LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

8 novembre, 2020

DE LA LIBERTE

Classé dans : Liberte — inconnaissance @ 12:16

Qu’est-ce que la liberté ? Je n’en sais rien.  Je sais mieux quand je ne suis pas libre. C’est quand je n’ai pas le choix, ou quand une autre option est impossible. C’est ainsi au début et à l’arrivée.

Nous sommes tous différents. Quelle que soit la personne à laquelle on peut se comparer, on est différent d’elle. Mais comme on l’a dit ce soi particulier que l’on est n’a aucune raison d’exister. Pas de raison à l’existence de ce soi. Apparition, disparition sans pourquoi. Non-apparition aussi normale que l’apparition. On pourrait tout aussi bien être différent . Voilà l’origine de bien des mécanismes de la vie humaine.

Si on pense à l’absence de sens de sa propre existence, soi, sa vie, sa propre existence deviennent une pensée, une question, un sujet. La pensée qu’ils n’ont aucune valeur est insupportable, la pensée d’un rien est quasi impossible. Alors il nous faut absolument leur donner une valeur. Une valeur est une pensée, une valeur est une objectivation, une valeur est fournie par les autres, par la société, c’est une valeur générale, une valeur d’une société.

Pas de liberté. Pas de liberté de ne pas se chercher une valeur à partir du moment où soi est devenu une question, un problème de pensée. Pas de liberté de trouver des valeurs autre part que dans ce que nous fournit la société ou notre culture. Pas de liberté d’avoir de la valeur en dehors de cela. Pas de liberté par rapport à la société ou la culture. On aura été son jouet toute la vie. Vous pouvez chercher, il n’existe pas de concept auquel la société a donné de la valeur qui ne soit pas une façon pour elle de donner de la valeur à un aspect d’elle-même. C’est toujours une société donnée que vous servez avec vos valeurs (femme, homme, travail, république, égalité, droit de l’homme, laïcité, morale etc) Le sens de tout ça est social, la valeur de tout ça est sociale. Et quand il n’y aura plus d’identités nationales, quand tout sera mondial, ce sera le bazar le plus gigantesque qui soit sauf à mettre en place, sous l’autorité d’un gouvernement mondial, un super-super-Big Brother.

Je vous ferais remarquer, par exemple, que le regard a besoin des autres. Si les autres ne sont pas là, autour de soi ou si on ne peut pas les convoquer en pensée, s’ils sont, momentanément, complètement absents de notre vie, on ne se regarde pas, on ne fait pas de soi, un objet de regard.

Quand il n’y a pas liberté, il n’y a pas un consentement total, naturel de notre part. On dira ce que l’on voudra des contraintes, des devoirs, des nécessités, on leur donnera de la valeur, reste qu’il n’y a pas un consentement total et naturel .

La seule chose qui fait que sa propre existence n’est pas absurde ou nulle, c’est une sorte de duo amour-plaisir qui vont ensemble. Dans ce cas alors, on ne regrette pas d’être là. Ce n’est pas de la pensée et il peut y avoir un consentement total et naturel. Liberté au début et à la fin.

D’où cette aspiration à trouver ce duo avec quelqu’un d’autre, dans un groupe, une communauté, dans la société en répondant à toutes les conditions qui nous permettraient d’avoir de l’amour et du plaisir, en recueillant toutes les formes d’amour-plaisir qu’elle peut prodiguer, (estime pour sa propre utilité sociale par exemple)  en croyant à toutes ses promesses, en utilisant tous les moyens permis pour obtenir une sorte d’amour-plaisir (plaisir intellectuel par exemple) .

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