LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

25 mars, 2018

LE LIEN : QUÊTE OU FUITE

Classé dans : Lien social — inconnaissance @ 8:03

Le lien est ce qui relie les gens entre eux, il s’agit de le deviner, de le comprendre, pour s’y joindre. Le lien commence par concerner le rapport entre deux personnes. C’est le sentiment qui s’ajoute à l’accord supposé. Dès qu’il y a plusieurs personnes, cela se complique. Le lien devient social au sens où l’accord se base sur le langage qui inclut du collectif.

Le lien social, c’est ce qui semble relier la personne que l’on a en face de soi à d’autres, (je suis ..comme d’autres, je fais…comme d’autres…je suis reconnu comme..par les autres) .

Un type de comportement accepté à l’égard de certaines catégories de personnes est un lien social. (Le sentiment peut être du respect, de la considération, de l’admiration, de la détestation.) Un courant de sympathie et de compassion que l’on trouve dans certains milieux, groupes ou cliques à l’égard de migrants est un lien social, de même qu’est un lien social le sentiment d’hostilité que l’on trouve dans d’autres groupes. Le lien est toujours argumenté et entretenu. Même social, le lien est affectif et ceux qu’il concerne sont affectés. Sentiment collectif à propos de quelque repère social ou élément culturel. D’où l’intérêt d’être nombreux dans les manifestations et les rassemblements pour représenter un lien social. Ceux qui participent à ce lien se reconnaissent mutuellement . L’exclusion des autres n’est pas loin.  Le lien, c’est aussi ce qui fait sens dans le dialogue incessant qui se déroule entre soi et le monde. Parce que nous sommes, avant tout, en relation avec les autres, mais « les autres » est une construction. Ce que l’on conçoit comme lien entre deux ou plusieurs personnes, présentes ou absentes, est un écran sur lequel notre mental propre aime à se projeter. (mon rapport avec telle et telle catégorie de personne, avec tel groupe)

Le lien, c’est enfin l’idée plus ou moins vague que l’on se fait de cet esprit commun, de cet accord supposé dont nous avons parlé dans l’article « Ordre de mission » (Les autres, tels qu’on les pense dans leur globalité) On imagine, on invente, on suppose, on prévoit, des liens qui n’existent pas. C’est le cas, particulièrement, de ceux qui sont accrocs au lien social. (qu’en dira-t-on)

Le monde a le sens que nos pensées lui donnent. Nous vivons dans le monde de nos pensées. Notre mental, c’est le monde. Reste à savoir ce que ces pensées ou ce sens recèlent comme types de liens. Reste à savoir si nous sommes dans le pur cas d’une relation interpersonnelle, dans le cas d’un rapport avec une catégorie sociale reconnue, avec un groupe, avec une cause supérieure, dans le cas d’un rapport avec les autres en général. On ne ressent pas la même chose, on vibre de façon différente, le problème posé est différent à chaque fois. Nous sommes quelque chose comme une corde sensible, mais il y a des violons, des violoncelles, des contrebasses, des altos, des harpes en chacun de nous. 

De façon générale, parler à quelqu’un d’autre qu’à un ami intime n’est pas naturel, il faut avoir une raison de le faire telle que les deux protagonistes s’inscrivent dans un cadre social convenu, et on suppose que celui à qui on s’adresse s’inscrit dans ce cadre. On suppose qu’il souscrit au lien impliqué par ce cadre. Il pense comme moi, il est chrétien comme moi, il est banquier comme moi, il est en colère comme moi, il est professeur et je suis élève etc

Des cas à la frontière entre l’existence de deux individus indépendants et deux personnes jouant ce jeu social existent qui sont très instructifs. Exemple : un coiffeur qui sollicite l’avis de son client sur le monde de la coiffure ou un organisme de prévention qui insiste pour qu’on se fasse dépister. C’est pas gagné en ce qui concerne la participation au lien social.

