LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

26 avril, 2019

JESUS, PRESIDENT !

Classé dans : Medias — inconnaissance @ 12:04

Dans la vie, il n’y a pas de mystère, si on veut se raccrocher à un savoir, se servir d’un savoir, s’autoriser d’un savoir, on ne va pas fabriquer ce savoir nous-même, en un instant, on va utiliser celui que l’on nous a transmis, inculqué, enseigné. Ce sera celui que notre pensée, émissaire de notre mémoire, nous proposera. Cela fonctionne tout seul, comme dans un ordinateur. Question- réponse. Sauf que nous n’avons jamais fait le tri entre les savoirs qui en sont vraiment, et les savoirs qui ne sont que des convictions, des préjugés. Ils risquent bien d’avoir autant de pouvoir les uns que les autres. Et d’autre part, nous ne nous demandons pas si dans certains domaines, ce que l’on nous a transmis, ce qu’on a pu apprendre par la suite, étaient vraiment pertinents. On dit l’expérience ne se transmet pas. Il n’y a pas que l’expérience, il y a tout ce qui n’est pas généralisable. Le bonheur, est-ce une question de savoir ? Mais si vous voulez prendre une mauvaise passe : cherchez à appliquer mordicus un savoir qui n’en est pas un du tout à un domaine où il n’a rien à faire. (cela s’appelle, par exemple, la foi)  

En fait, la plus grande partie de ce que nous prenons pour des vérités, n’en sont pas du tout, ce sont juste des idées traditionnelles. Et ces fausses-vérités ou ce faux savoir sont essentiellement utilisés dans des domaines où ils n’ont pas leur place. Les idées traditionnelles, ce sont les fils, les liens que l’on nous demande de retisser, de renouer. . Il faut constamment remettre sur le métier son ouvrage parce que c’est comme lelinceul de Pénélope.

Il y a les réalités sensibles (accessibles aux sens), il y a ce que la force, que certains détiennent et dont ils usent, a le pouvoir d’imposer (les lois), et il y a le reste. Un reste qu’il faut que nous inventions, qui doit faire l’objet d’un jugement commun, d’une idée commune. Ce reste dont une société a besoin pour être cohérente, à peu près consensuelle. Ce consensus, la réalité de ces liens sont plus ou moins forts, évidents. Il sera difficile de penser que l’on portera un jugement commun sur ce qu’est le bonheur. Sur ce qu’est la beauté, un peu plus, sur ce qu’est le bien, un peu plus, sur ce qu’est l’intelligence, encore un peu plus. Mais les idées sur tout cela vont bon train. En revanche, on peut davantage compter sur des jugements communs sur la politesse, la mode. Rien de tout cela n’existe réellement. Chacun en a une idée. Tisser des liens, c’est travailler à ce que chacun ait les mêmes que les autres. Ce qui était une affaire individuelle devient une affaire de consensus, de lien social. Oui, il faut que cela existe en chacun avant d’être projeté sur le monde. Ce qui n’existe pas dans les esprits n’existe pas dans le monde puisque c’est immatériel, abstrait. Et si cela passe pour une vérité, cela passe pour être général. Si cela reste un point de vue purement personnel, on n’imagine pas que les autres portent le même jugement, le même regard que nous.

Et il arrive que cela donne lieu à une loi que la force impose. La charité par exemple, vérité de notre monde chrétien, est devenue obligatoire. On fait la charité avec notre argent sans nous demander notre avis. Si on veut sauver le monde, faire la charité à tout va sans limites, si la valeur cardinale du christianisme est une politique – et une politique européenne sinon plus – aux prochaines élections présidentielles, oublions l’idée que c’est de l’intérêt des Français qu’il s’agit, il vaut mieux voter pour quelqu’un qui ressemble au Pape. Si Jésus revient, Jésus, Président. En plus, l’avantage, c’est qu’il fera un miracle et reconstruira Notre-Dame en un clin d’oeil. Bon d’accord, il n’en sera pas à sa première bourde, il sera remplacé bientôt, dans ces conditions par Mahomet qui n’a pas tout à fait les mêmes idées.  

Ainsi, souvent, on a à l’esprit des choses ou on voit des choses à propos desquelles on pense qu’il y a un jugement commun. C’est pareil qu’avoir à l’esprit des attitudes, des choses à exprimer dans le but de plaire à tout le monde. Pas de regard des autres effectif, pas d’idées de jugements communs, pas de repères sociaux.

Parfois, il faut créer ces liens. France culture s’emploie tous les jours à promouvoir des sujets importants à ses yeux. A quoi pensez-vous quand vous voyez une vache ou un lapin ? Avez-vous, dans la conscience, une idée commune qui germe ? Non ? Alors voici ce qui pourrait faire lien : «  On n’a jamais autant tué et exploité d’animaux qu’aujourd’hui «  (Brigitte GOTHIERE) Mobilisez-vous.

