-il. (car imaginez une seconde que personne ne vous désigne, pas même vous-même) Bon, mais qui êtes-vous ? Les différents attributs que la culture, la société, les gens que vous fréquentez, ont bien voulu vous donner. . Nous sommes, et nous sommes ces attributs, ils nous désignent nous, personnellement (entité-soi à laquelle on s’est identifié) . Alors il y a intérêt à ce qu’ils soient favorables. Super-pression. On peut courir après ou se débattre avec ceux qu’on nous colle.

Mais tout ceci est un château de cartes. Cette entité-soi est imaginaire et les attributs aussi, tout cela se passe dans l’univers inventé par la culture. L’enfer, c’est cette identification indissociable des attributs.

Que diriez-vous d’un bon cocktail religieux : disons 30 % de christianisme, 40 % de bouddhisme, 15 % d’islam, 10 % de judaïsme, et 5 % d’hindouisme. Excellent, vous m’en direz des nouvelles. Oui, on peut être aussi directeur de ceci, président de cela, etc .C’est super d’être très sollicité et de façon gratifiante. Honorifique est mort, un nouvel Honorifique est appelé à siéger.

The show must go on, à tout prix ! 


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