Le monde de la communication et de l’information intensives peut devenir un monde où le lien exerce une pression abusive. (religion cathodique) C’est un monde où les coiffeurs et les organismes de prévention pulluleraient et insisteraient. .On vibre, disions-nous.. Le problème, c’est quand on veut nous contraindre tous à jouer le même air. Comme disait THOREAU : «Si un homme ne marche pas au pas de ses camarades, c’est qu’il entend le son d’un autre tambour. » La plupart des conversations avec des gens que l’on rencontre sont une illustration éclatante de l’omniprésence et de la pression du lien. Les liens sociaux défilent. Toutes les occasions du genre de celles indiquées au-dessus sont mises à contribution.

Le lien social a donc tendance à vouloir s’imposer à notre affectivité. Disons aussi : sociabilité, aménité, bonne volonté, amabilité, sensibilité, compassion, empathie etc. Quand tout cela est absent, le pouvoir du lien flanche. Question d’élucidation du désir en jeu et question d’identification de son possesseur. (exemple : quel est le désir en jeu dans cette incitation à se faire dépister et qui a ce désir ? Réponse dans la nature du lien, et ce lien est ici : peur de mourir) Quand on vous presse de participer à un lien, on voudrait éviter que vous soyez à l’écoute des vibrations de votre conscience. On ne peut être à cette écoute que lorsqu’on est calme, impartial, libre.

La liberté a toujours consisté à nous affranchir, nous libérer des prisons ou des filets affectifs. Les liens sentimentaux doivent avoir des limites, ils ne peuvent pas nous posséder totalement, quand bien même ce serait l’amour de Dieu ou quoi que ce soit d’autre présenté comme supérieur à tout.

ligot

Dans quelle mesure passons-nous notre vie à vouloir faire plaisir au lien, à vouloir contribuer ou participer au lien social ? . Que serait une vie non vouée au lien social, de quelque nature qu’il soit : le sentiment collectif, la croyance collective, la valeur collective, le destin collectif.

Il y a des fois où on demande quelque chose alors qu’on n’a pas vraiment besoin de ce qu’on demande, la demande sert surtout à permettre à celui à qui on s’adresse de mettre en valeur ou mettre en œuvre ce à quoi il tient. Meilleur exemple, peut-être le plus fréquent  : quête d’un savoir auquel on ne tient pas plus que cela, mais qui donne l’occasion à celui qui est censé le posséder de se faire valoir. Le lien, c’est la valeur de ce savoir . Car ce possesseur est souvent porté à transmettre son savoir alors qu’on ne lui a rien demandé. Faire plaisir, c’est faire cette demande-là.

De la même façon, il y a lieu de se demander si la tristesse, la déception, l’amertume éprouvées parfois sont éprouvées par celui qui voulait satisfaire une valeur commune, s’inscrire dans un collectif, contribuer à un lien quelconque ou par celui qui désirait quelque chose pour lui-même et seulement pour lui-même.

Être dans le lien, donc, c’est adopter la position de celui qui se réfère à une collectivité quelconque. Quand on passe du patriotisme au mondialisme, on ne fait que remplacer des liens par à d’autres. Avez-vous votre mot à dire dans ce que doit être le patriotisme ou le mondialisme ? Y êtes vous pour quelque chose ? Non. Alors que se passe-t-il pour que nous nous mettions en frais pour soutenir ces liens ?

Ou encore un lien ne permet-il pas de continuer à être celui qu’on a toujours voulu être pour les autres. Le personnage social est ligoté. (ah je voudrais faire une pause ! ) Et si ce dernier perdait toute valeur ?

Chaque idée, chaque concept, chaque mot répété et investi est susceptible de servir de lien social. Chaque lien social est susceptible d’exercer une pression sur nous ou de nous obliger à nous positionner. Ainsi, comment allons-nous réagir à ces 3 propos sur France Culte : « Marie CURIE : le radium à l’estomac Kurdistan syrien : jusqu’où ira ERDOGAN Florence CESTAC : en 1968 j’ai fait de la prison pour vol et destruction d’emblèmes nationaux «  absence d’intérêt ? Agacement ? Perplexité ? Commencement d’émotion ? Commencement de dépendance à ce qui semble vouloir se présenter comme des liens sociaux ? Le sentiment est là, reste plus qu’à lui trouver une raison sociale. De la même manière, la condamnation de l’antisémitisme fait consensus. Il n’y a plus qu’à mobiliser ce sentiment à propos de quelque chose ou de quelqu’un. Ou inversement chaque généralité peut devenir un lien social. Il suffit d’ajouter du sentiment et de rameuter les foules. Exemple : fraternité. Sentiment aaaaaahhhhh . Rameuter les foules : la fraternité est une valeur fondamentale de la République. Ta ta tan ! (« Il faut agiter le peuple avant de s’en servir  » disait TALLEYRAND)