Quand un jugement collectif devient puissant et insistant, ou quand certains groupes influents peuvent s’en emparer, il est possible qu’il donne lieu à une loi; C’est la bataille pour l’opinion publique. C’est la lutte pour nous inculquer de supposés savoirs ou nous instrumentaliser tous autant que nous sommes.

Et puis aujourd’hui, grâce aux moyens modernes, un jugement réputé commun (réputation), qui va donc influencer tout un chacun, ça peut rapporter beaucoup d’argent. Si Jésus revient, il va faire un tabac. Plus besoin de grimper sur une montagne. Plus besoin de parcourir la Palestine. Et tel qu’il est censé être, il pourra faire plus fort que les hologrammes.  :

Parmi ces jugements ou ces idées censés être communs, il y a beaucoup de jugements de valeur. Les jugements de valeur à propos des individus, c’est comme les antibiotiques, ce n’est pas automatique. C’est beaucoup plus automatique quand il s’agit de groupes institués, de fonctions sociales, tout simplement parce que Pierre Paul et Jacques n’ont pas fait parler d’eux, tandis que les propos que l’on tient sur les médecins, les avocats, les pompiers, les gardiens de la paix, les enseignants, surtel groupe, sur telle catégorie sur les homosexuels, les écologistes, les députés sont dans la culture. (vérité) Donc on tâche de se mettre en conformité avec l’opinion générale sur tous ces gens. d’autant qu’eux-mêmes ont entériné l’idée qu’on devait le faire. Si tout le monde s’imite, si le consensus est lui-même une vérité , vous voyez le résultat. (mon dieu, où ai-je encore mis le féminisme?)

Une haine partagée, ça crée des liens aussi. Un préjugé partagé, ça crée des liens. Il faut donc des créateurs de liens patentés.

Qu’est-ce que ça a de vrai tout cela ? Et ces idées communes, ces choses abstraites produisent-elles de bons résultats ? Faut-il y participer ? Doit-on tisser ces liens ? F. HOLLANDE (zut, c’est vrai qu’il existe) met en garde contre la fermeture de l’ENA. L’ENA voilà bien un truc à propos duquel on pense qu’il y a un jugement partagé dont il faut tenir compte si on veut être un bon citoyen. Mais ne voilà t-il pas qu’un autre point de vue collectif est en débat : une institution périmée. On aimerait tous que Jésus revienne pour qu’il nous dise à tous ce qu’il faut faire de l’ENA. Parce que là…Ben finalement, je ne vais pas me laisser polluer l’esprit avec des gens qui veulent juste m’instrumentaliser. L’ENA c’est leur responsabilité.

Et puis tiens, je vais aussi m’abstenir d’adopter l’opinion commune sur l’ENA.  Et puis tiens, je ne vais pas m’arrêter à l’ENA. Je vais peut-être ignorer complètement ce que les autres peuvent bien penser quand il ne s’agit que d’une opinion générale non étayée. Et puis après tout, ces idées qui sortent toutes de la tête des gens – sinon elles n’existeraient pas – sont quelque peu inconsistantes, douteuses, tandis que moi, j’existe bel et bien.

La pensée est indispensable quand il s’agit de choses absentes, parce qu’avec les choses présentes, on peut aussi laisser parler ses sens. On peut expérimenter. Les choses absentes qui risquent de nous impacter ou de devenir présentes peuvent être pensées en vue de préparer l’avenir, mais c’est bizarre de s’encombrer l’esprit de pensées à propos de choses ou de personnes absentes dont on n’a aucune raison de penser quelles pourraient entrer dans notre vie. Si on le fait, c’est pour obéir à une idéologie quelconque (morale, religion, politique etc) .Eh bien oui , si on ne l’avait pas, cette idéologie, on n’y penserait pas de notre propre chef. Avec des centaines, des milliers de faux savoirs, de jugements supposés communs en lui, notre esprit est ligoté, enserré dans une toile faite des regards de tous les autres et de devoirs. .

Les médias préparent notre fin, c’est une machine à lobotomiser les foules Qu’ils sont mignons tous ces oisillons qui ouvrent grand leur bec !

Mais vous avez compris sur quel présuppusé repose tout ce capharnaüm ? Faire fonctionner ou maintenir à tout prix, de toute façon .l je vous laisse deviner.   

12

CGT-Energie Anjou 49 |
Bella et le syndrôme " BALBOA" |
Jeunes dans la ville |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Pensée..!?
| targuist
| Gabon, Environnement, Touri...