LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

17 mars, 2009

UNMANI LIZA HYDE, 2

Classé dans : Liza HYDE — inconnaissance @ 12:01

Interprétations et commentaires personnels de citations extraites de :

http://www.not-knowing.com/writings-articles.htm

« L’inconnu est effrayant et trop infini pour être compris par l’esprit qui essaye de combler l’espace avec des concepts et des croyances.»

Par définition, pas de prise sur l’inconnu, pas de connaissance possible de l’inconnu. On est plus ou moins effrayé, plus ou moins porté à occulter ou nier cet inconnu illimité avec des concepts ou des croyances. Mais on ne pourra jamais obstruer, combler complètement cet inconnu illimité. Il est là et c’est la mort de celui qui sait.

« Reconnaître qu’il n’y a pas de lieu connu pour ceci, maintenant, et qu’il n’y a aucun moyen de comprendre ceci, maintenant, souffle l’esprit avant même notre mort , et pourtant, c’est la réalité. »

Ceci, maintenant, à cet instant – à l’instant où cela surgit- précède toute connaissance, échappe à toute saisie de l’esprit, à toute localisation. L’esprit est inutile, absent du coup, absent tout court, réduit à néant.

« Ce non-savoir voyait toujours chaque chose qui arrivait. Ce non savoir était toujours vide malgré les occupations et les trépidations de la vie. »

Au-delà de notre histoire, il y a ici un non-savoir en regard, hors de toute atteinte et de toute agitation.

« C’était seulement la pensée qui croyait que le temps passait ou que j’avais fait tant de choses dans ma vie. »

Le temps est un concept, une pensée. L’expérience ou la notion du temps dépend complètement de la pensée. Ce qui se passe dans le temps est une histoire de la pensée.

« La pensée nous informe des limites et des règles de ce jeu de la vie – comme les règles du Monopoly. Nous avons juste pris le jeu de Monopoly trop sérieusement et cru que nous pouvions posséder notre propre maison sur Mayfair ou aller en prison. »

La pensée définit, organise, décrit, règle la vie dans ce monde ou dans cette société. Cela s’appelle le sens. Tout ceci n’est qu’une vaste élaboration de la pensée. Ce n’est pas vrai, ce n’est pas la réalité. C’est comme un jeu avec ses règles.

« Aucune des limites n’était finalement réelle. Quoi que dise la pensée, cela ne signifie rien en fait. Cela se réfère seulement à des choses à l’intérieur du jeu de la vie et cela ne peut jamais connaître qui est conscient de tout cela. Finalement, il n’y a pas de limites. Je suis toujours la pure innocence que j’étais quand j’étais un enfant. »

C’étaient les limites imposées ou prévues par le jeu. C’étaient des limites inventées par la pensée dans son système. Les limites n’ont rien à voir avec ce qui connaît les limites et qui n’a pas de limites.

« Je ne sais pas qui est cette personne, qui elle est supposée être. Tout ce que je fais est de la contempler avec curiosité et étonnement. Qu’est-ce qu’elle fait ? »

La personne apparente, le moi apparent, l’être-au-monde, est une étrangeté tout à fait comme ce qui est sans cause, dépourvu de sens.

« Si les pensées ne sont pas crues, il est vu qu’il n’y a ni certitude, ni lieu sûr ou rien à quoi s’accrocher pour se garder. La vie est fraîche et spontanée à chaque instant, et dépourvue de raison ou de sens. Cela peut être très inconfortable et effrayant, mais aussi plein de vie. »

Comme quoi les pensées sont la seule source de certitude, le seul repère fiable possible. C’est pourtant une fiction. Affranchi de cette (fausse) sécurité, c’est une autre forme de vie qui apparaît. Ce n’est plus la vie du sujet des pensées, pris au piège des lois de la pensée.

« Le repos est dans la connaissance que malgré que je sois complètement vulnérable, en même temps, je ne suis pas atteinte du tout. Tout arrive dans ce que je suis. »

Tout est ouvert, donc il n’y a pas de défense à défendre, de possession à protéger. Rien à protéger donc rien à détruire. Pas d’identification ou d’identité donc pas de remise en cause.

« La connaissance dans la pensée n’est pas fiable, mais il y a une autre sorte de connaissance – la connaissance dans le non-savoir. »

« Le non-savoir est la seule chose qui peut être vraiment connue. Cela n’a aucun sens, quel soulagement que cela n’en ait pas. Si cela avait un sens, ce serait limité à une expérience particulière de comportement ou de pensée. »

Pas de doute dans le non-savoir. L’existence ne doute pas d’elle-même. La limite et le doute n’interviennent que lorsque l’on veut donner un sens à l’existence. Le sens introduit le doute et la limitation. Tout prend place dans le non-savoir.

« A travers la recherche spirituelle, nous pensons que nous allons parvenir à une vraie connaissance ou compréhension. Quelle déception de réaliser que c’est le contraire. La connaissance dépourvue de doute, c’est lorsqu’il n’y a rien à savoir ou à trouver. »

Pourquoi chercher dans ces conditions ? Frustration du chercheur qui n’a pas de raison d’être s’il n’y a rien à trouver. On ne peut pas chercher sans une idée de ce qu’on cherche.

« Je ne me fie pas à ce que dit la pensée quand elle nomme les choses qui arrivent. »

« Je n’ai ni foi ni espoir. »

« Je ne sais pas si ce que je fais ou dis est juste, mais je constate ce qui arrive. »

Déconnection d’avec le monde de la pensée, liberté par rapport au sens.

 

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