Avez-vous votre mot à dire au sujet de ce que serait le cas CURIE, le cas ERDOGAN, le cas destruction d’emblèmes nationaux, l’usage de la fraternité  ? Non. Y êtes-vous pour quelque chose ? Non. Alors ne cherchez-vous pas à faire plaisir à un lien social en faisant ce qui ne peut que lui donner de l’importance ?

Alors, le lien, quête ou fuite ?

Une fonction sociale est aussi un lien reconnu. Ceux qui exercent cette fonction peuvent diffuser ce qui fait lien pour eux sans qu’on ne leur ait rien demandé. Les médias vous racontent sans vergogne ce qu’il se passe -selon eux – dans tel ou tel pays plus ou moins lointain. Bien sûr, vous n’irez pas vérifier. (A beau mentir qui vient de loin) . Dérangeriez-vous un inconnu que vous croisez dans la rue pour lui dire la même chose ? Non. Mais le lien 1 c’est : l’utilité des médias en matière d’information. Le lien 2 c’est celui qui sera mis en valeur dans ce qu’on vous racontera : un désir commun, un malheur commun, une croyance commune etc Quelle énergie allez-vous dépenser pour faire plaisir à ceux qui vous servent ces liens 1 et 2 ? Le lien 1 : vous aimez, un peu, beaucoup, passionnément , pas du tout (genre zéro crédit accordé aux médias) ? Le lien 2 vous mobilise un peu, beaucoup, passionnément, pas du tout ? : Il y en a qui ne veulent pas être complices de la diffusion et de la propagation de sentiments. .

De toute façon, la quête du lien est une quête de plaisir. Ce n’est pas le seul moyen d’en obtenir. On sait (ou on devrait savoir) qu’une société est fondée sur des illusions (la preuve, les discours politiques) . Elle a donc tout intérêt à préserver, consolider le lien social qui n’est que le résultat de croyances en des mirages. Si les illusions ou le lien social disparaissent, elle s’effondre.,

Ni quête, ni fuite, jeu. 1 Je ne sache pas que les artistes devenus célèbres sont ceux qui ont le mieux respecté les règles et les canons qui faisaient consensus à leur époque.

Le lien affectif ou social est un objet possible d’examen pour la conscience, ce n’est pas un devoir impérieux, celui de partager ou de communier. 2 Comme dit GOLDMAN dans une chanson : « je ne suis pas les autres. » L’enjeu est donc l’affectivité, l’émotivité, c’est ce qui est convoité par les faiseurs de liens. Allez, faites plaisir au groupe.

La musique met un peu d’ordre dans nos émotions. Elle leur donne même une sorte de sens. D’accord, ce n’est jamais cela, cela ne colle pas exactement même lorsqu’on a la chance de trouver la musique qui convient bien au moment que l’on vit ; Mais comme ce sens est pré-verbal ou infra-verbal, ce n’est pas très gênant. Maintenant, dans la musique il y a des moments un peu spéciaux. Tel est le cas de certains vibratos à des moments importants dans les morceaux pour violon . En tant que tels, ils ne sont pas programmables. Par exemple ce passage-ci (probablement une des meilleures prestations, selon moi, de Sayaka SHOJI sur youtube) avec l’introduction orchestrale : https://youtu.be/01tzYbPKNXk?t=503

Pas de vibratos avec le piano. (difficile en frappant des cordes) Pourtant, difficile de nier qu’il y a des vibrations.

Il suffit de comparer le début de ceci :  https://youtu.be/LtWWo8H5D_Q?t=665, et cela. https://youtu.be/iTy3OGQ_wPc?t=43

 Alors, du point de vue de la vibration, de la vibration elle-même, quel pianiste préférez-vous ? I

I

 

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